Dieu fit l'homme Fragile comme une bulle Dieu fit l’amour L’amour fit le chagrin Dieu fit la vigne Était-ce un péché Que l’homme fit le vin Pour y noyer son chagrin ?
Il est des passages difficiles à passer. Il est des états difficiles à supporter. Il est des maux difficiles à décrire. Il est des mots difficiles à vomir.
Il est des moments ou l'amante inspiration m'abandonne. Il est des mots plus pénibles que mes maux. Il est des bavardages plus tranchants que des lames de couteau. Il est des instants, courts ou longs, ou je déconnecte de ce qui me lie à vous: le net. Il est des périodes ou je n'ai ni la concentration ni l'entousiasme nécessaires pour lire et écrire et, si mon silence vous semble étrange, dites-vous qu'il est des épreuves indescriptibles qui me consument et que je dois surmonter.
Je ne vous oublie pas, je boucle juste mon ceinturon, par intermittence...
J'ai la tête comme dans une bulle/un bocal/un juke-box, tout ça à la fois. C'est comme si quelqu'un d'autre vivait ma vie à ma place et que je la voyais/ressentais depuis un hublot. Enfin, vivait ma vie... peut-être qu'au fond, elle est si inexistante c'te vie en ce moment que je déconnecte. La démence, ça m'a toujours fait flipper, cet état ou on ne contrôle plus rien, une fois encore...
Dehors, tout semble calme. Il y a du soleil, je vais aller m'allonger dans le silence. Je ne suis pas chez moi, un jardin n'a pas éclos pendant mon absence. Je squatte la maison de mes parents, avec eux dedans. Peut-être que c'est pas si bon cette convalescence. Je retrouve ma chambre d'ado, des souvenirs, très bons et très mauvais. Un passé parti, un futur qui se voile, un présent absent de moi-même.
Il est 15h44', je commence l'expérience du silence. Je m'assois et ferme les yeux. Au loin, j'entends un bruit de tondeuse. Incessant. Ensuite une voiture passe et un chien aboie. Pendant ce temps, un enfant dit "Mamy, Mamy ?". Merde, une voiture à nouveau. Et les réacteurs d’un avion aussi. Et sur la gauche, à nouveau un aboiement de chien et une petite fille qui crie, au loin. Il est 15h45', la tondeuse toujours en fond sonore. Une voiture est à l'arrêt, le moteur tourne. Un oiseau chante pendant que quelqu'un dit "Tantine n'est pas la !". Flap flap flap, 2 tourterelles plongent dans l'herbe. Et une corneille. Une voiture passe en même temps, un chien hurle et un robinet se met à couler. Tac tac tac font les pattes des 2-2 qui passent et flllhlhlflfllppppppppp, tous les oiseaux s'envolent. 15h47' et toujours ce moteur de voiture qui tourne. Et cette tondeuse. Une voix grave, en face, de l'autre coté de la rue sans doute, celle d'un homme, puis un bébé qui pleure. Le marchand de crème glace à présent. Au loin. 5 coups de klaxon, une voiture qui démarre, et les rayons d’un vélo qui chasse le vent. "1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 - Papa ?" dit un enfant. 1 coup de klaxon surgit et un hurlement "2 MINUTES, ATTENDS !" crie l'enfant. "C’est fermé ?" dit une autre voix masculine. "Aaaaahhhhhhhhouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu wooo wooo houuuuuuuuuu" Ca, ce sont les 2-2 qui répondent à la musique tonitruante que joue la camionnette du marchand de crème glace. Il est 15h50’, j’ai du bruit plein les oreilles, la tondeuse tourne toujours. Mes tympans sont fatigués, et je ne serai restée dans ce faux calme que… 6 minutes ! J’ai mal. Je me sens mal. Je suis mal. Si mal.
Je remonte dans ma chambre. J'aimerais accrocher mon âme à la fenêtre afin que le vent emporte ses poussières.
Une nouvelle mode s’était faite. À l’école, le nouveau jeu consistait à forcer les équipes à s’entretuer, voilà désormais cinq ans que ce jeu était en vigueur et, malgré les protestations de départ, les jeunes s’y étaient habitués et prenaient un plaisir démentiel à ce jeu.
