C'est parti pour le Tomorrow'Land Festival, probablement le plus grand Festival Outdoor ayant comme thème la musique électro. 2 scènes en plein air et 6 chapiteaux sont prévus dans le parc récréatif De Schorre se trouvant à Boom pour accueillir une soixantaine de DJ's internationaux, de midi à une heure du matin. Chaque endroit a un style particulier, allant de la techno à la hard trance.
Le tout, à partir de maintenant, sera de ne pas oublier/paumer son gsm parce que je sens qu'on risque de se perdre entre ceux qui viennent en voiture et ceux qui viennent en train, ceux qui voudront voir David Guetta plutôt que DJ Rush ou Marco Bailey.
Pour l’annif de C., j’avais apporté un petit jeu. C’est un biesse carton avec des trucs écrits dessus, 4 pions, 4 verres et un dé. On rajoute des verres et des pions si y a plus de joueurs bien entendu. Les cases étaient toutes faites, on a d’abord joué avec celui d’origine mais ensuite, F. a décidé d’en faire un plus marrant et un poil plus trash. Il suffisait de retracer un parcours au bic et d’y inscrire les instructions dans les cases respectives.
J'ai eu ordre de chanter une chanson des Rita Mitsouko et une chanson d'afrique, de mon choix celle-là. J'ai du tomber 3 ou 4 fois sur la case: "bois ton verre cul sec", sans compter les cases "bois un peu" ou je me suis arrêtée souvent. J'ai du imiter la poule qui pond un oeuf. J'ai du "enlever 2 choses parce qu'il fait trop chaud" donc pas de montre ou bracelet ou que sais-je mais des fringues et par cette chaleur, j’avais pas 50 couches sur moi. J'ai du embrasser tout le monde. Au début, c'est un gros bisous normal en prenant la personne dans tes bras. Puis ça dégénère, c'est un pop. Puis c'est carrément un french kiss... Bref, quand t'arrives sur la case d'arrivée, renommée "T'es sauvé" en fait, la partouze commence (nan, j’déconne, lol). J'ai du sucer le lobe de l'oreille de F. et lècher celui de C. J'ai du masser les mollets de F. J'ai du masser les jambes de C. Et pour le plaisir, j'ai massé le visage de N. J'ai du dire une vérité que personne ne savait. J'ai du expliquer 2 fantasmes (sexuels, ça va de soi), un normal et un bien hard.
C., il tombait toujours sur les cases "bois un peu". Il a du enlever quelque chose, aussi. Il a du danser le twist. Il a du chanter "la danse des canards" et "les lacs du Connemara". Il a du mettre N. à quatre patte et faire comme s'il la sodomisait. Il a du me sucer l'oreille (ou l'orteil mais il a choisi). Il a du embrasser F., qui est un homme. Sur la bouche bien sur. Il a du avouer 2 secrets (uhuh, j'en ris encore). Il a du imiter l'âne et braire en montant les marches du jardin. A mourir de rire d'ailleurs.
F., il a du imiter le coq. Il l'a fait si fort, qu'a minuit moins quart, le voisin est venu gueuler, nous on était tous plié. Il a du expliquer 2 fantasmes. Il a du raconter un secret. Il a du danser une valse avec la brosse de rue. Il a du imiter le crapaud sur une longueur de jardin, aller et retour. Explosée de rire. Le voisin a failli lancer ses pantoufles par la fenêtre. Il a du chanter, ce qu'il voulait et il s'est pas gêné. Il est très peu tombé sur les cases: "bois un peu", il crevait de soif pendant que moi j'étais un peu cakée. Il a du embrasser tout le monde, et tant que ça y était, c'était avec la langue sauf une personne du même sexe, impossible de lui faire faire.
N., elle a du danser la polka. Elle est tombée 3 fois sur la case "passe un tour sans dire un seul mot sinon tu exécuteras un gage de chaque personne". 2 fois elle a réussi à se taire, la troisième fois, elle a choisi les gages. Elle a du chanter une chanson de Cabrel et "Holiday" de Madonna car elle ne parle pas anglais du tout, c'était plus marrant. Elle a du raconter un secret. Elle a du expliquer 3 fantasmes. Dont un bien hard, on a été servi. Elle a du sucer des oreilles, embrasser, à droite et à gauche, et en face, avec et sans la langue et elle l'a fait. Elle a du faire le coq, mais comme on se doutait qu'on allait ramasser quelque chose de la fenêtre voisine, elle l'a fait très bas, on aurait dit un coq qu’avait chopé le chikungunya (comment ça, c’est pas le coq qu’à ça ?)
