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lundi 13 novembre 2006

Commentaires

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andrem

Bonjour Miss. De passage, je suis juste de passage, comme la chanson.

Je voudrais commenter sur ton billet précédent, mais le passage passe, et déjà je suis au billet suivant. Je te lis et je te pense. T'inquiète, j'ai mon filet à papillons pour te rattraper si tu perds tes ailes, un filet à papillons jolis.

Tu es nécessaire à tes lecteurs, le sais-tu? Pour le reste de la vraie vie, nous ne pouvons que peu, sinon te botter le blogue qui nous botte, à coups de mots qui boîtent, à coups d'émois qui buttent, à coups de qui mieux mieux.

Alors ne te fais pas de mourons pour ta vie marine, et si le silence te sied dans le vrai, prend en un grand bol, ce n'est pas théolone qui t'en voudra, lui qui en est le magicien manipulateur.

Ton post-it express me sort de ma torpeur et de mon silence, justement: car celui qui reçoit, lui aussi, doit oublier. Sinon comment pourrait-il rester ami avec celui qui lui a donné?

Rien n'est pire pour nous empoisonner que le sentiment d'être redevable. Et il faut pour cela que le donneur ait oublié, et que le recevant ne sache plus. Tout don est une remise à zéro des compeur, sinon il n'est plus de don.

Dondaine et dondon.

andrem

Des compteurs, hein, Miss, des compteurs. Ne jamais boire le thé trop vite, sinon on se retrouve au camping.

mathieu

:-(

J'ai bien peur que t'en remettre à Dieu soit peine perdue. Si c'est du dieu des chrétiens dont tu parles, tu n'ignores pas qu'il n'a même pas écouté son fils pendant que celui-ci était torturé et finalement exécuté. Alors je doute qu'il écoute qui que ce soit.
Quant à vendre son âme au diable, y en a qu'ont essayé... (pas la peine de rajouter qu'ils ont eu des problèmes)

Alors que tu serais taoïste, tu verrais les choses différemment. Un taoïste ne voit pas son verre vide, il le voit prêt à être rempli. Du fait que tu es seule, tu as le plus grand potentiel d'amour à donner, et c'est là que réside ta force.
Pour être honnête, c'est juste quelque chose que je sais (un peu), pas quelque chose que je crois. Mais puisque tu cherches une issue via la spiritualité... (je ne sais pas comment finir cette phrase)

Missy'V

Andrem: qui ne fait que passer. Mais tu passes, c'est déjà ça... tu as eu raison de tes fils barbelés ?
Faudra m'expliquer en quoi je suis nécessaire, c'est juste pour me botter le popotin pour que j'écrive hein ? (et publie peut-être... ?) mais je sais que tu esquives parfois, comme le papillon qui n'aurait pas envie de passer sa vie enfileté ;-)
J'aime le bruit que je choisis car je ne trouve le (vrai) silence nul part.
La techno, c'est une sorte de silence trouvé mais c'est une autre histoire...
Mon post-il n'est pas en total décalage par rapport à mon billet et/ou mes pensées même si il te sort de ta torpeur.
Ne jamais oublier les jolies choses, en gros, c'est ce que ça signifie pour moi.
Celui qui donne doit oublier pour ne rien attendre en retour.
Si il n'attend rien puisqu'il a oublié, celui qui reçoit peut jouir du don reçu de "nul part".
Ils ne doivent pas être amis puisqu'ils peuvent être différents.
Et si l'ami receveur pense comme le donneur, pourquoi culpabiliserait-il d'avoir reçu ?
Si tu remets le compteur a zéro, comment te souvenir des jolies choses ?
A moins que les jolies choses doivent aussi disparaître, même dans le souvenir ?
Piano piano, j'ai une jambe de bois, pas oublier ça même si t'as remis le compteur je ne sais ou ;-)

Mathieu: C'est juste une bizarrerie.
La vie, des hauts et des bas.
J'ai mis exprès cette photo car elle représente ma pensée du moment.
Et j'ai du penser à ceci lorsque j'ai traversé ce bois:
Ombre, lumière, ombre, lumière... successions de pluie ensuite soleil, ennuis et merveilles.
Je suis agnostique religieusement parlant, je ne peux pas m'enfermer dans un carcan religieux avec ce que ça comporte comme enjeu: plus de place à la libre pensée...
Mais si on admet que le diable existe, le dieu (chrétien ou pas) devrait exister aussi, non ?
Ou c'est simplement comme je pense: tu déconnes (vendre son âme au diable), tu récoltes. Tu prends des risques, parfois c'est positif parfois ça ne l'est pas.
Mes billets sont finalement compliqués à expliquer.
Lorsque je mets une photo, elle est importante à mes yeux car elle représente souvent un état d'esprit, celui que je t'ai expliqué plus haut.
En ce moment, pour moi, le potentiel dieu existant, c'est la Nature. Et tout ce qu'elle comporte comme bonnes et mauvaises choses. Tantôt je l'adore, tantôt je la hais. Appellons ça la force cosmique, les éléments ou n'appelons rien, c'est trop compliqué :-)
Quant à prier un Dieu quelconque, j'essaie mais il est sourd, comme tu le dis si bien alors j'ai changé une lettre et j'ai Crié.
Ca sert de crier, ça défoule :-)
Prier, je ne sais pas, ça se discute (ça se dispute aussi souvent).
Mais puisque je cherche une issue, spirituelle ou pas, tu m'en donnes une: l'optimisme et la positivité mentale.
Un potentiel a donner, manque quelqu'un maintenant... Arf ;-)
Et si je continue, mon commentaire sera plus long que mon billet.
Fallait juste que je t'éclaire sur un billet, un qui représente bien mon blog, glauque, pessismiste et optimiste à la fois, ma vision du moment, mon ressenti et ta vision à toi par rapport à mes pensées, celles que j'écris ici.
Quand je comprends, tout va mieux, j'ai juste besoin de comprendre la plupart du temps pour accepter, rien de plus.
Tu peux sourire puisque tu m'as donné à réfléchir et me positionner plus dans le positif.
Ca ne restera pas mais je me souviens des jolies choses... :-)

Missy'V

Je relis cette tartine et je lis "mon post-IL", quel lapsus révélateur %-/

mathieu

:-)

Voilà.

andrem

Grammaire belge:

un postil

une postelle.

