Il y a quelques jours, j'allume mon msn en pleine nuit pour cause d'insomnie.
Illico, je reçois message d'un pote que je considérais bien plus qu'un "biesse" pote me disant :
" T'es ki toi ? "
Bon ok, on m'avait taquiné et traité de microbe la dernière fois que je m'étais connectée et ça affichait "le krobe" au lieu de mon prénom, ok !
Mais mon adresse, elle n'avait pas changé hein, ma tof non plus d'ailleurs.
Même pas eu le temps de répondre que pof, plus de "pote" en ligne.
Je me suis dit qu'il avait du stresser, car comme il magouille un peu et qu'il a l'esprit tordu voir parano, il a du penser que j'étais un... hacker ?
Ca devenait amusant, surtout quand on ne peut pas dormir et qu'on repense au passé...
Internet étant très utile, je file taper un sms à son intention, comme ça, sms "anonyme".
Et je marque: "J'ai aussi ton numéro de gsm - Le Krobe".
A priori, on pourrait penser que je suis une chieuse une garce, ce qui n'est peut-être pas improbable.
En fait, c'est un peu plus compliqué.
Ce pote-là, il a eu mon meilleur chien lors du bug de l'an 2000.
Je lui ai donné, il m'avait promis de s'en occuper comme le centre du monde, de m'en donner régulièrement des nouvelles et de m'envoyer des tofs.
J'ai reçu 2 tofs en 6 années, prises avec une webcam, le chien roulé en boule.
Super pour voir l'évolution et être contente ou pas du mariage que j'avais choisi, du chiot sélectionné et de son évolution.
Je pensais pourtant avoir une relation sympa avec ce... type.
J'ai du le froisser quand, au bout de plusieurs mois ou il glandait vivait chez moi, et passait son temps à bouffer et jouer à la PS, je lui ai demandé de soit rentrer chez lui ou me donner un coup de main parce que je commençais à insupporter cet état léthargique qu'il affichait.
De plus, je vivais dans un 2 pièces, la TV était dans ma chambre et bonjour la PS allumée 20 heures sur 24 avec un énergumène qui bouge, crie, s'énerve, lance sa manette à terre, rigole ou vous scande des "T'as vu ? T'as vu dis ?!?" toutes les 5 minutes alors que vous avez envie de lire tranquille ou de... dormir.
Ca n'aurait plus pu durer comme ça, ayant supporté ce que je pouvais et n'ayant pas un gramme de diplomatie, je l'ai renvoyé chez lui avec le dit chien.
Ceci dit, il n'était pas à la rue, il vivait habitait dans un chouette appart et vivait aux crochets de sa maman.
Moi par contre, je venais de subir mon bug, je slalomais entre hosto, boulot et déprimo.
J'avais rien demandé non plus, moi je n'aspirais qu'à une chose: profiter du temps qu'il me restait à vivre et m'occuper de mes 2-2 comme je l'ai toujours fait.
Son attitude avait déjà changé lorsque je lui avais dit que j'avais fait tous les papiers nécessaires pour terminer ma vie à New-York.
De fil en aiguille mois en mois, les nouvelles se sont faites rares malgré un état de santé pitoyable, un séjour d'urgence à l'hosto pendant 15 jours, 2 opérations consécutives et... j'en passe.
J'ai été un peu déçue car j'aurais apprécié de ses nouvelles et une petite visite à l'hosto m'aurait fait plaisir.
Mais non, la route... c'est loin hein Bruxelles-Charleroi.
Puis les attentats du 11 septembre sont arrivés, je ne suis pas partie pour NYC et je ne suis pas toujours pas morte.
Peut-être est-ce un tort, je sais pas...
Les mois ont passés, je n'ai plus eu aucun signe de vie pendant 2 ans.
Je n'en ai plus pris non plus, il me semblait en avoir assez pris pour mon grade.
Puis un jour, il m'a demandé si je pouvais m'occuper de son chien pendant le temps qu'il partait en vacances.
J'ai dit oui, j'avais envie de revoir ce chien, surtout.
Le courant est passé bof, entre lui et moi car avec le chien, pas de prob.
