5 ans, 5 ans que je suis partie.
5 ans que j'ai déménagé dans ce 2 pièces bien trop petit, quitté depuis.
...
Aujourd'hui, j'en suis au même point.
Même point, point de départ.
5 ans après, toujours rien.
Je dois à nouveau déménager.
Il n'est plus là.
Si lointain et si près du temps.
...
Je me demande parfois encore si j'ai bien fait de partir ?
Je me demande comment auraient tourné les choses si j'étais restée ?
Je me demande vraiment si je n'ai pas pris la mauvaise route ?
Je cherche, je cherche et je ne trouve rien.
Rien à l'horizon.
J'ai peur.
J'ai peur de penser.
J'ai peur de ne jamais trouver.
J'ai peur de n'avoir plus envie de chercher.
Je cherche, en vain, la paix intérieure.
...
Le bug de l’an 2000 continue sa trajectoire commencée exactement il y a 5 ans.
Le bug, celui ou j’ai découvert un mari violent, celui de qui j’espérais un réconfort, ses bras ouverts pour me serrer dedans et me dire : "C’est passé, c’est fini."
Ne pas entendre ces paroles assassines : "2 en plus qui t’ont baisé."
Ne pas entendre ça.
J’avais mal, mal d’avoir raconté cet enfer dont je me sens encore coupable.
A tout revoir, je sais que le vrai coupable est A., qui a touché du pognon pour ça.
Pourquoi j’ai pas agi ?
Pourquoi j’ai laissé ça comme si ce n’était qu’un mauvais rêve ?
Pourquoi ai-je pensé que j’étais totalement fautive ?
Je ne voulais pas ça.
Mais je ne voulais pas montrer ma peur.
Alors je me suis laissée faire, j’ai dormi là, imaginant crever sa grosse panse avec un couteau si j'en avais eu un, dégoutée de lui, de l'autre et de A., humiliée et salie et je l’ai réveillé pour me reconduire chez moi.
Et là, je me souviens plus.
Qu’ai-je fait ce jour là ?
Je suis allée au boulot de P. pour voir A.
Evidement, il n’était pas là.
Après, il a juste fait semblant que je délirais sans donner d’explication sur sa disparition, du fait qu’il ne s’en soit pas fait que j’avais bizarrement disparu ce soir-là.
Il savait, il a touché du pognon pour ça.
A., c’était mon petit ami quand j'avais 19 ans, enfin je le croyais, mais c’était en fait un maq.
...
Il, je voulais juste que tu me prennes dans tes bras quand je t'ai raconté tout ça.
Et tu as choisi de me pousser en me balançant cette phrase.
T’es devenu violent, verbalement et physiquement.
Tu me faisais peur, je n’osais plus dormir avec toi, toi que j’avais épousé pour le meilleur et pour le pire.
Je pensais que tant d’années après, je pouvais me libérer de ce poids, de cette honte.
Il n’en était rien.
...
Elle, elle n'a pas bougé devant tant de violences.
Il, il est même parti un bon mois, sans explication.
En tente, puis dans le chalet de mon oncle, il a du s’arranger avec mon père ?
Puis carrément chez mes parents.
Et dire que j’ai du faire du chantage.
C’est moi ou c’est lui !
Il est revenu, comme un tueur.
Il a mis elle dehors et il a à nouveau été violent.
Les flics me disent qu’ils ne peuvent pas le mettre dehors mais que je ne peux pas rester comme ça, ils m’ont laissé 3 jours pour partir de chez moi, de chez nous, ou ce serait la maison pour femmes battues.
...
Je n'ai trouvé que ce 2 pièces.
J’ai fini mon année de cours.
Il me tiendra par la gorge en me donnant une date ultime avant d’euthanasier les chiens qu’il reste chez nous.
Je n’ai plus d’endroit pour exercer ma profession.
Je n’ai plus le matériel, je n’ai même plus tous mes chiens.
Profitant de ma situation, Tadjee me sera volée.
Misérable que je suis, me laisser me voler mon chien, je n’ai ni l’argent ni la place pour reprendre tous ces chiens.
J’en ai donné un tas, l’union de mes meilleurs, l’union de mes 2 chiens préférés, c’est elle qui l’aura.
