Une nouvelle mode s’était faite.
À l’école, le nouveau jeu consistait à forcer les équipes à s’entretuer, voilà désormais cinq ans que ce jeu était en vigueur et, malgré les protestations de départ, les jeunes s’y étaient habitués et prenaient un plaisir démentiel à ce jeu.
Moi, Nathan Than, faisais encore partie des derniers enfants antisociaux qui regardaient le monde de leur petite Lune imaginaire, de loin, je voyais ces moutons s’entretuer à leur plaisir, se courir après avec ces lances de trente centimètres et se les planter dans le dos avec cette expression de joie et de dégoût masqué.
Chacun y mettait du sien et acceptait cette réalité et ce plaisir apparemment commun comme un viol, ils aimaient, se sentaient forts dans leurs meurtres et pourtant se dégoûtaient de leurs acte sans mots dire. C’était normal !
Ce sport était né de lui-même dans les établissements des bas quartiers, les meurtres entre élèves y devenaient réguliers et extrêmement nombreux étaient devenus impossibles à empêcher.
Plutôt que de s’essouffler à tenter d’y empêcher les dirigeants décidèrent de réguler cette haine du mieux qu’ils le pouvaient, la répression policière ne suffisait plus car, en plus des prisons pleines, les criminels, désormais de tout âges, étaient plus nombreux que les policiers.
Ils décidèrent donc de créer un jeu durant lequel le meurtre était toléré, ce jeu permettait, outre le fait de contrôler les vagues de meurtres, de réguler la population et aussi de renflouer les poches de l’état puisque les plus riches parents payaient aux écoles pour exclure leurs enfants (les plus détestés de tous, j’en faisais partie) de ces heures macabres.
En voici les règles :
Il y a deux équipes, les sélections se font par tirage au sort en début de partie, il y a les « Hargneux » et les « Pourchassés », chacun des hargneux est munis d’une lance en bois d’une longueur de trente centimètres ornée d’une pointe en acier et décorée par un petit bandeau rouge, les pourchassés quand à eux ne sont munis que de leur adrénaline, à eux de tenter de survivre !
Première phase de jeu :
Le terrain de base rectangulaire est divisé en plusieurs parties.
À une extrémité du terrain se tiennent les chasseurs, à l’autre, les chassés.
Au départ les chasseurs jettent chacun leurs lances à l’autre côté en visant nos chères victimes, ces dernières doivent tant bien que mal tenter d’éviter les lances.
Les pourchassés touchés (tant bien que mal) doivent, eux, sortir momentanément du jeu le temps que toutes les lances aient été jetées ; Une fois cela fait, ces derniers reviennent en jeu, non pas à leur extrémité de départ mais dans un cercle au milieu du terrain, l’équipe des hargneux récupère ses lances et…
La deuxième phase de jeu commence…
À ce moment là, les pourchassés en milieu de terrain deviennent les uniques cibles, ils doivent autant qu’ils le peuvent tenter d’éviter les tirs, si un pourchassé réussi à récupérer une lance alors il devient lui-même membre des hargneux et peut tenter de toucher un des membres de son ex-équipe, si il y parvient, il sera absout de la prochaine partie.
Les autres victimes qui ne parviennent pas à récupérer une des lances doivent pour se sauver effectuer dix fois le tour du cercle depuis l’intérieure (sans toutefois se faire abattre).
Les hargneux n’ont le droit d’entrer dans le cercle uniquement pour y récupérer leurs lances et ont la stricte interdiction de tirer depuis ailleurs que leur zone respective sans quoi à la prochaine partie ils feraient d’office partie des pourchassés.
Il est inutile de dire que ceux qui ne réussissent pas à effectuer leurs dix tours de cercle sont ceux qui ne courront plus jamais, un pourchassé à terre doit automatiquement être achevé.
Le jeu se déroule une fois tout les trois mois et peut être observé par les parents depuis des gradins séparés du terrain par de solides grillages.
Donc comme je le disais, moi, Nathan Than, observe ce jeu depuis qu’il est entré en vigueur dans les écoles de mon état.
Je suis âgé de 15ans et j’ai eu la chance de survivre à chacune des parties.
A plusieurs reprise j’ai tenté de comprendre ce qui motivait ces gens à obéir aux règles, j’ai aussi essayé de les raisonner mais à chaque fois je me prenais comme réponse que je n’étais qu’un pauvre enfant à la traîne qui ne comprenait rien et que j’aurais mieux fait de crever dès la première partie, que ça leur aurait fait des vacances.
Seulement moi, Nathan Than, je m’en fous, dans deux semaines j’ai finis l’école !
Cette nouvelle m'a gentiment été envoyée par Flaque (merci m'sieur^^)
Et si vous vous demandez qui est Flaque, c'est le "grand con" de la boîte à caca.
Trop fort la miss. Le bourdon du jour se renforce, et il n'est même pas midi.
Rédigé par : andrem | lundi 25 septembre 2006 à 11h07
Andrem: Un p'tit bourbon ?
Rédigé par : Missy'V | lundi 25 septembre 2006 à 16h17
Un dernier pour la route. Mais j'ai vu qu'il te faisait mauvais effet, le four roses, avec ton billet suivant.
Les bourdons se suivent et les bourbons glace s'essuient, car il pleut comme un saule.
La tondeuse, c'était moi.
Rédigé par : andrem | lundi 25 septembre 2006 à 19h28
Andrem: Oui, l'abus d'alcool est nuisible à la santé, m'en fous, suis tout le temps malade ;-)
Le massacre à la tronçonneuse, c'est moi :-p
Rédigé par : Missy'V | jeudi 28 septembre 2006 à 11h40