La langue française standardisée que nous lisons chaque jour dans la presse et la littérature a le mérite d'être comprise par toutes les nations francophones du monde.
Mais pas le français belge, et les belgicismes, c'est notre richesse à nous.
Ils ont, comme je vous l'ai déjà expliqué, plusieurs origines.
Etant donné le "choc" des deux cultures (flamande et wallonne), les contacts entre les hommes ont créé au cours du temps de nouveaux mots, provenant soit de la langue française, soit du néerlandais.
Les mots et expressions issus du néerlandais sont davantage encore utilisés à Bruxelles, où une partie de la population parmi les anciens parle encore le "Brusseler (ou brusselaire), une langue à part, un véritable mélange des genres, les deux langues fusant dans une même phrase sans que cela semble déranger qui que ce soit.
Cette langue, appelée aussi le marollien, est, pour ceux qui la comprennent, extrêmement colorée et drôle.
Elle a été utilisée, un peu comme une "private joke" par le célèbre Hergé qui s'est servi d'expressions bruxelloises, flamandes et wallonnes pour baptiser certains de ses personnages dans Tintin ou pour créer le syldave dans le Sceptre d'Otokar.
Par exemple : "Eih bennek, eih blavek", la devise syldave, vient du néerlandais : "Hier ben ik, hier blijf ik" (j'y suis j'y reste).
Le langage administratif belge a également de nombreuses particularités.
L'on peut débuter au niveau local : "le collège des bourgmestre et échevins de la commune" (les autorités municipales) et terminer au niveau de l'Etat : "la Communauté française" (la partie wallonne du pays et Bruxelles) et la "frontière linguistique" (c'est la limite de la zone géographique qui sépare la Wallonie et la Flandre - Bruxelles étant un cas à part).
Prêt(e)s pour le cours de vocabulaire ?
/!\ Attention, je risque de faire une interro un de ces 4 /!\
A pouf : Au hasard.
Comme ça, nous, devant un dilemme, on tape à pouf.
Là ou d'autres, les malins, se tapent la pouffe.
Allez : Mot multi-fonctionnel.
"Allez hein, te laisse pas aller !" ou alors "Mais allez, qui a fait ça ?" ou enfin "Allez, pourquoi tu dis ça menant (maintenant) ?"
Ainsi: Pareil.
"Je n'avais jamais entendu un truc ainsi !"
A s'naise: En toute décontraction.
L'expression dénote dans le chef de celui qui l'utilise, une pointe d'admiration pour l'imperméabilité au stress de celui dont il parle.
Avaler par le trou du dimanche: Avaler de travers.
Avoir quelqu'un: Etre en couple.
"Elle a quelqu'un pour le moment ?"
Avoir bon: Avoir du plaisir, être bien.
"Qu'est-ce que je rigole, j'ai vraiment bon !"
Avoir dur: Avoir des difficultés.
" Ce gamin a dur à l'école."
Avoir plus court: Prendre un raccourci.
"J'ai plus court par les champs".
Auto-scooter: Tellement ancré dans les belgicismes qu'on se demande quel est le mot labellisé.
Autotamponneuse ? Ben nous, on s'en tamponne !
Bac à schnick: Bistrot bruyant, mal fréquenté.
Ballekes: Plus au sud, c'est des boulettes ou des vitoulets.
Sauce tomate évidemment. Avec des frites qu'on écrase à la fin dans l'assiette, trop bon !
Bardaf: Patatras !
Bas-collants: "Chou ce soir , il y a bal. Enlève ton cache-poussière et mets tes bas-collants, que tu me fasses pas sentir gêné comme la dernière fois..."
C'est bon, z'avez compris ?
Békès: Exclamation de dégout.
Plus un truc donne envie de remettre (gerber), plus l'accent grave est marqué (bèèèèèèèkes ! --> ça, c'est vraiment dégueu !)
Berme: Terre-plein central.
Chez nous, en Belgique, la berme désigne l'espace qui sépare les 2 chaussées d'une autoroute.
En France, la berme est un sentier étroit aménagé entre le pied d'un rempart et un fossé ou encore entre une levée et un canal.
Boiler: Comme le Belge est fils d'une fracture historique, culturelle et linguistique, il vit sur une faille tectonique qu'il a nommé la frontière linguistique où se frottent les continents germains et latins.
De temps à autre, ça chauffe, ça pète à Leuven, à Fourons, Bruxelles, Hal ou Vilvoorde.
