
Big Apple est l'un des surnoms de New York City.
Mais pourquoi donc une "grosse pomme" ?
Dans les années 20-30, cette ville, qui ne cessait de croître en hauteur à la sévère réputation de "jungle", était déjà le fruit de tous les rêves et de toutes les convoitises.
"There are many APPLES on the tree, but when you pick New York City, you pick the big one !"
(Il y a de nombreuses pommes à l'arbre, mais quand tu cueilles NYC, tu cueilles la plus grosse !)
Sous le vocable de New York se cache en réalité plusieurs significations: le nom d'un état, celui d'une vaste city, comprenant depuis 1889 les 5 communes métropolitaines (les Boroughts), ainsi que le périmètre grouillant du monde des affaires, du commerce et des arts qu'est Manhattan.
Manhattan est le coeur trépidant de New York.
2 cours d'eau donnent à Manhattan le statut d'île: à l'ouest, l'Udson et à l'est, l'East River.
Au sud s'étend l'océan Atlantique avec ses ports naturels.
Et tout au nord, l'Harlem River trace une frontière naturelle entre Manhattan et le Bronx.
Manhattan a pratiquement tout en double, comme si l'île se regardait dans un miroir.
Dans le bas de la city historique, Broadway, une large artère, marque la séparation entre l'East Side et le West Side.
Plus au nord encore, la délimitation est tracée par la Fifth Avenue centrale.
La numérotation des rues commence au Sud et celles des Avenues, à l'East Side, c-a-d à droite.
La 12th Avenue achève la série et parcourt donc entièrement la West Side.
La désignation des rues et avenues s’effectue quasi exclusivement à l'aide de chiffres.
C'est en 986 que le viking Bjarni Herjolfsson aperçoit la côte N-O de l'Amérique.
En 1524, le navigateur Florentin Giovanni de Verrazano, au service du Roi François 1er, découvre l'emplacement ou s'élève aujourd'hui New York.
En 1626, Peter Minuit (ou Minnewit), gouverneur au service de la compagnie néerlandaise des Indes Orientales, reçoit des Indiens, en échange d'un assortiment de babioles d'une valeur de 24 $ , l'île de Manna-Hatta, qui deviendra Manhattan.
Cet endroit aussitôt fortifié par ses 200 colons, est baptisé "Nouvelle Belgique", puis plus tard, "New Amsterdam".
L'emplacement exact du fort est rappelé aujourd'hui encore par l'artère nommée "Wall Street" en raison de la palissade qui l'encerclait.
Le premier numéro du quotidien "New York Times" sort de presse en 1851.
Central Park ouvre officiellement en 1876.
La statue de la Liberté fut inaugurée en 1886.
En 1931, l'Empire State Building (448 m de hauteur) est inauguré.
Et c'est en 1973-74 que les tours jumelles du World Trade Center, aujourd'hui disparues, sont baptisées.
La "Grand Old Lady of Liberty Belle" est devenu le symbole de l'Amérique, un signe de bienvenue à l'entrée de son portique d'or, la Golden Door.
Dans sa main gauche, la Liberté, à l'instar de Moïse, tient une tablette sur laquelle s'inscrit la date de la Déclaration d'Indépendance américaine.
Du bras droit tendu vers le ciel, elle lève une énorme torche.
A ses pieds, gît la chaîne des esclaves.
Central Park, si souvent entrevu dans des films, est le parc des parcs.
Il est l'un des plus grands du monde au coeur même d'une ville et étend ses zones de calme, de fraîcheur et de verdure sur 340 hectares.
L'American Museum of Natural History, magnifique musée dans un environnement reconstitué qui parait presque plus authentique que leur biotope naturel, des dinosaures et brontosaures étonnent les visiteurs.
On admire le souci de perfection avec lequel a été reproduit le plus minuscule insecte, rien n'y manque.
Dans la section consacrée aux minéraux et pierres précieuses, il faut voir la fameuse "Star of India", qui est le plus grand saphir du monde.
New York procure toujours une solide dose d'adrénaline, tantôt accueillante, tantôt rebutante, dure ou mélancolique, colorée ou morose, elle est pleine de grâce, de style, de charme, ou encore misérable, clownesque, ridicule, qu'on y fasse du business ou qu'on s'y ballade, qu'on la rencontre de jour ou de nuit.
Découverte par des navigateurs qui cherchaient en priorité la route maritime de l'Orient, NYC aime s'affirmer comme le creuset de l'inspiration occidentale.
Et depuis longtemps déjà, le monde entier à les yeux braqués vers elle, espèce de laboratoire grouillant, microcosme exceptionnel ou tout peut arriver: le meilleur comme le pire.
