La veille du ouik-&...
J'appréhende !
Il fait méga moche, à chaque fois que j'enfile ma veste et prend mes 2-2 pour une balade dans les bois, on n'est même pas encore arrivé qu'on reçoit la drache et on rebrousse chemin car qui se ressemble s'assemble, mes 2-2 n'aiment que le soleil ou la neige.
La pluie, ras-le-cul mais over !
Si le temps reste comme ça pour le ouik-&, je sens que je vais prendre des somnifères pour ne me réveiller que lundi.
Bisounours est encore en Allemagne, commence à me peler les couilles le boss là !
Et demain, un mariage.
Poisson d'avril ?
Mains Magiques m'a décoincé 4 vertèbres, encore.
Ce crash de bagnole m'a vraiment bousillé tous les os, pff.
Et pour la bartholinite, je ne dois plus y aller pendant 1 mois.
Pour lui, c'est normal, ça se résorbe.
De l'intérieur, il paraît que le kyste a diminué de moitié.
J'veux bien le croire car elle a déjà dégonflé de l'extérieur.
Mais elle me dérange, ça pince quand je suis assise, à nouveau.
Et plus j'y pense, et plus ça pince.
En réalité, je suis incurrable du neurone j'crois !
Je focalise, ça me stresse, cette médecine traditionnelle qui promet un carnage avec une foultitude d'opérations, ça paraît tellement irréel d'imaginer pouvoir guérir autrement.
En attendant, toujours pas de natation, pas de piscine, pas d'eau de mer.
Pff.
Et plus de lactose.
Je fait une intolérance au lactose.
J'imaginais pas comment je devrais redoubler d'attention face aux étiquettes alimentaires.
Y a du lactose dans beaucoup de trucs que je mangeais.
Et plus de fromage. Sauf de chèvre. Ou de soja.
Ca + les autres allergies, je vais brouter de l'herbe, c'est plus sure.
Bah, si c'est pour ne plus avoir mycoses etc..., c'est tant mieux.
Il parait que c'est du à ça.
Alors, lorsqu'on prend des antibios, on m'a toujours dit de bouffer du yahourt pour refaire la flore.
Ben Mains Magiques, il m'a dit: surtout pas.
Pas de lait, pas de fromage, pas de yahourt.
Et je dois dire que jusqu'ici, il s'avère qu'il a entièrement raison.
Mycoses parties sans médoc cette fois, juste en faisant attention à ma bouffe.
Je vais soit terminer ma vie à élever des biquettes je-ne-sais-ou ou alors dans un temple au Tibet.
Le plus difficile sera encore de fermer ma gueule.
Je pourrai peut-être garder mon blog...
Ah ben non, d'ailleurs mes cartes bancaires sont toujours bloquées, donc si j'oublie de payer Typepad (en gros, si ils oublient de me le rappeler et de m'envoyer la facture par la poste), je ne pourrai plus bloguer ici.
Pareil pour l'autre blog.
Je me sens toujours aussi mal suite à ce cauchemar avec Gary et mes autres 2-2.
Gary, il a fait un accident vasculaire cérébral lorsqu'il avait 2 ans.
Il a tout perdu.
La vue, l'ouïe, l'odorat, la mémoire, suite à ça.
Comme séquelle, il est devenu épileptique.
Entre la rééducation de tout, y compris son nom car il ne se souvenait plus de rien, il ne m'a pas reconnue lorsque je suis allée le rechercher chez le vétérinaire, les multiples crises d'épilepsie atroces qu'il faisait par jour et le bombardage de médicaments à lui donner, j'en ai versé des larmes.
C'était mon meilleur chien. C'était un chien de concours. Un vrai.
Il adorait ça, il était fier, digne, il pouvait rester des heures sur la table à se laisser toiletter.
Il était beau, doux et tendre, comme une crème.
Il était fort et costaud, il fixait avec ses yeux noirs, il faisait peur à ceux qui ne le connaissaient pas.
Il écoutait, au doigt et à l'oeil lorsqu'il avait sa laisse d'expo.
Il courait à mes côtés, jettant toujours un oeil pour ne pas me dépasser ni me précéder.