Mais les plombiers se moquent de la tectonique.
De Poperinge à Huy, ils ne parlent pas de chauffe-eau mais de boiler.
Et même si cet anglicisme barbare est devenu un "boualère" à Flémalle, un "boualééééééér" à Lietch et un "boïleur" à Ixelles, l'important dans notre pays, n'est-il pas qu'on continue à se comprendre ?
Caillant: Très fois.
"Il fait caillant ce matin !".
Carroussel: C'est le truc qui tourne avec dedans des voitures de pompiers avec dedans des enfants.
Chatouiller: Démanger.
"Mon dos me chatouille".
Chicklet: Chewing-gum.
Chique: Bonbon.
Clignoteur: Lumière qui lume puis qui lume plus.
Les français parlent de "clignotant".
Cloche: Insulte désignant un empoté, un nigaud mais c'est valable aussi pour cloque ou ampoule.
"Papa, c'est encore loin, parce qu'avec mes cloches, j'ai mal à mes pieds".
Douf: Avec leur bla-bla savant, les métérologues font des chichis inutiles.
En Belgique et pour les belges, il fait soit "caillant" soit "bon" soit "beau".
C'est on ne peut plus simple.
Et si le mercure dépasse les bornes (saisonnières ), alors chez nous , il fait douf ! (chaud, lourd).
Douffe: Cuite.
"Mon vieux , je me suis pris une de ces douffes, pourtant, j'avais pas bu grand'chose, juste une petite douzaine de duvel".
Exemplatif: Mais pourquoi djâp, les belges s'escriment-t-ils à user de vocables inusités dans l'hexagone ?
Mais parce que chez ces snotneus, ces biesses, ils n'y a ni drèves, ni soquets, ni couques, ni lichettes, ni bermes centrales !
Et on ne dit pas ça en guise d'exemple ou de manière exemplaire mais à titre exemplatif.
Feu ouvert: L'âtre de la cheminée !
Un feu ouvert, c'est un peu comme une cassette mais avec l'image en vrai.
Fréquenter: Avant les meufs, on ne flirtait pas, on ne draguait pas, on sortait pas avec, on ne se les tapait pas.
La descendance de Bossemans et Coppenole fréquentait tout comme nos parents à l'expo 58.
Mais fréquentait qui ? demanderaient les parisiens...
Frisko: C'est bien simple, on ne connaît pas le mot en français.
Un frisko, c'est un frisko.
On remercie Artic qui l'a inventé ainsi que les noisella ( frisko avec noisettes) et le cornetto ( à la fraise).
Frotter: Récurer.
Frotteur: Petite brosse pour tableau noir.
N'efface pas parfaitement la craie ( l'éponge est là pour cela).
Provoque un bruit formidable quand lancé du dernier banc, il percute le tableau sur sa face non feutrée.
Les anciennes versions en bois sont beaucoup plus maniables et font encore plus de bruit.
Jouette: Se dit de quelqu'un qui aime jouer.
" Cet enfant est très jouette".
Journée (bonne): Ici, tout est question d'intonation.
"Au revoir, Monsieur, Au revoir, Madame et une bonne journéééée".
A dire avec un cul de poule et un air de faux-cul.
Kake: Qui kake défèque et produit de la kake.
Ouais je sais, bèkeeessss !
Kiekebiche: Chair de poule.
On a les "kiekebiche" nous ôtes.
Krolle: Boucle (cheveux krollés = cheveux bouclés).
Kicker: Football de table, babyfoot.
Kus men kluut: Ca ne se traduit pas, bienséance oblige, mais ça se comprend dans toutes les langues de Belgique.
Injure courante entre hommes. C'est en effet réservé aux hommes et à leurs attributs.
Labbekak: Trouillard, peureux.
Vu la définition de "kake" en plus vulgaire, "labbe" pouvant être interpreté comme "léche".
Okay ?
Logopède: Orthophoniste.
Curieusement, le français admet " logopédie" mais snobe les "logopèdes" dont l'étymologie n'est pourtant pas moins imparable.
Non peut être: Oui surement.
Et pour dire non, il faut dire "oui peut-être". Seuls les belges s'y retrouvent.
Ouille-ouille: Si ça fait mal, c'est ouille.
Dit deux fois, ça n'exprime plus la douleur mais l'étonnement, la lassitude ou l'impossibilité.