Evidemment, ils se rencontreront à Santiago.

Missy'V

Mathieu: Heu... c'était pas une obligation :-s

Andrem: Agrémentée de français - un et une (cons - c'est toi qui le dis).
PS: tu voyages trop :-p

mathieu

Je ne l'ai pas fait parce que je m'y sentais obligé.

Le point de départ de mon commentaire était effectivement la plaisanterie, même si je reconnais que ça a tourné bizarre.
Etant profondément athée, je suis toujours intrigué par les gens qui cherchent de l'aide "ailleurs". J'avais bien compris
l'humour de ton texte, et j'ai commencé par y répondre juste sur ce ton. Et bien qu'il ouvre mon commentaire, l'anti-smiley a été ajouté à la fin.

andrem

Il ne faut pas expliquer tes billets, tes mémos, tes posts (ils ou elles, avec ou sans préfixe). Tes billets sont là, à boire et à manger, après avoir détaché la jambe de bois faut pas pousser.

A moi lecteur de me demerden damit. Comme dit l'autre. Et si je veux commentir, il me faut juste me souvenir du bon billet dont auquel j'ai commentu.

Maintenant, fait très attention à toi: tu as raison parfois de haïr la nature, car elle ne nous aime pas. Elle s'en fout, en fait. Elle même n'existe pas. C'est juste un décor dans lequel tôt ou tard nous irons nous jeter.

Les mielleux qui aiment la nature et la veulent protéger m'énervent. Ce n'est pas la nature qu'il faut protéger, mais ce qui nous permet à nous pauvres zumains d'y vivre. Donc tout ou presque. Mais pas en tant que nature avec une haine maximale, mais en tant que cadre délicieux de repos du guerrier.

Quoi, incompréhensible?

Est-ce que j'ai une tête à expliquer mes commentaires?

Missy'V

Mathieu: Tout en le sachant (que tu ne te sens pas obligé) je le dis quand même.
Vaut mieux deux fois qu'une.
Quoiqu'Andrem pense.
Parce que si je comprends pas moi je vais mal, j'ai une jambe de bois et un fuse qui pète, c'est trop d'un coup. Pour moi.
Alors, profondément athée, je n'ai jamais compris ce que ça voulais dire.
Peut-être parce que je suis croyante mais pas en ce que les gens croient en général.
Athée, c'est presque devenu une "religion", un carquan, une étiquette, j'aime pas ça, les étiquettes.
Je m'éloigne du sujet, comme toujours ;-)

Andrem: Non, il ne faut pas.
Il faut juste mourir, le reste onc choisis... quoique (à la Gainsbarre...)
C'est compréhensible ton pseudo-paradoxe sur la Nature, l'homme sans tête boit du mezcal dans l'imaginaire d'une belge blonde. Et le vers avec (sans le verre).
Si un jour j'te vois faire du cradoque power, t'auras quand même un bon coup de boule ! Dans la gueule tiens, puisque t'as pas de tête ;-)

Missy'V

Mathieu: Hein ? Je m'emmêle les pinceaux, aussi.
Je réponds qu'à une partie, avec les fautes en prime :-)
L'anti-smiley est venu à la fin ? T'es aussi pire que moi, alors ?
Hein ? Dis oui, que ça me rassure ;-) (--> démonstration débile de la croyante de base, c-a-d celle qui croit en ses chimères... et qui se prend pour Guillaume Tell, des fois ;-) )

andrem

Pas d'URL, j'ai pas le temps et tu le connais. Seulement pour balancer une vanne avant de disparaître un petit moment encore, c'est une de mes manies, disparaître.

Plouf! Parti.

Billet laissé sur la table du salon: Guillaume Tell, il serait pas plus suisse que belge, par hasard?

Missy'V

Andrem: "Les" connais ;-)
Prendre le temps, c'est déjà ça.
Disparaître, c'est une manie masculine ou quoi ?
Dans la flotte ou les barbelés, parce que pfuiiit, ça fait moins mal.
Guillaume Tell suisse ? Des chimères mon bon monsieur, j'vous l'dis ! Pis suis pas belge pis on m'a dit de pas répondre aux questions, pis tu files encore, comme un rat, en stoemeling...
Mais le hasard peut tout, même transformer Guillaume Tell si y veut ;-)

mathieu

Tu appelles ça un carcan, moi j'appelle ça une position philosophique tranchée. Mais ce n'est peut-être qu'une question de nomenclature.
Les croyants ne croient pas un peu, ils croient profondément. J'ai la même certitude qu'eux, dans l'autre sens. Au moins c'est une étiquette que je me suis collée moi-même.

Il y a aussi dans le choix de cet adverbe un soupçon de regret. Je me dis que la vie doit être vachement plus simple, si l'on croit que quelqu'un veille sur nous, que notre libre-arbitre n'est pas total, qu'il y a quelque chose que le néant qui nous attend après la mort, et surtout que les méchants seront punis et les gentils récompensés.

