Mon heure est venue de me heurter (encore ?!?) à des murs.
Celui du Silence alias le Bisounours camionneur routier de Belgique, pour lequel j'avais flashé il y a presqu'une une année.
J'aime pas non plus les anniversaires mon vieux figures-toi.
Parce qu'aujourd'hui, c'est celui de mon père.
Parce qu'aujourd'hui, c'est celui de mon frère, que je ne connais pas.
Et y a un an, pourquoi j'étais avec toi avec autant de proches anniversaires ?
Je me heurtais à un mur d'incompréhension.
J'en avais fait mon deuil.
Tes absences, tes réticences, tes non-dits, tes abandons, ton oubli ont eu raison de ma patience cet été.
A quoi bon te chercher, essayer de dialoguer avec un sourd borné ?
L'Amour madame, l'Amour !
L'attachement, cette dépendance affective qui me ruine le coeur et ravage ma pensée.
Le Temps est long sans Toi.
Le Temps est long avec Toi, loin de Moi.
Le Temps est long, je m'enferme avec ma patience en voyageant avec Peter Pan et sa Fée Clochette.
Chaque sonnerie, chaque bip de téléphone retentissent en moi comme si l'heure de l’harmonie allait enfin m’étourdir.
Celle de la délivrance, ou tu me dirais que tu avais changé, au fond de Toi, tout au fond.
Tes amertumes passées, je ne serais plus l'objet de ta méfiance et de tes doutes.
M'ouvrirais-tu ta porte des secrets ?
Ah que nenni !
Tu t'enfonces dans les mystères, mes craintes te font sourire, mes tentatives te font rire.
Je te suis comme tu es.
Tu me hais comme tu es... le sais-tu ?
Tu m'espionnes, tu violes mes carnets et scrutes mes faits et gestes.
Toujours dans un mutisme absolu.
Tes nerfs lâchent, parce qu'il n'y a rien à cacher.
Tu t'es fait une montagne d'idées, un mur sournois s'est dressé devant Toi et toi aussi, tu fonces dedans, à toute allure, avec ton beau camion neuf sourire.
Tu as érigé celui du Doute qui allait à son tour installer la Torture, Ma Torture.
Celle du Silence, avec son Mur que je ne peux ni casser ni contourner.
Comme il doit être bon de voir l'Objet de ses manipulations se pétrifier, vaciller, se morfondre, sangloter, s'effondrer et enfin perdre le seul pied qui lui restait en tentative d'équilibre.
Elle perd la tête, comme elle perd pied maintenant.
365 jours.
41 nuits et 39 fois faire la bête à deux dos.
Toujours ce TOC, alarmant cette fois.
Je compte les jours, manquants, je compte les nuits perdues, seule, dénotant de ton incapacité à aimer.
A m'aimer.
Plus qu'un peu à supporter répètes-tu.
Jusque quand ?
Jusque ou ?
Jusqu'au mur de la Distance, puis celui du Silence.
Complaisance, arrogance, indifférence.
Violence habile et rusée, Torture morale.
Le Silence infligé est une Torture.
Tu m'infliges ce supplice car tu le sais efficace à mon égard.
N'avais-tu point peur de te dévoiler à Moi ?
Ne jamais te dénuder pour faire apparaître ta fragilité, là ou le poignard humain aurait pu te fendre le coeur ?
Je t'ai tout donné, le meilleur comme le pire.
Corps et âme je t'ai laissé me pénétrer.
Tu as frappé à la porte de mes faiblesses et t'as cogné.
Tu m'as abandonnée.
J'ai décidé de m'abandonner aussi, vers un autre Ciel.
Une fois ou deux.
Sortir de ma torpeur et de mon isolement.
Le silence, mourir encore.
L'étreinte, revivre à nouveau.
L'étau se resserre.
Je n'ai point eu peur de m'ouvrir à Toi, te montrer le beau comme le moche, les forces et les faiblesses qui m'habitent.
J'ai eu peur de souffrir une fois de plus.
A présent, je souffre.
A nouveau.
Je n'ai plus peur.
Il y en aura un, un jour, qui saura prendre ça comme c'est : le plus beau cadeau du monde que le don que tu lui fais.
Je t'embrasse.
Rédigé par : Anne | jeudi 23 novembre 2006 à 09h22
y'a des silences qui sont bien plus psrlnts que les proles!
Et pis chuis du même avis qu'Anne zaussi
On gazouille pour toi
Rédigé par : nam-nam | samedi 25 novembre 2006 à 10h08
Anne: J'espère qu'il n'aura pas 90 ans et moi... 89, pff ! ;-)
Bisous ma douce.
Nam-Nam: J'me demande pourquoi il avait une langue (heu... c'est vrai ! :-D)
Y a des claviers crochus ? :-)
Poutoux à vous.
Rédigé par : Missy'V | dimanche 26 novembre 2006 à 20h36