"Ouille-ouille, qu'est ce que tu me demandes là ? "
Dans certains cas, c'est plus menaçant: " Ouille-ouille, qu'est ce que tu vas prendre ! ".
Manche (à balle): Cire-pompes, lèche-cul, frotte-manche, fayot, souvent premier de classe quand même, le salopard !
Manneke: Sert à appeler quelqu'un (usage affectif).
"Allez manneke, viens une fois écouter ça".
Mettre (dans son dos) : Nos voisins du Sud pourraient y voir une connotation sexuelle voire sodomique et bien tout faux !
Chez nous, on le dit quand on s'habille et pas l'inverse.
Nek (dikke): Vantard, un gros cou, quoi !
Oufti !: Interjection marquant la surprise, l'étonnement (parfois usage ironique).
Oui mais non: Interjection marquant une réserve.
"Ah oui mais non, tu vas pas marcher la ou j'viens de frotter ".
Paf (être ou rester paf):A quia, bouché bée, les bras ballants, scié.
Redoutable défi mêlant gymnastique et performance alcoolisée.
Panade: Etre dans la panade, c'est être dans le gaz.
Ou alors, panade dans le sens "pape". Celle-là, prononcez-là "pap".
Les bébés belges l'adooooorent. Les pépés aussi.
Vachement plus parlant que bouillie.
La pape s'écoule des commissures puis s'échoue généralement un peu sur la bavette mais aussi partout autour.
Par après: "Après" avec "par" devant.
"D'abord, il a dit oui, par après, il a dit non".
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Pataat: Paf !
"Y avait de la neige et pataat, j’ai glissé ! "
Pelant: Ennuyeux.
Peler: Ennuyer.
"Tu me pelles avec tes conneries !"
Place (Avoir une bonne place): Avoir un emploi sûr et rémunérateur.
Le rêve des parents belges pour leur descendance.
Pour beaucoup, cet idéal reste encore quelque part sous le parapluie de l'état, dans le costume 3 pièces d'un fonctionnaire chef de service.
Place (Voir la place): Voir la différence.
La ménagère: "J'ai nettoyé la cuisine". Son mari: "Tcheu dis oui, on voit la place !"
Plekke: "Ca plekke" comme les doigts et les joues d'un enfant s'enfonçant la frimousse dans la barbapapa, dégustant un "bolus".
Ça plekke aussi comme un grand benêt suant lors d'un slow trop serré par temps chaud.
Plotch: Une plotch de beurre.
Mais une grosse, hein, et bien au sommet de la purée.
Poque: Trace de coup (Ma Para-Poisse, elle est pleine de poques !)
Postposer: Différer.
Potferdek ! : Nom d'un chien !
Pouvoir:
Ca peut mal: Il n'y a pas de risque.
"Tu devrais fermer les fenêtres, il va pleuvoir - Bah, ça peut mal ! "
N'en pouvoir rien: N'y pouvoir rien, ne pas être responsable.
"Pourquoi tu as renversé la tasse ? - Mais j'en peux rien, c'est elle qui m'a poussé !"
Ne pas pouvoir de: Avoir reçu une interdiction de...
"Tu viens jouer ? - Non, je ne peux pas de ma mère".
Quatre-six-neuf: A la six-quatre-deux (n'importe comment).
Quetter: Là par contre, c'est nous les cochons !
Rien à voir avec une quête car qui quette ne s'abstient donc pas.
Queue (Faire la queue): Sujet d'empoigne entre Français et Belges.
Les premiers font la file, les autres la queue.
Mais les uns et les autres se retrouvent quand il s'agit d'enguirlander le resquilleur: "A la queue comme tout le monde ! ".
Racabouillir: Bouillir excessivement.
Racacuire: Cuire excessivement.
Racrapoté: Recroquevillé.
" Une petite vieille toute racrapotée".
Rawette: Petite quantité, souvent excédentaire.
Renon: Chez nous, on ne résilie pas un bail, on donne son renon.
Rester durer: Continuer.
" Ca va encore rester durer longtemps comme ça ?"
Retomber sur: Se souvenir.
" Je retombe pas sur son nom".
Saisi: Etonné et/ou crétin.
" N'insistez pas Docteur, c'est un saisi".
Sacoche: Sac à main mais pas un sac à 1.000 € hein !
Si on traite un "Delvaux" de sacoche, ça peut aller jusqu'au procès.
Se mettre en rote: Etre de mauvais poil, en colère.