Bref, le petit jeu qui coute rien et ou t'es plié de rire, ou tu dois faire tout et n'importe quoi, ou tu termines complètement bourré, à moitié déshabillé, t'as mis ta langue dans la bouche de tout le monde et la t'arrives sur une case appelée "T'es sauvé"... ben tiens !
C. a porté sa cravate. Il l'aime bien au final et il nous a promis qu'il la mettrait pour sortir. Je crois même qu’il la mettra sans rien en dessous, ça fait chic, j'adore.
On a vidé tous les breezer, un caisson de vin rosé, la vodka troïka de la mort qui tue, le limoncello, et le martini. Les hommes sont même passé à la bière après. On a du fumer un paquet de clopes par personne et je sais plus combien de cartouches. Méga délire.
Pour ses 25 ans, on lui a fait sa fête à C., pour son plus grand plaisir car il a ri, mais ri et je ne l'ai jamais vu autant se dévoiler (hors jeu).
A recommencer, et le prochain, c'est dans pas longtemps mais je doute que ça se passera de cette façon, si ça se fête d'ailleurs... Aller N., un effort. La vie vaut la peine même si certains moments sont pénibles.
Et là, C. vient de me montrer mon pass pour le Tomorrow'Land Festival demain (Hiiiii, merci !) Ca promet encore une journée délire en perspective...
Mes parents sont revenus de vacances, j'ai donc regagné mes penattes. C'est pas ça, je venais tout de même tous les jours vérifier si tout était en ordre et relever mon courrier. Et là, j'entre, je sens un truc qui me prend à la gorge: une poussière monstrueuse. Je vais voir dans la cuisine car ça vient de là, tout est recouvert de poussières de briques rouges. Ma fenêtre reste tout le temps ouverte par cette canicule et personne ne peut y entrer car y a des barreaux. Tu crois qu'il y avait un mot dans ma boîte aux lettres hier pour me prévenir de fermer ma fenêtre ? Tu crois qu'on m'a prévenu du bordel qu'il allait y avoir ? Tu crois que c'est gai de TOUT nettoyer à 11 heures du soir ? Tu crois que ça va le faire de mettre mes housses en tissu de canapé à la machine ? Tu crois que j'ai l'envie et les moyens de refaire les 4 mannes de linges qui se trouvaient en face de la fenêtre ou tout était lavé et repassé ? Tu crois qu'il n'y a pas de poussière qui est entrée dans le sac de croquettes de mes 2-2 ? Tu crois que ça m'amuse de relaver ma vaisselle qui était sur l'égouttoir ? Tu crois que c'est agréable de monter toutes mes plantes dans la douche pour les rincer ?
Et tu crois que ton bordel en zinc/métal-je-sais-pas-quoi va pas me courir sur le haricot quand il va dracher ? Parce que déjà, ta bulle en plastique, ça faisait du boucan mais là j'ose même pas imaginer, j'ai déjà bondi 3 fois à cause de TON chat qui saute dessus comme un con. Tu crois que je vais supporter ce boucan en fermant ma gueule ?
J'ai pas fait de poste sur toutes les emmerdes que vous avez essayé de me créer le 24 juin, en prétextant que je foutais la musique à donf et j'en passe. Malheureusement, le 24, j'étais à la City Parade donc je n'aurais pas pu mais ça m'a donné des idées, et c'est pas parce que ma bagnole est chez moi que moi j'y suis. J'ai pas fait de poste non plus sur le colis de 292 euros que FdP m'a volé début du mois, sur ma journée à aller chez les flics porter plainte, faire des constats et apprendre qu'il est bel et bien déjà fiché. J'ai pas fait de poste sur mon oeil d'Albator qui a déjà reçu assez de poussières. J'ai pas fait de poste sur la difficulté que j'ai à respirer avec une canicule pareille et une couche d'ozone niquée quand t'es asthmatique et que tu viens de te farcir une pneumopathie varicelleuse.