Moi, Nathan Than, faisais encore partie des derniers enfants antisociaux qui regardaient le monde de leur petite Lune imaginaire, de loin, je voyais ces moutons s’entretuer à leur plaisir, se courir après avec ces lances de trente centimètres et se les planter dans le dos avec cette expression de joie et de dégoût masqué. Chacun y mettait du sien et acceptait cette réalité et ce plaisir apparemment commun comme un viol, ils aimaient, se sentaient forts dans leurs meurtres et pourtant se dégoûtaient de leurs acte sans mots dire. C’était normal !
Ce sport était né de lui-même dans les établissements des bas quartiers, les meurtres entre élèves y devenaient réguliers et extrêmement nombreux étaient devenus impossibles à empêcher. Plutôt que de s’essouffler à tenter d’y empêcher les dirigeants décidèrent de réguler cette haine du mieux qu’ils le pouvaient, la répression policière ne suffisait plus car, en plus des prisons pleines, les criminels, désormais de tout âges, étaient plus nombreux que les policiers. Ils décidèrent donc de créer un jeu durant lequel le meurtre était toléré, ce jeu permettait, outre le fait de contrôler les vagues de meurtres, de réguler la population et aussi de renflouer les poches de l’état puisque les plus riches parents payaient aux écoles pour exclure leurs enfants (les plus détestés de tous, j’en faisais partie) de ces heures macabres.
En voici les règles : Il y a deux équipes, les sélections se font par tirage au sort en début de partie, il y a les « Hargneux » et les « Pourchassés », chacun des hargneux est munis d’une lance en bois d’une longueur de trente centimètres ornée d’une pointe en acier et décorée par un petit bandeau rouge, les pourchassés quand à eux ne sont munis que de leur adrénaline, à eux de tenter de survivre !
Première phase de jeu : Le terrain de base rectangulaire est divisé en plusieurs parties. À une extrémité du terrain se tiennent les chasseurs, à l’autre, les chassés. Au départ les chasseurs jettent chacun leurs lances à l’autre côté en visant nos chères victimes, ces dernières doivent tant bien que mal tenter d’éviter les lances. Les pourchassés touchés (tant bien que mal) doivent, eux, sortir momentanément du jeu le temps que toutes les lances aient été jetées ; Une fois cela fait, ces derniers reviennent en jeu, non pas à leur extrémité de départ mais dans un cercle au milieu du terrain, l’équipe des hargneux récupère ses lances et… La deuxième phase de jeu commence… À ce moment là, les pourchassés en milieu de terrain deviennent les uniques cibles, ils doivent autant qu’ils le peuvent tenter d’éviter les tirs, si un pourchassé réussi à récupérer une lance alors il devient lui-même membre des hargneux et peut tenter de toucher un des membres de son ex-équipe, si il y parvient, il sera absout de la prochaine partie. Les autres victimes qui ne parviennent pas à récupérer une des lances doivent pour se sauver effectuer dix fois le tour du cercle depuis l’intérieure (sans toutefois se faire abattre). Les hargneux n’ont le droit d’entrer dans le cercle uniquement pour y récupérer leurs lances et ont la stricte interdiction de tirer depuis ailleurs que leur zone respective sans quoi à la prochaine partie ils feraient d’office partie des pourchassés. Il est inutile de dire que ceux qui ne réussissent pas à effectuer leurs dix tours de cercle sont ceux qui ne courront plus jamais, un pourchassé à terre doit automatiquement être achevé.
Le jeu se déroule une fois tout les trois mois et peut être observé par les parents depuis des gradins séparés du terrain par de solides grillages.
Donc comme je le disais, moi, Nathan Than, observe ce jeu depuis qu’il est entré en vigueur dans les écoles de mon état. Je suis âgé de 15ans et j’ai eu la chance de survivre à chacune des parties. A plusieurs reprise j’ai tenté de comprendre ce qui motivait ces gens à obéir aux règles, j’ai aussi essayé de les raisonner mais à chaque fois je me prenais comme réponse que je n’étais qu’un pauvre enfant à la traîne qui ne comprenait rien et que j’aurais mieux fait de crever dès la première partie, que ça leur aurait fait des vacances. Seulement moi, Nathan Than, je m’en fous, dans deux semaines j’ai finis l’école !
...
Cette nouvelle m'a gentiment été envoyée par Flaque (merci m'sieur^^)
Et si vous vous demandez qui est Flaque, c'est le "grand con" de la boîte à caca.
Je n'ai rien d'heureux à partager. Et je ne peux partager ma tristesse car elle ne se partage pas.
