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Je me demande si dans le fait de "tomber amoureuse", avoir un flash pour quelqu'un, être (sur)prise d'un coup de foudre, il n'y aurait pas au moins 80% de curiosité et 20 autres % de peur de mourir seule et abandonnée comme une vieille merde ?
Etre amoureuse, c'est tout de même être étonnée.
L'étonnement, c'est de l'émerveillement, de l'admiration, c'est aussi de la consternation (ce qui expliquerait pourquoi je cours parfois après l'impossible) et des surprises.
Quand l'étonnement disparaît, ça sent la fin.
La fin d'un cycle, celui qui met des papillons dans les yeux et dans le coeur.
Samedi, j'ai rencontré, par hasard, plusieurs personnes du temps passé.
Ca m'a fait bizarre, d'autant plus que j'ai une bonne mémoire visuelle et que je n'oublie jamais un visage, même s'il a bien changé 15 ans après.
Si je crée l'étonnement en me rappelant leurs visages, leurs prénoms et tant d'autres choses, moi je ne le suis plus. Etonnée.
Si, je suis étonnée de m'être un jour si rapidement tant attachée à tel homme.
On dit que quand une femme veut quelque chose ou quelqu'un, elle l'obtient.
C'était vrai avant, je m'acharnais, quitte à me prendre 2 ou 3 râteaux de suite par la même personne, je mettais mon orgueil au vestiaire parce qu'un jour, il dirait "oui".
On ne sait jamais pour combien de temps le oui est de mise.
Mais quand j'étais captivée par quelqu'un, je pouvais recommencer jusqu'à ce qu'il y ait de l'étonnement de l'autre coté et cette envie de venir voir ce qui se cachait du mien, et je recommençais quitte à m'en faire pleurer.
Ce samedi, j'ai pris quelques minutes à penser sur le sujet, en me demandant qu'est-ce qui m'avait tant attiré chez ce B. à l'époque.
C'était de l'étonnement.
Ce garçon cachait quelque chose de lourd, de secret et d'étrange et ça se voyait sur son visage.
J'étais attirée comme à un aimant.
J'en ai bavé aussi, parce que j'ai voulu et j'ai eu.
Et x années plus tard, plus rien.
Rien au point de me demander qu'est-ce que je lui trouvais ?
Rien au point de ne pas lui en vouloir pour la peine qu'il m'a causée.
Rien au point de pouvoir parler avec lui comme si je n'avais jamais rien ressenti pour lui.
Ou peut-être une certaine entente ou un morceau de passé en commun ?
C'est pourtant toujours un très bel homme, cachant toujours autant de mystères mais plus rien ne m'attire à lui, il ne m'intrigue plus, il ne m'étonne plus.
Bien plus tard et bien plus loin, alors que je marchais sautillais en suivant les chars, mon oeil s'est arrêté sur un garçon homme qui était là, pantois, sur le trottoir, à regarder la parade défiler.
C'était S.
J'ai souris dans ma tête.
Il n'a quasi pas changé physiquement et devrait par conséquent encore me plaire.
Et bien non, j'ai cherché, je n'ai pas trouvé la réponse si ce n'est qu'il était énigmatique lorsque je l'ai connu.
Etonnant, donc.
Je ne me suis pas arrêtée pour lui dire bonjour, je n'aurais même pas pu trouver quelque chose d'autre à lui dire que "bonjour".
Quel est ce quelque chose qui me charme tant et qui fait que je voudrais veux connaître tel ou tel homme ?
Y a quelqu'un qui suscite mon attention en ce moment précis et je n'en connais pas la/les raison(s).
Autant il a pu passer inaperçu pendant quelques heures et si près de moi, voir irritant au point que j'ai failli être désagréable avec lui, autant je reste sur ma faim, intriguée, émue et captivée à présent.
Ca me fait peur.
Je me fais peur.
J'ai trouvé en moi la force, quelques temps, d'accepter la solitude à deux.
J'appelle ça comme ça quand on est avec quelqu'un qu'on voit rarement.
L'isolement de l'adoratrice qui attend.
Elle fini par ne plus très bien se souvenir de ses attentes.
Je voudrais trouver en moi la force d'accepter la monotonie.
J'ai presque peur de ne pas en être certaine.
La monotonie, c'est la platitude, l'ennui, la grisaille, la médiocrité.
Ca ressemble tellement à une mort intérieure mêlant tristesse et sentiment d'abandon.
Tout le contraire de l'étonnement qui déclenche en moi tant de vie, d'enthousiasme et d'allégresse.
Ces fluctuations d'impulsion qui me hantent sont épuisantes.
Je voudrais trouver en moi quelque chose qui me tienne avant de chavirer vers un ailleurs mystérieux, clandestin, casse-gueule et probablement chimérique.
L'étonnement aura-t-il encore raison de moi ?
La Googlerie-du-moment qui a permis d’aboutir sur mon blog :
" photo cityparade2006 "
Chers Googlers et autres à la recherche de tofs de la City Parade 2006, les galeries de Cyber Factory sont en ligne, faut cliquer ICI, y a plus de 700 clichés pour votre bonheur.
Rédigé à 02h21 dans Folie ordinaire & toquade | Lien permanent | Commentaires (12)
Rédigé à 16h46 dans Clichés & négatifs | Lien permanent | Commentaires (7)

Rédigé à 07h21 dans Bamboula, Les fleurs du chemin | Lien permanent | Commentaires (22)
C'est la Fête de la Musique.
Et cette année, c'est dans ma ville qu'à lieu la City Parade !
La City Parade, ce sont de nombreux fans de musique électronique venant de l’étranger et de Belgique, toutes nationalités et communautés confondues, qui se rassemblent pour faire la fête ensemble.
Le thème de cette année est « Change The World ».
L’unité, la solidarité, la tolérance, l’ambition, l’inspiration et l’espoir sont les valeurs que nous voulons proclamer en 2006 !

Rédigé à 13h28 dans Bamboula | Lien permanent | Commentaires (8) | TrackBack (0)
En collaboration avec le Ministère de l'Enseignement Secondaire francophone de Belgique, un plan langue nous est enfin présenté.
Voici le " Journalus des novelli infernali ", un journal d'informations en français et en latin, grâce à une traduction textuelle et stimultanée.
- Bonjour ! Ave !
- Nouvelles de Rome et de Jean-Paul II Novelli Romae Homo Bianco
Son courage est une énigme : Da Vinci Coda :
Le matin, on le voit chez lui, Home video
Et le soir à l’hôpital « Au sana ! Au sana ! »
On le maintient debout ! Cum viagra preservare !
Quel spectacle incroyable ! Franco Drago Productio !
Est-il là pour l’éternité ? Eternit aeternitas ?