Quant à la deuxième partie du commentaire à mon commentaire, j'ai cru comprendre qu'il fallait répondre par oui ou par non, mais je n'ai pas compris la question. Désolé ^_^
(il n'est pas impossible que je sois pire, cela dit :-))

Missy'V

Mathieu: J'ai peur qu'un jour on appelle ça un "carcan", une espèce de mouvement quasi religieux ou anti quelque chose, l'athéisme.
C'est une de mes peurs, encore mais elles sont tellement nombreuses que ça ne vient pas à une en plus.
Tu vois ce que j'veux dire ?
Lui/elle est croyant, chrétien, catho, catho pratiquant, il porte une croix à son cou.
Lui/elle porte une main de fatma, un voile.
Lui/elle est blanc, noir, les yeux bridés, un piercing, une moto...
Les apparences et appartenances me font peur parce qu'elles divisent, souvent à tort.
Les mouvements me font peur dans la mesure ou y a toujours des cons qui adhèrent à des mouvements dangereux.
L'anti et anti-anti me font peur parce qu'on ne connaît pas qui tient les rènes.
La vraie folie humaine et ses convictions me font peur, qu'elles quelles soient car elles peuvent nous empêcher de penser.
Penser librement, comme on veut, avec ses croyances, religieuses ou non.
J'aimerais aussi me dire qu'il y a quelqu'un qui nous protège etc... et c'est vrai que la vie doit être plus facile à partir du moment ou on est convaincu de "ça".
Mais bon, je n'y crois pas non plus à "ça".
Aurait-on d'ailleurs le droit ne fut-ce qu'à la déprime si on y croyait vraiment ?
Plus j'essaie de comprendre, moins j'y arrive en réalité ;-)

Pour la deuxième partie, sans répondre oui ou non, t'arrive à me rassurer.
Et je t'assure que ça tient de l'exploit de parvenir à rassurer quelqu'un poursuivi de TA et de TP^^

mathieu

Je comprends ce que tu veux dire mais je ne partage pas tes craintes. J'ai le sentiment que l'affirmation plus radicale de son athéisme est directement provoquée par les incursions de plus en plus inquiétantes du religieux dans le politique. C'est de la résistance, pas la naissance d'un mouvement exclusif (qui exclut).
Il n'y a aucune intolérance. L'idée est précisément de rappeler que la religion est une affaire personnelle, privée, et qu'il est insupportable de prétendre nous empêcher de penser et agir librement.

Missy'V

Mathieu: Je suis tout à fait d'accord avec toi mais je le vis différemment, parfois...
Je crois (encore^^) que mes craintes sont liées à l'intolérance que j'ai eue sur ce blog.
J'avais, il y a un moment, mis en lien et colonne un bouquin d'Onfray qui me semblait pertinent quoiqu'on croie/pense, agrémenté d'un extrait de "Ecce homo - pourquoi je suis un destin" de Nietzsche, et les insultes via mail me sont parvenues en pleine poire assez rapidemment.
J'ai eu le sentiment que non seulement on n'a pas le droit de penser, croire librement en ce qu'on veut mais on n'a pas le droit de citer librement non plus, pour certain(e)s personnes.
On pense "offrir" un autre regard, un truc intéressant, un truc à lire et à découvrir, sans obligation, et on vient te fendre la mâchoire en deux.
Cette forme d'intolérance, cette incapacité à laisser chacun penser librement sans devoir forcément le convaincre et/ou l'insulter, c'est peut-être typique du monde des blogs/forums mais ça dénote d'une intransigeance humaine ambiante qui ne me rassure pas du tout.
Point d'évolution à ce niveau sur Terre...

mathieu

Je suppose que tu parles du "Traité d'Athéologie".
C'est marrant, parce que j'ai failli le mentionner moi-même, comme étant une référence (plus) légitime pour parler de ce sujet.
Les réactions violentes que ce livre a déclenchées montrent bien qu'il y a un problème et démontrent (s'il le fallait) la raison d'être de ce livre. Quoi que l'on croit et pense.

Missy'V

Mathieu: Oui, tout à fait.
Etant ni tout à fait athée ni vraiment croyante (cherchez l'erreur...), j'ai trouvé ce bouquin excellent comme référence sur le sujet.

andrem

Scuzi de m'immiscer, Matthieu et Miss.

Le traité d'athéologie que je n'ai pas lu (trop facile de critiquer ce qu'on a lu, alors je ne lis pas et je critique et toc).

Donc le susdit traité a pour inconvénient qu'il tend à insérer l'athéisme dans une forme de foi, la foi en la non-existence de je ne sais qui. Je crois que Dieu n'existe pas, dit-il étourdiment.

Or, précisément, et c'est là que le carcan disparaît, le véritable athée ne se place pas dans une croyance fût-elle négative, mais dans une non-croyance: je ne crois pas que Dieu existe.

Les autres, ils peuvent croire ce qu'ils veulent, le non-croyant de cette espèce ne s'en préoccupe pas, et a ainsi tout son temps libre pour se curer les doigts de pieds par exemple, ce que je fais à l'instant même avec l'autre main.

Ainsi, le voici libre de s'occuper d'autre chose que de se fatiguer, chaque matin en se levant et avant d'avoir bu son café, à affirmer dans sa tête je crois, mais à quoi déjà? Vous vous rendez-compte, une question pareille tous les matins avant d'avoir bu son café!

Dès lors qu'on ne croit pas, la question du à quoi croire décroît puis disparait.

