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    [Més]Aventures et errances d'une râleuse chronique Sans Race Déterminée [sur]vivant en Bel[le]gique.
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    Il n'est que la suite d'instants figés, des mots et des photos mis les uns après les autres sur la perception que j'ai de ma vie et de ce monde à un moment précis. Tu es le/la bienvenu(e) et tu le perçois à ton tour comme tu veux et tu y restes autant de temps que tu veux si ça te plaît. Dans le cas contraire, il te suffit de surfer ailleurs ou de fermer ton navigateur voir ton ordinateur. Le but n'est ni de choquer ni d'interférer tes propres pensées. Tu as le droit de débarquer quand cela te chante et j'ai aussi le droit que tu me foutes la paix si ce que tu lis ne t'enchante.
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Les commentaires récents

Blog N Roll

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samedi 17 mai 2008

Pauvre con ! [6]

Un soir, je reviens de l’hôpital.
Il fait noir, y a un match de foot au Sporting et les rues sont parsemées d’agents de Police.

J’arrive à un rond-point et je freine d’un coup sec, le coeur palpitant, devant une vieille Golf noire, tout feux éteints qui déboule à toute vitesse.

Je respire, je reprends la route, toute secouée par les nouvelles personnelles et le danger public, je tourne et je me retrouve sur le boulevard ou la Golf se trouve également.
Je fais des appels de phare parce qu’il est vraiment presque invisible dans cette pénombre.

Il ralenti mais n’allume pas ses feux.
Je suis à du 20 à l’heure pour ne pas trop le talonner, il continue à ralentir, m’empêchant d’avancer.
Je me rends compte que c’est un mec d’une vingtaine d’année.

On est presque au pas, je le sens mal.
Je prends le marteau qui est à mes pieds, on sait jamais.
Et moi aussi, j’ai un tournevis dans mon sac, aussi saugrenu que cela puisse paraître, c’est moins inquiétant qu’un pic à glace et plus légal qu’un cran d’arrêt.

Juste avant les feux de signalisation, il s’arrête, je dévie lentement et dois monter sur la bordure pour pouvoir passer sur le coté, très doucement.

Le feu passe au rouge bien sur, je me retrouve à coté de l’invisible qui me fait signe d’un air énervé de baisser ma vitre.
Et je l’entends me hurler :
"Qu’est-ce que t’as connasse à me faire des appels de phare ?!?"
"Madame La Connasse voulait te signaler que tes feux sont éteints, que tu es invisible dans la nuit et que plus bas, y a une armada de flics, simplement."
"Ah, je m’excuse M'dame, j’ai cru que…"
"Et moi j’ai pensé que tu allais sortir me tabasser pour un appel de phare, mon marteau allait atterrir sur ton crâne d’enfoiré et te briser l’occiput DUCON !"

Pauvre con !
Va encore tendre la main à ton prochain tiens, ça m'apprendra à ne pas m'habituer à vivre sur la Planète CSM (Chacun Sa Merde).

vendredi 16 mai 2008

Rock N Roll

Moi: "... et, comment vas-tu ?"

Lui: "En pleine forme, ready to rock :-) Et toi ?"

Moi: "Ready to roll :-)"

Houhouhouhou, comme un indien dans son igloo.

mardi 13 mai 2008

Pauvre con ! [5]

A chaque fois que je vais chez mes parents, je tombe sur quelqu’un de mon adolescence ou de très ancien(ne)s connaissances/voisins avec qui je n’ai pas spécialement envie de papoter pendant 2 heures.
Y en a qui s’accrochent, qui ne semblent pas comprendre le français correct et encore moins que j’ai de la route à me taper après avoir tapé causette avec eux.

Visiblement, ils ont pris l’habitude de faire un tour dans la rue de mes parents et de poireauter près de ma voiture en m’attendant.
Il est souvent tard quand je quitte la maison pour revenir chez moi et je suis souvent claquée vu l’heure.
J’ai beau le dire, le répéter, ça n'entre pas dans leurs oreilles.

Ca ne fonctionne pas souvent quand je le dis d’un ton gentil normal.
Faut que je devienne désagréable, trop souvent, ça m’énerve doublement.
Les 3/4 du temps, on me parle de Ex-il, du pourquoi du comment nous nous sommes séparés.
Ils ne savent rien parce que j’ai pas envie de déblatérer sur le dos de monsieur ni comment j’ai eu mal au crâne avec mes cornes touchant le plafond.
J’ai la place ici pour l’écrire et je ne me suis pas gênée, de là à aller raconter le passé aux passants, non merci.

Toujours est-il que ça fait des années qu’on me pose les mêmes questions auxquelles je ne répondrai pas.
Ma liberté intérieure m’a coûté très cher, mon deuil a été suffisamment lourd et les oreilles attentives beaucoup trop rares quand j’en avais vraiment besoin, donc basta.
Du ton normal je passe au cynique et récemment, au plus que désagréable.
...

J’avais passé une bonne soirée chez papa-maman mais prête à rentrer chez moi carrément crevée.
Je sors fumer une dernière clope et j’entends qu’on crie "Missy’V ?!?" derrière la haie du jardin de mes parents.
Je passe mon nez, j’aperçois M. qui me met littéralement le grappin dessus pour me questionner ou me raconter ses frasques dès qu’il en a l’occasion.
Je lui dis que je suis kaput, que j’ai envie de rentrer chez moi, que j’ai pas envie de causer et que c’est pas la peine qu’il m’attende.

Généralement quand je prépare mes trucs pour quitter mes parents, ça dure encore une bonne demi-heure.
Je re-rentre dans la maison et je dis à Maman que j’en ai un peu marre qu’on m’attende à la sortie.
Maman me dit alors que le temps que je parte, M. sera parti aussi mais que nenni, je le connais, il est capable d’attendre là pendant des plombes.