Depuis, elle m'a abandonnée et j’ai appris qu’elle l’avait abandonné lui aussi.
L'amitié, un bien grand mot.
Bref, la fille que je pensais amie m’a abandonnée, peu de temps après finalement.
L’amitié, un bien grand mot.
...
Des envies de partir, loin
Des envie de recommencer une vie toute nouvelle et d'essayer d'oublier un peu.
Des papiers pendant un an, un ami qui me donnait une multitude d'espoir.
Puis, plus de nouvelle, le 11 septembre 2001.
...
Fin septembre, je rentre à l'hopital, 4 heures après, je mourrais, c'est ce qu'ont m'a dit.
Un an et demi de recherche médicale, ils n'ont rien trouvé.
Ils m'ont tout fait, de bas en haut, de haut en bas, sauf une chose, celle qu'il aurait fallu faire.
Ils m'ont tous dit : "C'est nerveux, c’est le stress, c’est les angoisses".
Non, c’était un autre mal, je connais mon corps.
Je savais que le problème était autre, comment leur expliquer ?
Heurtez-vous à la médecine, c’est comme foncer tête baissée dans un mur, ils ont la science infuse ces gens-là.
...
Une nuit, je n'en pouvais plus, je suis allée à l'hosto.
L'urgentiste a trouvé mes prises de sang catastrophiques.
J'ai du mal à le croire.
Une semaine auparavant, elles étaient tout à fait normales selon le spécialiste.
J'ai signé ma décharge et je suis partie.
L'urgentiste m'a dit : "Demain, vous reviendrez, je l'espère".
Dans son regard, y avait du désespoir.
Je n'ai pas compris, et je suis partie.
...
Le lendemain, je suis revenue.
Je suis rentrée dans l'hopital à 4 pattes et j'ai demandé l’euthanasie, je ne m’en rappelle même plus.
J'avais trop mal, trop de souffrance et je rentrais dans le délire de la septicémie.
Fièvre, mal à en crever, je croyais partir.
Ils m'ont annoncé qu'une de ces foutues pierres indétectées depuis 1 an et demi, s'était faufilée, bouchait mon foie et intoxiquait mon sang.
2 opérations et 15 jours à l'hosto, sous antibio à dose de cheval pour survivre.
...
Elle viendra tous les jours me voir, pour me réconforter.
Quand je partais pour la salle d'op, elle pleurait et je lui disais: "T'inquiète pas, j'ai pris un aller-retour".
Et je souriais.
Que pouvais-je bien dire d'autre, morte de trouille au fond de moi ?
...
Il venait me voir aussi, je ne sais pas ou on en était.
Il m’aime, il me déteste, il m’aime, il me déteste.
J'avais du arrêter les cours que j'avais commencé , c'était ma dernière année.
Elle n'avait pas continué pendant mon absence.
Je lui avais dit que je ne pourrais pas y aller pendant 2 mois et lui avais demandé : "Fais ça pour moi si tu ne le fais pour toi".
Elle avait promis de le faire.
Quand j'ai voulu reprendre mes cours, j'avais trop manqué et elle n'était pas restée, j'ai du arrêter là.
...
Lorsque je suis allée enlever mes fils, le chirurgien m’a dit que mon sang, ça n'allait pas mieux.
Je savais, j'avais ça avant mais ici, on ne comprend plus : "Il n'y a plus la cause inflammatoire, il y a un autre problème vous savez, il faut aller chez un hématologue".
Hématologue, cancérologue, rien que le mot fait peur.
...
J'y suis allée, moultes fois, prise de sang sur prise de sang.
Inquiète, je voulais quelques explications.
"Qu'est-ce que c'est, vous savez ? Qu'est-ce que ça peut être ?"
Moi, je ne ressentais rien, juste des chutes de température, 34°, on se sent mal aussi.
Et les globules blancs affolés, plus du double du maximum.
D'examens en examens, je ne savais toujours rien.
Un jour, je suis arrivée à ma consultation ou la cancérologue me prescrivait encore des prises de sang supplémentaires.
Et je lui ai demandé: "Qu'est-ce que ça peut-être ?" juste avant de partir, "Avez-vous une idée ?"