Je n'arrive plus à me concentrer. Je n'arrive plus à lire, ni à écrire. Je ne parle même pas de tout cet extérieur que j'évite au maximum. Et de tout cet intérieur ou je tourne en rond. Cet intérieur qui m'entoure. Et cet intérieur que j'entoure. Je vis dans un bocal enfermé lui-même dans un autre bocal.
Je suis une inadaptée à la vie, c'est comme ça que les spécialistes appellent les gens comme moi. Ca fait peur. Aux autres surtout. Ca leur fait peur quand ils savent. C'est pas pire qu'une jambe de bois pourtant.
Quand t'as une jambe de bois, parfois tu dois t'arrêter parce qu'avancer ça fait mal. Moi, c'est pareil. Mais elle n'est pas visible ma jambe de bois à moi. Et pour ne pas gruger le monde, je lui dit que j'en ai une. Ils en rient ceux à qui je le dis. Jusqu'au jour ou je m'arrête en disant qu'elle me fait mal. Là ils ne comprennent plus et c'est eux qui ne suivent plus. Ils me laissent accrochée au muret que j'ai attrappé pour ne pas tomber. Ils continuent à avancer, plus vite encore et dans d'autres directions, celles ou ils savent que je n'irai pas.
En ce moment, elle me fait mal ma jambe de bois. Tellement mal. Faut dire que ma jambe de bois, elle est dans ma tête, ça n'arrange rien.
Je ne déteste pas les camionneurs belges. Je n'en ai pas la force d'ailleurs. Au fond de moi, il ne reste que larmes, tristesse, peurs et solitude. Et cette jambe de bois, bien sur.
Big Apple est l'un des surnoms de New York City. Mais pourquoi donc une "grosse pomme" ? Dans les années 20-30, cette ville, qui ne cessait de croître en hauteur à la sévère réputation de "jungle", était déjà le fruit de tous les rêves et de toutes les convoitises. "There are many APPLES on the tree, but when you pick New York City, you pick the big one !" (Il y a de nombreuses pommes à l'arbre, mais quand tu cueilles NYC, tu cueilles la plus grosse !)
Sous le vocable de New York se cache en réalité plusieurs significations: le nom d'un état, celui d'une vaste city, comprenant depuis 1889 les 5 communes métropolitaines (les Boroughts), ainsi que le périmètre grouillant du monde des affaires, du commerce et des arts qu'est Manhattan. Manhattan est le coeur trépidant de New York.
2 cours d'eau donnent à Manhattan le statut d'île: à l'ouest, l'Udson et à l'est, l'East River. Au sud s'étend l'océan Atlantique avec ses ports naturels. Et tout au nord, l'Harlem River trace une frontière naturelle entre Manhattan et le Bronx. Manhattan a pratiquement tout en double, comme si l'île se regardait dans un miroir. Dans le bas de la city historique, Broadway, une large artère, marque la séparation entre l'East Side et le West Side. Plus au nord encore, la délimitation est tracée par la Fifth Avenue centrale. La numérotation des rues commence au Sud et celles des Avenues, à l'East Side, c-a-d à droite. La 12th Avenue achève la série et parcourt donc entièrement la West Side. La désignation des rues et avenues s’effectue quasi exclusivement à l'aide de chiffres.
C'est en 986 que le viking Bjarni Herjolfsson aperçoit la côte N-O de l'Amérique. En 1524, le navigateur Florentin Giovanni de Verrazano, au service du Roi François 1er, découvre l'emplacement ou s'élève aujourd'hui New York. En 1626, Peter Minuit (ou Minnewit), gouverneur au service de la compagnie néerlandaise des Indes Orientales, reçoit des Indiens, en échange d'un assortiment de babioles d'une valeur de 24 $ , l'île de Manna-Hatta, qui deviendra Manhattan. Cet endroit aussitôt fortifié par ses 200 colons, est baptisé "Nouvelle Belgique", puis plus tard, "New Amsterdam". L'emplacement exact du fort est rappelé aujourd'hui encore par l'artère nommée "Wall Street" en raison de la palissade qui l'encerclait. Le premier numéro du quotidien "New York Times" sort de presse en 1851. Central Park ouvre officiellement en 1876. La statue de la Liberté fut inaugurée en 1886. En 1931, l'Empire State Building (448 m de hauteur) est inauguré. Et c'est en 1973-74 que les tours jumelles du World Trade Center, aujourd'hui disparues, sont baptisées.
