
Rédigé par Missy'V à 20h04 dans Pomme fendue & belgitude | Lien permanent | Commentaires (3)
Ca y est, gouvernement Leterme II.
Tiens, comment ils comptent eux ?
Ah oui, sans les formateurs, les facilitateurs, les gouverneurs...
Diable, pourquoi ça n'aurait pas été lui ?
La Politique a ceci de bien particulier qu'elle aime les chaises musicales et même si tu n'as plus ta place, et bien tu refais un tour quand même.
C'est peut-être bien une preuve que les élections relèvent parfois plus du sondage d'opinion que de l'exercice d'un droit.
Et après tout, pourquoi changer une équipe qui perd ?
Le bon coté de la chose, c'est que la presse a un autre sujet que la grippe A pour nous bourrer le crâne et remplir ses forums d'empoignades épistolaires et d'anecdotes, dont la bourde mal digérée du Terminator qui a eu, il y a quelques années, le cynisme et le mépris d'affirmer, dans un quotidien étranger, son opinion sur le manque de facultés intellectuelles des wallons pour s'exprimer dans la langue de Vondel.
Je souris car il est vrai que les flamands maîtrisent le néerlandais, l'anglais, l'allemand, l'espagnol, l'italien, le polonais, le mandarin et le turc, mais malheureusement parfois pas le français.
Bref, si pour le moment, c'est tremblement de terre: scale 4 , today according cerebral wave inside body and shape…, il est temps de supprimer certaines frontières linguistiques qui sont des barrières à l'essor de ma Bellegique, qui a la chance et la difficulté d'avoir au moins 2 langues et 2 cultures, car pendant ce temps-là, des sans-papiers et des sans-logis devront dormir dans la rue ce soir, 2000 appointés d'Opel recevront leur C4, des parents vont avoir honte de passer devant les magasins de jouets avec leur gosse, quelques malheureux se suicideront de désespoir... J'arrête, la liste est trop longue, merde !
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"Oui bonjour, je voudrais le numéro de téléphone de Dieu s'il vous plait !"
Rédigé par Missy'V à 20h03 dans Machine ronde et insolite | Lien permanent | Commentaires (6)
Mais... C'est une blague ?
Non, d'ailleurs, pour l'un des deux, c'est déjà gagné:
Enfin, quand je dis gagné, faut comprendre...
Notre 1er Ministre H. Van Rompuy ne voulait rien et c'est pour ça qu'il a été choisi, il vient de se voir attribuer un rôle de figuration:
Première Potiche Européenne de l'Histoire.
L'Etat belge se retrouve à nouveau dans le pétrin et le cauchemar recommence:
Leterminator va-t-il être de retour ?
Enfin, quand je dis l'Etat belge, faut comprendre... un département franco-hollando-allemand auréolé d'une couronne en carton-pâte dorée et piloté par un savant mélange de politiciens amusés un club de pétanque de village qui prend les enfants du bon Dieu pour des connards sauvages !
A l'unif, quand un étudiant loupe 2 fois la même année, il ne peut plus se représenter dans la même faculté.
Alors Leterminator, recalé, repêché, puis... défenestré ?
Sérieusement, si c'est A NOUVEAU lui, y a-t-il déjà un site en ligne ou on peut lancer des paris sur la date de la démission et celle de la chute du gouvernement ?
Plus sérieusement encore, moi je propose L. Onckelinx comme première ministre.
Après son passage, il ne pourra plus rien arriver de pire !
Allé, normalement, c'est la saison ou on chausse les patins... nous, nous remettons nos bottes car la patinoire pataugeoire rouvre ses portes...
Rédigé par Missy'V à 13h44 dans Machine ronde et insolite, Pomme fendue & belgitude | Lien permanent | Commentaires (5)
Nous causions, C. (masculin) et moi, via nos ordinateurs respectifs, de la différence entre un mouvement harmonique et un mouvement sinusoïdal.
Et, parlant SEINement, il m'a demandé quel mouvement je faisais.
- "Face à mon pc, ma foi... plutôt harmonique."
- "Rha, mais pourquoi ne suis-je pas une petite souris ?"