Du tout cuit plutôt que du tout cru.

il y a du sérieux dans mes calembours et mes outrages aux bonnes moeurs

Missy'V

Andrem: e-Miss-toi mon cher, je "crois" que tu peux être d'un secours "dogmatique" pour éclairer certaines lumières, divines ou pas.
Quelqu'un est-il sur et certain que dieu existe/n'existe pas ?
Pas le doute, ça n'arrange pas mes états^^

andrem

Hugh. Moi être le grand DAUGME. Moi détenir la dérité du DAUGME.

Avec un dé à jouer majuscule.

Je lance le dé à jouer sans souffler. Que me dit le dé à jouer?

Je chausse mes lunettes dogmatiques et mon dentier zygomatique. J'observe et je PENSE, comme un rodin mal poli.

Voilà. Miss. Voilà le vrai du non-doute, le sûr et certain du tout cru.

Tu existes.

Missy'V

Andrem: La dérité... hmm.
Avec un dé, comme dans Doute.
Jeté au hasard auquel je ne crois pas vraiment.
Je râle, donc je suis, ça ne veut pas dire que j'existe.^^

Tr0n

S'en remettre à Dieu est peine perdue. Au hasard de mes errances je passais par là. Et j'ai eu envie d'écrire. D'écrire les mêmes sentiments que toi. Taedium vitae, l'horreur des interrogations de la vie...

La voici pour toi.

Une douleur intense, indescriptible qui raisonne et trouve un écho perpétuel dans mon esprit torturé. D'où provient-elle ? Une terrible impression d'être dans l'incapacité complète de la contrôler, de la découvrir ou de la comprendre et stupéfaction de sentir sa volonté même disparaître; tremblements... Une peur insurmontable, incompréhensible. Se détruire lentement, inexorablement, se perdre dans les méandres de la réflexion. Des questions qu'il faudrait mieux parfois éviter. Ne pas avoir les réponses me tue; les avoir me tue. Une confiance en moi brisée, achevée par ces interrogations.

Un sommeil troublé qui n'est plus réparateur, un temps qui s'égraîne accroissant toutes les souffrances; tremblements... Je n'ai plus le contrôle de ce corps que désormais je déteste. Je deviens une marionnette, une poupée de cire qui vient de tomber sur le sol, se brisant en milles éclats, terminant sa vie dans une benne. Et toujours ce temps qui passe transformant les douleurs, les rendant plus insidieuses, masquées par l'inconscience de situations que je ne peux admettre, que personne ne pourrait admettre; tremblements... Ne plus se sentir à la hauteur, ne l'avoir jamais été dans tous les domaines, vouloir changer et ne pas le pouvoir à cause d'une souffrance permanente qui focalise vos pensées sur une vision unique de la vie, le tout baigné dans un soupçon de haine culturelle, éthique et morale. Au délà même de tous les échecs, ressentir ce sentiment d'inferiorité qui vous brûle. Une brûlure inexprimable, chagrin ? Non. Affliction ? Non plus. Tourment... Tourment inaltérable qui hante chaque seconde du présent et qui parachève la haine de moi même...

Des larmes qui ne veulent pas couler, mais des yeux aujourd'hui sans cesse embués; ma vue se trouble, mes paupières s'éteignent, la volonté de vivre disparaît, petit à petit, aussi inexorablement que la destruction de ce corps. Je ne suis plus qu'une âme sans rien, vide de sens, vide de sentiments, vide d'envies même si ma tête essaie de me faire croire le contraire. Je le sens, je suis vide, non plus perdu mais entièrement, complètement apathique superficiel, morne, futile... Inconsistant, terne... Des pensées qu'on veut oublier mais qu'on ne peut pas quand on s'en persuade. Vouloir disparaître, vouloir faire tout disparaître. En arriver à haïr le monde et l'être humain tel qu'il est fait. Une violence irrepressible que vous contenez dans votre coeur, et qui ne sort pas, qui fait bien de ne pas sortir; tremblements...

Femmes je vous hais du fond du coeur; la mort étant la pire d'entre vous...

Missy'V

Tr0n: Quand on a une envie, faut l'assouvir, surtout par les temps qui "courent"...
Merci, pensées partagées, parfois, car tout vient et tout repart, éternellement.
La mort n'est-elle pas féminine qu'en français ?
Remarque, dans ces cas-là, je n'aime pas, je ne déteste pas, je suis vide... La mort, c'est une sorte de sortie de secours, juste au cas ou c'est vraiment plus supportable. Et si ça devient merveilleux, elle viendra à ce moment là, quand on n'en veut pas !
Encore une Loi de ce chieur de Murphy ;-)

Tr0n

Voilà, après de longues discussions avec de proches amis j'en arrive toujours à la même conclusion. La Mort n'est qu'une sortie de secours quand votre esprit se focalise sur la douleur et la souffrance. Insurmontable et insupportable. La violence est une des facettes de mon être qui n'est jamais sortie, calme olympien, douceur, tendresse et écoute étant mes maîtres mots. Mais la douleur parfois révèle d'autres caractères tapis au fond de soi.

Ce chieur de Murphy me pompe ma vie. Plus je suis dans la merde plus j'ai de merde, c'est incroyable. Ennuis de santé, femme qui vous quitte, psychologie défaillante... Une somme de choses qui vos font sombrer dans la complaisance de la souffrance.

Je me suis senti vide toute ma vie. J'ai trouvé une personne qui a réussi à me faire sortir de ce vide intérieur. Et le déchirement de la séparation m'a fait retourner 10 ans en arrière. Ce n'est pas le chagrin d'un amour perdu qui m'habite, mais celui d'une regression vers ce vide qui me pesait à en mourir.