Alors, le Cardinal Daneels attend… Primat verra…
- Chez nous, au parti socialiste, Rosa, rosa, rosam,
Celui de Liège, Gun’s and rosis rosis rosis
On pleure beaucoup Kleenex imbibere
Michel Darden In vino veritas
Proclame: Clamat:
« Guy Mathot nous a quittés, « Homo ejectus terminus,
Il avait beaucoup de casseroles Haveat pyrex et arcopal
Mais il n’a pas été en prison, Non incarcere in ‘paradis lantin’,
Il n’a pas été au violon… Non in stradivarius…
Son départ est terrible, Exit tsunami est,
On va se disputer son patrimoine, Pillare bureaux, vastiau godeau et meubles Moreaux
Lui qui cumulait 19 mandats Cumulus, nimbus et triple alto-cumulus
Guy et moi, ce ne fut pas le grand amour Coïtus interruptus
Le courant n’est pas passé, Electrabel non passat,
Je suis son rival et je reste, Claudio Barzottix
Mais c’est en famille qu’on lave son linge sale Ecce omo maousse costaud
En politique, In politicae,
Il est dangereux de se pencher en avant E pericoolsandreo sporgersi
On peut vous abattre par derrière… In coccys entubare…
… mais oublions le passé, …Tabula razzia,
Oublions Agusta, Helico presto
Il est maintenant l’heure Nunc rollex
De serrer les rangs Oberbayernus megaboum
J’aime Alain Mathot, le fils adoré, Amo Alanus Dei,
J’aime le génial Jean-Marie Dehousse Ama Dehousse Mozart,
Parlons d’une seule voix, Cunilingus,
Mais protégeons-nous,… Durex,…
Car l’ennemi Virus mordicus
Est à nos portes ». Temoignus de Jeovae ».
- Le président du PS, lui, est au dessus de tout ça. Di Rupo, helium Di Rupo
Il ne pénètre pas dans l’arène,… Non penetrare Arena,
- Marie Arena, elle, rencontre les profs Maria arenova parla cum educator
Pour retrouver tout son crédit, Visa, Master Card et Maestro,
Elle dit : Dixit :
« Enseignants, je parie sur le latin ! « Paris latino !
Ah ! Que j’aime le rénové ! Amo renovatio et travaux d’Herculos !
Heu… Rénové ? Pas ma salle de Binche, hein ? Non sauna et hydrotalasso !
Oh ! J’en ai marre ! Sono furax !
Alors j’accuse ! Jacuzzi !
C’est trop injuste ! » Calimero ! »
- Fin Exit
[Texte de Bruno Coppens]


Rédigé à 22h04 dans Machine ronde et insolite, Pomme fendue & belgitude | Lien permanent | Commentaires (9)
Parfois, j'aimerais bien être comme un boomerang !
Tu sais, le genre de femme que quand tu la lances jettes, elle te revient en pleine gueule...
Rédigé à 19h53 dans Folie ordinaire & toquade | Lien permanent | Commentaires (9)
Rédigé à 23h59 dans Clichés & négatifs | Lien permanent | Commentaires (11)
Bilogue.
Schizophrènique.
Je tombe à court de médocs.
Ceux que je prends pour mes attaques de panique.
Y en n'a plus.
Ils arrêtent la production.
200 mg/jour.
Des cachets de 25 mg.
Ca en fait 8.
Par jour.
A l'avant-dernière pharmacie ou il restait une dernière boîte de 60 cachets de 10 mg, on est content de me faire un grand sourire en me la donnant vendant.
Si tu savais - j'en ai pour 3 jours avec ça - 20 cachets/jour.
Ni plus ni moins.
Alors ton sourire, fais-le à quelqu'un d'autre.
Moi je panique.
Y a plus les médocs qui m'aidaient à avoir une vie plus ou moins normale.
Déjà avec eux, j'avais encore des crises.
Comme celles de l'époque ou il m'était devenu impossible d'aller au magasin, conduire, sortir quelque part et tout simplement de chez moi.
Un véritable cauchemar.
Dernière pharmacie, loin.
- Vous avez encore du T******* ?
- Ah non, c'est en rupture de stock.
- C'est en rupture de stock ou bien ils arrêtent la production ?
- Je ne sais pas mais c'est pas grave, faut pas paniquer...
- Et bien si justement, car je le prends pour mes attaques de panique.
Le monde est con.
Et je fais quoi alors ?
J'attends patiemment que mes crises reviennent ?
Dire que j'ai mis des années pour trouver un médoc qui fonctionnait.
Et qu'en 2 temps 3 mouvements, ils vont m'enlever mon bien-être artificiel.
Irremplaçable.
Une thérapie ? J'ai fais.
Psy-chologue-chiatre-thérapeute, j'ai tout essayé.
Les trucs parallèles ? J'ai fais.
Trucs comportementals-homéo-acu-yoga-sophro, c'est pas assez hard.
Sport ? Pareil.
Joints, alcool ? C'est pire quand tu flippes.
Et une attaque de panique, ça te tombe sur le coin de la gueule comme un coup de foudre.
Inexplicable.
Inextricable.
C'est une honte que tout le monde tait.
Y compris ceux qui en souffrent.
Et je fais quoi alors, maintenant ?
J'attends ma fin du monde en tremblant ?
Je vais tuer ce pc entre-temps.
Ce ne sera pas très difficile, il est déjà à moitié mort.
3 plombes pour publier 2 billets.
Je dois avoir 18-11 de tension.
Rédigé à 23h18 dans Personne n'en parle | Lien permanent | Commentaires (24)
J'avais peur un jour de dire: je ne suis pas heureuse avec toi.
Et c'est le contraire.
Je ne suis pas heureuse sans toi.
Comment vais-je faire si ça continue comme ça ?
Tant de temps loin de toi ?
Tant de moments laissés pour compte ?
Tant de présents n'ayant pas existés.
Tant d'attente.
D'espérance.
De patience.
De distance.
Dont celle que tu crées, en m'écartant de toi.
Je ne suis pas heureuse sans toi.
J'ai peur de devoir me protéger.
De ton absence.
De tes silences visuels.
Autrement.
Devoir arrêter un jour de t'aimer.
Arrêter d'aimer, c'est plus difficile qu'arrêter de fumer, de boire et de se droguer à la fois.
Pourtant, si je n'avais pas aimé, jamais je n'aurais pleuré.
Mon amour, je vais finir par grimper aux rideaux - non, ils ne tiendront pas le coup ! - trafiquer ton camion ou euthanasier ton patron - te séquestrer, te kidnapper - ou terminer comme Andrem et détester les camionneurs belges de Belgique.
Je suis down et damned.
Peut-être vaut-il mieux avoir le coeur brisé par un camionneur que de rester seule chez soi à insulter son ordi ?