J'avais l'impression de voler avec lui.
Avec son accident, il avait tout perdu, sauf tout ça, ces trucs d'expos.
Mais plus jamais je ne l'ai inscrit.
Je lui ai tout réappris, de A à Z.
Et il est redevenu le chien que j'avais, doux, tendre, calin, un vrai nounours.
Avec les médocs, ses crises se sont estompées, il n'en faisait plus que 2 ou 3 par mois, c'était supportable, pour lui.
Lorsque j'ai (encore) du déménager, j'ai demandé à ex-il si il pouvait le garder pendant mon déménagement car il était hors de question de le mettre en pension, j'avais bien trop peur qu'il fasse une crise ou qu'on oublie de lui donner ses médicaments.
Ex-il l'a gardé dans notre chez nous.
Un jour, j'avais éteinds mon gsm de la nuit pour le recharger, ex-il a appellé.
Forcément, je n'ai rien entendu.
Le lendemain soir, il a rappelé et a laissé sur ma messagerie: "ton chien est mort !"
J'ai pèté un cable lorsque j'ai entendu cette phrase.
Lorsque je suis arrivée chez nous, ex-il avait prit la poudre d'escampette, j'ai cherché mon chien partout, je ne l'ai pas retrouvé.
J'ai pensé qu'ex-il l'avait peut-être déposé chez le véto pour si je voulais le faire incinérer.
J'ai attendu.
Ex-il est revenu et lorsqu'il m'a dit que mon chien était dans la grange, je lui ai dit que j'avais tout regardé, il n'y était pas.
"Si, je l'ai mis dans un sac" m'a-t-il dit.
"Non, à part 2 sacs poubelles, j'ai rien trouvé" lui ai-je répondu.
"Ben il est emballé dans un des sacs poubelle ton chien !"
Bong, j'ai reçu ça comme un coup de marteau en pleine gueule.
Mon chien termine dans un sac poubelle ?!?
J'ai voulu ouvrir le sac et prendre mon chien une dernière fois dans mes bras.
Je n'ai pas pu.
Ca puait, vraiment fort. Ca coulait de partout.
Je n'aurais pas pu, il était tout raide, suintait, coulait... je ne vous fais pas un dessin d'un corps en putréfaction.
Pour moi, mon chien est mort bien plus tot que lorsque j'étais supposée l'apprendre.
Ensuite, je ne connais pas la cause exacte de sa mort.
Il aurait fait une ènième crise d'épilepsie qui aurait duré 16 minutes.
Le véto n'a pas pu faire d'autopsie, le délai étant passé, mais m'a dit que mon chien avait probablement fait un arrêt cardiaque à cause des convulsions pendant 16 longues minutes.
Ou une 2ème attaque cérébrale, je ne saurai jamais.
Ce que je sais, en revanche, c'est que le soir qui a précédé sa mort, ex-il ne lui a pas donné ses médicaments.
Et je lui en veux pour ça... peut-être que si...
Toute la journée d'aujourd'hui, j'ai eu des flash de cette période.
De mon chien, de ex-il.
Des déménagements, du pourquoi j'en suis arrivée là, de comment il a agi envers moi et du comment il se comporte au jour d'aujourd'hui vis-à-vis de moi.
Je pense que je n'ai jamais pris conscience, avant aujourd'hui, que cet homme ne m'aime pas, ne m'a jamais réellement aimée et ne sait probablement pas ce que le mot aimer signifie.
Je n'ai jamais vraiment pris le temps pour réexaminer la situation, aveuglée par le mien d'amour.
Alors que je pensais qu'un conte de fée s'offrait à moi, je réalise à quel point j'ai souffert.
Et souffre encore.
J'ai du culpabiliser pour une vie entière pour garder autant de sympathie à son égard.
J'ai du croire à la bonne nature de l'être humain, j'ai du penser que ses erreurs étaient humaines.
J'ai pardonné, inévitablement, ça allait de soit, pour moi.
Depuis le procès, je me rends compte qu'il a caché sa vraie personnalité pendant des mois, des années.
Ce n'était rien d'autre que du théatre.
Et je n'éprouve toujours pas de haine.