Savoir: Pouvoir.
"Je ne sais pas étudier mon syllabus".
Sketter: Casser, foutre en l'air.
" Il a sketté mon cartable !"
Etre mort sketté: Etre crevé-mort (plutot ivre que crevé).
On va tout sketter: On va tout déchirer (ce soir lors d'une sortie par exemple).
Slache (ou slash): Vieille sandale, pantoufle.
Slaptitude: Moment d'égarement, de fatigue.
" J'ai eu un p'tit coup de slaptitude ".
Snul: Individu sans valeur.
Sonner: Téléphoner.
" Tu me sonnes tantôt pour me dire quoi ? ".
Soquet: Un belge qui achète deux soquets, on peut dire de lui qu'il a une belle paire de douilles.
Spiter: Eclabousser.
"N'ouvre pas le robinet si fort, ça va spiter !"
Stoemmelings: En douce, en catimini, discrètement.
Tout peut être fait en stoemmelings, filer d'une soirée barbante, siester pendant les heures, prendre dans la caisse ?
Sting (ça): Qui sting pue !
Tamponne: Une bonne douffe.
Tarmac: Macadam.
Tête pressée: Fromage de tête.
Toquer à la porte: Frapper (à la porte).
"Il me semble qu'on a toqué, tu peux aller voir qui c'est ?"
Tuter: Flûter, boire en grande quantité.
Une fois: un peu.
"Tu peux venir une fois voir ?"
(Se place très rarement en fin de phrase).
Volle gaz: Signifie vite ou volle petrol, signifie vite aussi.
"Tu ranges ta chambre et volle petrol hein fieu !"
Zinneke: Corniaud.

La Googlerie-abracadabrante-du-moment qui a permis d’aboutir sur mon blog :
" comment bien prononcer le français "
Et bien, comme nous par exemple, la leçon c'est ici
C'est marrant, il y en a plusieurs que je n'aurais jamais classés comme belgicismes :-)
"Allez", "Avaler par le trou du dimanche", "Avoir quelqu'un", "Oui mais non", "Par après", "Avoir une bonne place"... toutes des expressions qui me semblent tout à fait françaises :-)
Rédigé par : Ali Baba | jeudi 30 mars 2006 à 08h59
par contre, je remarque que les français nous piquent de + en + nos expressions. Je prends le simple exemple du bourin!
En flamand, un 'boer' prononcer bour, c'est un fermier!
Rédigé par : Olivier | jeudi 30 mars 2006 à 09h09
Ali Baba: Et pourtant, c'est du pur belge.
Faut croire que ça dépasse nos frontières linguistiques ;-)
Rédigé par : Missy'V | jeudi 30 mars 2006 à 09h11
Olivier: Ca c'est vrai !
D'ailleurs, "qué boer"... heu, t'as compris hein ! ;-)
Rédigé par : Missy'V | jeudi 30 mars 2006 à 09h12
Douf me fait penser à la fameuse contrepèterie belge : "il fait beau et chaud" !! (aïe mon huitième).
Sinon je tiens à signaler que "fréquenter" (forme intransitive) a été fort employé en France et jusqu'à un passé récent, relativement en tout cas, donc les parisiens qui pincent le nez pour demander "qui ?" sont soit snobs soit incultes (quoi des fois c'est un pléonasme ???).
Je commence à mélanger joyeusement québécois et belgicismes, ça ne ressemble plus à rien, dis donc !
Rédigé par : Anne | jeudi 30 mars 2006 à 09h17
Misère ! va falloir que je bosse dur ! je serai jamais prête pour l'interro ! ;-)
bises
Rédigé par : Naturella | jeudi 30 mars 2006 à 09h36
Potferdek ! Alors là Missy'v je reste paf. Ton érudition me spit .J'ai dur à tout comprendre ,j'ai l'impression de n'être qu'un saisi . Moi qui rêvait qu'on se fréquente un jour , je ne suis qu'un nek , un gros snul qui sting , une slache ,un gros zinneke !!!
Par après ça, j'ai plus qu'à courir stoemmelings au bac à schnick d'à côté pour tuter et me prendre une bonne douffe , jusqu'à ce qui me reste de cerveau soit racabouilli ,racacuit en tête pressée .