Mais le pire, c'est qu'on peut cumuler, vous comprenez ?
En fait, le mec idéal, ce serait un obsédé doux.
Un gars qui banderait du coeur…
Rédigé à 03h55 dans Des mots et des douleurs | Lien permanent | Commentaires (9)
Je sens que je vais exploser/imploser.
Mardi, après avoir débranché mon ordi (qui s'appelait X-calibur - arf), je l'ai conduit à l'hosto.
Mercredi en début d'après-midi, on me téléphonait pour me dire que Monsieur-mon-ordi était réparé.
"Qu'est-ce qu'il avait ?"
"Ah, fallait vérifier ? Parce qu'il n'y a rien de marqué sur le bon donc on a remplacé le disque dur, mis l'ancien en esclave et voilà."
"Han... et monsieur F. a qui j'ai expliqué qu'il se figeait constamment etc..., il n'a rien dit ?"
"Visiblement, non..."
Bon... on va pas s'faire un infarc ou une crise d'apoplexie, il est réparé, on paie et on s'tire !
J'arrive chez moi, je branche la bête.
Tout baigne.
Ah ! Quel soulagement de voir Windaube fonctionner normalement.
Je m'apprète à installer les drivers et les programmes, la pile de CD est à coté de moi, je m'installe confortablement parce qu'il y en a pour des heures.
Au premier reboot, bang. Il se fige, Monsieur-mon-ordi.
A nouveau, aucune réponse clavier, ni souris ni nada.
J'appuie sur le bouton et paf ! Il s'arrête net sur le logo de ma carte mère.
Quelque chose monte en moi.
De la colère, je crois.
Les nerfs vont craquer donc je redébranche Monsieur-mon-ordi illico, je file le flanquer dans ma bagnole, je cours à l'hosto, je dépose Monsieur-mon-ordi sur le comptoir, le gars arrive et me demande ce qu'il peut faire pour moi ?
"REPARER mon ordi !"
" Ah ! Et que se passe-t-il avec votre pc Madame ?"
" Ca sert à quelque chose que j'explique ?"
" Bien sur sinon..."
(Nan, j'veux pas entendre les excuses bidons !)
" Ben il bloque, il se fige, il se plante, au démarrage ou n'importe quand, plus aucune réponse clavier/souris - nada. Vous venez de changer le disque dur donc je ne sais pas c'est quoi, mais j'ai pas envie de revenir 15 fois, vous comprenez ?"
" Ah... Et quand vous a-t-on changé le disque dur ?"
" Je suis venue le rechercher de réparation y a une heure environ !"
" Je vois... Je vais noter le problème de plantage pour le technicien..."
" Ce serait mieux cette fois, en effet..."
" Voilà, on vous téléphonera dès qu'il sera réparé."
Bla bla bla.
Jeudi début d'aprem, Monsieur-mon-ordi est réparé mais comme je suis au boulot, je peux pas aller le chercher.
17h30, je débarque à l'hosto informatique.
Je sais pas pourquoi mais je suis énervée.
Fatiguée et énervée.
Rien que la vue des pc me donne des chaleurs.
C'est peut-être la ménopause hein ?
J'attends au comptoir ou on vient lorsque c'est pour le service technique.
Un type entre après moi. Mince, costard cravate. Des binocles.
Puis 3 autres types entrent. Costards cravates pour 2 d'entre eux, jean/chemise pour l'autre. Type méditerranéen.
Costard-cravate-binocles demande des infos pour les souris.
Je patiente.
Ca va de 10 euros à 70 euros environ, de la biesse souris au machin multi-trucs laser mais Monsieur ne sait pas.
Je prends une chique.
J'allumerais bien une clope, j'suis sure que je ne serais plus transparente dans ce cas.
Un bon quart d'heure pour que Costard-cravate-binocles se décide pour une souris ordinaire, pff.
Ah, c'est mon tour !
Ben non, les 3 méditérranéens s'engouffrent...
Le bonhomme les sert, et moi, j'attends.
Vais faire des ballons avec ma chique tiens.
Ah, un monsieur monte du service technique, ouf !
"Monsieur, svp !"
" Un instant... Oui ?"
" Je viens rechercher mon pc..."
" Ah, il faut vous adresser au monsieur du comptoir, moi je suis technicien..."
Hummppfff.
Mais purée, je suis invisible ou quoi ?
Derrière moi, y a une vitrine avec des ordis portables dedans, des gsm et de gros appareils photos numériques.
J'vais m'approcher de la vitrine, faire toc-toc contre les carreaux etc...
Et j'ai comme l'envie de pèter la vitre et de partir avec le premier ordi venu parce que je poireaute là, malgré mes "bonjour", "svp", "AU FEU !".
Et on montre les modems et les routeurs aux 3 méditérranéens.
Ca y est, je suis cuite, ça fait presque 1/2 heure que j'attends alors qu'il n'y avait personne avant moi, la ras-le-bol attitude s'est emparée de moi et je sens le sarcasme monter.
Les 3 gars n'ont rien acheté et le monsieur me voit/m'entend faire "toc-toc" avec mes clés de bagnole contre la belle vitrine.
" Je peux vous renseigner ?"
" Oui, s'il-vous-plait: à quelle distance de la caisse doit-on se tenir pour être remarqué et servi ?"
" Heu... pardon ?"
" Parce que ça fait 1/2 heure que je poireaute là et les ceusses qu'on a servi avant moi étaient pas loin de la caisse, moi pas donc j'me demandais si... Bon, oubliez, z'avez l'air de me prendre au sérieux en plus... J'viens rechercher mon pc qui était en réparation."
Le gars remonte avec mon ordi, me dit que c'était le disque dur mis en esclave qui merdait et que je ne dois rien de plus.
Merci et aurevoir, je rentre chez moi, dépose Monsieur-mon-ordi sur le bureau, rebranche le tout, installe les drivers, les logiciels etc.
Et je passe une bonne partie de la soirée/nuit pour réinstaller tout le brole.
Aujourd'hui, en début d'aprem, la flèche de ma souris ne bouge plus.
Je rêve cauchemarde ?
Ben non, ça y est, il s'est à nouveau figé et plus aucune réponse.
Je veux faire une restauration système, impossible.
C'est reparti mon kiki, j'aspoye sur le bouton, je relance.
Il bloque 6 fois.
J'ai envie de lui foutre une torgnole.
Le genre de torgnole que tu te relèves pas, tu vois ?
Hein... Une bonne torgnole pour la route !
Je vais aller prendre l'air, c'est mieux...
Une heure plus tard, le canard était toujours vivant Monsieur-mon-ordi était toujours figé, mais bien hein !
J'arrive à désactiver cette merdasse de Norton GoBack et ouf, il redémarre.