Alors merci, bande de voisins de MERDE pour les emmerdes, la saleté, la difficulté à respirer en entrant chez moi, les faux témoignages, les coups bas et autres conneries... Mais là, j'en ai over marre donc je vais mettre la machine de guerre en marche !
Et visiblement, ma banque n'a pas payé mon loyer, pourtant c'est une domiciliation. Et j'ai déjà un mot de mon proprio comme quoi si je ne remplissais pas mon devoir de bla bla bla, qu'il chercherait un remplaçant. Ben cherche mon vieux, et trouve surtout parce que je sais pas si j'ai encore envie de payer un loyer pour cette baraque ou tout le monde m'emmerde. D'abord, tu vas forcément tomber sur pire que moi, et sur des étrangers qui plus est. Toi qui est raciste, je te souhaite bon courage.
Finalement, ça m'arrangerait peut-être que tu me foutes dehors tiens mais je connais mieux les lois que toi, pauvre naze. Qu'est-ce que j'en ai à foutre de redéménager, j'ai même encore des cartons qui ne sont pas déballé alors...
En attendant, quelle que soit l'issue, je vais faire chier mon monde aussi puisqu'il semble que ce soit de mode dans le quartier. D'ailleurs, dans 37 minutes, mon réveil va sonner et moi, il me gênera pas car je serai chez un ami, ça résonnera dans ta chambre, dans tes oreilles, ça va te réveiller et tu pourras appeler la Police pour cause de réveil-qui-sonne. Le temps qu'ils arrivent, si ils arrivent, ce sera 2 heures plus tard et mon réveil ce sera éteind tout seul. Puis, demain matin, tu vas te réveiller sur un air d'Hells Bells, c'est déjà programmé. Ensuite, quand je partirai, t'auras droit au son un peu fort de CNN, des heures durant.
C'est magnifique de pouvoir programmer nos appareils pour qu'ils s'enclenchent lorsqu'on n'est pas chez soi. Et comme les miens déconnent tout le temps, je n'y pourrai rien, tu l'as bien compris !
Tu sais pas my friend C. qu'on t'a réservé une surprise pour ton annif. Tu penses que tu vas passer une soirée tranquille, seul avec ta chtite femme, mais non. Tu sais pas que je t'ai préparé un cadeau ignoble. Une cravatte bleue marine, avec des lignes rouges et des pois jaunes, elle est affreuse. Je suis curieuse de voir ta tête quand tu vas ouvrir le papier et découvrir l'horreur. Je sais que tu vas me prendre pour une barge parce qu'en plus, je t'imagine mal avec une cravatte et j'adore quand tu fais ce sourire là, celui qui dit tout sans besoin de mot. Tu sais pas non plus que j'ai un autre cadeau, un que tu aimeras. Tu sais pas qu'on a tous comploté dans ton dos. Tu sais pas que dans une demi-heure, je serai chez toi alors que je te dis bye là sur msn et que je te laisse croire que je passerai plus tard. Tu sais pas qu'aujourd'hui, ça va être TA fêteeeeeuhhhhhh et qu'on va t'en faire voir de toutes les couleurs. On sera pas nombreux, R. ne sait pas venir, malheureusement.
Par contre, tu sais que je t'aime énormément et si tu ne l'a pas encore imprimé, je vais te le hurler dans les noreilles ce soir.
Demain sera un beau jour, un de ceux ou je vais surement rigoler à me taper le cul à terre. Si tout va bien car rien n'est jamais sur. Mon oeil aura peut-être regonflé puisqu'il repique à présent et je serais à l'amende de rester terrée.
Aujourd'hui je suis pressée d'être demain. Et parfois, une pensée microbienne traverse mon esprit: et après-demain ? Que ferais-je ? Dans quelle nostalgie vais-je encore sombrer ?
L'aporie me nargue. C'est en contradiction avec mon "seize the day" parce qu'il y a toujours un avant et un après à chaque situation ou j'arrive à profiter de l'instant présent.
