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lundi 26 mars 2007

Commentaires

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Anne

Qu'ils sont précieux, ces moments d'humanité comme hors du temps...

Je t'embrasse

Tr0n

Quand je disais qu'il y avait une petite pointe de renouveau dans le texte précédent. Etrange... Tu es une jeune femme exceptionnelle Missy'V. Rares sont les gens comme toi qui ont une conscience réelle de ce qui les entoure et de ce qui fait du mal aux autres. Si c'est bien ça, j'en ai la larme à l'oeil.

Bref. Ces moments là sont précieux, précieux car ils sont l'essence même d'un début de bonheur. Ne laisse pas les hommes filés comme le temps...

Missy'V

Anne: Très précieux parce que si éphémères...
Bises ma douce.

Tron: Il vous était destiné, le précédent, c'est ça la nouveauté ?^^
On me le dit parfois, sans le "jeune" dedans ta phrase et je comprends pas à quoi ça sert, à qui je sers d'être ce que je suis ?

Tu sais bien que je ne sais pas (re)tenir l'homme que je voudrais...

Tr0n

On ne "sait" jamais. On ne "retient" jamais. Et on apprend de la vie chaque jour même s'il ne se passe rien. Non je ne sais pas que tu ne sais pas retenir l'homme que tu voudrais. Je ne sais même pas vraiment qui il est, ce qu'il représente, si ce n'est pas juste une pulsion, un désir d'amour ou tout autre illusion. La poudre est difficile à discerner du véritable amour et dans ta réponse, tu mets le point sur une chose très sensible; au travers de tes verbes, tu cherches quoi réellement avec lui ?

Vouloir ?
Tenir ?
Savoir ?

Un peu trop d'action ?

N'est ce pas soudainement ça qui t'attire ? Crois tu que seuls les repris de prison ont la capacité de partager, d'accepter et de comprendre. Les gens comme ça, se cachent, ils sont rares et quand ils disparaissent de votre vie, ils vous démolissent encore plus que vous ne l'étiez avant car la dépendance n'est plus uniquement amoureuse, le partage n'est plus dans un simple rapport...

Enfin...

A quoi ça sert d'être exceptionnelle ? A être aimé par le monde qui nous entoure, même si ce monde qui nous entoure ne le montre pas. Ce n'est pas le caractère qui intéresse les gens, mais la façon de voir la vie. Et les plus sensibles sont souvent ceux qu'on attend le moins ou qui physiquement sont aux antipodes de ce que l'on attend. Un autre exemple que ton repris de justice, moi. Je mesure 1 m 88 pour 95 kg avec une véritable carrure de rugbyman et... Je fais peur à beaucoup de gens quand il me rencontre car je parais distant, froid et très imposant. Pourtant quand on me connaît... Je passerais sur mes petits surnoms qui ont plus tendance à faire penser à un nounours tout tendre qu'à un sportif du stade français :D. Le physique même si je ne mentirais pas est important, c'est la plus grande source d'erreur dans une relation, et le fait principal pour lequel les femmes autant que les hommes tombent sur des connards et s'en plaignent tout le temps. Ca me hérisse le poil. Il existe des gens géniaux, dont toi, qui en chie la mort, alors que d'autres sont naîfs et arrivent à penser "bah je prend du plaisir pour moi même, si ça marche pas c'est pas grave" et qui viennent sans cesse se plaindre "j'arrive pas à trouver l'homme de ma vie"... Les gens ne pensent jamais au mal qu'ils peuvent faire autour d'eux en pensant ce genre de choses... Alors après on cherche une personne qui nous ressemble pour éviter bien des aléas.

Un petit conseil. La peinture, la littérature, la sculpture, la musique. Aucun indice supplémentaire.

Missy'V

Tron: C'est vrai qu'on ne sait jamais, sauf les fois ou on (ré)agit par anticipation et ou ça aura forcément l'impact voulu mais non-recherché, la spirale infernale de l'éternelle même erreur, parce qu'on est ce que l'on est.

Y a des jours ou j'ai pas envie d'apprendre, j'ai juste envie de me reposer un moment sur ce que la vie m'a appris, en ayant 3 secondes d'éternité pour digérer.

