2h00 du mat’, le gsm… quelle mauvaise surprise, encore un message de ma soeur.
Elle ne va pas bien, et comme le hibou de nuit dixit Missy'V est souvent encore debout à 2h00 du mat’, elle a pensé à lui pour panser son âme.
Ben non, le hibou n’est pas plus dispo pour les sens uniques grande soeur, je t’ai prévenue au mois de mars, je ne ferai pas marche arrière.
Tu m’as brisée, broyée dans ta haine depuis que je suis petite.
J’ai vécu un véritable enfer avec toi.
Tu m’a tabassé si fort et si souvent, avec ce regard tellement menaçant, que je n’ai jamais osé rien dire à Maman.
Il était beau mon oeil lors du Nouvel An de mes 6 ans.
Maman a longtemps cru à mon histoire, celle ou je lui racontais être tombée violemment sur le coin du divan.
La moitié de mes cauchemars nocturnes, je te les dois.
Tu ne m’as jamais témoigné un geste d’affection, jamais montré un peu de tendresse.
Je ne te pardonnerai jamais d’avoir tenté de frapper ton propre fils.
Tu avais tort, tu aurais bien aimé qu’il ne dépasse jamais ton stade, qu’il finisse comme toi et comme son géniteur qui l’a abandonné.
Ne te mets jamais contre lui, ne touche jamais à un cheveux de sa tête ou je t’encastrerai dans le mur.
Je ne suis plus la petite fille que tu frappais et à qui tu faisais peur, j'ai grandi, et je ne tolèrerai plus jamais que tu lèves la main sur un enfant, PLUS JAMAIS !
Je suis désolée que ton père soit décédé dans un accident de voiture, et je suis encore plus désolée que le mien t’aie adoptée.
Tu es un père fouettard, tu es sur cette Terre pour faire souffrir les autres.
Et moi je suis comme mon père.
Les liens de sang n’ont aucune importance, dans un sens comme dans l’autre.
Le jour ou tu décideras de virer ton amour vénal pour ces mecs pourris de l’intérieur, ceux qui ont eu la lâcheté de lever la main sur TES enfants, ceux que tu as choisi à la place de tes propres enfants, ce jour-là, peut-être pourrais-je me tourner vers toi et t’aider.
Mais tu m’as déjà bouffé tellement d’énergie que je n’en aurai probablement plus ni la force... ni l’envie...
Je t'haine comme tu es !
on a tous un seuil de tolérence plus ou moins vaste et là elle vient de depasser le tiens
le non amour ne s'oublie jamais ...
Rédigé par : abstruse | dimanche 04 décembre 2005 à 23h01
... Nan, vraiment, je sais pas quoi dire... une fois encore je manque d'a propos donc je vais me contenter de te faire de gros bisous, et te dire que je te soutiens autant q faire se peut via le net ;o)
Rédigé par : Aga | lundi 05 décembre 2005 à 01h54
Abstruse: Oui, elle a dépassé le seuil de tolérance là, et c'est bel et bien foutu maintenant, à vie.
Aga: Commenter ce genre de texte, ça doit être un calvaire, je comprends.
Rédigé par : Missy'V | lundi 05 décembre 2005 à 04h08
Arrivé à ce stade, difficile de revenir en arrière...et je trouve déjà ton seuil de tolerance bien élevé pour la supporter encore ! (les filleuls, je pense ...)Même si , lorsqu'elle t'a utilisé comme défouloir, enfant, elle n'était pas elle même une adulte responsable, je pense...mais une enfant dont personne ne percevait la souffrance...ce qui n'excuse pas vraiment ça mechanceté à ton egard...jalousie !....
Grosses bises, Jo
Rédigé par : werewolf | lundi 05 décembre 2005 à 08h52
"On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille..."
De quelle chance elle n'a pas su profiter, avoir une soeur comme toi et la fâcher. Je la plains, elle est passée à côté de toi.
Rédigé par : Anne | lundi 05 décembre 2005 à 10h22
*pensées* et bisous
Rédigé par : nam-nam | lundi 05 décembre 2005 à 11h32
Ce n'est pas un calvaire de commenter tes mots, madame Missy'V. Bien au contraire, une sorte de rentre-en-toi-même que tu nous dis, qui nous force à lever la tête, qui nous force à continuer.
Je sais que ta violence nous est salutaire autant qu'à toi, que tes mots lâchés vont t'aider comme ils nous aident. Et je peux après t'avoir lue reprendre mes pirouettes cacahuètes, et me les rire.
C'est fou ce que la terre peut contenir de rats crevés mais bien vivants qui nous pourrissent la vie, et trop souvent ce sont les plus proches; leur pouvoir vient de ce que justement ils sont proches et qu'on ne peut pas toujours les éloigner parce que les forces qui les maintiennent dans les parages sont plus fortes que celles qui pourraient nous en écarter. Une bête question de physique statique des forces.
Pour l'une, ce sont les filleuls dont on ne veut pas s'éloigner parce qu'on en connaît la souffrance et qu'on sait les remèdes, pour d'autres c'est la petite-fille qui accourt pour trouver de l'air frais chez ses grands-parents, pour d'autres encore ce sont les frères et soeurs que les grands protègent des parents prédateurs, et on peut refermer indéfiniment la boucle sans avoir besoin d'en rajouter dans l'horreur. Il est des violences qui ne sont même pas illégales.
Tant que les remèdes qu'on apporte soulagent les souffrances des faibles, on se sent fort pour deux ou pour quatre ou pour mille, contre celui ou celle ou ceux qui apportent la souffrance; et parfois le croirais-tu il arrive qu'on en oublie les siennes. Juste un cri ici ou là quand c'est trop dur, sur la toile, sur le clavier, sur l'écran.
Bienvenue à ton cri, belge missive.
Rédigé par : andrem | lundi 05 décembre 2005 à 15h36
Werewolf: J'ai essayé, mais "ça" veut plus. Pour ma Maman :-/
Tu sais, elle a 43 ans maintenant alors les excuses qu'elle se trouve, j'en ai ras le coquelicot pis elle continue à en faire voir de toutes les couleurs à ses enfants, c'est intolérable :-@
Jalousie, comme tu dis :-(
:-*
Anne: J'aurais bien voulu avoir une grande soeur "normale" mais comme tu dis, on ne choisi pas :-/
Nam-Nam: Merci ma chtite suisse.
Andrem: Dans "reproches", il y a les "proches", je pense que j'avais écrit un post la-dessus, c'est dire...
Merci de tes mots, ta compréhension... mais reste pas sur ces maux-là, reprends tes pirouettes cacahuètes, c'est meilleur pour le moral ;-)
Rédigé par : Missy'V | mardi 06 décembre 2005 à 08h38