Elle m'a dit: "Pour moi, c'est une leucémie foudroyante, 969 francs s'il vous plait !"
"Pardon ?"
Le monde venait de me tomber sur la tête.
"969 francs s'il vous plait !"
"Oui, j'ai bien compris le tarif mais qu'est-ce que c'est ? Une leucémie foudroyante ?"
"Oui, j'en ai bien l'impression".
"Ca se guérit ?"
"Non, rarement !"
"Combien de temps ?"
"A votre age, ça va vite, un mois tout au plus... 969 francs s'il vous plait Mademoiselle, y a d'autres consultations après vous".
Là, vous ne savez plus avaler, vous vous demander ce qu’il vous arrive ?
Et j'ai pensé: "pourquoi un jour j'ai voulu mourir, pourquoi un jour ai-je voulu partir ?"
Là, je ne veux plus, je ne veux pas, je veux vivre.
Un mois, c'est long.
Un mois, c'est court.
...
Je suis sortie de là comme si la Terre s’était arrêtée de tourner et j’ai filé chez mon psy.
A l'interphone, je lui ai dit:
"Doc, vous savez mes globules, il parait que c’est une leucémie foudroyante."
"T’affoles pas Missy’V, tu vas passer d’autres examens et..."
"J’ai plus le temps, un mois elle m’a dit. J’ai plus le temps pour les examens, aurevoir Doc."
...
Je suis quand même partie chez un autre cancérologue qui m'a refait et refait les mêmes examens et qui me disait toujours : "C'est vrai que ça ressemble à une leucémie foudroyante mais il me faut encore d'autres examens pour le savoir."
La ponction de moelle je l'ai choisie, parce que moins d'un mois, c'était très court.
Parcourir les hopitaux quand il ne vous reste plus qu'un mois à vivre, c'était inconcevable, pour moi.
Je voulais vivre, au moins encore ce mois.
...
"Maman, je vais faire une ponction de moelle."
"Merde, c’est le jour ou…"
"Pas grave, vas-y je préfère, je demanderai à ma sœur de m’accompagner."
"V., tu m’accompagneras pour faire ma ponction de moelle ?"
"Oui, pas de problème p’tite sœur."
Le jour est venu, pas ma sœur, même pas un coup de fil ni un sms.
C’est là que je me suis dit : "Tout le monde s’en fout hein, la Terre, elle ne va pas s’arrêter de tourner même si tu vas crever bientôt."
Pourtant, ça ne m’empêche pas d’avoir peur.
J’arrive à l’hosto, là on voit que le service est grave.
Je fume une clope, une deuxième…
Je rentre dans un couloir, il y a des gens qui font leur chimio.
Je dois me coucher dans le lit d’une certaine façon.
"Ca fait mal ?"
"C’est… bizarre, mais une fois l'os perçé, t’auras pas le temps de dire ouf."
En effet, on 'fore' pis au moment d’aspirer la moelle, t’es … pfiou.
C’est fini, enfin normalement, avec ça, je saurai.
...
RDV pour les résultats : j’y vais seule, comme d’habitude, là, j’ai vraiment peur.
Un truc bizarre, comme ils disent, ils ne savent pas vraiment, je dois arrêter de fumer pour continuer les examens.
Je ne vais plus chez l'hématologue, je ne suis pas arrivée à arrêter de fumer.
Un mois à vivre, peut-être, et arrêter de fumer, pourquoi faire ?
Ils ne savent pas ce que j'ai, moi non plus je ne sais pas.
Quelques années plus tard, je suis toujours là mais je me sens tout le temps en sursis, pour combien de temps ?
Et dans quel état ?
Avec le problème qui persiste, un couperet sous la gorge, ça ne me donne guère envie de faire des efforts.
A chaque effort fait, depuis ce jour, je me demande:
Mais pourquoi faire ?
Et pour qui ?
Et pour combien de temps, surtout ?
Et souvent lorsque je m'endors, je prière très fort pour me réveiller le lendemain.
...
L’an 2000, la fin de mon monde.
Plus de mari ni de mariage, plus de maison ni de commerce, plus de chiens pour continuer mon boulot, ma passion, plus d’amis, des vrais, comme je croyais, plus de sous, plus de santé.
Pas d’enfant, pas d’avenir.