Je ne sais pas (re)tenir l'homme que je voudrais depuis toujours, j'ai pas eu le mode d'emploi.
C'est peut-être marrant mais c'est vrai.
Je me suis mariée avec la conviction que ce n'était pas un acte à la légère et que c'est un travail de tous les jours que de garder allumée cette merveilleuse flamme qui brûle au propre comme au figuré.
Et l'autre n'a pas suivi.
L'autre avant non plus.
L'autre après non plus.
Je n'arrive donc qu'à souffler à deux quelques jours, quelques mois, quelques années, puis le souffle devient court.
Et ça recommence.

Je ne cherche rien avec lui, je sais pas comment on fait.
Je laisse vivre si on peut dire, pétrifiée par l'idée de faire encore une erreur.
Le genre d'erreur qui fait que l'autre fuit.
Je fais peur, je sais pas ou ni comment et j'ai peur de faire peur.

Bien sur que non que les repris de justice ne sont pas les seuls et ils sont même rares, je connais (trop) bien l'univers carcéral et surtout ce que ça détruit plus que ça ne "construit", c'est pas ça du tout qui me marque/m'attire, c'est la personne qui lâche son honneteté, que ça plaise ou pas, c'est le mec qui en a marre qu'on parade avec lui et qui préfère être seul que de souffrir.
C'est l'intérieur masculin qui se raconte.

Y a beaucoup de gens comme ça, faut les croiser et faut qu'ils se racontent.
La suite, tu la connais.
Ca laisse une trace, peu importe combien de temps, comment et quelle intensité.
C'est relié à ma machine chimique déjà démolie.
Les émotions.
Juste ça, les émotions.

L'être et le paraître.
Voilà.
Et qui se raconte encore comme il est vraiment avec toutes ces normes partout ?
Qui est assez bien dans sa tête ou assez fou dans ce monde pour encore oser être lui-même ?
Qui arrive en un quart de tour à montrer exactement la façon dont il voit la vie ?

Quand ça roule vite assez pour que le voile du simple physique tombe et que quelque chose qui vient du profond se dégage rapidement, c'est précieux.

Il est si précieux le vrai échange réciproque que l'idée même qu'il puisse disparaître d'un coté ou des 2 me donne les larmes aux yeux.

On n'aime pas qu'une fois dans sa vie mais on n'aime pas mille fois non plus.
Et entre temps, les années passent et l'insidieuse solitude lasse...

Je suis les conseils, pas tous mais suffisamment, pour le moment^^

Tr0n

Et se raconter fait souvent très peur. Mes premières expériences étaient avec des filles très... Comment dire ? Pleine de problèmes. Au bout d'un moment on ne peut plus les supporter en plus des siens. A l'époque j'avais décidé de trouver une fille simple, naïve, pleine de vie. J'ai trouvé et je me suis brûlé les ailes. A chercher mon contraire, cette perfection à laquelle j'aspire au travers de l'autre pour qu'il m'aide, qu'il me comprenne sans que j'ai besoin de tout lui dire, je me suis démoli la tête je pense.

A aller contre ma nature pleine de sensibilités et de doute, j'ai fait une grave erreur et il n'est point possible de revenir en arrière.

Les femmes belles sont laides à l'intérieur. Les femmes laides sont belles à l'intérieur. Je généralise mais toutes mes expériences ont abouti à ça. Malheureusement j'ai eu beau faire mon romantique pendant des années, le physique compte; c'est hormonal. Autant on peut lutter contre sa nature, autant contre la chimie c'est impossible.

Cette petite flamme quoi qu'on en dise, quoi qu'on affirme elle reste allumer chez les deux. Dire le contraire c'est mentir à soi même. C'est de l'hypocrisie même, mais c'est le propre de l'homme. Aimer ce qu'il n'a pas.

Ali Baba

Je veux pas avoir l'air de m'immiscer dans le débat, mais moi je trouve que notre Missy'V elle est belle à l'intérieur ET à l'extérieur :-) Et j'en connais d'autres, des comme ça... Bon malheureusement elles sont toutes déjà prises.

Tr0n

Et bien souvent Ali, les gens beaux à l'intérieur et à l'extérieur sont pris d'une façon que je ne comprend pas par des gens bien souvent cons et qui les font souffrir.

J'ai envi d'en truicider un certain nombre d'ailleurs.