Finalement j’ouvre la porte pour partir une heure plus tard, et avant que Maman ne me dise que M. n'était plus là, j’aperçois ses godasses dans le gravier, près de ma voiture.
Bien sur qu’il attend quand même, c’est dingue ça !
Le meilleur moyen pour avoir la paix, c’est attaquer il semble car j’ai pas envie de me répéter:
"T’es encore sur la route ma parole !"
Je lui dis en ouallon carolo, des fois que... si t’as pas idée, ça ressemble au chtimi et c’est plus agressif.
"Ben j’ai 4 chiens moi, je dois les promener et ça me prend des plombes de les balader un par un !"
"Tiens, t’as plus de jardin ?" (sachant qu’il se vante régulièrement de son immense terrain).
"T’es biesse toi, j’ai un terrain immense !"
"C’est toi qu’est con de promener tes chiens à minuit si t’as un terrain immense !"

Fin de la discussion, il est fâché et je rentre tranquille chez moi.
Pauvre con !
...

Les connaissances et les voisins, même les anciens, c'est parfois un fléau.

lundi 12 mai 2008

Comment... foutre sa carrière en l'air en 30 secondes ?

En 3 mots, c'est une émission sur les chirurgies qui ont mal tourné, un des invités s'est vu enlever les testicules par erreur et sa nouvelle voix est quelque peu...
Pas besoin de l'entendre en français pour comprendre ce qui se passe:


Personne n'est à l'abri d'un fou-rire... Mdr

dimanche 11 mai 2008

A ton coeur

Orpheline en devenir de Toi, je profite de ce jour pour te dire combien je t'aime malgré nos torts et nos travers.
En moi sommeillera toujours ta graine et les couleurs de ton ciel même si fruit esseulé je deviendrai.

Atc_2

Bonne fête Maman.
Je t'aime parfois mal mais je t'aime tant.

samedi 10 mai 2008

Carte verte

C'était le dernier jour pour passer ma voiture au contrôle technique et avoir la possibilité de ne pas être hors la loi ou de demander un délai.

On doit présenter sa voiture propre, dedans-dehors, les sièges à l'arrière ceinturés.
Je me sers jamais de mes sièges arrières puisqu'ils sont baissés pour que je puisse y mettre la cage de la Toune.
Merde alors, la ceinture arrière gauche ne se boucle pas.
Je vais mettre une chique dans le trou, j'espère que le gars va pas s'exercer dessus.

L'an dernier, je l'ai passée 3 fois au final, dont 2 fois rien que pour des demandes de délai.
Mon buffle bordeaux devient vieux, j'avais eu une carte verte avec pas mal de trucs à surveiller/à réparer.
Genre:
- le pot d'échappement, un peu foutu et pile au milieu.
- les feux avant, de la buée dedans donc remplacement d'office.
- rouille au bas de caisse.
- pneus lisses.
- ...

Y a 2 ans, j'ai arraché le rétro droit.
Mais bien hein, enfin mal, il n'est pas complètement tombé mais le truc motorisé pour le régler est mort et le miroir cassé.
Première fois que je démolissais un truc sur une de mes voitures de mon propre chef, j'ai râlé et je n'ai jamais pu réparer ce truc.

Y a quelques mois, sur l'autoroute en plein brouillard, je veux allumer mon anti-crash et bardaf, plus rien, ni à l'avant ni à l'arrière.
C'est pas une loupiote obligatoire mais c'est mieux pour te faire voir.
Je pense que c'est un fusible mais j'en ai plus de rechange car quand je fais marcher l'essuie-glace arrière, la radio saute et rouler sans zic c'est pas possible, j'ai donc utilisé tout mon stock de fusibles.

Y a quelques semaines, alors que tout était prêt et fourré dans ma voiture direction Oostende, je mets les clés de contact, j'entends tic-tic-tic et... rien.
Bon... j'appelle l'assistance touring et je rentre mes sacs, ma Toune et moi-même chez moi.
Le gars de touring me dit que ma batterie se fait hyper vieille, il l'a met en route et je roule (jusqu'à Oostende, comment t'as deviné ?) pour la recharger un maximum, espérant ne pas devoir mettre les pinces et trouver une âme charitable à tout bout de champ.

Vient alors le contrôle technique.
A part 2 pneus que j'ai remplacé, mon buffle est resté en l'état de l'an passé.
Passer chez le garagiste avant m'est impossible vu que je devrais remplacer les phares avants, le pot d'échappement et accessoirement la batterie, régler mes feux antibrouillard, contrôler le CO², faire le gros entretien, etc...
Donc, inutile de la nettoyer, y a des poils de Toune, des cendres de cigarettes et de la poussière partout dedans.
Et dehors, usines obligent, elle est remplie de fines particules noires/argentées 2 heures après que je l'ai lavée.

Comme d'habitude,  je vais au contrôle le dernier jour à la dernière minute, je me goure car l'entrée a changé de place, y a pas beaucoup de monde pour une fois et y a même plus besoin de rien faire quasi.
A l'entrée, on prend ton kilométrage, tes papiers, ton véhicule et tu ressors avec ton papier rouge ou vert après avoir payé.
Le gars jette un oeil sur mon compteur avant de l'embarquer:
"115147 Kms, je note."
"Heu, j'aimerais bien mais c'est 415147 Kms M'sieur."
"Oula boudiou oui, y a une fameuse différence..., je corrige."
Ca passe sur des machines, des tests, machins, trucmuches puis on m'appelle, je donne 33,5 euros et je reçois... une carte verte.
Dessus, y a juste une remarque comme quoi mes feux anti-brouillard ne fonctionnent pas.

