Ce sentiment horrible me poursuit, celui d'être entre 2 Mondes.
Comme une brebis égarée.
Normal, à l'allure ou je blasphème.
Il va s'en dire que je m'emmerde à la vitesse de la lumière, à nouveau.
Charleroi est vide comme la tête de Jean-Claude Van Damme.
Et j'ai le moral dans les chaussettes.
Depuis un moment, un sacré long moment, je remarque que la majorité des gens préfèrent voyager entre la nostalgie et l'espoir, le passé et le futur, la perte et le fantasme.
Ils restent imbriqués entre deux éclipses.
Et quand je me sens coincée par-là par procuration, je me sens tellement mal.
Ce présent que j'ai attendu et qui m'échappe.
Par la force des choses et/ou celles des gens.
Ce petit truc qu'on appelle "moment de bonheur" qui me file entre les doigts parce qu'ils en ont décidé autrement.
Dépendante. Et égarée.
La nuit passée, je me suis réveillée en sursaut à 3h04 du mat'.
(Ah, ces chiffres !)
C. était mon mec.
Et ex-il me donnait des conseils parce que ma relation avec C. semblait battre de l'aile.
En réalité (rêvée), j'avais tellement peur de le perdre, C.
Nous étions tous les 3 dans la maison (vraie) de mes parents.
Ensuite, on a changé de décor, comme ça, comme on peut le faire en rêve.
Je me souviens de l'eau et des poissons, mais surtout du dauphin qui était assis sur le muret.
J'ai voulu le caresser.
Il était sec. Sèché. Enfin, presque déssèché.
Et C. et ex-il marchaient devant moi, comme si je n'existais pas.
C. avait répondu à mes questions par lettre.
Son passé était bizarre et son futur si incertain.
Le message principal qui ressortait était: vis le présent.
Carpe Diem quoi.
(Toujours cette peur de la remise en cause d'une relation. Ca me poursuit, même en rêve.)
C'est au moment ou je pensais qu'il était si difficile de faire confiance à C. et à fortiori si flippant mais si trippant de faire l'amour avec un homme dont le passé ressemblait à celui de Don Juan, que j'ai passé ma main sensuellement dans la nuque de C.
Au moment ou il s'est retourné vers moi en frissonnant, je me suis réveillée.
En écrivant ceci, je me rend compte que mes ex ou mes potes ont souvent en commun la première lettre de leur prénom.
Je me rend également compte que ce rêve met en évidence toutes les questions qui me taraudent en ce moment et que j'ai même fait la projection des réponses par courrier que j'attends depuis un moment.
Un certain moment.
Un moment certain.
Et ce message, cette phrase que j'essaie de lui faire comprendre tellement souvent: profites de l'instant, du présent car tu ne sais pas si demain il sera encore temps.
Comme il est difficile de faire comprendre à quelqu'un qu'il n'y a que le présent qui nous appartient.
Et que demain... Peut-être que demain, nous ne serons plus là pour en parler.
C'est récurrent cette idée de la Mort.
Cette idée de la Vie aussi. Et surtout.
Cet entre 2 Mondes ou je me sens si souvent appartenir.
"Vade retro Satanas, prosternes-toi devant Dieu !"
Suis-je une brebis égarée ?
Je me sens complètement en accord avec ce que tu dis, me sentant moi aussi si souvent en équilibre entre 2 mondes... pas facile de ne pas se casser la figure, n'est-ce pas ?
Bon courage
Rédigé par : euqinorev | mardi 06 juin 2006 à 01h12
Euqinorev: En effet, tant qu'on garde l'équilibre, ça va... mais parfois, ça semble si difficile de ne pas tomber.
Des bisous et du courage à toi aussi.
Rédigé par : Missy'V | mardi 06 juin 2006 à 01h26
essaie de vivre dans le monde bleu en faisant abstraction du noir. Je viens de passer un énorme sale moment dans ma vie affective. Je suis super sentimental et j'ai réussi à prendre sur moi et faire face. C'était un effort insurmontable pour moi mais je crois que le gros de l'orage est passé!
Courage
Rédigé par : olivier | mardi 06 juin 2006 à 12h40
Olivier: Y a quelques 2 années plus ou moins, je m'étais acheté des lunettes roses, histoire de voir la Vie de cette couleur.
Comme ça n'a pas fonctionné, j'ai acheté des bleues cette année ;-)
Difficile de faire (sur)face face à certains évènements, comme on dit: l'Humain peut paraître imbrisable, son coeur reste un château de cartes...
Allons, tout ce qui ne tue pas rend plus fort.
A écrire 200.000 fois chaque matin.
Des bises et du courage à toi.
Rédigé par : Missy'V | mardi 06 juin 2006 à 15h25