Je me suis habituée à ses absences, son silence, ses pas de réponse aux sms, mails et j'en passe.
Puis il a rencontré quelqu'un et semblait à nouveau normal.
Mais il y a quelques semaines, j'ai reçu un sms en pleine nuit me disant qu'il ne comprenait pas pourquoi son chien fuguait tout le temps malgré qu'il soit pourri-gâté blablabla...
Ayant longtemps débattu sur le caractère et le comportement de la race, je pensais qu'il avait compris que c'était normal.
Ben non !
De sms en sms, qui m'avaient réveillé, j'ai alors linké la page de mon site expliquant amplement le sujet et j'ai envoyé le lien.
Un "merci" ? Un "j'ai compris", un "j'en ai marre du chien", un... Non, quedal.
Alors merde, le "t'es ki toi", j'ai plongé dessus pour déconner... Niahaaaaaaaaaa !
Et puis, j'ai décidé de le virer de mon train.
Parce que une amitié comme ça, je m'essuie le cul avec.
Et pourtant, je me rappelle de nos bons moments, aussi fous l’un que l’autre, du temps passé sur pc à apprendre comment ça fonctionnait en les décortiquant, de nos escapades en plein été à 22h00 aux Barrages de l’Eau d’Heure pour se faire un barbecue et manger les meilleures mergez au monde puis s’amuser avec le feu comme 2 gosses, nos délires en plein mois de novembre pour aller se faire cuire des Marshmallows la nuit en plein bois, tous les gadgets super High-Tech qu’il me montrait, ceux qui venaient de l’Asie bien avant d’arriver en Europe, nos rendez-vous bizarres à l’aéroport de Gosselies, cette fameuse chambre ou les masques nous faisaient peur, le dernier joint fumé ensemble ou je me suis pris un bad trip d’enfer et lui qui riait à gorge déployée, les journées passées sur le canapé à parler et déconner, se lever à 5 heures de l’après-midi sans se soucier de quoi que ce soit...
Mais faut croire que quand vous tombez malades, vous devenez un(e) pestiférée.
Faut croire que quand vous accepter votre état et décidez de profiter du temps qu'il vous reste à vivre, ça embête certains de vos proches.
Faut croire que la passion qui vous emporte, ça n'a aucun impact sur ce qu'en pense l'autre, quoi qu'il en soit.
Faut croire qu'à 30 ans, si t'es toujours pas adulte, tu ne le seras jamais.
Faut croire que tout le monde n'a pas la même définition de l'amitié.
La déception n'est plus tant elle a été présente lorsque j'en avais le moins besoin.
Je sais qu'il sms-sera encore, dans quelques mois.
Je lui répondrai simplement "t'es ki toi ?"... peut-être qu'il tiltera, mais j'en doute... et la belle histoire s'arrêtera là, définitivement.
La Googlerie-abracadabrante-du-moment qui a permis d’aboutir sur mon blog :
" la méthode d'avant pour soigner les dents "
Avant quand ? Parce qu'avant, on les arrachait, c'était plus simple, moins cher et plus... moche ;-)
Il y a toujours des gens qu'il conviendrait d'envoyer se faire encadrer. C'est la pseudodite "sagesse" de l'âge que le fait comprendre, mais ça guérit, malheureusement, avec le temps.
Rédigé par : Arcoiris | vendredi 21 avril 2006 à 13h43
Pas encore déposé dans mon trou, je traîne et je troque sur les hasards. Je suis un peu passé, comme on le dit d'une couleur, et très repassé, comme on le dit d'un récidiviste.
Loin des belges loin du coeur dit le proverbe. Je vais tenter de m'arprocher de nouveau, et lorgnette en main de reblaguer mes blogues.
A lundi, si le coeur vous en dit.
Si le coeur t'en dit, variante pour toi seule qui me fit l'affront de m'envoussir. Pourquoi pas monsieur, tant que tuillé.
Appelez-moi maître minuscule.
Rédigé par : andrem | vendredi 21 avril 2006 à 14h17
Arcoiris: Oui, ça guérit, malheureusement...
