Ca va faire une semaine que mon visage passe par tous les tons.
Une tête de thon aux couleurs arc-en-ciel.
Tout s'est mal passé, depuis je n'ai plus mis mon nez dans la grisaille belge.
Je me suis enfermée dans mes murs oranges, vomissant mes tripes, remplie de bulles de gaz qui remontent et me donnent la nausée de plus belle.
N'ai-je pas digéré ce café noir de l'après-Groupe ou est-ce la réaction du Maestro qui m'est restée en travers de la gorge, tête ébouriffée, passant du rouge de colère au vert de rage pour terminer en rire jaune ?
Qui suis-je ?
2 phrases et hop:
"Tu recommences, ce n'est pas ça que je te demande ! Et donnes-moi tes feuilles que je les déchire !"
"Non, pas mes feuilles ! J'ai bossé là-dessus !"
"Donnes-moi tes feuilles !"
Il me fait marrer, j'ai bossé tout de même.
C'est comme le zéro que tu te chopes à l'école alors que t'as travaillé mais que le prof n'accepte pas ta façon de l'avoir fait.
Ne rien faire mérite zéro, faire mérite un petit quelque chose.
Et le crissement de mon papier déchiré va me broyer le coeur et la cervelle.
"Tu vas me donner tes feuilles Missy'V, nom de *¨%@#!"
"Vous me faites chier Maestro !" ai-je dit en lui jetant mon travail sur le bureau.
"Je sais, tu recommences pour la semaine prochaine !"
Qui suis-je ?
Je suis l'incapable et le néant.
Je ne comprends pas la question qu'on me pose.
Je suis nulle.
Zéro pointé vers l'infini.
Je suis paresseuse et je ne recommencerai pas la même erreur.
Je suis l'amoureuse solitaire qu'on m'a fait chanter à 11 ans, le renard du Petit Prince, la maladresse des démons à la main gauche et toutes ces choses qu'ils (ne) veulent (pas) que je sois.
Improvisation au goût du jour selon les maux et les couleurs sombres de mon intérieur.
...
Il fait beau, le soleil éclatant brille de mille feux, pas un nuage à l'horizon bleu azur, les eaux turquoises m'émerveillent presque autant que ses yeux transparents aux coloris indéfinissables.
Il a le teint cuivré et une longue crinière noire charbon.
La couleur de ses yeux est si étrange.
Comme celle d'un oeil crevé, tu vois ? Sans jeu de mots.
Un truc qui m'éblouit, entre le blanc neige, le vert jade et le bleu topaze.
Ce truc est Turc, encore.
Je me crois à Istanbul dans ses bras.
Je n'ose pas parler du fascinant serpent qu'il tenait entre les jambes.
Sur un air de déjà-vu, troublée et séduite mais effarouchée, je lui ai demandé:
"Comment tu t'appelles ?" dans un charabia dont j'ignore l'appartenance.
"Chromatome 2" m'a-t-il répondu.
...
Chromatome 2.
Ce seul mot m'a réveillée, sueurs froides partout, abandonnée par le cavalier rebel, mal de coeur revenant de plus bel.
Chromatome 2.
Ou Chroma Tome II.
Peu importe, je l'ai perdu dans mon sommeil.
Ou vais-je rêver ça ?
Curieux de nature, j'ai voulu savoir ce qu'était un chromatome, et surtout un chromatome 2, et c'est ton blog qui ressort en premier sur google.
Puis j'ai trouvé ça : "impact des électrons sur les luminophores". Apparemment, c'est le phénomène qui permettrait de voir la télé en couleur (notamment).
C'était donc un rêve scientifique... ;-)
Rédigé par : mathieu | lundi 26 février 2007 à 09h43
Quel est ton nom ?
Rédigé par : Tr0n | lundi 26 février 2007 à 09h44
Ca devient chiant, tu ne peux pas arriver à savoir ce qu'il attend? Par exemple en regardant/écoutant les autres?
Rédigé par : Ardalia | lundi 26 février 2007 à 11h50
Mathieu: Rha, Google a déjà fait son boulot ?
C'est le premier truc que j'ai fait ce matin là, regarder ce qu'était un chromatome (2) et je me suis retrouvée dans les télés, l'ADN et les rayons X... :-)
Tron: Missy'V m'sieur.
Ardalia: Y a qu'une autre personne qui a eu le même taff et elle ne l'a pas fait.
C'est chiant, je ne réponds pas ce qu'on attend et hop, zéro.
Qui suis-je ?
Je suis honnête, ça me vaut rien.