Pas la santé.
...
Depuis je rame, j’ai bien essayé de pardonner, de réessayer, de recommencer.
Jamais il n’a prononcé les mots qu’il fallait.
Les pas de travers à supporter.
A-t-il jamais ressenti de peine ?
S'est-il déjà mis à ma place ?
Pis cette violence morale.
Ces demandes infernales, celles qui tuent, qui me tuent.
J’ai essayé mais il me reproche tout, tout le temps.
Même quand c’est bien, c’est pas bien pour lui.
N’a-t-il plus de bonheur avec moi ?
Pourquoi ne le dit-il pas dans ce cas ?
...
Tout s’écroule en 2003, quand je lui demande, une fois encore, une famille, unie, un enfant, bientôt.
Il me laisse 3 semaines sans nouvelle.
Il se débine.
Je crois qu’il m’a trompé, une fois encore.
...
A l’intérieur, je suis cassée, trop fragile.
L’extérieur laisse à désirer.
Jamais il ne m’a aimée comme j’étais, quoique je fasse, c’est jamais assez.
Il m’a façonnée, comme un énorme mur, une énorme carapace que j’ai mis alentour.
Pour me protéger.
De lui.
De tous.
...
Et pourtant, je suis moi, au fond je n’ai pas changé.
Je suis fragile, comme une bulle.
Physiquement, je suis cassée.
Il est bon carrossier, il aurait pu me réparer.
Un mot suffisait, un seul.
Un regard, celui de l’amour.
Un seul suffisait.
...
Maman, ce n'était pas le bon jour aujourd'hui, je regrette.
Pas le bon jour pour me dire : "Va chez V., elle se sent seule".
Maman, je me sens seule tous les jours depuis 5 ans.
Maman, je n'ai presque plus rien à part toi, je me sens si seule.
5 années Maman, qui s'en souvient ? A part moi ?
...
La solitude, je la côtoie tous les jours.
J'irai chez V. mais pas aujourd'hui, j'en suis bien incapable, ni demain.
Le baromètre du moral est loin d'être au beau fixe.
Qu'est devenue ma vie ?
Tant de rêves non accomplis, tant d'espoir, vains, tant de tristesse et de désespoir.
...
Je rêve parfois de retourner là-bas.
Tu te rappelles, Maman ?
Je courrais et tu m'as dit: "Mon Dieu Missy'V, t'es pieds nu dans le sable ?"
Et je t'ai dit en souriant : "Ben oui, pourquoi ?"
Tu m'as répondu: "C'est dangereux, y a des scorpions"
"Oui Maman, je sais mais j'ai tant envie de courir dans le sable fin qu’ils comprendront !"
Et je courrais dans les dunes.
C'est difficile de courir dans les dunes du Sahara, c'est immense.
Puis tout à coup, loin, on entend enfin le silence.
C'est si beau.
Puis Maman, tu m'as appelée.
Il nous fallait retourner, toute la route était encore à faire.
...
Aujourd'hui, je voudrais être ce jour là, hier...
Et refaire exactement la même chose.
Enlever mes chaussures et courir dans le sable fin.
Maman me dirait la même chose.
Je lui répondrais pareil.
Mais en reprenant la route, je dirais:
"On prend l'autre chemin pour voir ou celui-là nous mène…"
...
Missy : il y a cinq ans tu croyais que tu n'avais qu'un mois à vivre et te voilà encore. Positive. En fait, ça va bien maintenant, la santé?
Missy : d'un mari qui est, était, tel que tu le décrit, mieux vaut s'éloigner. La force viendra de toi même pas d'un autre. Tu trouveras un logement, retrouve-toi, surtout !
Missy : tu n'es pas tout seule dans ce monde ! Tu n'es pas la seule de qui on a profité, qu'on a utilisé, chacun de nous a son histoire, à sa façon. Ne te laisse jamais plus te culpabiliser.
Missy : je t'aime et souffre avec toi. Lève la tête.
Rédigé par : julie70 | lundi 16 mai 2005 à 06h38
Difficile d'écrire quelque chose d'utile et de réconfortant après ça. Ca donne plus envie de te prendre dans nos bras pour que tu puisses y pleurer à loisir. Un petit voyage en enfance, aller-retour. Après, comme le dit julie70, il faut relever la tête et se battre. Le combat ne s'arrête que dans la petite boîte. Je te la souhaite pour le plus tard possible.