Et pourtant je sais que les choses qui m'entourent, les personnes que je cotoie et les situations que je vis sont toutes transitoires. Si seulement j'arrivais à accepter cela...
Ca faisait des mois des années que je n'avais plus nagé dans la nature, sous un soleil radieux, en Belgique, un 21 juillet, avec des z'amis. Je ne sais d'ailleurs même pas si ça m'était déjà arrivé.
La même bande que d'hab, sauf que cette fois, S. n'est pas là mais R. le vaut bien. On doit quand même être bizarres comme gens parce qu'on nous regarde tout le temps comme si on était des bêtes rares. C'est vrai qu'avec eux, y a pas de gêne. Puis y en a toujours bien un(e) pour faire le(la) con(ne).
Quand R. est parti avec F. chercher de quoi se déshydrater, on l'a vu revenir avec 7 frisko dépassant de... son slip. Ca ressemblait à une ceinture de kamikaze. Et lorsqu'il a dit: "Si vous continuez à rire, j'me fais sauter !", on était écroulé. C'est d'un goût douteux ?
L'eau était bonne, et étrangement, j'avais plein de canards alentour de moi. Vraiment tout près, j'ai cru qu'ils allaient me picorer. J'ai voulu nager plus loin et j'ai entendu un mec qui disait à son pote "ça y est, t'as fini de chier ?". Pouah, heureusement, la natation, c'est comme le vélo, on n'oublie pas car j'ai vite quitté la place.
Après-midi zen, vautrés dans la pelouse. Là, tu te rends compte qu'il suffit de très peu pour être heureux et qu'il faut profiter de ces petits instants magiques.
Je suis une papouilleuse. Le pire c'est que je m'en rends compte, faut tout le temps que je touche les gens. Je me demande d'ou ça me vient et pourquoi c'est comme une pulsion irrépressible ?
Peut-être que c'est à cause de Bisounours. Pendant des semaines, j'avais plus l'image. Maintenant, j'ai plus le son non plus. Et aucune explication ni réponse à mes questions.
Tant pis, en attendant, je vais emmagasiner encore plus tous ces petits moments agréables pour combler tant d'ignorance. Tous ces petits moments ou j'arrive à profiter de l'instant présent.
/!\Attention, le contenu de ce poste pourrait vous choquer, si vous ne supportez pas qu'on parle de consommation de substances illicites, passez votre chemin svp /!\
Le Festival de Dour, je l'appelle la "Communauté Enchantée". Ce Monde parallèle qui semble irréel dès que tu y entres. Tout le monde est là pour la musique, la détente et la déconne. A part certaines exceptions mais vu la grandeur du site et le nombre de personnes, c'est vraiment léger.
...
Départ vendredi après une semaine plus que merdique à tous les niveaux. Pour une fois, je suis à l'heure, chez C. et N. à 13h00. Mais pas F. et encore moins S. qui aura une heure de retard. N. et moi, on s'est même dit que les hommes devenaient des femmes et l'inverse. Ils se pomponnent, il leur faut une heure pour s'habiller, faire leurs cheveux ou se raser le crâne, à mourir de rire. Alors que nous deux, on était prêtes en 1/2 heure, nous baladant une bière à la main et une cigarette dans l'autre. Grossier tableau de la féminité en apparence, mais on s'en fout.
2 voitures, une heure de route avec la bonne musique pour préparer les noreilles, les coffres sont bondés de broles. Faut s'arrêter juste avant pour aller déterrer le trésor caché, rien que ça et on est écroulée de rire, on dégringole dans les orties parce que quand on est une nana, c'est difficile de pisser n'importe ou.
17h00, le parking est bourré et on va se retrouver au fond du camping. Le chemin est long, il fait chaud, les sacs et les tentes sont lourdes. Aubaine, on trouve un caddie sur la route, on le choppe et on fourre tout dedans. Y a plus qu'à se tapper de l'entrée au camping avec nos affaires. Et x centaines de mètres plus loin, on trouve notre havre de paix entre toutes les tentes déjà là.