Andrem: Ca va faire 15 jours que je t'attends, cher maître, silencieuse, même si je sais que tu n'aimes pas les belges, les camionneurs, les camionneurs belges et autres variantes :-)
Rédigé par : Missy'V | vendredi 21 avril 2006 à 15h49
"... faut croire que quand vous tombez malades, vous devenez un(e) pestiférée."
Malheureusement c'est souvent le cas : cf Philadelphia et les séro-positifs.
"Faut croire que quand vous accepter votre état et décidez de profiter du temps qu'il vous reste à vivre, ça embête certains de vos proches."
Le bonheur est source de jalousie et éveil des rancoeurs chez ceux qui n'en ont pas (du bonheur).
"Faut croire que la passion qui vous emporte, ça n'a aucun impact sur ce qu'en pense l'autre, quoi qu'il en soit."
Il y à 3 soi(s) : celui que l'on est, celui que l'on pense être, celui que les autres voient. De même des passions qui nous touchent. Et si finalement les 5 sens ne suffisaient pas pour communiquer, comme si finalement, multiplier les canaux corresondaient à multiplier les possibilités de méprise/incompréhension/malentendu. Et si finalement, "on ne parlait bien qu'avec le coeur" mais que des 6 sens (ouie vue odorat toucher gout re-sentir) on n'avait oublier de se servir du 6eme ?
"Faut croire qu'à 30 ans, si t'es toujours pas adulte, tu ne le seras jamais."
Arf il me reste donc 1ans et 3mois pour devenir adulte sinon je serais foutue ? =)
"Faut croire que tout le monde n'a pas la même définition de l'amitié."
Amitié/Ame-moitié.
Mitsu, philosophe des bas quartiers
Rédigé par : Mitsu | vendredi 21 avril 2006 à 16h04
pourquoi tu crois que j'ai viré msn ?
sourire
Rédigé par : Abstruse | samedi 22 avril 2006 à 01h32
Les routes se croisent et parfois l'on prend des chemins différents.
Cela ne signifie pas que l'amitié du moment n'était pas sincère. C'est simplement une évolution personnelle qui n'est pas en concordance avec celle de l'autre.
Impermanence quand tu nous tiens.
Et ... à chaque fois ça fait mal.
Le fameux t'es qui toi je ne le connais que trop bien et la sensation donnée aussi malheureusement.
Plein de bisous ma toute belle
Rédigé par : nam-nam | samedi 22 avril 2006 à 21h31
Mitsu: C'est vrai ta philosophie, malheureusement.
Reste une enfant, dans le bon sens du terme.
Abstruse: Heu, on te faisait "tubudup" en pleine nuit ? Ou y avait trop de pas-sincères-casses-couilles-absents ?
Nam-Nam: Bah, j'crois que la jalousie y est pour quelque chose (mais jaloux de quoi, j'comprends pas ?) et que certains se servent des autres comme bouche-trou, dans le cas contraire, une conversation est possible et avec ce... type, rien.
Ca fait mal et ça fait rien...
Bisous tous.
Rédigé par : Missy'V | samedi 22 avril 2006 à 23h26
avec msn , trop de tubudup du genre qu'on te pose 50 000 questions et que j'aime pas ça
trop de pas là qu'on voudrait qu'ils soient là
trop de fauxcultisme en tout genre
j'ai gardé msn deux ans ... je crois que j'en ai fait le tour en fin de compte
et j'ai eu pas mal de tkitoi de gens pour qui j'avais passé beaucoup de temps
(je ne regrette pas)
mais bon ...
en gros la bonne poire des âmes en détresse en a eu marre un beau jour de plein le cul
et elle s'en félicite
sourire
Rédigé par : Abstruse | lundi 24 avril 2006 à 00h45
msn ne résoud toujours pas le problème des "amitiés" à sens unique ... si tu ne parles pas, personne ne te parle ... si toutefois on te répond quand tu parles c'est déjà bien ...
Rédigé par : marie | lundi 24 avril 2006 à 10h22
Abstruse: Ca fait mal et ça fait rien...
sourire
Marie: L'amitié qui n'a pas de sens...
Rédigé par : Missy'V | mardi 25 avril 2006 à 06h48