Que la force soit avec toi, c'est à la mode en ce moment.
Bises
Rédigé par : vince | lundi 16 mai 2005 à 09h30
quand la mort vient vous narguer et que finalement vous gagnez , vous n'êtes plus vraiment pareil
quoi que vous fasiez , vous n'êtes plus la même
tu vas trouver ça con mais pour moi cet évenement bien que cruel fût un véritable un cadeau
une prise de conscience énorme
par contre quand tout vous tombe dessus en même temps , vous n'avez plus la force de vous relever
et ça fait extrêmement mal
alors la vie , on s'en fou un peu et on oublie
c'est toujours facile de dire bats toi et continue
y' a des moments où l'on a plus la force d'avancer
comme tu dis pourquoi ai-je pris ce chemin ?
le plus simple est de se dire qu'il fallait , on ne comprends pas toujours pourquoi la vie nous impose de telles saloperies et puis un jour on regroupe tout et on se dit que tout ça va se tasser un jour
et qu'on pourra vivre un peu tranquille
mais finalement on est jamais tranquille parce qu'on a toujours peut que ça recommence , un cercle infernal , une roue sans fin
faut trouver la clé missy'v pour te sortir de là
toi seule peut la trouver
pourquoi j'écris ça , j'en sais rien , j'aurai pu dire autre chose mais tout aurait été trés con de toute façon
est ce suffisant de comprendre l'autre pour l'aider ?
je ne crois pas ...
Rédigé par : Facettes | lundi 16 mai 2005 à 10h17
Merci de partager tout cela avec nous. Un billet doux-amer...
PS: très jolie, le nouveau design!
Rédigé par : Elvira | lundi 16 mai 2005 à 13h06
difficile de trouver une phrase réconfortante quand soi même on part en sucette, serre les poings les dents et surtout ne lache jamais...
Rédigé par : francois | lundi 16 mai 2005 à 14h07
Missy'V, combattante, Survivor, Missy'V ton rire, mais aussi tes colères.
Des peines grosses comme le monde et de l'amour encore plus grand.
Que je t'aime Missy'V, quel être exceptionnel tu es...
Rédigé par : Anne | lundi 16 mai 2005 à 17h45
Ces cinq dernières années semblent avoir été singulièrement douloureuses mais, bien qu’il ne soit peut-être pas imaginable ( ni souhaitable d’ailleurs ) d’oublier cette période, elle est tout de même derrière toi maintenant et tu es encore vivante.
( sans pour autant tomber dans un espoir exagérément euphorique d’un avenir radieux, je me permets d’ajouter que, statistiquement toutes les longues séries ont une fin...)
Continue donc à être fragile, à t’enerver sur les choses énervantes, à te battre contre les choses injustes, à rêver aux voyages, à aimer le bleu ( azur et/ou turquoise ), à être sensible, à t’interesser au cosmos et à bien d’autres choses, à apprécier l’odeur du lilas blanc de ton jardin, à venir nous parler ici. Plus brièvement, continue à être toi vivante.
C’est la seule chose qui tient en vie...(sourire)
Pleins de bises.
Rédigé par : observateur | lundi 16 mai 2005 à 18h59
Difficile de t'écrire 'bats-toi' lorsque je ressens les douleurs encrées en toi - le désespoir et la solitude opressante.
Difficile de t'écrire 'bats-toi' alors que tu le fais depuis tant/TROP d'années déjà.
La mort, elle-même, a été plus faible que toi.
Quelle déesse es-tu pour réussir à combattre tous ces démons?
Crois en toi ma belle
La force est en toi et beaucoup plus que tu ne le vois
Je t'aime très fort
Rédigé par : nam-nam | lundi 16 mai 2005 à 19h33
Je n'ai pas forcément compris tout ce que tu racontais dans ce billet, mais j'ai ressenti ton mal-être... Je ne sais pas quoi ajouter pour te réconforter, je suis loin et ce que je voudrais faire c'est te prendre dans mes bras, les mots sont faibles. Mais ce que tu as écrit à la fin... ça a un côté magique, merveilleux. Ça me fait penser au Petit Prince.