Mais, pendant que je chipotais dans mon logiciel tofs, il s'est figé 2 fois à nouveau.
Je suis découragée et désespérée.
J'ai passé mon temps à remettre tout bien, avec toutes les mises à jour, les drivers, les tchik et les tchak que ça prend des plombes à installer.
Boot-y qu'il s'appelle mon ordi, pas Léon ;-)
Parce qu'il doit "booter" et bouter aussi, didjuuu.
Pis c'est vrai que si il veut, c'est un sacré butin.
Quelqu'un peut-il me dire de quoi souffre Boot-y mon ordi ?
Parce qu'on m'a dit que c'était le vieux disque dur, mais il est plus là le vieux DD donc, qu'est-ce que c'est ???
HELPPP !
Please !!!
Rédigé à 22h04 dans Crocus & mouche cousue | Lien permanent | Commentaires (18)
Rédigé à 23h57 dans Les fleurs du chemin | Lien permanent | Commentaires (8)
Veille prolongée ou pas, Dieu seul le sait, mais si je continue à essayer de faire quelque chose avec ce fichu pc, je sens que je vais lui défoncer le portrait définitivement donc je choisi la solution la moins violente, je m'en vais le déposer à l'hosto avant de faire un massacre !
Des heures à appuyer sur le bouton, le truc qui se fige 43 fois de suite (je m'emmerde donc je compte), 17 essais de réponse mail non abouties, j'en ai ma claqueeeeeeeeeeuuuh de m'énerver contre une machine qui ne veut rien savoir.
Y a plus rien qui fonctionne normalement (quand ça fonctionne) et je me demande si ce message aura l'occasion de passer parce qu'après, quoiqu'il arrive, je débranche ce bidule informatique qui me tappe sur le système nerveux.
A bientôt... ou pas.
Ce sera selon l'hosto et le portefeuille.
Y a bien un cybercafé à 100 mètres de chez moi mais ils ne font plus crédit.
C'est trop injuste...
Rédigé à 17h06 dans Clichés & négatifs | Lien permanent | Commentaires (11)
En attrappant la varicelle, à mon âge, au mois de mai/juin voyons !
Les plaques devenues des vésicules remplies de liquide ensuite des croûtes, il ne reste maintenant, sur mon visage tout du moins, que des cicatrices cratères.
Et des tâches rouges.
De loin, mais pas trop, on dirait une jeune ado boutonneuse.
14 cratères en plein visage.
Innombrables tâches rouges.
C'est super.
Et je n'ai pas gratté une seule fois quoi que ce soit sur ma face alors je pense qu'il est inutile de mettre des moufles à vos enfants s'ils ont envie de se soulager un peu s'ils attrappent cette fichue maladie.
Bref... Non seulement c'est moche mais en plus, le toubib m'a dit qu'on ne pouvait pas savoir si les cicatrices cratères allaient disparaître ou pas puisqu'il faut au moins une année pour que ça se refasse car c'est le derme qui est touché.
Niveau soleil, c'est un coup de massue que j'ai reçu en apprenant la nouvelle puisque je ne peux pas m'y exposer pendant plusieurs mois sous peine de garder les marques à vie.
Les tâches risquent en effet de se colorer (ou de se décolorer, c'est selon) sous les UV.
Ben, et mon été alors ?
J'ai pas de sous pour partir en vacances, va falloir en plus que je restre calfeutrée chez moi ?
Varicelle, tu m'as bouffé la peau, tâché mes poumons et en plus, tu vas me gâcher mon été ?
Salope !
J'ai un peu la haine là.
Déjà que j'ai plus de jardin, le dehors était mon seul moyen de prendre l'air mais y a pas forcément d'endroit ombragé.
L'écran total, il ne l'est jamais complètement donc ce n'est pas une garantie non plus.
Mon ordi rend l'âme, il se fige, n'importe quand, quoique je fasse et d'ailleurs même en ne faisant rien.
Il redémarre si il veut, pour se figer à nouveau parfois 15 secondes après.
Et ce soir, c'est ma machine à laver qui déconne, je crois donc qu'elle ne va plus tarder à me laisser tomber car hormi l'électro-vanne qui était foutue depuis un moment, maintenant c'est le tambour qui frotte contre les parois sans que je comprenne pourquoi, donc ça va plus pis ça pue le métal grillé.
Murphy, si tu savais comment je te hais !
Rédigé à 20h13 dans Comment... | Lien permanent | Commentaires (19)
En Belgique, la fête des Papas, c’est aujourd’hui, deuxième dimanche de juin.
Mais aujourd’hui, 11 juin, c’est également la Saint Barnabé, jour qui, donnant autrefois lieu à la fête des "conards" à Évreux et à celle "des sots" à Lille, était à Tournai, fixé pour la dime dite "des roses" en vertu d'un accord entre le chapitre et le magistrat de Tournai pour la dime des roses sur le pouvoir de Tournai.
Cet acte, qui existe encore aux archives de la ville, est rapporté dans l'histoire de Tournai.
Belgique, encore à part mais y a pas qu'elle puisque les Italien(ne)s célèbrent leurs Papas le 19 mars, jour de la Saint-Joseph et les Papas Luxembourgeois, eux, devront attendre le mois d’octobre…
Amusant, non ?

Rédigé à 20h45 dans Bamboula | Lien permanent | Commentaires (7)
Attention, avant tout, je tiens à dire que je n'ai rien contre le foot.
Mais je ne vais pas au Stade pour les mêmes raisons que je n'irai jamais dormir la nuit dans les passages souterrains de Charleroi.
Et il m'arrive de regarder un beau match à la télé, avec intérêt et plaisir car je reconnais et apprécie tous les mérites de ce noble jeu.
Je ne hais pas le foot.
Au contraire.
Mon Papa, après avoir failli devenir curé, s’entraînait comme un fou pour devenir footballeur.
Le ménisque eu raison de lui.
Et lorsque mes copines de 15 ans préfèraient parler fringues, mecs et/ou maquillage, moi je jouais au foot.
Je ne hais pas le foot.
Je hais les passionnés du foot.
Eux, rien à foot-re !
Je hais leur(s) lieu(x) de réunion (bar, club etc...) et les stades ou je me fous complètement de ce qu'il peut arriver.
D'ailleurs, ce n'est pas plus mal si les hooligans déboulent car puisque ce sont des jeux de cirque, autant que le sang coule.
Je n'aime pas le supporter parce qu'il a des caractéristiques étranges:
Déjà, il ne comprend pas pourquoi toi tu ne l'es pas (supporter).
En plus, il s'obstine à te parler comme si tu l'étais (supporter).
Puis t'as déjà essayé de parler autre chose que foot avec un supporter en plein match ?