Surtout ne te mets pas en rote ,j'ai juste un moment de slapitude ,j'voudrais pas tout sketter entre nous ...J'suis juste un peu dans la pape . Si tu veux bien, je te sonnes et on ira faire un petit tour d'auto-scooter et manger quelques ballekes .Je sais bien que t'as quelqu'un , n'en dis rien à Bisounours , tu sais que je suis un gros labbekak et je voudrais tant que ça puisse rester durer entre vous .Quoique ...
Je trouve que pour un allobrogien , j'me démérde pas mal ..
Rédigé par : Bibi | jeudi 30 mars 2006 à 12h31
Alors Missy'v , j'as tout bon ?
J'peux passer l'oral ?
Rédigé par : Bibi | jeudi 30 mars 2006 à 12h58
chéto ben tordu ch'tistoir lau
mi j'compreno rin
va t'akaté eun boite d'allure quim'diso
j'in avo mi mais i'n voyo rin
euh j't'le diso min langache ché po un dico qim faudro che eun enchiclopedie alors euh'l'tiens mi j'te dis j'voulo même po m'y mette
min ciboulo y voudro nin
cé po euh'le courache qui l'étoufe euch ti lau
Rédigé par : Abstruse | jeudi 30 mars 2006 à 13h22
Chez moi, un schnick etait un petit verre de genièvre: y a-t-il un rapport?
par contre on n'y dit pas "spiter" mais "espiter"....
Abstruse, je n'ai qu'un mot ! BRAVO !
je t'accorde le bac ch'ti avec mention TB !
Bibi: un peu trop "academique" ton Belge
Rédigé par : werewolf | jeudi 30 mars 2006 à 14h12
je corrige (enfin, une petite précision) une chose ... un zinneke, c'est aussi un faux bruxellaire, un bruxellaire par adoption :-)
Rédigé par : Olivier | jeudi 30 mars 2006 à 15h02
mouarf, t'as plus qu'a sortir le dictionnaire belge maintenant :D
Rédigé par : françois | jeudi 30 mars 2006 à 17h59
C'est drôle, mais nombre des mots que tu présentes comme des belgicismes me sont familiers. Serais-je un belge qui s'ignore, moi le parisien tête de veau de service, moi le méditerranéen poil au nez revendiqué.
Peut-être une réminiscence minière, une souvenir Lillois, un clair de lune à Valenciennes, un tumulus à Waterloo?
Ce n'est pas drôle, en fait. C'est la preuve que la France ne va pas tarder à devenir la banlieue de la Oualonnie, et que notre prochain président s'appellera Leroidébelj. Encore un belgicisme.
Rédigé par : andrem | jeudi 30 mars 2006 à 19h19
Anne: Vite, faut que je retrouve mon casque pour skyper et entendre "ça" :-)
Naturella: Bien joué :-)
Bibi: Godferdom ! T'es plus belge que moi ma parole, chapeau (à part 2 "erreurs",
ça tient la route) et j'ai eu bon à te lire :-)
Attention: J'ai bon et j'ai tout bon est sensiblement différent... ;-)
Et d'un coup, je comprends mieux que le vil et courageux combattant que tu es (fus ?)...heu, j'm'égare là...
Abstruse: Valà, menant, j'me demande ce que ça donne la voix d'Abstruse parlant le ch'ti :-)
Werewolf: Pour le schnick, possible qu'il y aie un rapport mais je ne sais pas d'ou provient tous ces belgicismes.
"Spiter" vient bien de "espiter" par contre...
Olivier: Exact.
On parle également de "zinneke" quand il s'agit d'un chien sans race déterminée :-)
François: Il serait un peu réduit, nan ?
A moins nous ne soyons tous que des saisis :-)
Rédigé par : Missy'V | jeudi 30 mars 2006 à 19h34
Andrem: Les Frenchies ne seraient donc que des Belges qui s'ignorent ?
En tout cas, tu m'as encore bien fait rire :-)
Rédigé par : Missy'V | jeudi 30 mars 2006 à 19h36
werewolf : académique , académique ??? j'voudrais bien t'y voir ... après 4 leçons et le seul lexique ci-dessus . Sans avoir jamais approché tout près un (ou une) représentante de cette race supérieure , modeste représentant de pays des saisis que je suis :-)
Missy'v : égare-toi , fini ta phrase et Volle gaz ,avant que je te tire tes krolles ...:-(
Rédigé par : Bibi | jeudi 30 mars 2006 à 20h13
Bibi: T'es trop Belge :-)
Et c'est quoi cette tronche que tu me tires, en plus ?