Missy'V

Tron: Se raconter fait peur et dans les 2 sens :-/
"Rencontrer" des gens plein de problèmes n'est pas un problème en soi, ce qui l'est ce sont les gens qui sont incapables de reconnaitre qu'ils ont un (des) problèmes ou qui en ont conscience et qui ne veulent rien changer.
Ca reste le plus grand problème à mes yeux parce que la naïveté et l'énergie, c'est pas éternel sont plus donc à partir d'une certaine tranche d'âge, t'es de plus en plus confronté aux problèmes qu'accumulent les gens et tout ce qui te fais nostalgie dans le passé doit être révolu ou tu te retrouves comme Eddie Barclay (demi-joke).
On se brûle toujours quand on aime profondément et sincèrement et que c'est pas si réciproque, c'est notre ego qui en prend plein la gueule aussi.
La perfection n'existe pas et je peine de plus en plus à croire que quelqu'un sans problème existe, et si c'est le cas, j'imagine peu qu'il puisse comprendre quelque chose à ceux qui en ont, tout genre confondu.

Comment veux-tu qu'on comprenne avec des non-dits ? Ca c'est pas si évident même si certaines personnes ont plus de feeling que d'autres, c'est pas gagné :-(

Le physique compte parce que dans une rencontre traditionnelle, c'est le physique qu'on voit en premier et l'attirance ne s'explique guère ni les critères de beauté qui restent très relatifs, ajoute à cela une attirance réciproque, c'est un réel challenge.
Et les gens n'attendent pas, ils plongent bien trop vite dans une autre relation chaotique d'avance parce que la solitude, ça fait peur.

Je lis que tu es triste et mal mais j'ai l'impression que si tu tiens le coup, tu arriveras à ce que tu mérites.

Je ne suis pas d'accord avec la petite flamme, quand un amour est réellement fini, la petite flamme s'éteint avec, ça c'est la délivrance et ça met très longtemps à partir.
De là naît le souvenir.

Tu es toujours éclairé par la petite flamme que tu entretiens seul.
Si tu ne veux plus souffrir de cet amour à sens unique, lâche le morceau, il te faut guérir maintenant.

Ali Baba: Oh merci mon grand, tu vas me faire rougir :-*
N'est-ce pas relatif toute cette beauté ou cette horreur que l'on trouve chez les gens ?

L'être humain est attiré par ce qu'il ne peut conquérir.
Il a fondamentalement besoin d'exercer un espèce de pouvoir sur les gens et les choses, ceci expliquant souvent cela.

Tr0n

C'est bien gentil de dire de lâcher mais ce n'est pas que mon coeur qui ne veut pas. C'est mon esprit. Et c'est bien ce pouvoir qu'on veut exercer sur le coeur des autres qui me fait mal. Tu as semble-t-il bien cerné le problème à demi-mot.

Au travers de ma gentillesse, de mon grand calme, de mon acceptation de tout, je cache autre chose; un désir de possession intense quand j'aime.

De l'amour ? Je ne sais pas vraiment ce que c'est mais. Partager ? C'est facile je puis le faire avec tout le monde sauf avec celle que j'aime. Pourquoi ? Cette envie de possession. Quand on s'éloigne de moi, elle renaît, elle devient intense, elle envahit mon crâne. Quand on se rapproche de moi, j'ai peur, je veux ma solitude, ma tranquilité, et j'ai envi qu'on aille voir ailleurs.

Un "méli-mélo", un mélange de plusieurs sentiments, de contradictions qui bourrent mon coeur depuis des années. Et plus la vie avance, plus l'expérience transforme mon esprit en brume qui ne sait plus réellement ce qu'il veut en réalité.

Si le soleil pouvait briller en moi sans que j'ai ces deux besoins là précis, d'être solitaire et d'être aimé. Il semblerait que j'ai d'ailleurs hérité cette nature de mon papa... Merci papa :@

Missy'V

Tron: Tu vas peut-être être fâché mais tant pis, je ne t'aiderai pas en racontant des salades.
Ce désir de posséder l'autre (que tu aimes!) c'est de l'abus de pouvoir.
Et quand tu ne peux plus exercer ce pouvoir, tu es malheureux.

Tu as toutes les clés, tu es bien conscient que tu ne veux pas lâcher et perdre ce pouvoir.
Posséder - aimer - partager.
Tu trouves pas que quelque chose cloche la-dedans ?

Le besoin de se sentir aimé est vital.
Les sas de décompression, c'est possible sans solitude.
Y a juste un truc qui ne va pas, tu sais maintenant.

