J'vais péter une durite si ça continue, j'le sens bien.
J'en ai ras-le-bol du comportement de certains membres de ma famille.
Over ras-le-bol !
A commencer par ma Maman.
Et oui, ma Maman que j'adore et qui toutefois, depuis mon jeune âge, prend son pied, dirait-on à me foutre des batons dans les roues, à me critiquer, à me casser les pieds et à m'énerver.
Maman, ça commence à me courir sur le haricot que tu me tannes au moindre prétexte.
Tu prends du plaisir à me faire chier ou quoi ?
Aussi loin que je me rappelle, y a toujours quelque chose qui n'allait pas chez moi.
Pire, aussi loin que je me rappelle, y a jamais rien qui t'a plu chez moi.
Ok, tu voulais un garçon, t'as chialé quand je suis venue au monde et qu'on t'a donné une petite fille dans les bras alors qu'on t'avait prédit un gamin mais va falloir te rendre à l'évidence un jour tout de même: Oui je suis une gonzesse et j'y peux rien.
Du coup, je ne sais pas par quel malheur je suis née le biorythme à l'envers puisque tu prétends que je pionçais le jour et que je vous empêchais de dormir la nuit.
Peut-être que si tu avais joué avec moi de la journée, je n'aurais pas dormi et j'aurais peut-être pris mes nuits pour... mes nuits.
A la place de ça, j'ai eu droit dès le plus jeune âge aux doux conseils des toubibs et aux assomants et autres somnifères de tous poils de l'époque.
Résultat des courses, ma chimie est maintenant définitivement perturbée et c'est moi qui paie les pots cassés.
Et je dois encore supporter que tu me refoutes fréquemment sur le plateau que je vis à l'envers.
Non, je ne vis pas à l'envers, je ne dors quasi pas, nuance !
Je pourrais peut-être (dormir) si les somnifères avaient un quelconque effet sur moi mais nada, rien de rien.
Je ne vois donc pas pourquoi je m'empoisonnerais la vie à gober des cachets qui ne me font rien à part pourrir mon foie.
Puis, si tu crois que c'est drôle de se faire chier à du 100 à l'heure alors que les "autres" dorment, tu te fous le doigt dans l'oeil (ou ailleurs).
Alors que tu me les brises encore à l'heure actuelle avec mon sommeil perturbé, ça commence vraiment à m'agacer grave, d'autant plus que ce n'est pas pour ça que je n'arrive pas à me lever quand je dois même si j'ai une tête de zombie, parce que oui, ça épuise de ne pas avoir son compte de sommeil comme tout un chacun.
Ca c'est une chose.
La deuxième que je commence à insupporter, ce sont tes critiques permanentes.
Je ne suis jamais comme il faut ni physiquement, ni psychologiquement, ni... !
Trop mince, trop grosse, trop brune, trop blonde, trop coquette, trop garçon manqué, trop ceci, trop cela.
Trop perfectionnisme, trop j'en-foutiste, trop bordélique, trop maniaque, trop soigneuse, trop passionnée, trop tchic ou tchac.
Puis je suis une merde de verseau, trop indépendant, trop versatile, trop altruiste, et j'en passe et des meilleurs.
Ben merde, fallait calculer ton coup si tu voulais un capricorne ou un lémurien.
Puis je ressemble trop à mon père, j'ai son même caractère de merde, caractère de scorpion que je ne suis pas, entre parenthèses, j'ai sa même gueule, son même répondant.
Bref, tout de moi te rappelle à lui ?
Ben fallait aller voir le facteur, que veux-tu que je te dise d'autre.
Et si j'ai quelques qualités, j'imagine qu'elle provienne de toi ?
Parce qu'en aucun cas, c'est mon père qui m'a transmis une qualité, ni mon éducation et encore moins ce que les autres m'ont appris.
Autres que tu méprises parfois un peu trop sans même les connaître.
Parlons-en de mon éducation tiens.
J'ai l'impression d'être née dans un couvent parfois.
Plein de sujets sont tabous, comme le sexe, évidemment.