Aah, ben ma parole, ça fait du bien de ne pas avoir une Para-Poisse, tu sais cette voiture de merde que j'avais avant et qui, quoi que je fasse, ne passait pas le contrôle, bloquait son chauffage sur très chaud en été et ne répondait plus quand j'avais le malheur de devoir baisser ma vitre en hiver, entres autres...

Cv

Un de ces jours, un gros entretien, un bon fusible, retendre la courroie et je suis repartie pour 15000 Kms minimum, hein Buffalo ?

vendredi 09 mai 2008

Hein ? [3]

H31

H32
[Jumet - Belgique]

Recto-verso, y a un arbre au milieu du chemin, Dame Nature fait ce qu'elle veut, na.

jeudi 08 mai 2008

Pauvre con ! [4]

Je me traîne au supermarché, lieu de tous mes énervements.

Un homme deux fois plus large que son (sa ?) caddie remplie jusqu’ou c’est possible bloque l’allée avec sa masse corporelle, je tente un "pardon", un "excusez-moi" afin de passer, je chope quelques articles en me raclant contre le rayon, je les ramasse et les rempiète, la masse bourre la barre métallique de sa charrette dans mes talons d’Achille, j’ai tellement mal partout déjà que j’ai la sensation que je vais tomber la dans le couloir en direction de la caisse avec mon ptit panier trop lourd, la masse me dépasse de justesse et s’installe devant moi à la seule caisse normale déjà bourrée.

J’essaye d’inspirer mais y a pas d’air qui passe par mes narines avec ces maudits pollens, mon cerveau coule par le nez et je patiente.

Un homme arrive derrière moi, ptit panier au bras aussi et soupire voyant la file d’attente.
Une dame arrive, et piétine derrière l’homme qui est derrière moi.

Une seconde masse, féminine cette fois, arrive et se met à coté de son semblable masculin, le (la ?) caddie également prêt(e) à exploser, ils papotent.

La file avance d’un client, les 2 masses sont l’une à coté de l’autre, caddie rempli(e) contre caddie prêt(e) à peter, les 2 baleines avancent en même temps.

Derrière ça soupire, ça maugrée et moi j’en ai plein le cul, j’interpelle la masse :
"Dites, la dame est avec vous ???"
"Ben oui !" me répond naturellement le gars avec des yeux exorbités et un faciès à fusiller.
"Vous ne trouvez pas que vous exagérez en vous intercalant tranquille alors que tout le monde fait la file ???"
Et la masse s’exclame haut et fort à sa con-disciple:
"Oh, mais qu’est-ce qu’elle a celle-là alors ?"
"Celle là cher monsieur, elle en a marre de se faire ENCULER même au supermarché parce que si elle n’ouvre pas sa gueule, personne ne va le faire même si tout le monde en a l’envie. Je rajouterais que si celle-là avait fait 1M90 et avait été dotée d’un appendice masculin, vous auriez probablement fait preuve si pas de respect tout du moins de délicatesse !!!"

Tous les regards sont tournés vers moi.
Comme si j’étais une extra-terrestre.
J’en ai vraiment plein le cul des cons, je prends mon panier et je vais à la caisse spécial scanning mais j’ai pas de scan.
Ou la caissière accepte quand même où je plante tout là.

3 minutes après, j’étais dehors, avec mes paquets.
Non me ho !
Espèce de grossier mollusque merdique à la voix de tarlouze !

mercredi 07 mai 2008

La ligne jaune...

Llj1

Llj2

Llj3

Llj4
[Landelies - Belgique]

Quelque chose de gabonais sur les pas de mon souffle de vie vagabondant en Belgique, le jaune marquant la ligne de l'équateur là bas, du colza ici.

mardi 06 mai 2008

Pauvre con ! [3]

- "Alors, qu'as-tu mangé de bon Missy'V ?"
- "J’ai une angine je t’ai dit."
- "Oui mais qu’as-tu mangé de bon ?"
- "J'ai une angine connard, en l'occurence ça signifie mal et pas de gout."

C'était il y a un moment, depuis je lui ai demandé de viser une autre cible.
Il est con ce mec.

lundi 05 mai 2008

A une fraction de seconde...

J'ai l'impression que ça fait déjà des semaines que j'ai quitté le Monde Etrange.
Faut dire que j'ai tout fait pour ne pas y penser.
Ou presque.
Presque pas parfois.

De toute façon, je n'ai pas le droit d'aller rendre visite à mes anciens colocs.
J'ai pu rentrer parce qu'on m'a fait une fleur mais j'ai du aller chercher ceux qui voulaient et les emmener dehors.
C'est fou et c'est normal là-bas.