- "Ben parce qu'on ne peut pas être une petite souris et un gros cochon à la fois !"
Rédigé par Missy'V à 01h34 dans Folie ordinaire & toquade | Lien permanent | Commentaires (7)
Rédigé par Missy'V à 00h32 dans Zic | Lien permanent | Commentaires (6)
"Je suis tombé fou amoureux d'elle !" qu'il a dit, l'autre.
Bizarre, moi j'ai jamais vu personne tomber comme ça, d'amour.
Tomber devant moi, paf ! Boom ! Je vous aime - à mes pieds.
Personne n'est non plus frappé par un pseudo coup de foudre, passionnément parlant.
Donc il est tombé follement amoureux d'une qui pourrait être sa fille.
Et il a tout plaqué.
Et il a même voulu mettre fin à sa vie.
Et moi je me disais que ça m'était aussi tombé dessus, comme ça.
Mais non, j'ai été séduite.
Attirée comme un aimant, ses yeux m'ont magnétisée, maraboutée.
Ce n'est pas vrai, j'ai été carrément sidérée par son regard.
Et tout en sachant que ça ne pourrait pas coller quelque part, j'ai tout de même décidé de m'aventurer.
Au risque de m'attacher.
C'est là sans doute qu'on reconnaît les personnes raisonnables et responsables, ou pas.
Moi, tous les 10 ans en moyenne, je suis très "ou pas".
Je ne sais pas pourquoi, ça me tombe dessus tiens - merde, je vais m'en servir de celle-là qu'elle est bonne.
Mais est-ce que de là peut naître un amour que je vais cajoler et entretenir ?
Ou de là, n'y aura-t-il que sombres débris et morceaux de vie mélangés ?
Deux solitudes chaotiques se rencontrent et c'est le big bang de et dans tous les sens.
L'explosion a tout niveau, les feux d'artifices, puis ça plane comme des spectres radioactifs.
Certes, sa peau me manque quand il n'est plus là, mais est-ce la sienne qui me manque ou simplement la chaleur d'une chair ?
J'aime l'entendre ronronner léger parce que ça me rassure, je ne suis pas seule dans ces draps emmêlés.
J'aime le regarder dormir parce qu'il est plaisant, détendu, comme dans un cocon.
J'aime le caresser parce que j'ai de la substance entre mes doigts, quelque chose à malaxer.
J'aime l'effleurer, l'embrasser parce que j'ai immédiatement un feedback d'un de ses sens pour nourrir les miens.
J'aime l'arrogance et l'endurance de sa jeunesse et ses vingt centimètres que je n'ai pas compté, même si c'est un toc.
J'aime encore bien quand on rentre un peu enivrés, qu'on glisse dans la douche au sous-sol et qu'on entend les étudiants se lever pour aller à l'univ.
Qu'il ferme ses tentures ou pas, il fait déjà beaucoup trop clair pour bosser.
J'aime encore bien quand il me téléphone comme c'était convenu, qu'il n'a pas oublié et qu'il a la délicatesse de décommander gentiment lorsqu'il ne veut pas se libérer.
J’aime encore bien qu'on soit dans les pattes l'un de l'autre pendant 24 heures, doigts noués et cheveux mélangés, puis qu'on ne se voit ni ne s'entende plus pendant 10 jours.
J'aime encore bien quand il hésite pour donner une excuse bidon parce qu'il avait une conférence de presse à 14h00 et qu'il s'est seulement levé à 14h30, son petit air rusé qui tente un assurant "J’étais à l’étranger !"
J'aime encore bien quand il raconte des histoires à son taf avec son air de jeune gars bien éduqué, ou quand il rédige ses articles en 4ème vitesse parce qu'il est à la bourre, ses doigts n'en deviennent que plus provocants.
J'aime encore bien quand il me parle comme à ses potes ou qu'il m'insulte sans méchanceté, le sourire en coin.
J'aime encore bien quand il me réveille de sa fougue masculine ou de sa tendresse encore enfantine.
Mais aimerais-je encore ça dans trois fois ?
Ou est-ce que je lui dirai de fermer le bouquin précédent, qu'il gave avec sa colère, légitime certes, mais soûlante.