Comme réponse et quel que soit le sujet ou la question, t'as droit a des grognements type "attennnnnnnds.... tssst... shuuuuuuuutttt... Ouiiiiiiiiiii ouiiiii, vas-y... BUUUUUUUUT !"
En fait, si toi t'en as rien à foot-re, ben c’est réciproque car le supporter n'en a carrément rien à foutre de toi.
Quand il part dans ses délires digne de Thierry Roland avec son rire niais, inutile d'essayer de l'interrompre, autant parler à un mur.
En fait, je ne crois pas qu'il se foute complètement du fait que tu t'en foutes complètement.
Il ne peut juste pas concevoir que quelqu'un puisse s'en foutre complètement.
Il ne le concevrait même pas si t'avais 3 yeux et 2 antennes plantées sur les écailles violettes de ton occiput.
Il n'a aucune notion de la diversité et de l'incomparabilité des Mondes Possibles.
Quand l'équipe qu'il supporte gagne, c'est la méga teuf.
Il se fout éperdument que tu dormes et que tu bosses le lendemain.
Il hurle et klaxonne comme s'il se trouvait au Carnaval de Rio.
Et toi, si ça t'a sorti de ton sommeil et que le bruit environnant t'empêche de te rendormir, tant pis pour ta gueule.
Tout le monde s'en foot, t'as qu'à être supporter aussi.
Et de la même équipe tant qu’on y est.
Tu ferais la méga teuf.
Même si l'équipe que tu supportes (et c'est peu de le dire) perd.
C'est le but du jeu (du supporter) aussi.
Ils ne sont pas tous pareils ?
Peut-être...
En réalité, je ne sais pas car j'en ai rien à foot-re !
Sur ce, comme la Belgique n'a même pas été qualifiée pour jouer, que de toute façon, je n'aime plus regarder Beckham depuis qu’il m’a déçu grave
, que dans l’équipe de France, je suis pas sure qu’il y ait un seul français (d’origine), je vais juste dire: Forza Italia !
(mah nan, j'ai pas tout mélangé
)

Rédigé à 01h29 dans Crocus & mouche cousue | Lien permanent | Commentaires (11)
Rédigé à 01h07 dans Les fleurs du chemin | Lien permanent | Commentaires (10)
Etant toujours en maladie (et c'est pas un luxe, ces multi-boutons/cicatrices varicelleux me grattent encore tellement que ça m'empêche même de dormir), j'essaie de profiter du bleu du ciel et de retrouver le souffle de mes 15 ans en me promenant avec ma Toutoune.
Seulement y a une ombre au tableau: la saleté des gens ou le cradoque power.
Alors forcément, je râle.
Encore.
Déjà, dans notre allée commune, à FdP et à moi, j'ai encore ramassé 23 mégots de cigarettes.
Merde, ils peuvent pas acheter un cendrier ces gens-là ?
Ou fumer chez eux et non jetter leurs mégots dehors ?
J'en ai marre que les graviers soient rempli de crasses et de mégots de clopes, c'est crade !
La prochaine fois que je dois ramasser ça (car eux, ils ne le font pas), ou je tape les mégots dans leur boîte aux lettres ou je les colle sur leur pallaisson.
Merde !
D'autres idées sont les bienvenues, en ai marre de m'énerver avec ça et devoir tous les jours ramasser les crasses des autres.
En balade, c'est pas mieux.
Les lieux publics, merci de les respecter !
Y a des poubelles avec des sacs vides dedans (ben oui, un jour, on a eu le culot de me répondre que tous les sacs poubelles étaient pleins et que c'était pour ça que...) tous les 10 mètres et y a plein de détritus partout.
Ca m'exaspère.
Des sacs poubelles, des sacs de vidanges, des canettes, des mégots de clopes qui mettent des années lumières à se désintégrer, des crottes de chiens et j'en passe...
Vous en voulez encore ?
Alors forcément, oui je râle encore.
J'aimerais bien que nous, personnages respectables et respectueux de l'environnement, on puisse se promener sans dégringoler sur une putain de canette jetée à terre, sans devoir avoir nos yeux collés au sol pour pas marcher dans une merde de chien, une seringue usagée ou des bris de verre.
C'est trop demander aux gens de foutre leurs cochonneries dans les poubelles destinées pour ou quoi ?
Je te leur en foutrais moi des PV à ces gros fainéants mal éduqués !
Moi je me balade avec mes sacs à caca pour toutous, je ramasse leurs merdes et il me semble que c'est la moindre des choses.
Quand je fume une clope, j'éteinds le mégot et je le fourre dans un sac que j'ai pris avec pour l'occasion ou dans ma poche si je l'ai oublié.
Oui c'est dégueu mais c'est MA poche !
Alors, non seulement contents d'être des aventuriers de la cradoquerie, ils promènent leur(s) chien(s) sans laisse aussi.
Maintenant, ça commence à bien faire.
Le prochain petit roquet qui se fera bouffer, tant pis pour sa gueule, merde !
Et pareil pour les gosses.
Marre aussi de me faire suivre par une bande de gamins sans éducation qui tordent leurs noreilles sous prétexte qu'ils semblent gentils, tirent leur queue ou me tiennent carrément par le tee-shirt en me suppliant de leur donner la laisse parce qu'eux aussi, ils ont de la force.
Hey oh parents, au lieu de laisser vos mômes dans les rues, éduquez-les !
Tout ça, ça commence à m'enrager !
Parce que c'est dégueu puis parce qu'à force, ces toujours les mêmes qui sont punis.
Certains Sites/Parcs ont fermé leur porte aux chiens grâce aux gros bouseux, merci pour moi/nous !
Et merci à toi, gros destroyer de merde, d'avoir bousillé certains parcours d'agility que ma Toutoune se faisait un plaisir d'arpenter.
Si je t'attrappais connard, j't'amocherais les guibolles à coups de barre métallique aussi... $µ@|#!
Rédigé à 21h09 dans Personne n'en parle | Lien permanent | Commentaires (8)

Rédigé à 21h34 dans Des mots et des douleurs, Les fleurs du chemin | Lien permanent | Commentaires (7)
J'ai 1 TOC, parfois.
Je compte.
Tout.
Toutes sortes de conneries j'veux dire.
Parce qu'en amour, par exemple, je ne compte pas.
Je compte le nombre de briques sur un mur, le nombre de carrelages, les bouquins sur 1 étagère, les planches de l’étagère, les clous qui tiennent les planches etc....
C'est pas 1 TOC chiant parce que ça ne m'empêche pas de faire autre chose.
J'passe pas des heures à vérifier des trucs, vérifications qui me prendraient du temps.
Je parle, je compte en même temps.
J'écoute, je parle, je lis, je regarde la télé, en comptant.
Parfois.