La liste des personnes que je devais trier s'éclaircit d'elle-même.
Ca m'a fait mal mais maintenant ça me fait du bien, un poids en moins sur le dos.
Je voulais savoir le fond de certaines pensées, celles que j'imaginais mais dont j'avais peur de me gourer.
Quelle drôle d'idée, cette peur de me tromper plus qu'on ne me trompe.
On sait bien souvent plus vite ce que l'on devrait savoir mais c'est parfois tellement difficile pour moi de l'accepter au point que je laisse encore une chance et le voile devant mes yeux déjà embués.
L'agressif, la coincée et le taulard.
C'est tout sauf ça.
Et le mec qui a l'air bien de sa personne, ni trop intelligent ni trop con, pas vraiment beau mais plein de charme, avec un vrai travail et un vrai salaire, une baraque, l'air clean mais le regard déjà glauque à mes yeux.
A une fraction de seconde près, je faisais volte face, pourtant j'ai préféré le face à face et enfin le face au vent.
Voir ce qu'il avait dans le froc tout de même, tu le prends dans le sens que tu veux.
Il ne voit pas qu'il ne voit rien, il est dans le déni total de sa possessivité que je déteste déjà, le pompon c'est les 5 verres de bière qu'il s'enfile et d'un coup, mister Connard surgit, le tocard qui vit en lui, inhibé sans son taux d'alcool minimum dans le sang.
Ca supporte pas la fumette tishi moquette, ni la bouffe, ni la glandouille-balade-détente, encore moins les grasses matinées.
Ca jeune et ça sport pas mal mais ça boit comme un trou qui se rempli tout le week-end et se vide de la semaine pour recommencer le traitement 8 jours plus tard.
T'es levée à 7h30 du mat', pas de café, pas de déjeuner et à midi ça comprend pas que t'as la dalle, que t'as plus soif après 3 déca et un coca et envie de te casser de ce siège de merde ou t'es collée depuis une heure alors qu'il fait soleil, 27 degrés et que la mer n'attend que toi pour chavirer.
Ca cause travail, foot, cul dans un langage que tu ne comprends pas mais que tu captes quand même.
Là je me lève et je me barre, je me fonds dans les touristes francophones que je hais tant, mon chien râleur est enfin content et moi avec.
Je voulais juste voir son jeu.
Mouais, pas mal mais j'étais supporter de son adversaire.
Ca n'a pas plu, pourtant je faisais ce que je voulais d'après lui.

Même pas 24 heures auparavant j'avais dit à mister Sunshine que je serais dans les parages si il avait envie de dévorer de la viande rouge.
Je n'ai pas croisé de kangourou avec un bidon de fuel à la main et je n'ai pas pu l'accrocher à mon attache remorque, remarque, on n'aurait plus eu que les os à grignoter, la barbaque restée collée au macadam.

Parce que mister Connard a bu, je manque le crash de justesse, je le débarque devant chez lui et c'est sur un ton à peine déçu qu'il bafouille des phrases inutiles.
Je me sens libre d'arriver devant le havre de tranquillité d'el gringo qui me balance ses clés par la fenêtre, le sourire ultra bright.
Même ma Toune est contente de débarquer là, fuyant entre ses jambes pour s'engouffrer dans le jardin comme un chiot de 4 mois.
Bien sur que mon pote est qualifié pour le tournoi, bien sur qu'il a pris son entrecôte poivre crème avec ses doigts quand la patronne pincée du resto nous a souhaité un bon appétit, oubliant les couverts.
Y a des brins de carottes dans ma salade et mon boeuf bleu est cuit et dur comme une semelle de godasse.
Y a pas de café dans ce bar bondé de monde aux sons qui nous pourrissent les tympans et c'est encore un film God bless America qu'on a vu: Taken.
[Spoiler] Bien sur que les jeunes filles enlevées, droguées et prostituées ensuite ça existe et le papa qui sauve la sienne seul contre tous en s'en sortant presque sans égratignures, c'est normal, c'est pour ça qu'Oussama s'en sort toujours, travailler pour les services secrets, c'est infaillible, tu deviens une bête un robot mieux que Terminator, resistance is futile.

Puis y a Michael, celui au masque blanc, je me demande comment il a pu me hérisser le poil 3 secondes autrefois, avec son couteau à la con.
Et enfin le championnat de snooker.
J'ai presque tout raté avec le Monde Etrange.
Trop pas-de-canal, trop t'as-pas-le-droit-de-rester-dans-ta-chambre, trop tard.
Ronnie the Rocket a encore écrasé tout le monde les doigts dans le nez et les yeux fermés, c'est dur tsé au snooker.

Dodo entre les chats.
Réveil brutal avec lampe et sourire:
"Il est 6h30 Missy'V, debout !"
"Déjà ? J'ai l'impression que j'ai dormi que 5 minutes dis."
"C'est à peu près ça, je suis anxieux, j'arrive pas à dormir."
Han, BAaaMmm, on en avait parlé du coin de la table que tu te reçois en plein coude alors que t'es tranquillement allongée en faisant de grands gestes et le lendemain, je me prends la putain de portière de voiture en plein front.
Juste une envie partagée de shooter cette saloperie et de se faire encore plus mal.
Inspiration, expiration.

J'ai fait une longue balade presque solitaire le long de l'écume avec ma Toune.
Pieds et pattes dans l'eau, si je n'avais pas été allergique, je l'aurais mangé ce crabe qui a voulu faire le malin.
C'est un bonheur de sécher nos petons au vent et marées avant de regagner l'home sweet homme.

On a bien rigolé malgré nos soucis respectifs.
Y a eu des moments mystiques, ceux que je ne sais pas expliquer.
C'est comme les moments supersoniques qu'on a régulièrement.
On a mal fait les choses, floutées, à l'envers, trop ou trop peu mais la complicité est parfois magique comme sa plante, fascinante mais qui se meurt.

A une fraction de seconde près, je ne reprenais pas la route.
Envie de paillasser au soleil, nager dans l'eau encore glacée, me gommer au sable, me shooter à l'iode et à l'adrénaline...