Et tous ces tord-boyaux qu'il boit, et les bêtises qu'il fait sous l'emprise de ceux-ci.
Ces compétitions de mâles, ces jeux de couillons, ce système qui lui convient et que je conchie.
Nous sommes diamétralement opposés, homme-femme, fonceur-réservé, pudique-excentrique, proboisson-antidélirium, début-fin.
Nous sommes si semblables, paumés, flippés, coeurs blessés, envie de peaux collées, besoin d'aimer, aimer, et l'être.
On s'est magnétisé, on s'est choisi mutuellement pour passer de bons moments, c'est peut-être qu'on est, en attendant, de bons pansements.
Un jour, avec le temps et l'eau qui coule dessus, les bandages se décolleront et les plaies ne dégoulineront plus.
A moins que les poupées ne saignent aussi.
Je l'ai élu parce qu'il s'est présenté sur un plateau d'argent, et je l'ai pris.
J'ai rendu la pareille, mettant mon esprit de compétition niveau zéro au niveau un.
Un duel entre nous, mais personne ne doit être blessé, c'est simple.
J'ai présenté mes suppliques, j'ai eu de la répartie fluide.
A moi de jouer et composer avec ce que j'ai et ce que je n'ai pas.
Mais le meilleur ne sera quand même pas pour la fin car ce qu'il est aujourd'hui me manquera toujours...
Rédigé par Missy'V à 05h47 dans Folie ordinaire & toquade | Lien permanent | Commentaires (8)
Expression MissyVienne exclusivement utilisée par elle-même quand elle bouge du chapeau/du couvercle.
Et parfois, aussi, par ceux qu'elle a contaminé et ceux a qui elle le fait porter.
Bouger du chapeau = déconner (dans tous les sens du terme).
Et ça, elle sait faire !
Ceci étant dit, je ne pense pas que cette expression soit du français de Belgique mais bien une expression à part, comme tant d'autres déjà inventées dans ma famille.
Ce matin, j'ai vu Doc Ducon, le médecin conseil contrôle.
Il est tout sourire maintenant, il me tend la main, pour que je ne donne pas la mienne en retour.
Hey, il a même un tensiomètre maintenant dis !
Et il sait s'en servir puisqu'il a pris ma tension.
Pour des prunes remarque, parce qu'il voulait s'assurer que ma fatigue chronique ne vienne pas de chutes de tension.
Mais nan hein, je venais de lui dire que c'est parce que je ne dors pas/je dors mal, tout connement.
Il avait l'air satisfait de pouvoir rajouter un nom à la liste des points d'interrogation figurant dans mon dossier.
Tu sais, les furoncles, les boules, les abcès et tout ce bataclan qui me fait bouger régulièrement du chapeau, c'est une putain de maladie auto-immune dégénérative.
Je suis allée voir le spécialiste de Belgique concernant cette maladie merde, 1 heure de route, 10 minutes dans le cabinet.
Tout ce que je sais, et que je pouvais encore ignorer car - n'en ayant pas encore la certitude absolue depuis le temps que des dermatos cherchaient - j'avais tout de même une méchante idée de ce qui m'attendait, c'est qu'il n'y a rien à faire.
Aucun traitement ne fonctionne, aucune solution n'a été cherchée/trouvée.
Je peux jeter crèmes et lotions, antibiotiques et pansements, et aléatoirement, tout espoir aussi.
C'est bien de mettre un mot aux maux, ça permet de ne plus s'arracher la tête bouger du chapeau avec le corps médical, genre "c'est plus la peine de faire des prélèvements", "non c'est pas un horrible microbe africain qui dort en moi" - c'est pire, je fais des anti-corps contre mon moi-même !
Je suis le kamikaze Et la bombe à la fois, je suis la victime Et l'agresseur, le suicidé ET la méthode, 2 en 1, mais c'est douloureux, ça je te promets.
Je savais déjà que mon corps fabriquait des anti-corps contre lui-même mais jamais un diagnostic n'a pu être posé.
Pourtant, à l'évidence, et maintenant que je connais les symptômes typiques, j'ai encore plus de mal à comprendre la médecine.
C'est comme les flics parfois, on se demande ce qu'ils foutent.