J'ai pas fini parce je me suis rendue compte que j'allais sombrer dans le politiquement incorrect et je risque de me faire sketter pour le coup :-p
Rédigé par : Missy'V | jeudi 30 mars 2006 à 20h28
Missy'v: de quoi , de quoi ? toi rester dans le politiquement correct ??depuis le temps que je te lis et t'apprécie , allez, ne me dis pas que je me suis tout trompé ...si c'est le cas ,qu'on me coupe les socquets :-d
Rédigé par : Bibi | jeudi 30 mars 2006 à 21h19
Il y en a qui sont extras ! Le coup du 'oui peut-être' pour dire non, ça ne doit pas être toujours facile à gérer pour les étrangers didon... :-)
En fait elles sont toutes superbes. Je peux en piquer quelques-unes ?
Rédigé par : euqinorev | jeudi 30 mars 2006 à 21h36
ché nin fort bo !
Rédigé par : Abstruse | jeudi 30 mars 2006 à 23h59
euqinorev > En fait, ils ont piqué ça aux filles :-p Tu piges mieux pourquoi les gars ont du mal à vous comprendre ? :-D
Rédigé par : Ali Baba | vendredi 31 mars 2006 à 02h24
t'as oublié celle qui m'avait faite mourir de rire lors de ta visite at home : bouger du chapeau
Plein de bisous ma chérie
Rédigé par : nam-nam | vendredi 31 mars 2006 à 09h12
Bibi: Qu'on te coupe les soquets ? Heu, faut que tu m'expliques là, "ça" émet de la lumière ces choses-là ?
Nan, tu t'es pas tout trompé, si tu me lis depuis un moment, tu sais bien que le politiquement correct, c'est pas toujours ma tasse de thé mais fallait que j'essaie tout de même ;-)
Je voulais dire que le vil et courageux combattant que tu es semblait connaître la Gaule et la gaule et que... mais non, t'abuses là !
Euqinorev: Le "oui peut-être", s'entend à l'intonation mais faut connaître pour le savoir :-)
Piques, piques, c'est "du qu'on donne" ;-)
Abstruse: J'vais pisser dans mon froc parce que j'essaie d'imaginer là :-)
Ali Baba: What do you mean ? Huh ? :-)
Nam-Nam: Ah oui, cette expression :-) mais je ne sais pas si c'est un belgicisme en réalité...
Quelqu'un le sait-il ?
Rédigé par : Missy'V | vendredi 31 mars 2006 à 11h13
Missy'v : pour avoir l'air moins saisi ,j'te dirais bien qu'en argot les douilles sont les cheveux,mais à la vérité ,trompé par ton histoire de paires,j'ai confondu un d avec un c ! Est-ce because j'ai toujours l'esprit mal placé ,ou faut-il que je pense à changer ma vieille paire de bésicles ??? Il est vrai qu'il suffit de retirer un ptit l au d pour faire un c ou vice et versa ajouter ce même l au c pour faire un d ????? Il pourrait en être de même avec le q ,mais là c'est une autre histoire ...
Pour en revenir à notre histoire des Gaules avec un grand G ,il est vrai que je l'ai étudiée y'a bien bien longtemps , et qu'il m'arrive souvent de confondre Vercingetorix avec Astérix ...et celle avec un petit g je ne m'en sers qu'une fois par an, pour greuler les noix ...
Rédigé par : Bibi | vendredi 31 mars 2006 à 15h02
Bibi: Qui a dit que t'avais l'air d'un saisi d'abord ?
L'histoire qui fait confondre le d et le c, c'est fait pour, c'est un truc subliminal parce qu'on a tous l'esprit mal placé, la différence c'est que certain(e)s ne le disent pas :-)
Bésicles, c'est des binocles ?
Et greuler, ça veut dire quoi ?
Parce qu'une fois l'an, il s'appelle Armageddon aussi ton... enfin, tu comprends ?
Et Vercingetorix, c'est qui encore...
A force, je vais finir par tout confondre et m'y perdre.
Rédigé par : Missy'V | vendredi 31 mars 2006 à 17h22
Missy'v : personne ne m'as dit que j'avais l'air d'un saisi ,mais tu sais, j'ai un miroir à la maison...
Voui madame, en argot bésicles=binocles
pour le verbe greuler voir :
http://www.reblochon.net
tu vois j'suis un vrai saisi, pour armageddon ,j'comprends pas tout ?