Aufds
[Mariakerke - Belgique]

vendredi 02 mai 2008

Pauvre con ! [2]

Don't think sorry's easily said
Don't try turning tables instead
You've taken lots of chances before
But I'm not gonna give anymore
Don't ask me
That's how it goes
Cause part of me knows what you're thinkin'

Don't say words you're gonna regret
Don't let the fire rush to your head
I've heard the accusations before
And I ain't gonna take anymore
Believe me
The sun in your eyes
Made some of the lies worth believing

I am the eye in the sky
Looking at you
I can read your mind
I am the maker of rules
Dealing with fools
I can cheat you blind
And I don't need to see anymore
To know that
I can read your mind

Don't leave false illusions behind
Don't cry cause I ain't changing my mind
So find another fool like before
Cause I ain't gonna live anymore believing
Some of the lies while all of the signs are deceiving

I am the eye in the sky
Looking at you
I can read your mind
I am the maker of rules
Dealing with fools
I can cheat you blind
And I don't need to see anymore
To know that
I can read your mind

...
Noa - Eye In The Sky
 

jeudi 01 mai 2008

Gerbe... de fleurs

C'est donc la fête du muguet, fleur de printemps par excellence puisque sa floraison intervient en ce début de mois et on dit que celui qui trouve un brin de muguet à 13 clochettes sera favorisé par le destin puisque d'après le langage des fleurs, le muguet signifie retour de bonheur.

Dans mon jardin (f(l)ou) intérieur, je n'ai pas de muguet, encore moins à 13 clochettes mais il n'en est que plus coloré par la présence de celles à la beauté parfaite, sensuelles et sauvages représentant l'amour avec ferveur et le raffinement, port majestueux ou profil d'insecte, toujours précieuses et captivantes, mes orchidées.

Point d'os de poulet ni de lilas ni de papillons noirs, juste quelques mots sur ces belles de touts temps et quelques photos volontairement troubles les accompagnant.

Gdf Au commencement, la fleur est un symbole de l'âme, de l'âme heureuse et épanouie, détachée des biens matériels et soulagée des passions qui la troublent et l'altèrent.
A chaque fleur est pourtant attribuée une symbolique distincte.
Il existe un authentique langage des fleurs qui mérite que je lui consacre quelques propos car encore très présent dans nos moeurs, dans nos mémoires et dans nos vies.

Le printemps nous offre la beauté des arbres en fleurs, puis vient la saison des éphémères fleurs des champs qu'il vaut mieux admirer dans leur milieu naturel car elles fanent aussitôt cueillies.

D'après le langage des fleurs, chaque fleur est porteuse d'un message.
Si je pense aux slogans publicitaires "dites-le avec des fleurs" ou "tout à coup, un inconnu vous offre des fleurs", il faudrait donc y penser avant d'offrir une gerbe de fleurs.

Les fleurs ne sont pas seulement décoratives, elles sont aussi synonymes de compliments et de louanges et n'est-ce pas en signe d'affection, de reconnaissance, de joie que nous en offrons ?
D'ailleurs, s'envoyer des fleurs, au propre comme au figuré est une coutume plutôt agréable pour dire qu'on flatte ou admire autrui.

Le mot fleur s'emploie dans le langage figuré par référence à une qualité particulière de la fleur.

Dans le registre des sentiments, nous contons fleurette à quelqu'un, qui a le même sens que fleureter. Ce qui signifiait en moyen français du XVIe siècle voler de fleur en fleur.
Le Dictionnaire Historique de la langue française note que son emploi dans le sens de faire la cour vient de l'anglicisme flirter et non l'inverse.
Pensons à la fiancée fleur bleue qui voit son soldat bien-aimé partir la fleur au fusil et qui orne son arme d'une fleur pour faire la guerre.

Dans le registre populaire, il ne faut pas battre une femme, même avec une fleur... et même si vous pouvez le faire comme une fleur.
Etre fleur a le même sens qu'être fauché, raison de plus pour en profiter si on vous fait une fleur.

Par référence à l'extrémité, la locution à fleur de a le sens d'affleurer, avoir les nerfs à fleur de peau.
Dans ce qui est le plus beau, la fleur représente l'élite, la fine fleur.

Quant à l'aspect, certains cristaux ressemblent à des fleurs minérales.
D'ailleurs, la fleur de sel est un délice.

Évoquant l'épanouissement qui précède le déclin, une jeune fille en fleur perd sa fleur et passe de la fleur de la jeunesse à la fleur de l'âge, en devenant parfois une fleur de macadam.

La fleur de la passion doit son nom aux différents éléments qui la composent et qui représentent l'instrument de la Passion du Christ.
Quant à la fleur de lys, elle servi d'emblème à la royauté en France et symbolisa la monarchie dès le XIIe siècle.

Il est temps de vous jeter des fleurs maintenant, et n'oubliez pas, quand le merle chante en mai, avril est fini...

Gdfo1

Gdfo2

Gdfo3

mercredi 30 avril 2008

Pauvre con ! [1]

A peine sortie de l'hopital, les factures se sont accumulées, les aliments du frigo se sont liquéfiés/décomposés/séchés, la poussière s'est déposée partout, les plantes ont fleuri/fané.
Tout le monde se bouscule au portillon pour donner un coup de main, celui que tu reçois au cul quand tu vas chez les dingues, ça s'appelle silence et abstinence.

Donc c'est à peine sortie de l'hosto que je suis à nouveau convoquée chez le médecin conseil.
Je ne sais pas ce qu'il soigne ni comment il s'intéresse à rendre ou à conserver la santé des gens mais je sais que ses conseils ressemblent à des menaces et moi à un baton de dynamite prêt à lui exploser à la face.