Maman me disait à l'hosto l'autre jour:
" C'est moche dis donc la vue sur les carrelages mis de travers là en face..."
Et je lui réponds:
" Oui, en plus y en a 62 de travers."
" Tu les as comptés ?"
" Oui, machinalement, 1 TOC quoi. Peut-être qu'1 partie de ma cervelle s'emmerde alors elle compte..."
Ces plus de 15 derniers jours furent remplis de chiffres.
Plus de 15 jours, déjà.
87 minutes pour trouver la pharmacie de garde le vendredi 19 mai.
4 Augmentin 1g à 12 heures d'intervalle.
1 bouffissure du visage à la vitesse de la lumière (299 792 458 m/s).
Et 1 urgence, 1 !
162 minutes à attendre, 2 perfusions dans le bras.
127 minutes en salle de déchoquage avec 1 injection d'adrénaline qui fait monter tes pulsations cardiaques à 160 sans bouger.
2 coussins en béton poutres en bois dans la nuque, toute raide.
Tu dis 4 fois à l'urgentiste:
" J'ai mal dans la nuque, elle est raide, je sais plus bouger.Y a comme des coussins touts durs qui font mal dedans..."
Pic à 39,9° Celsius.
1 week-end de merde.
1 gueule qui se transforme en Elephant (Wo)Man en moins de 24 heures.
1 coup de téléphone de Maman mais j'peux quasi pas lui parler, je suis couchée dans mon lit et pourtant je suis essoufflée grave.
Le lundi, 1 admission aux urgences de l’hosto, à nouveau.
On te dit que tes prises de sang sont très mauvaises et que la radio du thorax est très mauvaise...
Tu comprends pas tellement on le dit bas et t'as pas le courage de demander qu'on répète parce que t'as plus d'air pour parler.
On te transfère et on te dit que tu resteras 48 heures en observation.
Tu passes dans l'Unité des Soins Intensifs avec 2 brancardiers, t'as 1 matelas à eau dans ton lit d'hôpital, l'air conditionné pour descendre la température, de gentils infirmier(e)s qui te chouchoutent, de la musique douce, 1 télé avec 32.000 chaînes, et on se casse en 4 pour que tu sois bien.
Tu te demandes si t'es déjà au Paradis ou aux soins palliatifs.
T'es malade, tu sais pas ce que t'as mais t'es pas si mal alors tu chipotes à la commande du lit.
Tu montes le tout au maximum, tu descends la tête, tords le dos et remontes les pieds.
C'est marrant, t'as la tête en bas, les pieds au plafond, le dos gondolé.
Puis, 1 infirmière entre dans ta chambre et te regarde, l'air dubitatif et un peu inquiet mais souriant.
"Qu'est-ce qui se passe ? Tout va bien ?"
"Oui je comptais juste le nombre de coussins flottants électronisés et je me suis retrouvée dans cette position ".
Si tu dis ça en souriant, tu peux aussi compter les sourires, y en a plein (pas pu les compter d’ailleurs).
Même si tu te dis que tu deviens dingue... c'est pas grave, t'es déjà à l'hosto.
Ton visage te chatouille, tu le sens, tu le touches de la main.
La dernière fois que j'ai compté, y avait 117 boutons sur mon visage.
Dans les cheveux, enfin, sur le crâne plus précisément, sûrement tout autant.
Et au fur et à mesure des heures qui passent, ça éclot partout sur ton corps.
Tu te sens te transformer en plante printanière bourgeonnante.
Et en légume.
Là, le toubib arrive avec tes résultats de scanner et te dit que t'as la varicelle.
Mais pas n'importe laquelle, non.
1 varicelle à complications.
Pneumopathie varicelleuse et encéphalite virale (ça fait moins peur que la méningite en général mais c’est pas moins grave).
Il te montre tes 2 poumons et horreur, ils sont remplis de "tâches" et de boutons, comme ton visage.
Tu sens que t'as mal à la vessie quand t'urines, tu te dis que t'as aussi choppé 1 cystite mais non, les boutons sont partout, c'est ça qui fait mal.
Ca gratte, ça brûle.
T'as mal à la gorge comme si t'avais 10 angines blanches en même temps mais c'est que la varicelle.
T'as vidé 2 bouteilles de cytelium pour apaiser les chatouillements mais rien à faire.
A l'USI, on te badigeonne d'éosine et de talc mentholé.
T'es rouge de partout.
L'infirmière veut prendre la peine de te mettre l'éosine sur les boutons du visage avec un coton-tige.
Je lui dis qu'elle y aille directement partout avec des compresses, ça gratte de trop.
Je suis devenue une Peau Rouge.
Et avec mes tatous amérindiens, la crête iroquoise due au talc dans les cheveux, on m'appellera désormais: l'Apache.
8 repas plus tard, tu regagnes le service pneumologie.
T'as pas demandé 1 chambre particulière, pourtant on t'installe seule, dans une belle chambre à 2 lits pour toi toute seule.
En fait, tu le sais pas encore mais t'es en isolement.
5 jours sans fumer 1 seule cigarette.
Je pouvais mais dès que je voulais en griller 1, j'avais envie de vomir.
C'est rien, les jours suivants, j'ai du fumer 7 paquets par jour.
Quand tu entres dans le fumoir non ventilé, tu fumes déjà 1 paquet ½ rien qu'à respirer "l'air" qui s'y trouve donc...
Après l'isolement, 5 jours plus tard, 3 perfusions dans le bras dont 1 dizaine de ratées car les veines sont bouffées par les 3 baxter de Zovirax par jour, tu commences à reprendre tes esprits, te balader dans les couloirs comme 1 vieux fantôme, tu descends au fumoir 30 fois par jour, quelques fois pareil la nuit, pour fumer et pour croiser des gens.
Tu parles en anglais avec un Arménien qu'est tout seul aussi dans cet hosto, tu rigoles avec Bob Marley parce que tout le monde la déteste, elle fait la manche dans l'hosto avec son bras cassé, ses points de suture partout et sa tignasse de lionne.
Finalement, tu te retrouves entourée de SDF qui s'abritent dans le fumoir de l'hosto quand il drache dehors.
Et tu t'habitues à tous ces visages, ces gens parfois plus mal encore que toi qui rient aussi tout le temps parce que la grimace est plus belle.
Tout le monde à un surnom ou presque.
L'Apache et Bob Marley parlent avec Bobby qui déteste qu'on lui donne le surnom d'un chien d’ailleurs.
L'Ukrainienne est drôle aussi.
On dirait Tina Turner dans les années 80.
Celui qui s'est pris 8 balles dans une station essence, il n'est pas méchant mais qu'est-ce qu'il est casse-couilles.
C'est quand il a demandé d'effriter son cannabis que je lui ai dis "ta mère en bocal !".