Missy'V

Tr0n: Le bonheur est en soi.
Belle phrase, facile à dire.
A méditer tout de même.
Surtout avec la complaisance de la souffrance. On s'y attache à cette bestiole infame.
Ce ne sont pas les autres qui nous fournissent le bonheur, il est en chacun de nous, certains arrivent à le découvrir sans l'aide de quiconque, d'autres ont besoin d'aide, des autres, de l'extérieur.
Je dis ça parce que je dois être un alter ego face à toi, et si je brouillais toujours les yeux, y a longtemps que je les auraient fermés définitivement.
Toi aussi, alors marche et cogne !
Fous des gants de boxe et frappe contre un tronc d'arbre, il ne t'en voudra pas ;-)
Et écris... je dis ça parce que j'aime les mots que tu mets sur mes maux.

Tr0n

...

Belle phrase en effet; très simple à dire. Ces deux derniers mois m'ont fait réfléchir sur moi même et j'ai découvert des conditions étranges à mon impression de bonheur. Je n'ai vécu mes experiences amoureuses, ou même amicales que d'un seul et unique point de vue: faire plaisir aux autres et toujours donner. Donner de la tendresse, aider, épauler, assisster.

D'un autre côté j'ai besoin de tendresse, d'amour mais aussi de longs moments de solitude. De moments de solitude qui ne sont qu'en fait que le reflet d'un de mes traits de caractère dominant. Je veux qu'on s'intéresse à moi, mais je ne sais pas comment l'exprimer.

Malheureusement ce trait de caractère est toujours mal interprété et on me croit renfermer alors que je suis ouvert au dialogue. Mes relations deviennent plates, fades et insipides sans partage car je ne sais pas exprimer cette volonté de partage. Toujours un sens unique.

Je l'aime cette enfoirée. Je dois changer pour moi mais je sais qu'au fond de moi je change et j'apprends à exprimer pour elle. Mais elle est partie... Avec un autre... Elle ne m'aime plus. Elle a interprété, elle ne veut plus vivre ça... Je rêve de cette putain de seconde chance et j'en rêverais encore des années. D'avoir cette occasion une fois dans sa vie de se battre, et d'arriver à exprimer ses sentiments dans l'instant, à exprimer cette possessivité, ses envies, ses désirs qui ont toujours été refoulés et que je n'arrive même plus à concevoir sans les autres.

Je suis une victime constante selon elle. Elle ne supporte pas ça. Et pourtant... Si elle avait compris ce que je voulais exprimer par cette victimisation... Ce besoin qu'elle s'occupe de moi et d'avoir un écho à tout ce que je donnasi.

Missy'V

Tron: Je comprends, je te comprends, mais je n'acquièce pas pour la simple et bonne raison qu'en attendant quelque chose des autres, on se morfond si ça n'arrive pas.
Parce que quand on donne, même si on espère recevoir, on ne doit rien espérer.
Parce qu'on change pour soi, parce qu'une seule personne ne peut pas juger qui tu es ni pourquoi tu es comme ça.
Parce que donner une deuxième chance, c'est une de trop.
Parce que la réalité est là et arrêter de souffrir, c'est accepter cette putain de réalité.
L'acceptation, ce n'est pas se voiler la face ni laisser tomber, c'est voir la vie et les gens comme ils sont réellement, faire une différence entre qui mérite ton don et qui ne le mérite pas et trouver la force en soi pour continuer vers un avenir meilleur... pour toi.
Ce n'est pas un discours de morale, c'est une "aide" potentielle de voir les choses autrement.
Tu t'exprimes parfaitement en écrivant ici.
Je ne te connais pas, pourtant...
Don't care what people say, just follow your own way !

Tr0n

Et si son propre chemin c'était de faire vivre les autres ou de vivre pour les autres. J'ai l'impression au fond de moi que c'est cette voix que je dois suivre; un besoin de reconnaissance perpétuel à cause d'un manque de confiance en soi.

C'est même pire et paradoxal je me sens très égoïste dans le sens où le plaisir de donner ne revient qu'à moi et m'apporte une satisfaction personnelle, mais il est inconsciemment, je le sens le miroir de ce que j'aimerais recevoir. Et toute une partie de ma souffrance vient de là.

Hier soir j'ai longuement discuté avec une illustratice à propos d'un projet qui me tient à coeur. Et pour la première fois depuis 2 mois même si nous ne nous sommes que parlé sur internet, j'ai souri et j'ai oublié mes problèmes. Rares sont les personnes qui arrivent à me faire sortir de cette torpeur douloureuse. Mais je me sens aussi un peu honteux car j'espère sans doute autre chose que du travail derrière tout ça; même si je ne me l'avoue pas ou que je me voile les yeux comme j'aime souvent le faire.

La vie est ainsi faite, de putains de pulsions incontrôlables; et moi cartésien que je suis je ne supporte pas de ne pas avoir de droit de regard sur ces sentiments.

Pulsions qui vous font toujours souffrir. J'ai su les contrôler pendant près de 20 ans. Ces 5 dernières années sont un martyr car je sens ma carapace se briser petit à petit. Tout ça à cause de relations humaines et je me demande au final si l'investissement a été rentable. Je me demande si les doutes des premiers jours, les peurs, n'ont pas eu raison de mon comportement. Mais c'est incontrôlable.