C. a acheté une tente jetable, j'ai jamais vu ça, tu la jettes en l'air et elle retombe sur le sol toute faite. Nous ne sommes pas de vrais campeurs, les matelas c'est pareil, on les déplie, on les jette au sol et ça se gonfle tout seul aussi. En fait, on est une bande de gros glandeurs je pense. Bref, le temps "perdu" avec le taf et les retards est ratrappé à l'installation.
Les substances illicites circulent déjà, S. a amené un liquide dont je tairai le nom et ces messieurs y goutent avec... exagération. J'en ai mis un peu sur ma main et j'ai goûté, 10 minutes après, c'est comme si j'avais bu 5 bières au moins. Un vrai truc de ouf. Ca va tellement vite que S. est complètement déchiré alors qu'on n'est pas encore à l'entrée du festival mais toujours dans le camping. Pareil pour F. qui a pris un demi capuchon de trop, le fatal, celui qui le clouera à la relax zone pendant 3 heures environ.
On n'abandonne pas ses amis donc nous, on attend patiemment qu'il récupère. Il est presque 22h00 et on n'a toujours rien vu du festival mais on a fait tester les saloperies, on a ri, pris des tofs de F. endormi avec son sourire de bébé.
Vers 22h15, nous franchissons l'entrée. F. est en pleine forme à nouveau, les experts en substances illicites n'en reviennent pas. S. est carrément déchiré, intenable, il rigole avec tout le monde, on le paume partout et tout le temps, faudrait le tenir en laisse. Et il se moque bien de F. qui a pris une claque à l'arrivée.
On a vu Apocalyptica et Within Temptation, après on se douche, on se change et on file vers la technooo ! A 4h00, tout le monde est en pleine forme sauf moi, coup de froid et coup de fatigue. Je m'affale dans la terre et je les regarde délirer. J'me prends un poteau métallique en plein tibia aussi.
5h00, on va vers les points d'eau se rincer puis vers les tentes. Un petit relaxant avant dodo, le jour se lève et y a 3 allumés qui hurlent à tue-tête "Merde ! Merdeuuuhhhhhh ! Merdeeee !" Ca a au moins duré 1 heure 30 leur cinéma car c'est le temps que j'ai mis avant de sombrer.
...
Samedi 10h00, on se lève, il fait douf. Direction douche avec le point d'interrogation des nanas: "Vont-ils se défoncer comme hier, aujourd'hui ?" Ah non, aujourd'hui c'est journée zen. Sauf pour S. qui joue avec son liquide. Le pire, c'est que ce mec est à mourir de rire dans ses délires. T'en pisses dans ton froc. Mais une fois de plus, on le perd et on ne le retrouve plus cette fois.
On s'installe dans la plaine tranquillos avec l'ex-chanteur de Ska-P & The Locos. Le soleil donne. On reste là juqu'au soir, vautrés, avec Les Trois Accords, Janez Detd, Saule et les Pleureurs et enfin, An Pierlé & White Velvet. On refait le monde en même temps, on se moque des gens, toujours gentiment, on se fait des papouilles avec des brindilles ou des cartons, une vraie séance de détente. Quand on regarde C. de profil et à contre-jour, le soleil couchant dans sa nuque, on croirait voir le 15ème Dalaï-Lama, un vrai délice pour les noeils et les zygomatiques.
Soudainement, S. arrive d'on ne sait ou. On l'a dépouillé de sa perruque et de son t-shirt et il s'est réveillé à la Croix-Rouge avec une perf. dans le bras. Ahah! Maître Drogus a pris une claque lui aussi. Autant dire qu'on a bien rigolé quand on s'est rendu compte qu'il allait bien désormais.
On a dans l'idée de rester au Red Frequency Stage mais il commence à faire froid, et on a faim et soif. On part direction miam-miam. J'ai bu une bière de trop, je le sens. Jamais mélanger bière et herbe Missy'V, tu le sais pourtant. Groumpfff. La bouffe a difficile à passer et sur le chemin du retour au camping, je traîne la patte. Eux: " Qu'est-ce que tu fais Missy'V ?" Moi: " Allez-y, moi je saurai plus, j'ai des jambes en mousse... et des dents en bois..." ai-je répondu. Et je me suis écroulée là. Non, j'ai pas perdu connaissance mais plus moyen de marcher, impossible. Eux: " On va te porter par les bras et les jambes, ou te traîner par les cheveux si tu te relèves pas !" Et je ris mais impossible de faire un mètre à pied alors je vais attendre que ça passe, assise à terre. 1/2 heure plus tard, je suis debout et je marche, comme sur du coton, mais je marche. On me fait un café, on me donne à manger, je m'allonge, je vais bien et tout le monde rigole car Missy'V s'est pris sa claque. Pire qu'une bande d'ados on est ! Et ça fait du bien de rajeunir d'un coup parce qu'on est des vioques niveau âge physique.