Je pense fort à toi et je t'envoie plein d'ondes positives pour que ça aille mieux !
Gros bisous.
Rédigé par : Ali Baba | lundi 16 mai 2005 à 20h27
« Moi, se dit le petit Prince, si j’avais cinquante-trois minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine... »
Rédigé par : Ali Baba | lundi 16 mai 2005 à 20h31
Que dire après cette note si émouvante. Rien, rien du tout. De serrer très fort dans mes bras, te réconforter, te dire qu'il n'y a pas que des pourris dans ce monde, et de faire d'énormes bisous affectueux. Il faut croire en toi, Missy'V, et en ton avenir. Boudiou que cette note m'a touché.
Missy'V, bat toi de toutes tes forces. Et tu t'en sortiras, la tête haute et fière du chemin que tu auras parcouru.
Bisous tendres, ma Missy'V...
Rédigé par : Calou | lundi 16 mai 2005 à 22h09
Plus la dame à la faux se rapproche, plus on a envie de vivre, comme je te comprend.
Accroches toi, bats toi la vie même si aujourd'hui te semble diffile, il y a un demain pour toi tout de miel et de jasmin.
bisous ma belle
Rédigé par : lilou la teigne | lundi 16 mai 2005 à 22h46
comme tout le monde... que te dire... simplement témoigner que nous sommes la et que meme si ce n'est que virtuellement nous sommes nombreux à t'apprécier.
Et virtuellement ne s'oppose pas forcement à sincèrement.
Rédigé par : Chonchon | lundi 16 mai 2005 à 23h53
Incroyable, intolérable, comment est-ce possible...
Je joint ma voix à celle de tous ceux qui précèdent. Tu es remarquablement forte, impressionante. Eloigne toi de tous ceux qui te manque de respect. Crois ceux qui t'aime et te le montre, et aime toi toi même.
Rédigé par : Aude dite Orium | mardi 17 mai 2005 à 00h54
Que dire de plus que tous...? Je crois que tout a été plus ou moins dit alors... Je vais juste ajouter que par tes notes, tu me touches bcp et j'ai énormément de respect pr toi (comme tous ceux qui sont ici je pense). Alors, je vais me contenter de te prendre ds mes bras, te caresser les cheveux et te faire un gros bisous sur le front. :-*
Rédigé par : aga | mardi 17 mai 2005 à 14h03
Très émue par ton récit, je n'ai guère de mots, d'autant plus que je ne suis pas une habituée de ton blog...
Bien sûr, tu as eu raison de partir.
C'est toi la plus forte.
J'enrage de frustration de voir ton entourage aussi désinvolte, c'est à peine croyable.
Je t'adresse ma sincère admiration, mes pensées sont avec toi. Courage.
Rédigé par : jujuly | mardi 17 mai 2005 à 16h01
Ton récit me rappelle ces chansons qui permettent à ceux qui les chantent d'hurler leur souffrance. C'est ta chanson, émouvante et douloureuse, j'espère qu'elle te permet d'exorciser un peu ce lourd passé.
Je suis de tout coeur avec toi. Vraiment.
Bises.
Rédigé par : Ellea | mercredi 18 mai 2005 à 02h54
*Missy'V, émue, touchée, vous remercie pour vots mots et votre soutien.*
Bienque me plonger la-dedans me parait parfois plus insurmontable encore que de le vivre (ça fait double effet) et que je ne trouve pas toujours les mots adéquats pour m'exprimer correctement, je vais tenter d'essayer (bon, c'est pas à la mode, je sais (fais ou ne fais pas, il n'y a pas d'"essaie" nous enseigne Maître Yoda, ceci dit, je t'emmerde camarade Yoda :-p).
Julie: J'essaie, y a des jours avec et des jours sans.
La santé ? Bof, c'est pas toujours le top et quand je vais à l'hosto, j'en ai marre qu'on m'appelle le CAS.
La médecine n'est pas une science exacte non plus, j'en suis une preuve, toujours vivante, Dieu merci.
Se retrouver est sans doute la chose la plus difficile.
Oh, je sais que je ne suis pas seule, que chacun a son poids de "merde" à porter, malheureusement et c'est difficile pour chacun de nous.