J'ai dit une parole malheureuse à maman sous l'emprise du chapeau branlant.
- "Ca ira mieux quand ils t'auront opérée, vois ce côté là."
- "J'en ai marre qu'on me fore dedans et qu'on me fasse des soudures. En plus, ils parlent encore d'une totale… ben que je ne me réveille plus !"
Je n'ai pas tout de suite réalisé que je disais ça… à ma mère.
C'est que parfois Maman, tu vois, ça fait tellement mal et j'en ai tellement marre de passer sur le billard que… j'ai plus envie de me réveiller - pour une fois que je dormirais.
Je bouge du chapeau Maman, c'est comme un état de choc, et je vais me reprendre.
Mais je l'ai dit, et je regrette d'avoir dit ça à ma mère.
Ces dernières années, j'ai tellement parcouru les hôpitaux, près de ma ville, loin, plus loin encore, pour des broutilles, pour du grave, pour un jour ou pour plusieurs, pour la tête ou pour le corps…
J'ai eu tellement envie et tellement besoin d'avoir un quelqu'un sur qui m'appuyer de temps à autre, un quelqu'un que je n'avais pas, en l'occurrence, que maintenant je ne supporte plus personne, les visites sont très (dé)limitées, je mets des garde-fous et je vais moi-même seule à l'abattoir, parce que la souffrance, ça se couche sur du papier, à musique ou pas, mais ça ne se partage pas.
Bientôt donc, je repars pour Bruxelles, à la poursuite du chirurgien plasticien.
Mais j'ai pas envie du tout qu'il me charcute dedans et que ça dure encore 8 mois pour cicatriser.
Et temps qu'à remettre des choses à peu près en l'état, il pourrait peut-être chipoter à ce qui me sert de cerveau couvercle, non ?
Rédigé par Missy'V à 15h03 dans Des mots et des douleurs | Lien permanent | Commentaires (5)
Un Groupe sans Toi.
Parce que j'ai déjà resquillé sur 2 autres lundi.
...
D'abord, tu as le prénom d'une écrivaine que j'aime.
Mais ce n'est pas toi qui l'as choisi, hein Pierre ?
Je plaisante parce que je sais que tu connais les sarcasmes sous ma carcasse.
Ma petite tata, je ne sais pourquoi je t'ai affublé d'une telle appellation, sans doute le besoin de t'affectionner sans t'affecter ni te blesser.
Je voulais lire un texte pour ton départ.
Te le lire à haute voix comme je n'ai jamais pu le faire, et je n'en suis pas encore là.
Oser je ne sais pas encore bien faire tant mes émotions me surprennent et me submergent.
Perverses, elles perlent sur mes joues, et viennent casser ma voix cachée.
Je voulais pourtant te dire merci, à haute voix.
Merci à toi qui m'a tendu les mains tant de fois, à commencer par la première, ce jour ou j'ai participé au groupe pour la première fois, verte de trouille.
Sans repère, perdue, flippée, j'ai accepté d'ouvrir ma bouche pour prendre un café et voir si cela nous menait quelque part.
Un quelque part vers une part de plaisirs, ces petits moments de la vie que nous avons parfois manqués, la faute au désarroi du passé.
C'est avec attention que j'ai tâché de t'écouter, toi, authentique, pleine de vérité(s).
Toi si pragmatique, logique, ouverte et parfois le contraire de ce que tu peux penser de toi, dans le partage et l'authenticité, avec ta sensibilité, parfois à fleur de peau.
Aujourd'hui je ne te considère plus comme une "groupie de la béquille" mais bien comme une amie.
Et je n'aurai jamais de mercis assez pour tout ce que tu as fait pour moi, pour l'aide que tu m'as apportée, les lunettes lorsque mes yeux ne voyaient plus et le baume au coeur lorsque celui-ci était blessé.
Dès lors, ce que j'ai a te donner, c'est mon amitié, ma sincérité, ma grande gueule, mes matins chagrins, mes nuits sans paupières, mes délires et mes rires noirs, mon cynisme, mes yeux d'enfant (devant tes plats, chocolat ou pas), ton déca Georges Cloney et même… un petit Peket !