Faut pas déconner, y a des gens dans le fumoir, des gens inconscients qui entrent avec leur bébé âgé de 3 mois dans une salle toute bleue irrespirable, certes.
Mais faut pas déconner.
Pas plus.
Tous les soirs, t'as droit à ta piqûre anti-phlébite même si on te dit que les fumeurs ne font jamais de phlébite parce qu'ils sont toujours en train de marcher à droite et à gauche.
Tu vas voir la galerie marchande 4 fois par jour et tu te dis qu'ils devraient installer 1 cybercafé tout de même.
Ca c'est 1 idée qu'elle serait bonne.
Tu gardes tes papiers repas pour écrire dessus.
Les infirmières te demandent pourquoi tu écris et qu'est-ce que tu écris.
Tu souris mais tu dis rien.
Chaque jour, le repas est 1 énigme.
T'as fait venir le service diététique 3 fois mais t'as quand même eu 4 repas contenant des allergènes malgré tout.
Donc t'as rien bouffé de ton plateau-repas, t'as du t'empiffrer de chocolat que t'es allée acheter à la librairie de la galerie et tu t’es goinfrée des cochonneries que tes visiteurs t’ont apportées.
Au 5ème repas fourni avec 1 allergène, tu pètes 1 plomb.
Tu téléphones au service diététique et tu demandes en quelle langue tu dois leur expliquer que tu veux pas faire 1 oedème de Quinck en plus de ton problème de santé actuel.
Tu demandes pourquoi t'as droit qu'à 1 seule tartine subitement, le soir, et que tu crèves la dalle.
On fait l'innocent.
T'arrives même à dire que c'est sûrement les infirmières qui volent les tartines de ton plateau tellement le service de diététique de merde est de mauvaise foi.
Celle qui m'appelait « pockette volante » m'a même dit qu'il y a un moment, y avait des asticots dans la salade.
C'est pour ça que j'ai eu droit à des carottes si souvent.
Ils ne vont pas mettre 2 sortes de viandes non plus.
11 jours et 10 nuits sans laver mes cheveux.
Moi qui les lave tous les 2 jours maximum, c'est à en devenir zinzin.
Quasi 21 jours sans voir Bisounours.
12 jours d'hospitalisation au lieu de 48 heures, ça fait une différence.
240 heures en plus.
Donc, 12 jours plus tard, on t'apprend que ta sortie est prévue mais que tes poumons devront désormais être sous surveillance parce qu'ils seront marqués jusqu'à tes 80 ans.
Ca te laisse quand même de l’espoir sur ton espérance de vie.
Déjà, je devais dire que j'avais des "probs" dans le sang, que mes globules blancs étaient fous, maintenant je devrai aussi dire à l'avance que c'est normal que mes poumons soient tâchés si je dois passer une X-Ray thorax.
Et si 1 jour ils sont tâchés par autre chose, hein, comment on verra la différence ?
Et si 1 jour mes globules indiquent quelque chose et qu'on occulte sous prétexte qu'ils déraillent, je ne saurai jamais la vérité.
Hein ?
La vérité est ailleurs... ça, ils peuvent le dire...
Quand tous les jours, t’as chanté au moins 15 fois la même chanson en arpentant les x couloirs, en croisant les multiples malades et les guérisseurs, en fredonnant ces mêmes paroles - Been down and I'm wondering why... These little black clouds keep walking around with me... With me... Waste time and I'd rather be high... Think I'll walk me outside and buy a rainbow smile... But be free... Be all free... So maybe tomorrow, I'll find my way home... - ils te disent que t’as tout le temps le moral et toi tu te dis qu’avec 1 guitare, ce serait décidément mieux de dire que tu regardes autour de toi cette belle vie, que t’as connu les pires moments de la dépression, que t’as été l'intérieur du dehors mais que nous respirons… que tu veux une brise et avoir l’esprit ouvert, nager dans l’océan, prendre du temps pour toi et être tout à fait libre…
Ou quelque chose comme ça... Une liberté qu’on ne compterait pas...
Rédigé à 11h01 dans Corps à corps | Lien permanent | Commentaires (14)
Il suffit, par exemple, de faire ses courses sans savoir qu'on va être absente de chez soi pendant plusieurs jours et le tour est joué.
12 jours d'hosto, quand on ne s'y attend pas surtout, c'est long.
Pas seulement pour soi mais pour les aliments qui attendaient patiemment d'être mangés.
La preuve en photos ?
Ceci, c'était un jambonneau de dinde dont la date d'expiration arrivait le 23... mai.
J'ai pas vu si y avait des moulons mais j'ai senti comment ça puait à travers le plastic lorsque j'ai ouvert mon frigo ce vendredi 2 juin.
Moi qui ne mange déjà quasi plus de viande, c'est à m'en dégouter pour le restant de mes jours...
La boule jaunâtre, c'était un broccoli.
Si, j'vous le jure !
Y a que les tomates qui ont tenus le coup... à mon avis, elles sont remplies de pesticides, c'est pour ça.
Allez, hop, poubelle.
Le chou-fleur semble encore blanc mais c'est grâce au flash de l'appareil à tof.
Les poires, toutes pourries coté pile.
Et le truc bien dur qui sert à faire des salades grecques (par exemple), le concombre, plus communément appelé vlaams-vlaams-bre en Belgique, ben tu fous ton doigt dedans qu'il s'enfonce comme dans... (non, je ne donnerai point de détail sur ce coup-là !)
La salade en sac préemballé est restée nickel à vue d'oeil bien que périmée depuis 10 jours.
Cherchez l'erreur.
Alors, non seulement, t'as passé un sale quart d'heure de 12 jours à 150 euros la semaine (en non all inclusive - le prix des exams, médocs et toubibs n'étant pas compris) dans un hôtel pourrave à manger te goinffrer des cochonneries que tes visiteurs t'ont apporté parce que la bouffe dans cet hôtel était dégueu, tu dois déjà te farcir les courses et remplir le frigo (et surtout le vider au préalable) dès que tu rentres chez toi.
On m'a demandé si j'étais partie en vacances.
"Oué, j'suis partie faire un pélerinage en Inde mais on m'a droguée et on m'a volé un poumon, en plus !"
Parce que le jour ou je reviendrai de vacances aussi blanche, aussi cernée, aussi remplie de boutons et de cicatrices, avec aussi peu de souffle et aussi crevée avec des traces de coups perfusions partout dans les veines, je fais un procès à l'agence de voyage, non mais !
FdP a eu le culot de me m'adresser la parole et m'a demandé comment j'allais.
Je suis passée au travers, comme prévu.
J'ai rien entendu, rien répondu.
Il a insisté en parlant hurlant très fort:
"Salut, ça va ?"