Il y a trois ans quand je l'ai rencontrée, quand elle m'a sauté dessus plutôt, j'ai eu peur de voir si joli femme venir avec moi. Quand j'ai appris que j'étais le premier pour elle, j'ai été heureux mais ampli du doute, de ce doute qui vous ronge des nuits entières. Savoir que je la perdrais car elle voudrait aller voir ailleurs, si belle... J'en ai fait des cauchemars des jours durant. Et les cauchemars se sont transformés en réalité. J'ai été plat dans cette relation je n'ai pas su me révéler ou l'attiser de part cette peur, cette envie de créer un cocon avec elle.

Et paf. Partie, tout comme mes neurones.

Devenir adulte peut être ?

Je ne veux pas que laisser une trace de moi chez les autres. Je souffre vraiment de savoir une femme que j'aime, qui m'a aimé, qui est bien plus qu'une amie ou une confidente, partir loin sans aucun espoir d'avoir cette place dans son coeur. C'est déchirant. Je n'ai jamais su surmonter ce sentiment. C'est disons la fois de trop. Celle qui est un peu plus forte que les autres et qui balaie tout en vous.

Je ne peux vivre seul, je ne veux pas vivre seul. C'est mon mal le plus terrible. Je me sentais près pour le grand saut, après tant de réflexion et quand vient le moment, je saute seul et elle a gardé mon parachute... Une trahison incompréhensible...

Bref,

Il me reste un petit projet à accomplir. Une idée qui date. L'écriture. L'écriture de l'instant. J'écris quand je ressens quelque chose. Je le pose sur papier. Et je le garde précieusement. Puis quelques jours après je le réécris, en fonction du souvenir de l'instant et ainsi de suite... Jusqu'à voir que le souvenir est souvent plus heureux que l'original. J'ai enfin trouvé une illustratice qui va faire la même chose, ressentir mon texte, le dessiner, et faire évoluer son dessin en fonction de chaque texte.

Je revis un peu mais la souffrance reste intacte.

Merci pour ces petites phrases.

Missy'V

Tron: Je vais prendre le temps pour te répondre car ça me semble important tout ce que tu dis là.

Missy'V

Tron: Devenir adulte, c'est peut-être accepter cette putain de réalité, celle qui nous fait souffrir, c'est peut-être accepter sa souffrance, celles des autres et le monde tel qu'il est.
Je ne sais pas. Je cherche aussi. Je souffre aussi.
Je suis un énorme paradoxe à moi toute seule et te lire est comme un miroir.
Je comprends.
Ce que tu dis, ce que tu veux dire et toutes ces questions.
Je persiste juste à croire, même si je n'y arrive pas (encore) moi-même que la confiance s'acquiert, peut-être en aidant les autres, en "vivant pour les autres", mais pas en vivant PAR les autres ou à travers les autres, y en aura toujours bien un/une qui viendra foutre ça en l'air et bye bye à nouveau la confiance en soi alors ?
Vivre pour les autres, aider les autres, tout à fait d'accord, mais sans en attendre trop en échange parce que souvent, ça reste vide.
C'est donner pour donner, sans attendre.
Et apprendre à recevoir, même si la majorité du temps, on aimerait recevoir d'une personne x qui ne donne rien, recevoir ce qu'un tas d'autres gens donnent.
Ne pas devenir adulte mais recommencer à souder ses propres bases soi-même puisqu'on les a déjà cassées.
Parfois, on s'attache à des gens qui n'en valent pas la peine, on court après l'impossible parce que ça fait mal à la gueule de se la ramasser, ça fait mal à l'amour propre et la fierté, ça fait mal au coeur et à la tête.
T'as un projet, aussi petit te semble-t-il, poursuit-le.
Et donnes-moi des news, surtout si tu écris, ça m'intéresse, vraiment :-)
Don't give up !

Tr0n

Difficile. J'attend beaucoup des personnes en qui je place ma confiance. Je la donne si rarement que j'atteins un état étrange dans mon esprit, une sorte de rêve, d'idéalisation des relations. Je fusionne sans parler avec l'autre, sans le montrer, presque en le cachant j'ai l'impression.

J'ai donné ma confiance à une seule personne dans ma vie, pas même à ma famille, pas même à mes ex amies, pas même à mes potes. La seule fois où je le fais, ça casse, ça fait souffrir, ça donne envie de mourir.

Malheureusement quand on donne on s'attend toujours à recevoir; même un peu. C'est ça le véritable égoïsme de l'être humain et le mien.

Comment pouvoir recontruire ? Rebâtir ? Je n'ai pas eu la moindre jubilation ce week end quand elle m'a appris qu'elle s'était faite jeter comme une malpropre par son nouveau mec. Elle s'y attendait pourtant et moi comme un con, j'ai dit la seule chose que je pensais... Comment lui en vouloir ? Elle a toujours toute ma confiance.

Comment pouvoir construire à partir de rien. C'est ce que j'avais commencé. Aujourd'hui c'est plutôt comment recontruire à partir d'un sentiment trop fort alors qu'on aimerait être à rien. On avance, on évolue, mais jamais dans le sens de ses rêves; en tout cas en ce qui me concerne. Et pourtant dieu sait que j'en ai des rêves...

Mon problème c'est que cette enfoirée en vaut la peine de s'y attacher. Même si elle fait tout en ce moment pour me montrer le contraire de ce qu'elle est au fond d'elle. Elle profite de la vie c'est compréhensible. Elle vit pour son propre plaisir et j'ai parfois du mal à l'accepter. Je ne sais pas ce qu'elle pense vraiment. J'étais son premier, elle veut vivre autre chose. Je comprend trop, je pardonne trop.

Je me suis rendu compte que ce n'était plus possible entre nous. Mais malheureusement au fond de mon coeur, j'ai bien l'impression que nous étions fait l'un pour l'autre. Le temps n'était tout simplement pas le bon. J'en suis désormais persuadé après trois mois de réflexion. J'ai raté encore une fois un de mes rêves.