1h00 du mat' environ, on y va ou pas ? On est tellement bien là aussi, au clair de lune à se raconter des souvenirs d'ado, les cheveux blancs qu'on a fait attrapper aux profs et toutes ces choses dont on parle si rarement en temps normal. 4h00, le temps file, personne n'a sommeil avec les petites lignes qui se sont faufilées par-ci par-là. J'ai décidé de rebatiser ce festival. Genre - "cet été, j'ai été au Beach Festival, au Festival de Werchter, au Festival de Drogues..." Eclat de rire. Et pourtant je vous le dis: ne prenez pas de drogues, c'est mal ! Bien que quand je vois l'état de ceux qui ont bu de l'alcool, ce truc complètement légal, ça craint un max. 4h15, on va s'éclater les rotules sur de la toute bonne techno.
5h00, arrêt brutal de musique. Plus rien. Et nous, on est en pleine forme. Merdouille. Sous le chapiteau du camping, y a encore du son. Celui des djembe. On va se déhancher la-dessus. Tiens, S. est fatigué, il va se coucher. A 7h00, c'est N. qui va se coucher. C. et F. papotent à droite et à gauche, moi je m'assieds au soleil et je papote aussi. 9h00, on regagne les tentes. N. est mal, méchante petite descente. Bientôt, chacun aura pris sa claque sans le vouloir vraiment.
10h00, impossible de fermer l'oeil, c'est un vrai sauna cette tente. Je file dans celle de F. et je m'endors péniblement en suant des gouttes grosses comme des pièces de 1 centime.
...
Dimanche, 14h00, j'ouvre les noeils. F. vient de se réveiller aussi, C. et N. n'ont pas dormi du tout et S. est en forme pour... rentrer. Huh ? Mais heu, on n'a pas envie de rentrer si tôt nous. S. prend la voiture de F. que je retapperai au soir.
Ce sera rock aujourd'hui après-midi. Et à l'ombre, parce que malgré les crèmes avant, après soleil et tout le toutim, on est tous brûlés. Et crades nous sommes, de la tête aux pieds, pis j'ai mal aux noeils, pas pu enlever mes lentilles avec cette fine poussière partout et pas les moyens de perdre 800 euros de lunettes de vue. Soudain, C. se lève pour chercher à boire. Et il revient, en sang, 20 minutes plus tard. Trébuchage sur les barres métalliques les bières en main, et on se relève comme si de rien n'était. Ayé, il s'est pris sa claque aussi, la boucle est bouclée.
Revenus de la Croix-Rouge, je prends les 3 zigotos en photos, j'ai envie d'écrire en dessous: "dur-dur la vie !" - avec un grand sourire.
Le temps passe, l'atmosphère devient pesante, on sait qu'on doit bientôt replier bagage et on n'aime pas le goût amer que cela va nous laisser. On sait déjà que l'atterrissage dans la Vraie Vie sera dure. J'ai pas envie de rentrer dans ma solitude et ma médiocrité. Et F. qui relativise sans cesse: "Penses à la bonne douche que tu vas pouvoir prendre, un bon lit douillet ou un bon film..." F., c'est un antidépresseur humain. Tu lui dis un truc négatif, en 2 secondes, il te transforme ça en positif. C'est bon d'avoir ces paroles là à portée de soi quand on va mal.
21h00, on replie les tentes, et faut tout refaire en sens inverse pour atteindre la voiture. Pfff, le pas est lent... Je vais aller chercher la bagnole pendant qu'ils attendent sur le bord de la route. Dans la prairie, je suis poursuivie par un essaim d'abeilles. Une horreur. Une piqûre et c'est les urgences. A nouveau.