Une phrase aujourd'hui sinon je vomis encore :-@
Rédigé par : Missy'V | lundi 26 février 2007 à 14h06
Peux-tu nous dire ce qu'étaient ces deux phrases qui n'ont pas passé?
Rédigé par : pascal | lundi 26 février 2007 à 14h37
Pascal: Ma présentation personnelle, je ne peux pas.
Ce qui n'est pas passé, c'est le préambule ou je signale que j'ai demandé l'avis à mon entourage même si je ne me suis pas servie des réponses - c'était la phrase de trop... et pourtant, je suis "ça", quelqu'un qui a besoin de l'avis des autres.
Preuve que dans un travail, l'honnêteté ne paie pas (non plus) ;-)
Rédigé par : Missy'V | lundi 26 février 2007 à 14h54
Ah la boulette! Tu as été honnête, la chose à ne jamais faire! Je comprends que ça mérite un zéro. ^^
Chez moi, quand on ne faisait pas son travail, c'était un zéro + des heures de colle.
Et ta codétenue, elle a été punie comment?
T'es sûre que l'objectif du travail ce n'est pas de décrypter l'énigme de l'énoncé, plus que de raconter quelque chose sur toi?
Oui, je dis n'importe quoi. Et je n'ai même pas d'excuse pour ça (à part le fait qu'on est lundi). :-)
Rédigé par : mathieu | lundi 26 février 2007 à 15h14
" je signale que j'ai demandé l'avis à mon entourage "
BIIIIIP ERREUR !
La perception que les autres ont de toi n'est pas ta perception de toi. Raaaa pourtant je parlais par énigmes et questions ! :D
On t'interroge sur qui tu es toi pas comment les autres te voient. Hors sujet je t'aurais aussi collé un 0 et pas de massi massou. Amplement mérité et 3 h de colle au passage.
Exprime ce que tu ressens toi, qui tu es. Et... Etrangement tu as encore apporté des réponses sans même t'en rendre compte dans ta dernière réponse.
Enfin selon moi c'est ce qu'il cherche à te montrer. Tant que tu n'auras pas exprimer ton avis par tes propres yeux tu n'avançeras pas ^^
BisouBisouRonronMassagededoigtdepied
Rédigé par : Tr0n | lundi 26 février 2007 à 15h26
Ah j'oubliais.
Missy'V ? C'est ton nom ? Tu en es sûre ?
Rédigé par : Tr0n | lundi 26 février 2007 à 15h27
Mathieu: Ce Groupe est un groupe de travail " à part".
Si je dois me travestir et banir l'honneteté, je n'irai plus, ça deviendrait comme l'écriture ou on doit se censurer et je refuse ça.
La codétenue n'a pas été punie bien entendu, ce sont les co-élèves qui rappellent au Maestro le boulot à faire.
Et pas de sauveur ni de délation au risque d'entrer dans le schéma des relations dramatiques ;-)
Je te comprends quand tu dis "n'importe quoi", c'est normal tu crois ?^^
On a une excuse le lundi ?
Chouette, je m'en servirais bien :-)
Tron: Je sais, j'avais compris et je trouve nécessaire qu'il faille relater sa propre perception et celles des autres pour démontrer le manque d'estime que l'on a de soi, dans mon ca(ca)s.
On m'a arrêté en pleine démonstration, c'est frustrant pour une matheuse à la base ;-)
Et ça découle directement sur le "dois-je ma vérité aux autres ?"
Forcément non même si j'en ai envie/besoin, ça reste dans le cadre de l'inadaption.
Même le rêve reste dans le sauvage-rebel, je hais cette Société pourrie qui me fait vomir, Grouarghhhh :-@
*Rrrrr - Rrrrr*
Rédigé par : Missy'V | lundi 26 février 2007 à 15h55
Tron: Tu permets que je vérifie mon code barre ? :-p
Rédigé par : Missy'V | lundi 26 février 2007 à 16h04
Si tu me comprends, c'est que c'est pas n'importe quoi, alors.
Ou bien... tu as du souci à te faire... ;-)
Chaque jour qui passe est une excuse en soi. Le lundi, on fait le deuil de son week-end, on est un peu déboussolé, c'est une excuse pour être incohérent, peu efficace, etc...
Si tu n'es pas convaincue, toi aussi, invente ta propre excuse! L'esprit d'initiative, c'est une attitude de winner!
(avec le pouce levé et un grand sourire commercial)
Rédigé par : mathieu | lundi 26 février 2007 à 16h14
"Je sais, j'avais compris et je trouve nécessaire qu'il faille relater sa propre perception et celles des autres pour démontrer le manque d'estime que l'on a de soi, dans mon ca(ca)s."