Même des philosophes aussi typiquement français que Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir ont suivi les traces de Charles Dickens et de tant d'éminentes personnalités pour tenter de comprendre à leur tour la fascination dont jouit cette ville vraiment pas comme les autres.
NYC est tout à tour l'eldorado des indiscrets et des voyeurs, la Mecque du mouvement alternatif et du "perpetuum mobile".
Tout y est présent et rien n'y reste jamais longtemps.
L'américain moyen est généralement assez superstitieux.
Ainsi, certains ne voudront signer un contrat important qu'avec un stylo à encre verte, la couleur du dollar.
Souvent, le rouge désempare le financier, autant que l'ail désempare Dracula... puisqu'ici la couleur rouge est la couleur du "looser" - à éviter.
Tout comme le chiffre 13.
Je n'ai d'ailleurs vu aucun 13ème étage à New York, ça passe du 12ème au 14ème étage, directement.
A NYC, pas moins de 75 langues sont parlées et une soixantaine de périodiques ethniques sont diffusés.
Et, saviez-vous que l'insulte la plus courante des gens du Sud vis-à-vis de ceux du Nord est "Yankee" ?
Ce surnom vient tout simplement d'un jeune garçon néerlandais qui s'appelait Jan Kees !
Parcourir sans but Manhattan, c'est découvrir en permanence le ballet éternel de la comédie humaine.
C'est jouer, en direct et en live, dans le plus fantastique des shows.
Si un jour vous avez l'occasion d'y aller, n'hésitez pas !
L'album photo est ici et ici, y a un site sympa à visiter.
J'avais écrit dans ce blog que j'y reviendrais pour un billet sur NYC, j'ai choisi ce 11 septembre, 5 ans après les attentats, pour parler de cette ville que j'ai apprécié comme je parlerais d'une autre que j'aurais apprécié - sans y mêler la politique de Bush et les actes de terrorisme, car à New York, tout peut arriver, d'ailleurs tout arrive... - mes pensées vont tout droit à toutes ces victimes innocentes, de par le monde et une pensée particulière pour Ced qui a perdu la vie le 11/09/2001 au WTC.

New York, New York,
The big Apple...
Un très beau poème parlé et rythmé par le groupe inventeur du rap qui ne s'appelait pas encore ainsi puisque pas encore inventé,groupe de New York, forcément New York, et qui ne furent jamais égalé à mon sens:
The Last Poets.
Rédigé par : andrem | lundi 11 septembre 2006 à 19h08
Ta photo, ne serait ce pas le pont de Williamsburg?
Parce si oui, c'est sous ce pont que la légende raconte que Sonny Rollins a joué tout seul pendant deux ans avant de revenir sur le devant de la scène avec un disque extraordinaire intitulé "The Bridge".
Coïncidence?
Je ne suis jamais allé à New York. Mon périple américain se passe ailleurs. Mais j'ai l'impression de l'avoir parcourue sur toutes ses avenues et toutes ses rues, à travers mes musiques nécessaires. De Time Square à Harlem, du A-train à Carnegie Hall, de la 52ème rue à l'appartement de la baronne.
Rédigé par : andrem | lundi 11 septembre 2006 à 19h16
Je n'ai pas encore eu la chance de pouvoir y aller mais si tout va bien ca sera ma destination pour l'été prochain avec un ami qui a de la famille à New York, je croise les doigts pour que le projet se réalise...
de jolies photos dans ton album...
:*
Rédigé par : françois | mardi 12 septembre 2006 à 11h22
J'ai une amie qui y vit depuis janvier, elle adore. Un jour sans doute j'irai visiter moi aussi... En attendant, je vais découvrir la vie parisienne, qui n'est pas mal non plus pour ce qui est de « découvrir en permanence le ballet éternel de la comédie humaine »... en témoigne Rastignac.
Rédigé par : Ali Baba | mardi 12 septembre 2006 à 16h49
Belle visite guidée. Je ne connais pas NY, mais tous les gens de mon entourage qui y sont allés l'ont adorée et ont été fascinés.
Rédigé par : euqinorev | mardi 12 septembre 2006 à 19h09
A répond pu, la Miss.
Ohoh, Miss, t'éhou?
Bon. Un peu de silence lui fera du bien, je le devine. Alors c'est promis, je ne crie plus dans tes noreilles.
Nage doucement et respire à fond, voilà.
Rédigé par : andrem | mercredi 13 septembre 2006 à 13h34
Andrem: Toujours celui de Brooklyn.
La musique nous fait faire de beaux voyages.
Je suis là, comme un fond d'écran.
François: Vas-y, tu aimeras c'est sur.
Ali Baba: Paris, oui, la belle aussi.
Euqinorev: Merci.
NY, c'est plus qu'une ville, c'est un autre monde.
Rédigé par : Missy'V | jeudi 14 septembre 2006 à 14h43