22h00, on va appuyer sur le champignon, pas la peine de faire traîner cet appontage qui sera difficile, de toute façon. Je dépose tout le monde chez F. et chacun regagne ses pantoufles.
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Ca fait mort chez moi. C'est mort chez moi. C'est calme chez moi. Trop calme. C'est vide chez moi. Beaucoup trop vide. Coup de blues, et c'est pas de la musique cette fois.
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An Pierlé & White Velvet - Tenderness
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Je tiens à rappeler que l'absorbtion de drogues est nuisible à la santé même si ce n'est qu'occasionnel !
Et je tiens à remercier le personnel des services d'information, d'aide et de soutien aux consommateurs ou non, aux gens hypers sympas de la relax zone, Infor-Drogues, Modus Fiesta / Vivendi et la Croix-Rouge de Belgique qui font un excellent travail tant au niveau information que pour les victimes de malaises et/ou d'accidents.
Comme il est difficile de passer presque soudainement d'un Monde à l'Autre. On se le disait hier en rentrant du Festival de Dour, tous en choeur, que l'atterrissage allait être difficile et la descente infernale.
3 jours de déconnection totale avec la Vraie Vie que je vais appeler la Matrice. Ce truc ignoble et robotique ou on rit jamais, ou les ennuis s'accumulent les uns après les autres sans laisser de répis.
Tu passes d'un Monde à l'Autre sans douceur et sans transition. Y a même une boule d'angoisse qui vient se glisser en travers de ta gorge.
Y a la guerre quelque part, tu savais même pas, t'étais dans la Communauté Enchantée, sur un petit nuage de zénitude et soudainement, tu replonges dans ce Monde, celui cruel des méchants et de la Vie elle-même.
De la musique au bruit des bagnoles, des rires des potes au silence de la solitude, de l'euphorie à la déprime totale.
A ce chagrin, viennent s'ajouter d'autres ennuis et tristesses à ceux qui étaient déjà là avant ton départ.
T'as juste envie de remonter le temps.
J'y ai pensé à l'instant T, l'instant présent maintenant passé, celui ou j'étais allongée dans la sèche prairie en écoutant An Pierlé & White Velvet, un relaxant à la main, un carton à guili dans l'autre. A ce moment précis, j'ai pensé que pour rien au Monde je ne voudrais être ailleurs ni être quelqu'un d'autre. Je savourais cet instant heureux et de bien être.
Là, c'est complètement l'inverse. J'ai tellement envie d'être quelqu'un d'autre et surtout, d'être ailleurs.
A imprimer dans mon cerveau démoli: Il est bon de se rappeler que la Vie vaut mieux que tous ses chagrins.
Encore cette recherche googlienne sur un belgicisme qui aboutit ici: " la différence entre savoir et pouvoir en belge ". Les belges francophones de Belgique disent savoir à la place de pouvoir. Je ne sais pas le faire signifie je ne peux pas le faire. Pour nous, un impuissant est donc simplement un ignorant. Une différence positive.
D'ailleurs, depuis le début de la coupe du Monde, je répète " Forza Italia, je sais que tu le peux !" En même temps, l'inverse n'aurait rien voulu dire. Puis, le penalty de Zizou en première mi-temps était douteux. Et son coup de boule sur Materazzi, pas très sportif.
De toute façon, à force d'entendre "allez les bleus", il était logique que les maillots bleus de la Squadra Azzura l'emportent en finale.
Il ne me reste plus qu'à supporter les klaxons des tifosi jusqu'à 3h00 du mat'... mais si c'est pour la bonne cause, je ferai un effort (en même temps, devant l'immensité du choix, je m'incline...)
Misère, mon pc est un mystère. Cette fois-ci, c'est confirmé par 3 techniciens informatiques. "Madame, je ne comprends pas ce qu'il a, j'en perds mon latin..." Ce sera la dernière phrase que j'aurai entendue à son sujet. Mon pc, une misère qui n'est plus du tout multi-tâches est maintenant un mystère pour les gens du métier. Qu'il en soit ainsi, ça le restera. Fini les longues heures passées à faire du graphisme en écoutant de la musique. Fini le surf à toute heure... "Tiens, je voudrais bien savoir un truc la-dessus" et je clique - ais. Je clique plus ou je veux ni quand je veux. Juste quand il veut. Soit, puisqu'il doit en être ainsi.