Non c'est une illusion de croire que le manque d'estime que l'on a de soi peut provenir des autres. Et c'est pire encore de penser que pour expliquer qui tu es, tu es l'impression qu'il faille confronter ton avis à celui des autres.
Travailler sur le regard des autres et sur sa place dans la société c'est éviter de belle manière la réponse à la question qui je suis. C'est dur certe. Mais celle que tu es vraiment elle est au fond de toi et n'a aucun rapport avec ce qui t'entoure. Disons que c'est un mélange de la perception (du corps et de l'esprit) et de tes expériences.
Si je te disais qui je suis tu n'en croierais ni tes yeux ni tes oreilles qu'un être humain soit capable d'avouer et de vivre avec ce qu'il sait de lui sur le coeur.
Qu'est ce que tu ressens être au fond de toi ?
Le code barre est déjà plus compliqué que "Missy'V"... Nous approcherions nous de la réponse ?
Rédigé par : Tr0n | lundi 26 février 2007 à 16h49
Mathieu: Heu... pourquoi tu dis que tu dis n'importe quoi, c'est pour me déstabiliser encore plus ? :-)
J'ai une bonne et vraie excuse, malheureusement je ne suis pas crédible en l'adoptant avec une attitude de winner :-/ ;-)
Tron: On ne vient pas sur Terre avec un manque d'estime de soi, ça provient du "joli miroir" que nous renvoie nos chers êtres chers, non ?
Je suis d'accord avec toi sur le reste.
J'avais pas compris la question ou tu du moins, pas capté comment et ou commencer.
Qui suis-je ? C'est tellement complexe...
Tu ne penses pas que ce sont encore les autres, le regard et leurs pensées qui font qu'on n'avoue pas ce que l'on sait que l'on est ?
Je suis une raclure parfois, et je vis très bien avec ce coté dégueu que j'ai, ce sont les autres qui insupportent et les codes de société qui font qu'on a parfois du mal à vivre avec ce que l'on est, ne penses-tu pas ?
Peut-être que je me gourre totalement, ce ne serait pas la première fois :-)
Rédigé par : Missy'V | mardi 27 février 2007 à 19h25
C'est l'éternel débat entre Freud et Jung. Freud c'est le raisonnement sur l'individu, Jung c'est l'inconscient collectif. M'enfin...
Alors regarde.
J'ai reçu la même éducation que ma petite soeur. L'influence de mes parents est stricto sensu la même sur nous deux. Seul diffère nos amis (et encore elle a souvent été dans mon groupe d'amis). Nos professeurs ont été quasiment les mêmes à l'école et pourtant... Nous avons une façon de voir les choses et des caractères radicalement différents.
Why ?
Pour moi l'influence des autres n'est pas prépondérantes dans la réponse à la question qui tu es. Même si ta vie avait été différente, dans l'ensemble tu serais proche de celle que tu es aujourd'hui, sauf événement TRES perturbateur pour la psyché humaine.
Le regard des autres ne fait pas ce que tu es aujourd'hui, il influence tes réactions mais pas ton moi intérieur.
Tiens une petite aide pour répondre à la question. Qu'est ce que tu ne peux pas changer chez toi ? Qu'est ce qui par amour, par amitié ne changera pas même si tu le veux ? Peut être auras tu une piste pour comprendre qui tu es.
Rédigé par : Tr0n | mercredi 28 février 2007 à 09h29
Tron: Eternel débat.
A la naissance, on a un tous un Moi unique, la vie, les parents, l'éducation, les Autres et les expériences vont amplifier ce que l'on est et notre façon de percevoir les choses.
On naît (et on est) anxieux, par exemple, mais pas avec des attaques de panique, à moins d'un gros dérèglement neuro-physique.
C'est dire que nos qualités/défauts mis en valeur/en sourdine par les proches vont modifier nos comportements et ce que l'on est.
De fragile et émotif, on devient ce que l'on est... en pire ou en "mieux", les autres, la société, les religions, l'éducation foutent parfois des barrières et nous empêchent d'être ce que nous sommes vraiment, tout au fond.
Tu as raison, ce n'est pas prépondérant pour savoir qui je suis.
C'est juste important pour moi de parler de la perception des choses, parce que je suis moi ;-)
Merci pour tes lumières ici et là en tout cas, ça m'aide^^
Rédigé par : Missy'V | mercredi 28 février 2007 à 12h32