Par moments, j'ai un sentiment de colère face à certains coups qu'il m'a fait, rien de plus.
Et puis ça disparaît.
Pourtant, son ombre reste là.
Ce n'est pas fini et ça me mange de l'intérieur.
Je voudrais couper court là maintenant et ne plus avoir à y penser.
Je voudrais pouvoir oublier, tout oublier.
Le mal, le bien.
Les coups, les insultes, les tromperies.
Les sourires, les larmes, les voyages.
Et cette complicité que j'aimais et qui n'a jamais réellement existé.
Je voudrais oublier tout ça.
Le bien, le mal.
Je voudrais oublier.
Que devient-on si on parvient à tout oublier ?
Comment y parvenir ?
Comment ne pas sombrer dans l'indifférence ou le remord ?
Pourquoi ne pas retenir que le bien, le beau et laisser s'envoler le reste ?
Pourquoi un simple cauchemar venu là remue tout ça en moi ?
J'ai une tête au carré, à l'intérieur.
Je voudrais oublier.
Une minute, une heure, une seconde... une éternité.
Mais pouvoir oublier.
La Googlerie-abracadabrante-du-moment qui a permis d’aboutir sur mon blog :
" sommes-nous tous sur terre des anges déchus qui cherchent leur moitié? "
Si je le savais...
















Comment... comprendre et parler "le belge" (ou français de Belgique) ? [4]
La langue française standardisée que nous lisons chaque jour dans la presse et la littérature a le mérite d'être comprise par toutes les nations francophones du monde.
Mais pas le français belge, et les belgicismes, c'est notre richesse à nous.
Ils ont, comme je vous l'ai déjà expliqué, plusieurs origines.
Etant donné le "choc" des deux cultures (flamande et wallonne), les contacts entre les hommes ont créé au cours du temps de nouveaux mots, provenant soit de la langue française, soit du néerlandais.
Les mots et expressions issus du néerlandais sont davantage encore utilisés à Bruxelles, où une partie de la population parmi les anciens parle encore le "Brusseler (ou brusselaire), une langue à part, un véritable mélange des genres, les deux langues fusant dans une même phrase sans que cela semble déranger qui que ce soit.
Cette langue, appelée aussi le marollien, est, pour ceux qui la comprennent, extrêmement colorée et drôle.
Elle a été utilisée, un peu comme une "private joke" par le célèbre Hergé qui s'est servi d'expressions bruxelloises, flamandes et wallonnes pour baptiser certains de ses personnages dans Tintin ou pour créer le syldave dans le Sceptre d'Otokar.
Par exemple : "Eih bennek, eih blavek", la devise syldave, vient du néerlandais : "Hier ben ik, hier blijf ik" (j'y suis j'y reste).
Le langage administratif belge a également de nombreuses particularités.
L'on peut débuter au niveau local : "le collège des bourgmestre et échevins de la commune" (les autorités municipales) et terminer au niveau de l'Etat : "la Communauté française" (la partie wallonne du pays et Bruxelles) et la "frontière linguistique" (c'est la limite de la zone géographique qui sépare la Wallonie et la Flandre - Bruxelles étant un cas à part).
Prêt(e)s pour le cours de vocabulaire ?
/!\ Attention, je risque de faire une interro un de ces 4 /!\
A pouf : Au hasard.
Comme ça, nous, devant un dilemme, on tape à pouf.
Là ou d'autres, les malins, se tapent la pouffe.
Allez : Mot multi-fonctionnel.
"Allez hein, te laisse pas aller !" ou alors "Mais allez, qui a fait ça ?" ou enfin "Allez, pourquoi tu dis ça menant (maintenant) ?"
Ainsi: Pareil.
"Je n'avais jamais entendu un truc ainsi !"
A s'naise: En toute décontraction.
L'expression dénote dans le chef de celui qui l'utilise, une pointe d'admiration pour l'imperméabilité au stress de celui dont il parle.
Avaler par le trou du dimanche: Avaler de travers.
Avoir quelqu'un: Etre en couple.
"Elle a quelqu'un pour le moment ?"
Avoir bon: Avoir du plaisir, être bien.