Du mieux que je peux, en essayant de mettre mon affect de coté, je réponds à tes interrogations, sachant que la plupart du temps, la réponse est en toi, juste et objective le plus souvent.
Et j'espère pouvoir t’offrir un jour mes décibels personnels.
Tu seras toujours la bienvenue chez moi, tu connais mes poussières, mes chicons liquides dans le frigo, mon amour pour le nettoyage et mon courage pour le repassage.
J'ai appris à maîtriser la honte même si je n'en ai pas eu besoin avec toi.
Je ne me suis jamais sentie jugée ni critiquée, juste des gestes attentionnés, des phrases précieuses, de la nourriture à méditer, des mots réconfortants, de la sagesse humaine, de l'empathie en condensé.
Je serai là de mon mieux pour ta fille, la grosse salope, comme je le suis pour Gratja, ma sale pute à moi.
Nos lundi vont me manquer, si tu savais comme ils vont me manquer.
Sois toujours fière de toi, forte de ton parcours et du courage qui t'habite.
Tu es un exemple, celui qui dit que l'on peut décider de sa vie, des chemins à emprunter, des murs à escalader, des plaisirs à partager.
Celui qui dit aussi qu'on ne vit pas dans le passé et qu'aucune peine ni meurtrissure n'est insurmontable.
Sois toujours comme tu es, humble et emplie de cette faculté à te remettre en questions.
T'inquiète pas, je ne vais pas te canoniser.
A toujours, belle âme.
Ps : Ah oui, moi c'est Didier, tu sais, le jojo de service.
Rédigé par Missy'V à 23h56 dans Les fleurs du chemin | Lien permanent | Commentaires (0)
Parler le belge, ça ne s'improvise pas donc voici la suite du cours d'ici.
(C'est tellement dur qu'il n'y a un cours qu'une fois tous les 3 ans):
A fond: Cul sec et plutôt avec une chope et entre étudiants. Mais pas que.
Abi: Vite !
Cri typique de la femme d'un certain âge ressentant le besoin urgent d'aller faire pipi et se précipitant soudain en poussant les gens bloquant son chemin tout en criant "abi abi abi" d'un air paniqué.
Ainsi SééééS : "De cette manière, voyez-vous."
Américain: Hachis de boeuf cru mélangé avec oeuf, câpres, épices, et/ou sauce américaine etc..., Mangé seul avec des frites, ou en sandwich, honteusement appelé "steak tartare" dans des pays litigieux.
Andalouse: Sauce orangée, un peu piquante, parmi les plus ou moins 30 sauces disponibles dans toute friterie qui se respecte.
Très bien aussi sur les Belcanto, Poulycroc ou Viandelle.
Avoir bon (2ème sens) : Je rappele le sens 1er --> "Oh chérie, j'ai bon à ma quette."
Sens 2ème: Avoir donné la bonne réponse.
Exemple: "Prof ? Prof ? A la question 12, j'ai bon ?"
Le contraire est: "Mertt' j'ai mauvais."
Avoir facile: Pareil qu'avoir dur sauf que c'est le contraire.
"Mais t'as facile, toi…", qui signifie "il est aisé pour toi de dire cela..., tu n'es pas celui qui doit ramasser les morceaux après..."
Baraki: "Forain" au sens propre, et au sens figuré.
Personne n'ayant pas de maison, vivant dans une baraque ou une roulotte, et par extension, personne n'ayant pas d'ordre, ou dont la vie n'a pas de stabilité.
Utilisation régulière de ce mot pour invectiver d'autres conducteurs qui font les saisis sur la route:
"Bouge ta caisse, va, baraki !".
La version ultime du baraki est baraki de kermesse, là c'est la totale.
Bauyard: Connard, imbécile, surtout quelqu'un qui vient de faire quelque chose de bête qui vous dérange.
"Hé bauyard, t'as marché su'mpi !" si un importun vous a heurté le métacarpe, ou "Tire tu del'voye bauyard !" si un paltoquet encombre votre pas.
Berlu: Sorte de saisi.
Bezin: Lent, ou aussi bête, un peu retardé.
Se dit aussi d'une personne avançant, ou conduisant très lentement, et qui énerve tout le monde.