Tout ce dont je rêve ne se réalise jamais. Tous mes cauchemars deviennent réalité. Ma vie sentimentale ? Un désastre ? Ma vie professionnel ? Je voulais faire écrivain ou historien, mes passions. Je termine informaticien dans une grosse boîte, un truc qui ne me plaît pas vraiment. J'aimerais dessiner, faire de la musique; mais je ne suis bon qu'écrire. Alors j'écris. Je commençais à vouloir de petits chérubins... Ca fait mal de voir ses rêves brisés en un appel téléphonique et en une pauvre discussion d'une heure un mois après. Alors j'écris.

Je vis par les autres. Je me sens exister quand on parle de moi, je me sens important aux yeux des autres, pas un simple ami qu'on rencontre et qu'on perds au bout de 2 ans. Je veux marquer tous ceux qui m'entoure de mon empreintes. Je vis pour les autres ou tout du moins j'essaie même si je suis dans ma bulle.

La fierté. Cette putain de fierté et d'amour propre. Quand on t'a répété des centaines de fois qu'on t'aimait et qu'on s'arrête soudainement de te le dire, ce n'est plus la fierté qui en prend un coup... Mais tout ce que tu as cru pouvoir construire.

Je veux une nouvelle fois aimée... Je me sens vide sinon...

Mes écrits seront bientôt disponibles sur un site. J'ai récupéré une illustratrice qui travaillera pour moi à partir de janvier mais j'espère avoir mis en ligne un petit paquet de textes avant la fin de la semaine.

Tr0n

Difficile. J'attend beaucoup des personnes en qui je place ma confiance. Je la donne si rarement que j'atteins un état étrange dans mon esprit, une sorte de rêve, d'idéalisation des relations. Je fusionne sans parler avec l'autre, sans le montrer, presque en le cachant j'ai l'impression.

J'ai donné ma confiance à une seule personne dans ma vie, pas même à ma famille, pas même à mes ex amies, pas même à mes potes. La seule fois où je le fais, ça casse, ça fait souffrir, ça donne envie de mourir.

Malheureusement quand on donne on s'attend toujours à recevoir; même un peu. C'est ça le véritable égoïsme de l'être humain et le mien.

Comment pouvoir recontruire ? Rebâtir ? Je n'ai pas eu la moindre jubilation ce week end quand elle m'a appris qu'elle s'était faite jeter comme une malpropre par son nouveau mec. Elle s'y attendait pourtant et moi comme un con, j'ai dit la seule chose que je pensais... Comment lui en vouloir ? Elle a toujours toute ma confiance.

Comment pouvoir construire à partir de rien. C'est ce que j'avais commencé. Aujourd'hui c'est plutôt comment recontruire à partir d'un sentiment trop fort alors qu'on aimerait être à rien. On avance, on évolue, mais jamais dans le sens de ses rêves; en tout cas en ce qui me concerne. Et pourtant dieu sait que j'en ai des rêves...

Mon problème c'est que cette enfoirée en vaut la peine de s'y attacher. Même si elle fait tout en ce moment pour me montrer le contraire de ce qu'elle est au fond d'elle. Elle profite de la vie c'est compréhensible. Elle vit pour son propre plaisir et j'ai parfois du mal à l'accepter. Je ne sais pas ce qu'elle pense vraiment. J'étais son premier, elle veut vivre autre chose. Je comprend trop, je pardonne trop.

Je me suis rendu compte que ce n'était plus possible entre nous. Mais malheureusement au fond de mon coeur, j'ai bien l'impression que nous étions fait l'un pour l'autre. Le temps n'était tout simplement pas le bon. J'en suis désormais persuadé après trois mois de réflexion. J'ai raté encore une fois un de mes rêves.

Tout ce dont je rêve ne se réalise jamais. Tous mes cauchemars deviennent réalité. Ma vie sentimentale ? Un désastre ? Ma vie professionnel ? Je voulais faire écrivain ou historien, mes passions. Je termine informaticien dans une grosse boîte, un truc qui ne me plaît pas vraiment. J'aimerais dessiner, faire de la musique; mais je ne suis bon qu'écrire. Alors j'écris. Je commençais à vouloir de petits chérubins... Ca fait mal de voir ses rêves brisés en un appel téléphonique et en une pauvre discussion d'une heure un mois après. Alors j'écris.

Je vis par les autres. Je me sens exister quand on parle de moi, je me sens important aux yeux des autres, pas un simple ami qu'on rencontre et qu'on perds au bout de 2 ans. Je veux marquer tous ceux qui m'entoure de mon empreintes. Je vis pour les autres ou tout du moins j'essaie même si je suis dans ma bulle.

La fierté. Cette putain de fierté et d'amour propre. Quand on t'a répété des centaines de fois qu'on t'aimait et qu'on s'arrête soudainement de te le dire, ce n'est plus la fierté qui en prend un coup... Mais tout ce que tu as cru pouvoir construire.

Je veux une nouvelle fois aimée... Je me sens vide sinon...

Mes écrits seront bientôt disponibles sur un site. J'ai récupéré une illustratrice qui travaillera pour moi à partir de janvier mais j'espère avoir mis en ligne un petit paquet de textes avant la fin de la semaine.