"Qu'est-ce que je rigole, j'ai vraiment bon !"
Avoir dur: Avoir des difficultés.
" Ce gamin a dur à l'école."
Avoir plus court: Prendre un raccourci.
"J'ai plus court par les champs".
Auto-scooter: Tellement ancré dans les belgicismes qu'on se demande quel est le mot labellisé.
Autotamponneuse ? Ben nous, on s'en tamponne !
Bac à schnick: Bistrot bruyant, mal fréquenté.
Ballekes: Plus au sud, c'est des boulettes ou des vitoulets.
Sauce tomate évidemment. Avec des frites qu'on écrase à la fin dans l'assiette, trop bon !
Bardaf: Patatras !
Bas-collants: "Chou ce soir , il y a bal. Enlève ton cache-poussière et mets tes bas-collants, que tu me fasses pas sentir gêné comme la dernière fois..."
C'est bon, z'avez compris ?
Békès: Exclamation de dégout.
Plus un truc donne envie de remettre (gerber), plus l'accent grave est marqué (bèèèèèèèkes ! --> ça, c'est vraiment dégueu !)
Berme: Terre-plein central.
Chez nous, en Belgique, la berme désigne l'espace qui sépare les 2 chaussées d'une autoroute.
En France, la berme est un sentier étroit aménagé entre le pied d'un rempart et un fossé ou encore entre une levée et un canal.
Boiler: Comme le Belge est fils d'une fracture historique, culturelle et linguistique, il vit sur une faille tectonique qu'il a nommé la frontière linguistique où se frottent les continents germains et latins.
De temps à autre, ça chauffe, ça pète à Leuven, à Fourons, Bruxelles, Hal ou Vilvoorde.
Mais les plombiers se moquent de la tectonique.
De Poperinge à Huy, ils ne parlent pas de chauffe-eau mais de boiler.
Et même si cet anglicisme barbare est devenu un "boualère" à Flémalle, un "boualééééééér" à Lietch et un "boïleur" à Ixelles, l'important dans notre pays, n'est-il pas qu'on continue à se comprendre ?
Caillant: Très fois.
"Il fait caillant ce matin !".
Carroussel: C'est le truc qui tourne avec dedans des voitures de pompiers avec dedans des enfants.
Chatouiller: Démanger.
"Mon dos me chatouille".
Chicklet: Chewing-gum.
Chique: Bonbon.
Clignoteur: Lumière qui lume puis qui lume plus.
Les français parlent de "clignotant".
Cloche: Insulte désignant un empoté, un nigaud mais c'est valable aussi pour cloque ou ampoule.
"Papa, c'est encore loin, parce qu'avec mes cloches, j'ai mal à mes pieds".
Douf: Avec leur bla-bla savant, les métérologues font des chichis inutiles.
En Belgique et pour les belges, il fait soit "caillant" soit "bon" soit "beau".
C'est on ne peut plus simple.
Et si le mercure dépasse les bornes (saisonnières ), alors chez nous , il fait douf ! (chaud, lourd).
Douffe: Cuite.
"Mon vieux , je me suis pris une de ces douffes, pourtant, j'avais pas bu grand'chose, juste une petite douzaine de duvel".
Exemplatif: Mais pourquoi djâp, les belges s'escriment-t-ils à user de vocables inusités dans l'hexagone ?
Mais parce que chez ces snotneus, ces biesses, ils n'y a ni drèves, ni soquets, ni couques, ni lichettes, ni bermes centrales !
Et on ne dit pas ça en guise d'exemple ou de manière exemplaire mais à titre exemplatif.
Feu ouvert: L'âtre de la cheminée !
Un feu ouvert, c'est un peu comme une cassette mais avec l'image en vrai.
Fréquenter: Avant les meufs, on ne flirtait pas, on ne draguait pas, on sortait pas avec, on ne se les tapait pas.
La descendance de Bossemans et Coppenole fréquentait tout comme nos parents à l'expo 58.
Mais fréquentait qui ? demanderaient les parisiens...
Frisko: C'est bien simple, on ne connaît pas le mot en français.
Un frisko, c'est un frisko.