Vince: Le plus difficile étant de se battre contre de l'abstrait, je parle même pas de la médecine. Et je me bats.
Facettes: Comprendre l'autre, c'est déjà énorme.
Quand les autres (les proches surtout) ne nous comprennent plus, ou qu'ils ne cherchent même pas à comprendre, c'est là que ça fait vraiment mal.
J'ai déjà vu la Mort comme une porte de sortie mais, face à Elle, j'en frémis quand même.
Elvira: Merci.
François: Si tu pars trop en sucette, tu sais ou me joindre hein ! N'hésite pas.
Anne: *Missy'V l'est pas pudique du tout mais l'est timide - toute rouge là*
C'est peut-être cette vie qui fait que je ris tant, il paraît que ça rallonge les années de vie.
Par contre, un peu de douceur, je ne dis pas non...
Observateur: T'as pas loupé ton pseudo ;-)
Je reste vivante, pour le moment, avec mes coups de gueules et tout ce qui fait que je suis moi.
Nam-Nam: Je me bats, parfois je baisse juste la garde.
Croire en soi quand les autres n'y croient pas, c'est ce qu'il y a de plus difficile, surtout quand on flanqué sa fierté au vestiaire.
Ali Baba: Difficile d'étaler des mots résumant 5 ans sur un billet.
J'imagine que vu de l'extérieur, ça doit ressembler à un puzzle dont il manquerait la moitié des pièces.
Il a raison le Petit Prince...
Calou: Difficile parfois de commenter ici, je sais.
La fierté, ça nous tient debout, faudrait-il que je retrouve la mienne mais elle s'est bien planquée.
Lilou: Paradoxal êtres humains que nous sommes...
Chonchon: Merci. Oh je sais que virtuellement ne s'oppose pas à sincèrement, heureusement.
Aude: C'est ce que j'ai fait, c'est comme ça qu'on se rend compte combien le cercle de l'entourage est bien plus petit qu'on l'imaginait.
Aga: Merci douce Aga.
Jujuly: Mon entourage, je ne sais plus quoi en penser par moment, fautive d'être partie, je n'existe déjà plus pour eux.
Ellea: C'est un peu mon blog, un juke-box de chansons, tantot gaies, tantot moins.
Ca aide d'étaler des mots.
Je vous embrasse toutes et tous très fort et vous remercie de tout coeur pour votre présence et vos mots si doux.
Rédigé par : Missy'V | mercredi 18 mai 2005 à 04h08
Terrible, cauchemardesque, on reste sans mot dire à penser qu'il y a pourtant des mois qu'on te lit, légère comme une plume, si vive et si caustique. Et que derrière tout ça, il y a eu ce chemin de croix.
Si écrire est une thérapie, ce texte-là aura été un sacré pas en avant. Un saut de géante même.
Quel courage d'avoir su, d'avoir pu assembler ces phrases et les donner à lire.
AURORA
Rédigé par : AURORA | mercredi 18 mai 2005 à 04h59
Pardon, je ne voulais pas te faire rougir... :-/
Rédigé par : Anne | mercredi 18 mai 2005 à 10h04
Je suis vraiment très ému : que dire d'autre sinon que j'aimerais tant pouvoir te réconforter.
Gosses bises.
Rédigé par : Jean-Pierre | mercredi 18 mai 2005 à 11h48
Grosses bises, plutôt !
Rédigé par : Jean-Pierre | mercredi 18 mai 2005 à 11h49
De l'attention, de la chaleur, de la présence, de l'affection.
Voilà ce qu'on peut apporter ici pour toi.
C'est sans conditions ni restrictions, alors... on t'accompagne dans ta route pour la renaissance.
Rédigé par : LaVitaNuda | jeudi 19 mai 2005 à 17h07
Anne: Personne ne l'a vu ;-)
Jean-Pierre: Les mots réconfortent, ici aussi, merci.
LaVitaNuda: Merci, votre soutien, votre réconfort, vos mots et vos maux, votre partage, votre joie de vivre, à tous, m'apporte beaucoup, vraiment.
Des bisous pour vous.
Rédigé par : Missy'V | jeudi 19 mai 2005 à 19h29