La "Grand Old Lady of Liberty Belle" est devenu le symbole de l'Amérique, un signe de bienvenue à l'entrée de son portique d'or, la Golden Door. Dans sa main gauche, la Liberté, à l'instar de Moïse, tient une tablette sur laquelle s'inscrit la date de la Déclaration d'Indépendance américaine. Du bras droit tendu vers le ciel, elle lève une énorme torche. A ses pieds, gît la chaîne des esclaves.
Central Park, si souvent entrevu dans des films, est le parc des parcs. Il est l'un des plus grands du monde au coeur même d'une ville et étend ses zones de calme, de fraîcheur et de verdure sur 340 hectares.
L'American Museum of Natural History, magnifique musée dans un environnement reconstitué qui parait presque plus authentique que leur biotope naturel, des dinosaures et brontosaures étonnent les visiteurs. On admire le souci de perfection avec lequel a été reproduit le plus minuscule insecte, rien n'y manque. Dans la section consacrée aux minéraux et pierres précieuses, il faut voir la fameuse "Star of India", qui est le plus grand saphir du monde.
New York procure toujours une solide dose d'adrénaline, tantôt accueillante, tantôt rebutante, dure ou mélancolique, colorée ou morose, elle est pleine de grâce, de style, de charme, ou encore misérable, clownesque, ridicule, qu'on y fasse du business ou qu'on s'y ballade, qu'on la rencontre de jour ou de nuit. Découverte par des navigateurs qui cherchaient en priorité la route maritime de l'Orient, NYC aime s'affirmer comme le creuset de l'inspiration occidentale. Et depuis longtemps déjà, le monde entier à les yeux braqués vers elle, espèce de laboratoire grouillant, microcosme exceptionnel ou tout peut arriver: le meilleur comme le pire. Même des philosophes aussi typiquement français que Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir ont suivi les traces de Charles Dickens et de tant d'éminentes personnalités pour tenter de comprendre à leur tour la fascination dont jouit cette ville vraiment pas comme les autres. NYC est tout à tour l'eldorado des indiscrets et des voyeurs, la Mecque du mouvement alternatif et du "perpetuum mobile". Tout y est présent et rien n'y reste jamais longtemps. L'américain moyen est généralement assez superstitieux. Ainsi, certains ne voudront signer un contrat important qu'avec un stylo à encre verte, la couleur du dollar. Souvent, le rouge désempare le financier, autant que l'ail désempare Dracula... puisqu'ici la couleur rouge est la couleur du "looser" - à éviter. Tout comme le chiffre 13. Je n'ai d'ailleurs vu aucun 13ème étage à New York, ça passe du 12ème au 14ème étage, directement. A NYC, pas moins de 75 langues sont parlées et une soixantaine de périodiques ethniques sont diffusés. Et, saviez-vous que l'insulte la plus courante des gens du Sud vis-à-vis de ceux du Nord est "Yankee" ? Ce surnom vient tout simplement d'un jeune garçon néerlandais qui s'appelait Jan Kees !
Parcourir sans but Manhattan, c'est découvrir en permanence le ballet éternel de la comédie humaine. C'est jouer, en direct et en live, dans le plus fantastique des shows. Si un jour vous avez l'occasion d'y aller, n'hésitez pas !
L'album photo est ici et ici, y a un site sympa à visiter.
Téléphone - New York avec Toi
J'avais écrit dans ce blog que j'y reviendrais pour un billet sur NYC, j'ai choisi ce 11 septembre, 5 ans après les attentats, pour parler de cette ville que j'ai apprécié comme je parlerais d'une autre que j'aurais apprécié - sans y mêler la politique de Bush et les actes de terrorisme, car à New York, tout peut arriver, d'ailleurs tout arrive... - mes pensées vont tout droit à toutes ces victimes innocentes, de par le monde et une pensée particulière pour Ced qui a perdu la vie le 11/09/2001 au WTC.
Ca fait que j'ai envie de rien. Pas envie de lire, pas envie d'écrire, pas envie de sortir, pas envie de rester chez moi, pas envie de faire quoique ce soit. Mais y a les obligations. Et y en a assez. Envie de rien.
Alors monsieur mon ex-beau-père a décidé de mourir cette semaine. Et monsieur mon-ex n'a encore que moi pour lui remonter le moral et m'occuper de notre sa maison et de nos ses chiens. J'en ai marre. Je suis sur les dents, j'ai des méga stress.