Je viens de lire ton "Je voudrais oublier" et j'en conclue qu'une gamine ,serait-elle une chieuse,serait-elle belge ,et qui parle ainsi de son chien ,ne peut-être complètement mauvaise..:-D
je te l'ai dit déjà , des jours meilleurs t'attendent et t'es pas obligée de me croire ..
Rédigé par : Bibi | vendredi 31 mars 2006 à 23h28
Bibi: Et tu es si étonné que ça de te voir dedans ? (le miroir)
Parce que la crétinerie, ça s'voit pas dans ces choses-là, pis on y voit c'qu'on veut bien ;-)
J'ai mis mes bésicles pour le verbe greuler et je pensais au gland mais c'est vrai que tu as inscrit "noisettes" (rho, je plaisante :-) )
C'est rassurant pour Armageddon, ça veut dire que t'es pas autant saisi que moi parce que pour rire aux conneries de Cauet, faut croire que... c'est lui qui fait référence à son "petit g" en l'appelant Armageddon :-D
Si je ne suis pas complètement mauvaise, c'est qu'une chienne dort en moi (enlève ton esprit tordu là :-p).
Oui, des jours meilleurs nous attendent tous, le truc pour en faire du bonheur, c'est de parvenir à cultiver ces quelques jours/moments meilleurs et j'ai bien peur d'être nulle en agriculture...
C'est pas triste non plus le vocabulaire savoyard :-)
Rédigé par : Missy'V | samedi 01 avril 2006 à 23h27
Missy'v : mé si ma chère , la crétinerie se voit dans le miroir , preuve:
www.123savoie.com/index.php?act=art&art=9823
Ne me dis pas que tu es capable de regarder ce Cauet plus de 10mn ? Si oui,alors là je ne comprends plus rien...
Si elle dort en toi,c'est pas une bonne chienne de garde ?
Pour l'agriculture , je peux te donner des cours , si tu veux,dans nos montagnes la terre est moins basse ;tout dépend ,bien sûr,de la position que tu prends ( toi aussi enlève ton esprit tordu là :-p),
position par rapport à la pente évidemment.Personnellement , je laboure (en un mot)de haut en bas !
Rédigé par : Bibi | dimanche 02 avril 2006 à 01h41
Bibi: Mouahaha...C'te légende alors... Nagasaki ne profite jamais, lalalala :-) (tu connais peut-être pas la chanson vu que c'est belge).
Ben si j'peux regarder Cauet plus de 10 minutes, je pense qu'avant de comprendre que c'était un animateur comique, j'ai du regarder 2 ou 3 émissions et comme je suis légèrement allergique à la télé, ça a du prendre des mois, je suis même capable de m'endormir devant didon ;-)
Nan, j'aime pas les chiennes de garde - nous ne seront jamais l'égal de l'homme et c'est très bien comme ça :-p
Je ne sais pas comment on laboure (ni la bourre non plus :-D), et si c'est de haut en bas, je pense que je vais faire des cumulets (belgicisme ?) et me retrouver une volée de mètres plus loin avec multi-fractures partou...t (si, j'allais l'écrire, à cette heure-ci, l'esprit est très tordu !).
C'est quand les cours ? Et ou ? Et combien ? Et on a un diplome ou juste les fractures à la fin ? ;-)
Rédigé par : Missy'V | dimanche 02 avril 2006 à 05h07
En fait, j'ai regardé "Ce que veulent les femmes", l'autre jour... j'avais besoin de leçons. Et j'en ai toujours besoin d'ailleurs. Un jour c'est oui un jour c'est non, moi y'en a plus rien y comprendre.
Rédigé par : Ali Baba | lundi 03 avril 2006 à 02h28
Ali Baba: Je n'ai pas vu ce film.
Les femmes, c'est comme les hommes, c'est compliqué mais différement ;-)
J'ai 2-3 bons bouquins sur le sujet, ça aide à comprendre mais ça s'arrête là car on est fondamentalement différent et même si on sait pourquoi "l'autre" agi de la sorte, on continue à en rester paf ! :-)
Rédigé par : Missy'V | lundi 03 avril 2006 à 16h26
Vi... en fait c'est pas tellement "les" femmes, qu'"une" femme.
Rédigé par : Ali Baba | mardi 04 avril 2006 à 00h18
Ali Baba: Je me doute... :-*
Rédigé par : Missy'V | mardi 04 avril 2006 à 10h14