La religion, c'est pareil.
On ne peut pas rire de blagues à la con mon père et moi.
Si ce sont des blagues de cul, tu trouves ça dégueu et si ça atteint la religion, tu pousses presque des hurlements.
De quoi rit-on alors ?
Comment tourner une blague à 2 sous pour qu'elle reste politiquement correcte ?
Que faire pour être dans TA norme ?
J'ai du mal à me rappeler des rares compliments que tu m'as fait, j'ai du mal à me rappeler la dernière fois ou tu m'as prise dans tes bras, j'ai du mal à me rappeler tes marques d'affection autre que ce putain de fric.
Parce que donner des sous, tu crois que ça vaut des clous quand tu te sens perpétuellement rejetée, non désirée, pas aimée ?
Tu ne penses pas que je préfèrerais que tu m'accompagnes à l'hosto quand je dois subir une opération importante plutot que de me proposer de payer ma facture ?
C'est bien gentil mais finalement, j'en ai rien à foutre.
C'est probablement la raison pour laquelle je n'ai pas de respect par rapport à ça.
Je m'en tamponnerai de ces putains de factures quand tu seras ou que je serais dans un trou !
Tu voulais un p'tit gars et tu t'es retrouvée avec une nana à la place ?
Ca ne t'as pas empêché de m'hyper protéger au point de m'étouffer littéralement.
Je voulais faire du cheval mais ça a été non, trop dangereux.
Pareil pour la moto/auto.
La danse, ça a été un vrai calvaire pour te persuader à peine une année.
La natation, un supplice.
Alors oublions la piscine, la mer, les lacs, la tête sous l'eau, la planche à voile, le sky nautique, le jet ski et j'en passe.
J'avais plus qu'à barbotter avec 2 énormes bouées pour pas te faire peur.
Je te vois encore venir me rechercher au bord de l'eau avec un parapluie alors que je dégoulinais parce que j'adorais me baigner lorsqu'il drachait.
Le sport ?
Mais ça va pas, tu vas pas jouer au volley, tu vas recevoir un ballon en pleine tronche.
Pareil pour le tennis et tous les jeux/sports à balle, boule ou ballon.
Les arts martiaux, mais c'est dangereux puis c'est pas pour une fille.
Et l'escrime, mais quelle idée.
Et la guitare, quoi ?
T'avais peur que je me râcle un ongle ou quoi ?
Je m'étonne encore que j'aie un jour pu jouer aux échecs tiens !
Et toi, tu te demandes pourquoi vers 16 ans, j'ai pris la poudre d'escampette ?
Pourquoi je préfèrais dormir dehors ou n'importe ou ailleurs plutot que de rester cloîtrée comme une nonne ?
Que plus aucune menace (appelle ça comme tu veux) ne me perturbait ?
Que tu aurais fait n'importe quoi pour que je reste près de toi, mais pas trop près hein parce que les calins, ça coute cher !
Hier, fallait que je m'habille "correctement" pour bosser aujourd'hui.
Je fais l'immense effort ce matin de foutre une putain de jupe, je passe mon temps à me maquiller, faire mes cheveux tout bien comme il faut pis tu me donnes des ordres, je passe ma matinée avec les chiffons, les torchons puis les mains dans les seaux d'eau de Javel.
Et je vais niquer combien de fringues à venir nettoyer comme si j'allais à un défilé de mode ?
Oui ça m'a fait chier grave que mon jean soit niqué de la fois passée parce qu'il fallait jouer Cendrillon et nettoyer cette putain de cour de merde à la Javel avec une petite brosse, pavé par pavé.
Elle est belle la cour ? Elle peut bien car depuis j'ai méga mal au dos et mon jean est foutu.
Ca t'emmerde que ton autre fille vienne au boulot ?
Ben dis lui au lieu de ténerver sur moi parce que ma soeur me dérange, soit-disant, dans mon travail.
C'est pas parce qu'elle me parle que je n'arrive plus à tapper sur cette vieille machine à écrire à la con.