J'entre dans son bureau, convocation à la main, la lettre de mon hospitalisation est sur mon dossier grand ouvert sur son burlingue.
"Vous avez été hospitalisée ?"
J'ai envie de dire "non, c'est un faux papier, pauvre con !"
"Vous êtes toujours hospitalisée en ce moment ?"
Je veux bien que je souffre de dépersonnalisation par moments et je n'ai qu'une envie, lui dire "ben oui, c'est mon clone qu'est dans ton bureau, pauvre con !"
"Pour quelles raisons avez-vous été réhospitalisée dans le Monde Etrange ?"
Bien entendu, il n'a pas dit le "Monde Etrange" et j'aime pas la tonalité qu'il emploie lorsqu'il parle des  établissements neuro-psychiatriques.
Ca monte en moi cet espèce d'énervement que ce type me fout, ce non-respect qu'il m'inspire et toutes ces choses que j'ai envie de lui dire afin de le remettre à sa place et qu'il puisse fermer son col de chemise.
"Vos lunettes ne sont plus efficaces, comme les miennes ?"
"Pardon ?"
"Avez-vous lu le papier de l'hopital Monsieur G. ?"
Point de réponse du pauvre con, il me regarde bêtement, comme son appellation tend à l'indiquer.
"Allez-vous toujours à votre thérapie de groupe ?"
"Oui."
"Je vous ai pourtant dit que j'étais contre ce genre de thérapie."
"Etes-vous psychiatre Monsieur G.?"
Je n'ai même pas envie de l'appeler docteur, c'est dire.
"Heu... donc vous voyez toujours Doc Psy comme psychiatre ?"
"Oui."
"Et bien j'aurais aimé que vous en changiez car votre dossier n'est toujours pas en ordre, il est impossible de joindre ce psychiatre pour mettre les papiers à jour, mais que fait-il donc ???"
"Visiblement il s'occupe de ses patients au lieu de s'occuper de la paperasse ! Je peux partir maintenant monsieur G. ?"
"Oui mais c'est la dernière fois que je lui envoie un courrier, vous vous démerderez avec l'assurance maladie !"
"Encore des menaces Monsieur G.... Bonne journée !" - Clac.

Pauvre con, si t'es dans un bureau à faire des papiers c'est parce qu'il t'est impossible d'exercer ta profession de docteur en médecine.
C'est bien connu, ceux qui savent font et ceux qui ne savent pas sont planqués dans un bureau.

samedi 26 avril 2008

Toile de fond...

Dois-je dire que j'avais pas envie de sortir ou devrais-je dire que j'avais envie de m'évader ?
Fuir d'être attachée, rester sans les fous à délier ?

J'ai mal dormi la nuit passée.
Mes sacs pas faits, comme en sens inverse, y a que dans l'urgence que j'avance.
Que j'accomplis.

Rendre ma carte magnétique et récupérer celle de mon identité.
Laquelle ?
Ceux qui sont là sur décision judiciaire ne comprennent pas que dehors je me sens plus mal qu'en dedans.
D'autres ont déjà peur de sortir aussi du cocon, celui ou tu existes, ou on t'observe, ou on te pousse a avancer même si ta coquille est méga lourde et que tes jambes de bois sont cindées.

Je l'ai déjà dit mais vivre 24h/24 pendant 16 jours avec les mêmes personnes, t'as beau dire, tu t'accroches, tu t'attaches, leurs souffrances te bouffent, leurs fous rire t'éclatent.

Ce n'était plus si étrange pour moi.
Je connais les lieux, les couloirs, les machines, le personnel, la chambre 151, les neurologues, les psy/chiatres/cologues/copathes.
Ce que je ne connaissais pas, c'était le stade 4 et la promenade balisée.
J'ai même revu pas mal d'anciens colocs.
C'était certain qu'en pénétrant le Monde Etrange, on fini par y revenir.
Je sais que j'y retournerai encore, au moins une fois.
Pas parce que c'est belge, juste parce que c'est comme ça, une fois.

En tout, je dois avoir pleuré sans m'arrêter 24 heures durant.
Autant d'heures de fous rire.
Autant d'attente et d'espérance, voir plus.
Autant d'examens médicaux et d'électro-bidules.
J'ai pas compté parce que ce TOC a momentanément disparu mais j'ai du avoir 24 fois des carottes plus ou moins.

J'ai tellement changé et tellement pas bougé en 2 ans que je me quadruple au lieu de me dédoubler.
M., il comprend ça.
Quand j'ai débarqué et que je l'ai aperçu dans un des couloirs, je me suis dit "c'est pas vrai, pas lui !" en souriant dans ma tête.
Pourquoi lui, ici, maintenant, en même temps ?
Il est pareil.
Idem.
Il n'a pas bougé et a tellement changé.
Tatoué.
Percé, aussi, dans tous les sens du terme.

Y a tant d'âmes perdues, de corps défoutus, contorsionnés, de la vraie humanité comme j'aime, des sentiments exacerbés, des nerfs à fleur de peau, des larmes invisibles, des dentiers jetés aux rats et ces sourires qui puent l'empathie, ces clins d'oeil qui en disent long sur le regard que tu as, toi.

L'hosto, c'est l'envers du miroir, la matrice sans le décor, le sapin nu sans guirlande, le soleil chaud sans satellite.
C'est l'endroit ou tu vois sans yeux, le reflet de ta propre décrépitude, le film de tes angoisses.

T'as pas envie de partir, t'as pas envie de les laisser là mais c'est pas ton boulot de prendre soin d'eux comme tu ne prends pas soin de toi parfois.

T'as des bonheurs cachés et des tristesses immenses, les rivières sortent des lits à contre-courant et tu nages, rames, seule mais accompagnée.

C'est l'endroit ou tu te rends compte que tu ne comptes plus.
Les 7 premiers jours, on vient te voir, on te téléphone ou t'envoie un sms, la deuxième semaine, tu disparais déjà un peu de la mémoire et le 15ème jour, tu n'existes plus pour ceux que tu croyais.
Tu peux peut-être en profiter pour faire le tri, ranger tes tiroirs et tes couteaux, nettoyer.
Le nettoyage par le vide car les plus belles promesses sont bafouées, jetées aux oubliettes, comme toi, malade que tu es, on te hait.