On remercie Artic qui l'a inventé ainsi que les noisella ( frisko avec noisettes) et le cornetto ( à la fraise).
Frotter: Récurer.
Frotteur: Petite brosse pour tableau noir.
N'efface pas parfaitement la craie ( l'éponge est là pour cela).
Provoque un bruit formidable quand lancé du dernier banc, il percute le tableau sur sa face non feutrée.
Les anciennes versions en bois sont beaucoup plus maniables et font encore plus de bruit.
Jouette: Se dit de quelqu'un qui aime jouer.
" Cet enfant est très jouette".
Journée (bonne): Ici, tout est question d'intonation.
"Au revoir, Monsieur, Au revoir, Madame et une bonne journéééée".
A dire avec un cul de poule et un air de faux-cul.
Kake: Qui kake défèque et produit de la kake.
Ouais je sais, bèkeeessss !
Kiekebiche: Chair de poule.
On a les "kiekebiche" nous ôtes.
Krolle: Boucle (cheveux krollés = cheveux bouclés).
Kicker: Football de table, babyfoot.
Kus men kluut: Ca ne se traduit pas, bienséance oblige, mais ça se comprend dans toutes les langues de Belgique.
Injure courante entre hommes. C'est en effet réservé aux hommes et à leurs attributs.
Labbekak: Trouillard, peureux.
Vu la définition de "kake" en plus vulgaire, "labbe" pouvant être interpreté comme "léche".
Okay ?
Logopède: Orthophoniste.
Curieusement, le français admet " logopédie" mais snobe les "logopèdes" dont l'étymologie n'est pourtant pas moins imparable.
Non peut être: Oui surement.
Et pour dire non, il faut dire "oui peut-être". Seuls les belges s'y retrouvent.
Ouille-ouille: Si ça fait mal, c'est ouille.
Dit deux fois, ça n'exprime plus la douleur mais l'étonnement, la lassitude ou l'impossibilité.
"Ouille-ouille, qu'est ce que tu me demandes là ? "
Dans certains cas, c'est plus menaçant: " Ouille-ouille, qu'est ce que tu vas prendre ! ".
Manche (à balle): Cire-pompes, lèche-cul, frotte-manche, fayot, souvent premier de classe quand même, le salopard !
Manneke: Sert à appeler quelqu'un (usage affectif).
"Allez manneke, viens une fois écouter ça".
Mettre (dans son dos) : Nos voisins du Sud pourraient y voir une connotation sexuelle voire sodomique et bien tout faux !
Chez nous, on le dit quand on s'habille et pas l'inverse.
Nek (dikke): Vantard, un gros cou, quoi !
Oufti !: Interjection marquant la surprise, l'étonnement (parfois usage ironique).
Oui mais non: Interjection marquant une réserve.
"Ah oui mais non, tu vas pas marcher la ou j'viens de frotter ".
Paf (être ou rester paf):A quia, bouché bée, les bras ballants, scié.
Redoutable défi mêlant gymnastique et performance alcoolisée.
Panade: Etre dans la panade, c'est être dans le gaz.
Ou alors, panade dans le sens "pape". Celle-là, prononcez-là "pap".
Les bébés belges l'adooooorent. Les pépés aussi.
Vachement plus parlant que bouillie.
La pape s'écoule des commissures puis s'échoue généralement un peu sur la bavette mais aussi partout autour.
Par après: "Après" avec "par" devant.
"D'abord, il a dit oui, par après, il a dit non".
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Pataat: Paf !
"Y avait de la neige et pataat, j’ai glissé ! "
Pelant: Ennuyeux.
Peler: Ennuyer.
"Tu me pelles avec tes conneries !"
Place (Avoir une bonne place): Avoir un emploi sûr et rémunérateur.
Le rêve des parents belges pour leur descendance.
Pour beaucoup, cet idéal reste encore quelque part sous le parapluie de l'état, dans le costume 3 pièces d'un fonctionnaire chef de service.
Place (Voir la place): Voir la différence.
La ménagère: "J'ai nettoyé la cuisine". Son mari: "Tcheu dis oui, on voit la place !"