Je dois prendre d'autres habitudes. De toute façon, je commençais à m'emmerder sérieux dans ma monotonie. J'en trouverai bien une autre d'insipidité, qui sera vite très plate aussi et la vie fera que je devrai la briser pour en trouver une autre...
Ca fait une bonne semaine que je n'ai quasi plus pu prendre mes médicaments. Ceux pour mes angoisses phobiques délirantes. On m'en avait prescrit d'autres, quand je paniquais plus encore, de la même composition. Etrangement, quand je les prends, je suis shootée. 10 minutes après la prise, ma tête devient lourde, presqu'à en avoir mal, je n'ai pas sommeil mais je titube et longe les murs. Je suis obligée de me coucher. Et dormir si possible. Ce qui n'est pas le cas. Je dois le prendre le soir. Et le matin aussi. C'est normal, mon métabolisme n'est pas habitué. C'est ce que mon toubib dit. Mais c'est la même substance. Je ne comprends pas.
Je ne sais plus très bien dans quel état je suis. Je vais mal, je vais bien. Je ressens à nouveau des choses que je ne ressentais plus. Toutes sortes de sensations, étranges, agréables, flippantes, tripantes. Mon état normal me met dans un drôle d'état. Je panique, j'euphorise, je ris, je pleure, je vitalise, je disjoncte, je suis... moi ? Au bord du borderline, cyclothymique-bi-polaire machin truc. Manque plus que les crises du syndrome de Gilles de la Tourette. Je pourrais faire un bras d'honneur et crier "fils de pute" très fort dans les magasins, on ne m'en tiendra pas rigueur.
Where did you sleep last night ? J'ignore ou l'homme de ma vie a passé ses dernières... 72 heures. Hurler de douleur ou rester stoïque ? Ni l'un ni l'autre.
Je n'ai pas pu dormir de la nuit de mercredi à jeudi, pas une seule minute. Et je devais me lever tot, être en forme pour aller bosser chez Dame Jveurien et Sieur Lestempssontdurs. Il se demande ce qu'il va mettre comme pompe pour sa piscine. Moi je me demande qui je vais appeler pour réparer mon chauffe-eau à moindres frais. Chacun ses priorités.
J'ai retenté les chats/tchats. Misère, ça va planter ou pas ? J'ai pas envie de rester seule une seule seconde sans rien pouvoir faire, même dormir. Ils ne m'ont pas crue. J'étais un gay qui envoyait une photo de nana comme ça et qui a sans doute donné un numéro de téléphone, comme ça. Ca m'amuse ce paradoxe. Rester soi-même et passer vraiment pour quelqu'un d'autre.
J'aime les gens qui palpitent. J'aime les gens qui ont eu la vie dure et qui ont surmonté certaines épreuves. Ils sont toujours étonnants. Trippants. Le genre de gens à qui tu dirais simplement en contemplant la fin du Monde: One last cream before the end ?
Mes sens en éveil, je regarde une foultitude de photos chez C. Ce quelqu'un d'étonnant, il a quelque chose de pétillant et sombre à la fois. Quelque chose de captivant, vraiment. J'aime son apparente confiance en lui. Et son besoin éperdu de reconnaissance. C'est fou comme il est esthétique, j'ai l'impression qu'il est retouché à la palette artificielle même en vrai. Quand je le regarde danser, j'ai envie de lui dire: Just do me ! Tout le monde le voit. Sans le voir vraiment. Et pourtant... All is full of love.
Pourquoi c'est toujours à la fin du mois, quand on est fauché, que son DJ préféré vient dans son club préféré ?
J'ai vu 3 fois Bisounours en 2 mois. Pardon, nous sommes le 1er juillet, je vais devoir recalculer compter. Ca fait 2 mois 1/2 que j'attends une réponse à la lettre que je lui ai remise. C'est pourtant très important pour moi et très sérieux cette réponse que j'attend...ais ? Attendre me lasse. Can you feel my love buzz ?
J'irai à cette soirée triangulaire. Ca n'engagera que moi...
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