Tu transpires la mort, la folie, l'inconnu.
Tu fais peur autant que tu as peur.
Tu n'es même plus un souvenir.
Pour certains, tu n'es plus du tout.
Ca fait mal et ça fait rien, c'est simplement comme si tu n'avais jamais existé.
Une toile de fond qui se fond et se morfond de grands moments de solitude.

Tu peux même te prendre pour une décoration, être l'apparence d'un spectacle, le décor d'une mise en scène.
Avec ou sans cadre, tu le ressens parfois comme ça quand tu ne peux plus te voir en peinture.

Tdf

jeudi 24 avril 2008

Je resquille

Je resquille car au-delà du panneau rouge, il y a les champs de marguerites, le berger et ses brebis, le pissenlit qui fait tâche dans les tulipes, l'atelier aux pantins de bois, le self ou tu manges bien putain ta mère, la rivière des pêcheurs, les fous à délier qui t'éclatent la mâchoire.
Tu perds tes dents tant tu ris fort, tu claques des doigts et les portes s'ouvrent, t'insère la carte magnétique et les lumières s'allument pour toi, seul(e) ou pas.

T'es jamais seul(e).
T'arrives pas à dormir, tu vas au fumoir, y a toujours bien quelqu'un qui vit comme toi, qui rit ou qui pleure ou qui allume une clope.
T'arrives pas à te lever, t'as toujours bien un être humain en blouse blanche pour te secouer ou siffler comme un rossignol pour te sortir des draps froissés.

Tout le monde veut sortir.
Pas moi.
Plus moi.
Le Monde Etrange c'est devenu comme un cocon.
Quand j'en ai marre de tout, je file dans ma chambre silencieuse comme l'Everest.
Quand je crois plus en rien, ils le voient tout de suite dans mon regard et leurs bougies s'allument dans le leur.
Et quand tout va bien, je fais le clown.

Ce midi, le Molard s'est assis face à moi.
Il mange comme un porc et vole mon verre d'eau.
"A l'aise fieu !" lui ai-je dit.
"Je savais pas que c'était à toi..." qu'il a répondu.
Tu penses qu'il s'est levé pour aller m'en chercher un autre ?
Bien sur que j'ai du aller le prendre moi-même et lui dire:
"Chope pas mon dessert pendant mon absence !"
Et il prend mon flan au caramel, tranquille.
"Hey oh ! T'as le malheur d'ouvrir mon pot, je lance ma fourchette dans ton oeil !"
Il s'est excusé, moi pas.
Tout le monde me dit que j'aurais pu etre coloquée pour ça.
Je me demande si inconsciemment, c'était pas ce que je voulais même si Molard, je peux pas le saquer.

Doc Psy est venu ce matin en visite privée.
"On n'avait pas dit une dizaine de jours Missy'V ?"
"Si mais je suis bien ici, je resquille Doc !"
"Samedi tu sors, ok ?"

Ma place se trouve là pourtant, mais peut-être pas du même coté.
Je sais ce que tu veux faire de moi Doc Psy mais je sais pas si j'y arriverai, t'as beau m'observer et faire parler tes racusettes, dehors je ne suis rien.
Passée le panneau rouge, je deviens verte de peur, comme les couloirs du Monde Etrange...

R

mardi 22 avril 2008

Thêta

T1

Vue de la fenêtre de ma chambre ce matin, jour de la Terre.
Je me suis réveillée toute seule, sans réveil, sans gsm, sans sonnerie ni bruit à 6h45.
Ca tient du miracle.
Non, j'ai été me coucher tôt et j'ai surtout dormi de la nuit.
A 8h45, j'étais déjà crevée, enfumée par la cigarette des autres, la pollution des usines, les médocs, la radio à donf que le Molard met, ça me défonce les tympans et me crispe à l'intérieur.
J'ai mal au crâne, un os pousse à l'arrière de ma tête.
Coté gauche, toujours.

J'ai peur de sortir du Monde Etrange, y a des fous dehors, beaucoup.
Je l'ai dit à Doc Psy 2ème.
Il m'a passé au stade 4.
Celui ou t'as le droit de sortir sans personne comme béquille le mardi et le jeudi aprem.

J'ai râté l'annif de mon blog.
Pire, celui de ma petite filleule, ma Princesse Non Non.
Oui, elle est en plein dedans l'âge du non et ça ne fait rire que moi parce qu'elle a raison la poulette, faut savoir dire non dans la vie, bien plus souvent qu'on ne l'imagine.

Hier, j'ai encore du me farcir les potentiels évoqués.
T'as un écran de téloche ou tu dois fixer un ptit point pendant que des formes géométriques bougent derrière.
Le point à fixer, c'est un sparadrap collé sur l'écran, faut le savoir.
J'entre, la bonne femme me dit qu'il faut que je regarde un écran et que je zieute le ptit point.
"Quelle petit point ? Parce que mes lunettes ne sont plus bonnes, j'vois pas bien avec, et encore moins sans..."
"Aah !? Vous voyez le sparadrap sur l'écran ou pas ?"
"Han, c'est ça le ptit point ? Oui je le vois sinon je serais venue avec une canne hein !"
Bref, les noeils qui fixent, le bruit strident dans mes noreilles, l'électricité dans mes mains, pff.

J'ai aussi du me tapper le gyné, en ambulance.
J'ai pourtant dit que j'étais pas handicapée des jambes et que je pouvais y aller avec ma voiture.
Non hein, VIP code oblige, on a brûlé tous les feux rouges pour moi attendre 2 plombes un exam de 2 minutes.
Et ils ont perdu mon ordonnance donc c'est comme si j'avais pas été.