Ma douche coule toujours à travers le plafond, ça fait presqu'un an que ex-il a fait c'te salle de bain et le canard est toujours vivant. Ma voiture, c'est pareil. Y a plein de trucs qu'il m'avait promis de remettre en ordre avant fin août et c'est toudis au même stade = zéro. Maintenant, monsieur ex-il a une copine, mais c'est encore moi qui dois... Quand je vous dis que la femme (épouse) se tape les sales boulots, preuve en est encore. En plus, ex-il mélange tristesse et colère. Quand il est malheureux, il gueule. Et je commence à ne plus supporter l'entendre gueuler, ça me rappelle de mauvais souvenirs. Pleure mec si t'as du chagrin.
Ton père, pas le bio, le beau, il pouvait pas me saquer d'abord. A chaque fois que j'ai vu sa tronche, elle pendait jusqu'à terre. Puis il n'a jamais compris mes problèmes de santé. Ni de langue. Ma francophonie l'emmerdait au plus haut stade. Ma maladie aussi. A bien y réfléchir, toutes mes souffrances le faisaient chier. Mes réjouissances aussi.
Les seules fois ou je l'ai vu sourire, c'est quand je pionçais chez ex-il (et beaux-parents) et que je cherchais désespérément mes sous-vêtements quand je me levais le matin et que j'avais pris ma douche. Je devais sortir de la maudite salle de bain et crier partout après ex-il pour savoir qui avait fait quoi de mes sous-vêtements. Ah, c'était marrant de retrouver ma petite culotte dans l'armoire à serviettes et mon soutien-gorge noué dans le bac à linge. Oui, c'était bien marrant beau-papa, sauf que j'avais 26 ans et que ça faisait gros pervers ton jeu à la con ! Tu parles d'un bon souvenir.
Ensuite, les fameuses joyeuses Pâques ou je me suis coltinée des heures entières de cuisine pour que tu bouffes comme chez toi. Fallait y rester chez toi plutôt que de me pourrir mon week-end en faisant la gueule parce que mes haricots n'avaient pas le même goût que ceux de ta femme.
Et le Noël hein, le joyeux Noël ou vous n'êtes jamais venus toi et belle-maman alors qu'on avait tout acheté pour vous BOUFFER pour 3 JOURS.
Et le mariage, hein ? Oui, le seul et unique. Celui ou y a fallu puiser 250 € de ma jarretière avant même que la soirée de fête soit terminée pour réparer la chtite griffe que mon pôpa avait fait sur le grand n'autocar flamand.
Pis les heures infernales à rester assise sur une chaise dure dans votre putain de cuisine sans rien comprendre de ce que vous disiez dans votre dialecte de MERDEUHhh, sans pouvoir sortir un bouquin sinon tu pètais un plomb et je me ramassais le mari sur le dos ainsi que le beau-père.
Oh, le joli père... Celui qui m'a pas laissé m'asseoir dans le canapé un réveillon de Noël (encore) alors que je venais de me faire opérer là où il ne fallait pas. J'en ai bavé, j'en ai même pété 4 points de suture tiens.
Et les rengaines que j'ai entendues parce que j'ai quitté ex-il. Mais sais-tu au moins pourquoi ? Et voilà, maintenant que t'es mort, je dois ENCORE obéir ? Même mort, tu m'emmerdes ! Tu entends ?
Et je sens que c'est pas fini. Je sens que ex-il va vouloir revendre la maison qu'il n'a jamais voulu me céder pour rejoindre sa maman que tu as abandonnée. Je sens que ex-il va me refoutre sur le coin de la casserole que tout ça ne serait pas arrivé si il ne s'était pas expatrié pour moi.
Qu'au demeurant, si je ne vais pas soigner ses chiens demain, il va demander à mon père. Le mien. Alors que j'ai formellement ordonné il y a un mois de foutre la paix à mon papa car il est en overdose de ras-le-bol.
Et moi, comment je vais ? Ben mal mon vieux, je sors de l'hosto, t'as oublié ? Oui, un hosto là où y a des dingues, oui !
Exit le Monde de l'Etrange depuis samedi. Retour dans le Monde des Etrange(r)s. Il paraît que je suis comme un satellite. Le temps de me poser la bonne question dans le bon sens et de trouver une (la) réponse afin de me placer. Oui mais ou ?
Je remercie Nam-Nam pour avoir entretenu mon petit chez-moi virtuel pendant mon absence, merci à vous pour vos mots, vos mails, sms et vos bisous. Je ne vais pas bien mais je vais (c'est déjà ça).
[Il paraît que la liberté est un virus contagieux que personne ne peut arrêter]
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