Ou qui répète toujours la même chose et lasse, fatigue.
Féminin: Bèzenne.
Biesse: Bête, synonyme de "Malin !"
Bomme: Poutre de gymnastique dont le nom provient très probablement du bruit que fait l'élève quand il le percute de plein fouet.
Brotcher: Verbe wallon intraduisible en français.
Si vous prenez un gros morceau de beurre mou dans la main, et que vous fermez le poing, le beurre passe entre les doigts : ben ça brotche.
Idem entre les doigts de pieds si vous écrasez une grosse flatte de vache à pieds nus.
Cascades de Coo: Chutes du Niagara belges, situées près de Spa.
Cassonade: Sucre brun. Il y a la cassonade brune, la cassonade blonde et la cassonade "p'tit gamin", de marque Graefe, parce qu'il y a un dessin de gosse dessus.
Peut se manger avec des cornettes.
Cervelas: Agglomérat de viandes incertaines compressées façon zeppelin indissociable de "dikke" et de "tralala".
Le cervelas doit être avalé sans intelligence, froid ou chaud.
Variantes: Chasseur, cervelas fumé, ou idiot-bête qui tue des animaux.
Chaudfontaine: Evian belge.
Chope: Verre de bière, aussi appelé pinte, ou crasse pinte, ou pintje à Bruxelles et au Nord.
Cornettes: Petites nouilles tordues.
On les mange avec de la cassonade et une plotch de beurre.
Crapuleux: Gozet, enflure, méchant individu.
"Ca est les crapuleux de ma strotje qui m'ont appelé comme ça parce que je suis trop distinguée pour sortir en cheveux !" - Madame Chapeau
Cucuche: Sale, saligot.
Terme familier pour qualifier un enfant qui vient de renverser sa pape patta'vautou sur son t-shirt pokemon.
Da: Se met après "oui" pour faire "oui da !", sorte d'appui sur le oui, marquant l'évidence de la réponse.
A ne pas confondre avec "oui, va", qui est un oui venu satisfaire une demande (exemple: "Maman, je peux avoir la dernier morceau de tarte qui est dans le plat ?" - "Oui, va !")
Djondu: Sot, snul, barge, limite handicapé mental qui le fait exprès.
Djotte: Sorte de purée à base de bettes (sorte de laitue amère), aussi mélange au fromage recouvrant la célèbre "Tarte Al'Djotte" de Nivelles.
Se mange en buvant de grandes quantités de bière.
Guinze: Une douffe.
"Pfioouuu ti, je m'suis tapé une guinze d'un mètre !"
Essuie de/à vaisselle: Linge de maison servant à sécher couverts, verres et casseroles après qu'on les a lavés et bien rincés, et que les français appellent torchon (ridicule).
L'utiliser aussi comme essuie-mains - c'est dégueulasse que disent certains, moi je le fais.
Mis sur la tête, ça fait arabe riche.
Fricadelle (ou fricandelle): Sorte de poulycroc mais à la viande.
Frigolite (ou frigolyte): Truc blanc qui entoure les objets électro-ménagers, alias Polystyrène Expansé.
Dans les années septante, plaques avec dessins dessus qui se découpaient avec le U-Magic, sorte de diapason sur pile avec fil métallique qui chauffait.
Ancêtre de la raquette-à-flinguer-les-insectes, nouveaux gadget made-in-china.
Galaff (ou galaffe): Gourmand, qui adore se baffrer de trop de bonnes choses, ou qui mange trop vite et/ou salement.
Exemple: "Laisse ce Raider, galaff, tu as déjà mangé cinq galettes !"
Genre: Du style.
"Moi le dimanche, j'aime encore bien aller faire une balade aux Lacs de l'Eau d'Heure. Genre."
Gille: Personnage folklorique au costume brun orné de lions oranges rouges et or, avec des dentelles et des frelots, parfois un marque, un chapeau de plumes d'autruche, des sabots de bois, et ayant dans un panier d'osier des oranges qu'il lance assez violemment sur les gens.