Non seulement ce mec est lunatique fou mais en plus il est con.
Avec sa Face de Prout, il se lave la tronche avec un gant de toilette ou du PQ finalement ?
Chez nous, on râle de mère en fille.
Je râle donc je vis, c'est notre marque de fabrique.
Rédigé à 15h19 dans Comment... | Lien permanent | Commentaires (20)
Ce sentiment horrible me poursuit, celui d'être entre 2 Mondes.
Comme une brebis égarée.
Normal, à l'allure ou je blasphème.
Il va s'en dire que je m'emmerde à la vitesse de la lumière, à nouveau.
Charleroi est vide comme la tête de Jean-Claude Van Damme.
Et j'ai le moral dans les chaussettes.
Depuis un moment, un sacré long moment, je remarque que la majorité des gens préfèrent voyager entre la nostalgie et l'espoir, le passé et le futur, la perte et le fantasme.
Ils restent imbriqués entre deux éclipses.
Et quand je me sens coincée par-là par procuration, je me sens tellement mal.
Ce présent que j'ai attendu et qui m'échappe.
Par la force des choses et/ou celles des gens.
Ce petit truc qu'on appelle "moment de bonheur" qui me file entre les doigts parce qu'ils en ont décidé autrement.
Dépendante. Et égarée.
La nuit passée, je me suis réveillée en sursaut à 3h04 du mat'.
(Ah, ces chiffres !)
C. était mon mec.
Et ex-il me donnait des conseils parce que ma relation avec C. semblait battre de l'aile.
En réalité (rêvée), j'avais tellement peur de le perdre, C.
Nous étions tous les 3 dans la maison (vraie) de mes parents.
Ensuite, on a changé de décor, comme ça, comme on peut le faire en rêve.
Je me souviens de l'eau et des poissons, mais surtout du dauphin qui était assis sur le muret.
J'ai voulu le caresser.
Il était sec. Sèché. Enfin, presque déssèché.
Et C. et ex-il marchaient devant moi, comme si je n'existais pas.
C. avait répondu à mes questions par lettre.
Son passé était bizarre et son futur si incertain.
Le message principal qui ressortait était: vis le présent.
Carpe Diem quoi.
(Toujours cette peur de la remise en cause d'une relation. Ca me poursuit, même en rêve.)
C'est au moment ou je pensais qu'il était si difficile de faire confiance à C. et à fortiori si flippant mais si trippant de faire l'amour avec un homme dont le passé ressemblait à celui de Don Juan, que j'ai passé ma main sensuellement dans la nuque de C.
Au moment ou il s'est retourné vers moi en frissonnant, je me suis réveillée.
En écrivant ceci, je me rend compte que mes ex ou mes potes ont souvent en commun la première lettre de leur prénom.
Je me rend également compte que ce rêve met en évidence toutes les questions qui me taraudent en ce moment et que j'ai même fait la projection des réponses par courrier que j'attends depuis un moment.
Un certain moment.
Un moment certain.
Et ce message, cette phrase que j'essaie de lui faire comprendre tellement souvent: profites de l'instant, du présent car tu ne sais pas si demain il sera encore temps.
Comme il est difficile de faire comprendre à quelqu'un qu'il n'y a que le présent qui nous appartient.
Et que demain... Peut-être que demain, nous ne serons plus là pour en parler.
C'est récurrent cette idée de la Mort.
Cette idée de la Vie aussi. Et surtout.
Cet entre 2 Mondes ou je me sens si souvent appartenir.
"Vade retro Satanas, prosternes-toi devant Dieu !"
Suis-je une brebis égarée ?
Rédigé à 23h05 dans Folie ordinaire & toquade | Lien permanent | Commentaires (4)
La varicelle, c'est plus de mon âge.
La varicelle à complications par contre, ça l'est.
Tu veux savoir ?
Les stats ? Tu sais, les chiffres ?
3 personnes sur 10 qui font une varicelle à complications en crèvent.
C'est eux qui l'ont dit.
Qui me l'ont dit.
Quand je sentais ces coussins de beton poutres en bois dans la nuque.
Quand juste dire "allo" m'essoufflait comme si je montais des escaliers 4 à 4 en même temps que chanter hurler à tue-tête aussi fort que Céline Dion.
Pire.
Quand j'étais enroulée dans ma couette comme un nem dégoulinant.
Quand mon visage ma gueule était boursoufflée que t'aurais juré que j'avais été chopée par un essaim d'abeilles en folie.
Quand tu ne penses plus qu'à dormir parce que tu ne peux justement plus penser du tout et que ta mort est devenue un évènement secondaire.
Quand t'as même plus envie de te plaindre de la vie parce qu'au fond, t'es déjà morte.
C'est la sensation que t'as.
Que j'ai eue.
La varicelle, moi je l'ai eue 30 ans plus tard.
Trop tard.
C'est plus de mon âge.
Etre diariste, c'est décréter que sa vie est passionnante.
Ce qui m'arrive concerne le Monde entier peut-être ?
Tu crois que j'ai un truc à dire ?
Que j'ai vécu quelque chose d'important ?
Peut-être... Peut-être pas.
Qu'est-ce que ça peut faire que j'ai vu le "fantasme de Fantasio" ?
Que le Trouble Obsessionnel Compulsif de compter me revient quand il veut.
Qu'en regardant le "Stade du Pays de Charleroi" de la fenêtre de ma chambre, j'ai pensé: au fond, rien à footre !
Que quand t'es en salle d'isolement, tu te fais chier sa mère parce que t'as personne à qui causer.
Que quand t'es plus contagieuse, les gens qui te parlent te font chier tellement ils causent con.
Que finalement, si la machine respirait pour toi, ce serait moins épuisant.
Qu'on m'appelait partout "l'Apache" et que je causais souvent avec une turque surnommée Bob Marley.
Que je me sentais horriblement seule dans cette famille qui occultait mon état en me rappelant que j'avais oublié de fonder la mienne.
Que je suis coincée entre 2 Mondes.
Que je pensais "je vais peut-être mourir et peut-être que je pourrai bientôt enlever le peut-être".
Sur que je pourrai l'enlever.
Je vais mourir. Un jour. Ou une nuit.
Que moins je gagne d'argent, plus ma vie devient enrichissante.
Je crois.
Je pensais pouvoir dire quelque chose d'intéressant.
J'ai dit:
"Ta mère en bocal !"
Il m'a dit:
"T'as vu comme tu parles ?"
J'ai rectifié:
"Pardon... Putain de sa race, ta mère en bocal ! Ou en bouteille, peu importe, l'Apache s'en retourne danser avec ses loups !"
Rédigé à 23h04 dans Corps à corps, Folie ordinaire & toquade | Lien permanent | Commentaires (20)
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