Missy'V

Tron: Paradoxe qu'est la vie, un énorme paradoxe.
Donner ta confiance à quelqu'un qui s'en tappe, ça fait mal mais ça doit t'ouvrir sur la réalité, tu croiseras un tas de gens biens et un tas de con(ne)s sur cette planète.
Un tas de gens ne valent pas la peine, est-ce utile et sain de se refermer pour tous les autres ?
Ou l'inverse ?
Je sais plus non plus.
Je n'ai jamais su.
On part tous de rien pour arriver parfois à rien.
Les rêves sont là pour être idéalisés, pas vécus, semble-t-il, pour tout le monde.
C'est pas un monde pour les idéalistes.
Ou ceux-ci doivent foutre leurs idéaux au vestiaire, se tirer une balle ou trouver une échappatoire.
L'écriture en est une.
Je crois.
Toujours ces croyances ;-)
Je n'ai pas de réponse pour toi, je sais juste que souffrir ce n'est pas vivre alors faut trouver un moyen de tuer cette souffrance avant de mourir en dedans ce vide.

Tr0n

Et je ne vois que deux méthodes pour éviter la souffrance. La première serait d'être tout simplement un connard, un égoïste qui ne pense qu'à lui et à son plaisir, qui jette les gens comme des chaussettes. La seconde de se lancer corps et âme dans des causes un peu trop grandes pour toi. Aujourd'hui je trouve et je commence ma vraie voix en essayant d'éviter le chemin du connard très tentant.

J'écris.
Je parle.
J'aide les gens.

J'ai fait une demande pour être bénévole aux restos du coeur. Voir la misère et aider les gens ça m'aidera peut être à surmonter la mienne.

Ce qui me tue c'est de voir que j'ai fait rêver des gens avec mes histoires, que j'ai changé mon ex en l'éveillant au plaisir, que j'ai réussi à transmettre mes passions à d'autres sans jamais y croire vraiment.

Quand on est capable d'apprendre aux autres mais qu'on est incapable d'appliquer ses principes qui vous habitent à soi même. Mes mots n'ont pas d'échos sur moi. Mes maux de même...

Je l'ai voulue.
Je l'ai eue.
Je l'ai perdue.

Deux questions.

Pourquoi ?

Que faire ?

Missy'V

Tron: N'est pas connard ou connasse qui veut.
Ce n'est donné à tout le monde de se foutre des autres et d'aimer les voir souffrir ?
Dis-moi comment tu pourrais devenir un connard si tel était ton choix ? (histoire que j'oriente le mien ;-) )
Aider les autres, c'est bien, ça passe le temps, ça aide les autres, ça aide surtout à voir la réalité et à relativiser.
Ca n'enlêvera pas ta propre souffrance.
On dit toujours que quand on se plonge dans la merde des autres, on oublie la sienne.
C'est faux.
Personne ne peut mesurer le degré de souffrance de chacun ni ce qui le fait souffrir.
Mais c'est une bonne idée d'aider les autres, pour un tas d'autres raisons.
Tu es lucide de ce que tu apprends.
Tu ne veux pas voir peut-être. Pour le moment.
Tu l'as voulue, tu l'as eue, tu l'as perdue.
Pourquoi tu l'as perdue ?
Y a pas de raison "valable" à vrai dire dans l'amour.
Que faire ?
Elle veut reessayer ou pas ?
Si elle ne veut pas, tu as 2 soluces:
- tu acceptes.
- tu n'acceptes pas.
Cette réalité, cet état de fait.
Si tu choisis d'accepter, donnes-toi le temps et les moyens de le faire.
Si tu choisis de ne pas accepter, tu vas droit dans le mur d'une dépression, un nowhereland.
S'il y a une bien chose qu'il est difficile à accepter, c'est la réalité.
On boucle la boucle avec cette envie de redémarrer sa vie en mode sans échec.
A croire en Dieu parce que croire en rien c'est trop abstrait, trop nul le néant et les pourquoi.
Ca fait peur.
Tout ça pour ça.
Toute une vie pour rien.
On démarre de rien... pour arriver à RIEN.
Est-ce le chemin ?

Tr0n

Je l'ai perdue et je ne l'accepte pas. Je l'ai perdue et je l'accepte. Un peu des deux. Je l'accepte parce que progressivement je me sens revivre en étant seul et surtout libre. Je ne l'accepte pas parce que j'adore sa petite trogne, parce que c'est la prunelle de mes yeux.

De la voir heureuse me donne du baume au coeur. De la voir avec quelqu'un me déprime.

Si je pouvais passer en mode sans échec comme une machine, j'aurais depuis longtemps rebooté mon cerveau.

Je ne sais pas comment oublier. Je ressens toujours ce que je voyais quand j'avais 6 ans; je n'oublie rien, trop d'instants plein d'échecs gravés dans ma mémoire.

Un petit contrôle Z...

Missy'V

Tron: On n'oublie jamais.
Et surtout, on n'oublie jamais les jolies choses, ce serait trop dommage.
Moi je vois plein d'espoirs dans ton dernier commentaire, plein de positif... peut-être que tu as reflashé ton bios ? :-)

Tr0n

J'aimerais avoir de l'espoir, la chance de rencontrer quelqu'un qui me fasse oublier. Mais j'ai aussi très peur d'être incapable d'oublier et de faire du mal pour le moment. Point de reflashage de bios pour le moment.

J'ai envi, mais au fond de moi je n'ai pas encore toutes mes réponses... Des réponses c'est tout ce que je cherche.

Missy'V

Tron: Je crains qu'il y aie un tas de questions auxquelles les réponses n'existent pas :-/
*Moral en vrac today, sorry*

Tr0n

Tiens je suis en vrac depuis samedi matin aussi... La santé va pas tip top, si ça pouvait être rebooté ça aussi :)

Missy'V

Tron: Me demande si on ne devrait pas se faire formater en somme ? :-)

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