Oui ça paraît incroyable mais c'est la pure vérité :-)
Ils sortent en cortège après avoir mangé des huîtres, bu du champagne, puis de la bière, suivis d'une fanfare typique, parfois de femmes, pierrots ou paysans, et terminent en rondeau le soir avec un feu d'artifice.
Les essaims de gilles se trouvent principalement autour de Binche et dans la région du Centre/Borinage.
Godiche: Ridicule, ayant l'air bête portant un élément de vêtements qui ne lui va pas.
"Mais Marianne, que tu as l'air godiche avec ce chapeau de gilles !"
Imbécile-couillon: Biesse, connard, malin, saisi.
Kwistax (ou cuistax): Sorte de karting mû à la force des jambes par un pédalier.
Il y a des kwistax à 1, 2, 4 et 6 places.
Ca a l'air facile comme ça, mais c'est super dur.
En général, on doit manger une gauffre au sucre et/ou une crèpe et/ou une glace tous les quarts d'heure pour tenir de coup.
Le top est de faire La Panne-Méli en kwistax, mais c'est de plus en plus difficile depuis que ce salaud de Plops et son armée de nazis bonnetés occupent le pays magique des abeilles.
Lavette: Morceau de tissu élasto-éponge, toujours mouillé, servant à essuyer les tables, ou faisant office de petit torchon.
Malin: Idiot, imbécile, crétin.
"Mais non ça ne se mange pas, malin !" pour dire à votre enfant Romuald de ne pas avaler ces baies de belladone.
Manique: Le Mari:"Ouille, je m'ai brûlé à la casserole de carbonnades" - sa femme: "M'enfin chou, je t'avais dit de prendre les maniques".
Méli: Parc d'attraction qui est situé à Adinkerke, près de La Panne (côte belge).
Le Méli avait été créé autour des ruches à miel locales, sur le thème des abeilles et des animaux.
Mini-zoo, parc des contes de fées, avec des géants, des sorcières (dont une qui faisait "héééla héééla qui frappe à ma porte ?"), aussi un gros monsieur qui avalait tout en disant "donnez moi du pâââpier", et un ours empaillé, et le super top, les fontaines lumineuses et le bâteau (ou train je ne sais pas, on était trop jeunes, et bourrés de miel hallucinogène) à travers le monde fantastique des abeilles en frigolyte éclairées à la black-light.
Le Méli, tout comme le Tibet, est malheureusement occupé depuis les années nonante par un nain barbu nommé Plops, qui avec un groupe de nazis aux noms biscornus comme Dragmaar, Kabouter, Prunaucu et Boufdubrin.
Depuis l'attaque du Méli, le tentaculaire Plop a aussi racheté les Cascades de Coo.
Une honte !
Mitraillette: Tronçon de baguette de pain rempli de frites, viandes frites et sauce.
"Raoul, met deux mitraillettes merguez sauce riche !"
Mouflette (ou mouffette ou mické): Crotte de nez. Parfois qui pend.
Narreux: Qui est facilement dégoûté, si on touche son assiette il ne mange plus, on ne peut pas boire dans son verre ou s'il voit une snottebelle.
"Eric, s'il me voit manger mes snottes, il doit aller roicler."
Oui sûrement: Voir non peut-être. Seuls les belges s'y retrouvent.
Ouille-ouille (ou ouyouye): Si ça fait mal, c'est ouille.
Dit deux fois, ça n'exprime plus la douleur mais l'étonnement, la lassitude ou l'impossibilité.
"Ouille-ouille, qu'est ce que tu me demandes là ?"
Dans certains cas, c'est plus menaçant:
"Ouyouye, qu'est ce que tu vas prendre !"
Patta'vautou: Partout, dans tous les sens.
"Elle a fait du break dance sur sa tchesse et en tournant elle a pissé patta'vautou. Qué cucuche ta cousine !"
Poulycroc: Sorte de viandelle, mais au flic poulet reconstitué.
Idéal à tremper dans l'Andalouse.
Pour moi + verbe: Locution infinitive, forme inconnue à la langue française hors Wallonie, remplaçant "de quoi + verbe" ou "ce qu'il me faut pour + verbe".
"Tcho, j'y vais, et j'ai pris des tartines pour moi manger." = "Chéri, je pars, et sache que j'ai emporté mon casse croûte."