Ils ont aussi supprimé l'atelier écriture.
Donc je boude.
L'infirmière N. déteste quand je râle.
"Tu vas à l'ergo Missy'V ?"
"Non N., y a plus l'atelier écriture."
"Vas au sport alors !"
"Non plus."
"Tu vas redescendre d'un stade minimum si tu ne fais rien Missy'V!"
"Je fais, je fais, j'ai rendez-vous pour un X-Ray thorax."
Bulu bulu.

Un jour sur 2 j'ai des carottes comme bouffe.
Je reviens avec ça parce que je suis putain allergique aux carottes, genre ça gonfle dans ma gorge, j'étouffe et si c'est comme dans mes cauchemars, je meurs.
Donc je suis obligée de chopper le plateau de quelqu'un d'autre qui n'a pas de carotte et qui n'y est pas allergique.
Ca arrive souvent qu'ils se foutent de notre gueule comme ça et ça m'énerve sévère qu'ils ne soient pas foutu de faire un tantinet attention au service diététique.
Mon plateau qui vole comme un freesbee et J-P qui se demande qu'est -ce que les putains ont avoir la-dedans tellement ça me fâche.
Et ce matin, le top, y a un abruti qui a cassé le four à micro-onde dans la cuisine commune.
Je mets ma tasse d'eau dedans, ça a fait scrrrrr scrrritchhh avec des étincelles partout dedans.
Conclusion, la percolateur est foutu, le micro-onde itou et je vais bientot aller manger le plat d'un(e) autre ou jouer au freesbee.

Ca passe vite 4 heures, le temps de faire la route, d'aller à la poste chercher mon colis, trouver une place pour me garer, trier mon courrier, mettre les factures dans une boîte magique, boire un café et hop, une heure est déjà passée.
Mes plantations à arroser, couper les hampes florales qui bouffent l'énergie que je ne sais pas leur donner, un peu de pc et hop, il est temps d'y retourner.
Toutoune me fait la gueule.
J'ai un chien qui râle.
Comme moi.

T2

T3

Allé ma bonne vieille Terre, dessine-moi un mouton...

dimanche 20 avril 2008

Répit ?

Ce blog qui en a vu des vertes et des pas mures a fêté ses 4 ans sans moi le 15 de ce mois.
Sans toi aussi, t'as même pas laissé un mot pour son annif.
Ca sent le décomposé, l'allumé, le disjoncté.
Le marketing a tué le perso.
Un ptit break dans mon univers percé.

4 années d'errances dans le gris de ma Bellegique, c'est mon choix.
Je t'en donne des choses et c'est tout le merci que j'ai.
La vie est une salope et j'en deviens une aussi... comme qui dirait chépuki.

Cette fois, j'me demande si j'ai envie de quitter le Monde Etrange.
Mon cas s'aggrave, donc.
Chez moi, la cour commune est toute propre, y a plus un mégot de clope qui traîne, c'est donc vrai, mes voisins me haïssent.
Si j'étais parano, je penserais qu'ils font tout pour me faire chier.
Ou qu'ils veulent me faire passer pour folle, que j'vois des crasses, des mégots, des cacas de clebs partout, genre.
Beh j'men fous, je suis déjà dingue, alors tu vois l'effet que ça me fait ?

Hier, le monsieur-qui-n'a-qu'un-oeil m'a dit:
"Il paraît que le roi Baudouin est mort !".
"Dju dis, y a quelques années qu'il est mort mon pote !"
"Le Roi Boudin aussi est mort !"

Je détourne la tête vers K. pour pas rire pendant que le Cyclope s'en allait dans la pièce non fumeur.
Elle me dit tout bas:
"Lui il est vraiment fou je crois"
Et Cyclope crie du fond du couloir:
"Complètement siphonné !'

Hey, fou mais pas sourd hein.

Bon, j'ai eu 3 heures de répit dominical(es) pour m'occuper de mes plantations chez moi.
Je vais retourner dans mon Monde, l'Etrange, avec ma carte VIP.

R

Et je t'aurais pas fait attendre si l'atelier informatique n'avait pas été supprimé, mon pof' blog...

mercredi 16 avril 2008

VIP code

De retour chez moi pour... m'occuper de mes orchidées.
J'ai une dérogation spéciale de Doc Psy de quitter le Monde Etrange ou je suis enfermée depuis presqu'une semaine pour m'occuper des plantes que les gens/famille que je connais ne savent/veulent/peuvent pas faire.

Ca a un avantage d'être récidiviste dans le Monde Etrange.
Ca a un avantage d'être seule comme une île déserte.

Comment C. et F. m'ont planté là, j'te raconterai, c'est toi qu'est à l'hosto c'est eux qui sont malades.

J'avais demandé une chambre avec une coloc calme, j'ai carrément une VIP room, avec une carte magnétique qui fonctionne partout.
Quand j'ai vu la salle de bain, j'ai dit à l'infirmière:  "Cool dis, j'ai même pas ça chez moi !"
Par contre, 1 jour sur 2, j'ai droit à des carottes comme repas.
La deuxième fois, j'ai pèté un plomb et mon plateau a volé comme un boomerang pour atterrir sur le chariot retour service diététique de merde, ils veulent me tuer ou quoi ?

Sinon, j'ai retrouvé M.
Il a putain évolué niveau artistique, je vais manager son CD dès que possible.
Le service est full de chez bourré, y a encore des ca(ca)s, j'te l'dis !

Bon, toutes les bonnes choses ont une fin et mon petit envol contrôlé prend fin, faudrait pas que j'abuse non plus.
Je prends soin de moi, des ceusses qui m'entourent et qui le méritent et j'emmerde le reste.
A bientôt.
Ou pas.

Flap, flap, flap... fait-ailes...

vendredi 11 avril 2008

Je m'estompe...

Jme

Missy'V s'est estompée dans le Monde Etrange hier matin à 11h, pour une durée indéterminée...



[Note programmée]