Plekke: "Ca plekke" comme les doigts et les joues d'un enfant s'enfonçant la frimousse dans la barbapapa, dégustant un "bolus".
Ça plekke aussi comme un grand benêt suant lors d'un slow trop serré par temps chaud.
Plotch: Une plotch de beurre.
Mais une grosse, hein, et bien au sommet de la purée.
Poque: Trace de coup (Ma Para-Poisse, elle est pleine de poques !)
Postposer: Différer.
Potferdek ! : Nom d'un chien !
Pouvoir:
Ca peut mal: Il n'y a pas de risque.
"Tu devrais fermer les fenêtres, il va pleuvoir - Bah, ça peut mal ! "
N'en pouvoir rien: N'y pouvoir rien, ne pas être responsable.
"Pourquoi tu as renversé la tasse ? - Mais j'en peux rien, c'est elle qui m'a poussé !"
Ne pas pouvoir de: Avoir reçu une interdiction de...
"Tu viens jouer ? - Non, je ne peux pas de ma mère".
Quatre-six-neuf: A la six-quatre-deux (n'importe comment).
Quetter: Là par contre, c'est nous les cochons !
Rien à voir avec une quête car qui quette ne s'abstient donc pas.
Queue (Faire la queue): Sujet d'empoigne entre Français et Belges.
Les premiers font la file, les autres la queue.
Mais les uns et les autres se retrouvent quand il s'agit d'enguirlander le resquilleur: "A la queue comme tout le monde ! ".
Racabouillir: Bouillir excessivement.
Racacuire: Cuire excessivement.
Racrapoté: Recroquevillé.
" Une petite vieille toute racrapotée".
Rawette: Petite quantité, souvent excédentaire.
Renon: Chez nous, on ne résilie pas un bail, on donne son renon.
Rester durer: Continuer.
" Ca va encore rester durer longtemps comme ça ?"
Retomber sur: Se souvenir.
" Je retombe pas sur son nom".
Saisi: Etonné et/ou crétin.
" N'insistez pas Docteur, c'est un saisi".
Sacoche: Sac à main mais pas un sac à 1.000 € hein !
Si on traite un "Delvaux" de sacoche, ça peut aller jusqu'au procès.
Se mettre en rote: Etre de mauvais poil, en colère.
Savoir: Pouvoir.
"Je ne sais pas étudier mon syllabus".
Sketter: Casser, foutre en l'air.
" Il a sketté mon cartable !"
Etre mort sketté: Etre crevé-mort (plutot ivre que crevé).
On va tout sketter: On va tout déchirer (ce soir lors d'une sortie par exemple).
Slache (ou slash): Vieille sandale, pantoufle.
Slaptitude: Moment d'égarement, de fatigue.
" J'ai eu un p'tit coup de slaptitude ".
Snul: Individu sans valeur.
Sonner: Téléphoner.
" Tu me sonnes tantôt pour me dire quoi ? ".
Soquet: Un belge qui achète deux soquets, on peut dire de lui qu'il a une belle paire de douilles.
Spiter: Eclabousser.
"N'ouvre pas le robinet si fort, ça va spiter !"
Stoemmelings: En douce, en catimini, discrètement.
Tout peut être fait en stoemmelings, filer d'une soirée barbante, siester pendant les heures, prendre dans la caisse ?
Sting (ça): Qui sting pue !
Tamponne: Une bonne douffe.
Tarmac: Macadam.
Tête pressée: Fromage de tête.
Toquer à la porte: Frapper (à la porte).
"Il me semble qu'on a toqué, tu peux aller voir qui c'est ?"
Tuter: Flûter, boire en grande quantité.
Une fois: un peu.
"Tu peux venir une fois voir ?"
(Se place très rarement en fin de phrase).
Volle gaz: Signifie vite ou volle petrol, signifie vite aussi.
"Tu ranges ta chambre et volle petrol hein fieu !"
Zinneke: Corniaud.
La Googlerie-abracadabrante-du-moment qui a permis d’aboutir sur mon blog :
" comment bien prononcer le français "
Et bien, comme nous par exemple, la leçon c'est ici
Rédigé à 07h23 dans Comment... | Lien permanent | Commentaires (33)