Pourcha: Cochon, porc, sale individu.
"Mais va lâcher ailleurs, ti pourcha !"
Pourchatter: Agir de manière sale, s'en foutre partout, ou manger une mitraillette sans serviette si on a la lèvre paralysée par une anesthésie de chez le dentiste.
Ramassette: Petite pelle en métal ou plastique, assorti d'une brosse, pour ramasser débris, miettes, verre cassé etc.
Souvent rangée sous les éviers, avec le Dreft, le Per, les lavettes et les torchons.
Roicler: Rendre, vomir.
"Chérie, remet ta culotte sinon je vais roicler."
Rugile: Difficile, sauvage.
Se dit d'un enfant qui court, saute, au point de casser des choses ou de risquer de le faire.
Se dit aussi d'une vieille qui veut toujours monter sur une échelle pour faire la poussière sur les abat-jours de son lustre, alors qu'on lui a dit de faire à ne pas se casser le col du fémur encore une fois.
Ruses (avoir des): Avoir des difficultés, rencontrer des obstacles.
"Ne me donne pas des ruses" = Ne sois pas difficile, laisse toi faire.
S'abaisser: Se pencher.
"Oh mon chéri, fais attention, quand tu t'abaisses, on voit ton début."
Saison: Régal.
Saligot: Sale, sans gêne, ou qui mange salement, qui a renversé un verre, fait des tâches ou laisse traîner de la nourriture.
Aussi "cucuche" ou "pourcha".
Parfois cochon: "Oh Jean-Luc, c'est bon ta langue, mmm, petit saligot, va."
Savoir: Pouvoir, dans le sens "avoir appris comment… "
Exemple: "Je sais conduire."
Ou aussi: "Tu sais me passer la cafetière, dis ?" = "Pourriez-vous de votre main me tendre ce pot de café au bec si phallique ?"
Savonnée: Mélange d'eau et de savon pour nettoyer le sol, ou action de laver au savon.
Une bonne est conseillée pour "rattraper" un fauteuil si le chat a pichi'd'sus, mais il faut "frotter" énergiquement.
Savon Noir: Sorte de pâte de savon couleur or/brun qui se mélange à l'eau pour faire une savonnée sur des carrelââââches.
Sinssi (ou sinsi): Sorte de Snul, de baraki, de biesse, de neuneu.
"Hé sinssi, bouge ta Lada !"
Sirop de Liège: Mélasse de poire, pommes et dattes, qu'on aime beaucoup.
Il y en a des faux, orange aux abricots et violets, on n'en veut pas ! Le vrai pot de sirop de Liège est vert !
Snotebelle (ou snotte): Crotte de nez/morve (semi séchée, qu'on peut lancer en boulettes).
Sul'dou: Une personne "une miette sul'dou" est une personne retardée, crétine, ou très biesse.
Tchiniss (ou chiniss): Bordel total, désordre, situation compliquée requérant qu'on lance ses bras en l'air en râlant "qué tchiniss !"
Tcholle: Quette, braquemard, membre viril, sexe masculin.
Tchouler: Pleurer, sanglotter, de manière forte et sonore.
"Je tchoulais comme un veau, assis sur le bidet..."
Toilette (la): Aller à la toilette, ou aller "à la cour" ou "aller tchiiirr".
Contrairement à "les toilettes" en France, puisque là il faut en faire plusieurs avant d'en trouver une propre.
Tottin: Maniaque, qui fait les choses trois fois au lieu d'une, ou lentement, et qui énerve tout le monde.
Ou qui répète toujours la même chose et lasse, fatigue.
Très proche de "bezin".
Féminin : Tottenne.
Torchon: Ce que les français appellent serpillière, alors que chez eux, torchon veut dire essuie vaisselle.
Vitoulets: Boulettes de viande.
Peuvent être consommées chaudes, genre avec sauce tomate et frites, ou froides.
Wachoter: Secouer avec une certaine délicatesse.
D'où "aérer du vin en faisant tourner le verre."
Wargnace (ou wargnasse): Sorte de baraki.
Rédigé par Missy'V à 00h01 dans Comment... | Lien permanent | Commentaires (10)

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