Puis si t'as pas envie de parler à M-R, t'as qu'à lui dire parce que c'est aussi mon boulot de décrocher le téléphone et, t'entendre dire au loin "Tu m'emmerdes, j'ai pas que ça à foutre...!", ça me fout dans un état que t'imagines même pas.
L'état à enfiler ma veste et dégager, démerdez-vous !
C'est la dernière fois d'ailleurs que tu me commandes de la sorte.
C'est la dernière fois que tu me fais passer pour une idiote en me hurlant dessus devant la clientèle.
Et tu sais quoi ? Oui, Mr M., c'est un bel homme. Un très bel homme, oui.
Dommage, me dis-tu, qu'il soit homo ?
Mais j'en ai rien à foutre Maman qu'il soit homo ou pas, j'ai quelqu'un dans ma vie.
Oh, il te plaira peut-être pas, ça c'est fort possible mais c'est comme ça.
Tu as pris ton pied à raconter que j'étais gonflée d'avoir demandé au Notaire si on pouvait faire une liste de divorce ou des enveloppes ?
Ben j'ai besoin de vacances si tu veux savoir, alors autant joindre l'utile à l'agréable.
Et ce qu'il en a pensé ce Monsieur, parce qu'il paraît qu'il avait des yeux comme 2 ronds de flan ? Ben je m'en tamponne tu vois, mais alors je m'en tamponne d'une magnitude de 9,5 au moins !
Car clair que ça leur rapporte plus de fric quand les gens se déchirent.
Ben ça aussi j'ai décidé depuis longtemps: je ne jouerai pas le jeu que vous voulez me faire jouer.
Je ne serai pas la méchante femme qui a quitté son mari et qui lui aura piqué sa baraque et ses cartes bancaires.
Moi, je veux juste LA PAIX, quand est-ce que tu comprendras CA, hein Maman ?!?
En plus, maintenant quand je viens chez vous, je tombe sur ex-il qui vous appelle toujours Papa et Maman.
Ca risque d'être fort agréable pour mon compagnon actuel...
Tu ne comprends toujours pas pourquoi je ne vous le présente pas ?
Parce que tu vas encore me descendre à ses yeux, comme tu as fait à chaque fois, me casser pour mieux me ramasser, et ça, j'en ai marre.
Puis j'en ai marre que tu me fasse des remarques parce que je suis toute contente quand je peux m'occuper de la petite.
Rien à foutre qu'elle soit malade et que je puisse choper son truc.
Cette petite, c'est la bouffée d'oxygène de ce boulot, bordel !
Et ça me saoule que tu fasses toujours semblant de rien quand on parle d'enfant d'ailleurs.
Tu crois pas que ça me fout les chocottes de voir mon âge défiler, de voir ma vie me passer sous le nez, sans enfant.
T'as pas idée que cette crasse de ménopause qui arrive à grands pas dans cette famille me foute les jetons ?
T'imagines pas comment c'est difficile de se dire qu'il va peut-être être temps de passer à tout le bataclan d'une FIV et que ta mère ne te demande jamais rien ou évite carrément le sujet ?
Puis tu t'étonnes que lorsque je fais attention à mon alimentation parce qu'en plus, TU m'as fait chier des jours durant, et que TU me demandes 10 fois dans la journée si je veux un pain au chocolat et que je te réponds inlassablement "non merci", puis que tu ailles jusqu'à me le foutre sous le nez, je le tappe au mur ?
Ben moi pas, quand je dis non, c'est NON !
J'ai passé une journée de merde aujourd'hui, au point de quasi péter une durite et d'envoyer tout le monde chier, et ce, en partie grâce à toi et ton humeur de chien.
Je ne sais pas si tu m'en veux, ni pourquoi tu m'en voudrais mais aujourd'hui, j'ai vraiment pas mérité ce traitement là, merde !
C'était un mauvais jour pour toi sur ce coup-là ?
Rassures-toi, pour moi aussi, et pourtant ce matin, j'étais d'agréable humeur malgré une putain de nuit d'à peine 2 heures de sommeil de merde.
Y a des jours ou il m'arriverait de regretter d'être née...
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