Tr0n

Ce qui ne va pas je le sais c'est le trop plein de contradiction et l'incapacité de savoir ce qui est bien pour soi. Posséder, partager, aimer... L'amour ne serait pas un mélange de ces trois choses là ? Quand à posséder c'est de l'abus de pouvoir si on l'exerce, ce qui n'est pas et ne sera jamais mon cas. Et d'ailleurs ne pas exprimer ce besoin m'a longtemps rongé. C'est peut être ça qui me bouffe va savoir... De vouloir une perfection pour soi en gardant ses pulsions au fond de soi. Mais ne pas exprimer ces pulsions, ne pas en parler ça a du bien me démolir... Tiens je l'ai laissé partir 3 semaines avec des amies en espagne, 1 semaine au portugal, elle sortait en boîte, et jamais ça ne m'a dérangé. La possession dont je parle c'est celle exclusive du coeur, sans doute par le manque d'expression de sa part autant que de la mienne. Un manque qui se transformait en besoin de posséder.

Fâché ? Je ne me fâche jamais. Je suis certe têtu mais jamais je ne m'énerve.

Missy'V

Tron: Je sais que tu ne te fâches pas (la colère est un droit pourtant ;-) ).
On possède les choses, pas les gens.
Encore moins ceux qu'on aime.

N'est-ce pas lié à la confiance ?

Faut trouver un équilibre entre tes besoins et tes manques et une soluce pour te sentir mieux, non ?
Le besoin fondamental de conquérir et de posséder ne peut pas te bouffer comme ça éternellement.

Tr0n

Eternellement non. Toute une vie oui. Et c'est le manque de confiance. Pour le vaincre, je refaçonne mon corps déjà: rugby, musculation, manger des légumes. Et je commence à me sentir mieux dans mon corps. Pas dans ma tête mais ça viendra peut être.

Mais ce n'est pas à toi de me conseiller, plutôt à moi de le faire. Ne serait ce pas toi qui cherche à faire briller le soleil dans ton petit coeur ? Il a l'air de monter en ce moment. La peur d'être déçue. Fais bien attention à toi, même si je ne connais pas ta petite bouille, ça ne me plairait guère que tu te manges le cerveau alors qu'un rayon de soleil paraissait pointer le bout de son nez dans ta façon d'écrire.

Bizou !

Missy'V

Tron: Commencer par le corps, c'est une bonne soluce généralement, il faut juste continuer le reste ensuite.

C'est cette peur au ventre qui guide les kamikazes suicides.
Pas rassurant tout ça ;-)

Tr0n

Rien n'est rassurant en amour. Si tu étais une personne "normale" (tant est qu'on puisse définir ce genre de personnes) je t'aurais dit de foncer dès le début. Ca fait moins mal d'être rejeté au début qu'après un certain temps.

Mais pour toi je ne mentirais pas. Est ce que tu te sens capable de jouer à la kamikaze ?

Missy'V

Tron: Rien n'est rassurant en tout.

Même si la question se pose parfois, je crois que c'est déjà fait et que les idées suicidaires, kamikazes en prime, c'est un terrain que je connais malheureusement trop bien.

Ali Baba

Je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis Missy'V sur le fait qu'on ne devrait pas posséder les gens. J'aurais juste une nuance technique à apporter : ce n'est pas quand on a le désir de posséder celui qu'on aime qu'on commet un abus de pouvoir, mais quand on transforme ce désir, pur produit psychique, en une contrainte qui s'exerce sur l'être aimé (et sur soi).

J'avais écrit quelque chose dans le genre sur mon blog, en parlant de la jalousie : « La jalousie est un sentiment parfaitement humain, et il est bien normal de l'éprouver, c'est l'expression de son attachement aux personnes qu'on aime. Mais là où la jalousie devient malsaine, c'est lorsque ce sentiment devient tyrannique, qu'il cause de la douleur à celui qui l'éprouve et qu'il s'impose à celui qui en est l'objet, tendant à le brimer, à le couper des autres, à lui rendre la vie impossible. Lorsque, loin de se sentir flatté de l'attachement que nous témoigne l'être aimé, on se sent enfermé, surveillé, rabaissé au rang d'un objet privé de son libre arbitre... là, ce n'est plus simplement un attachement innocent, c'est devenu une possessivité aliénante et malsaine. À un moment, tout jaloux qu'on soit, il faut se raisonner et avoir confiance en les sentiments de l'autre, sinon la relation n'a plus aucun sens... »

C'était dans mon billet sur la fidélité :
http://alpha.lyrae.free.fr/blog/index.php?2006/07/29/317-fidelite

Ah ben tiens, déjà là tu en avais approuvé chaque mot. Manifestement, nous sommes toujours sur la même longueur d'ondes sur ce sujet :-)

Tr0n

Je parle de possessivité non exprimée, intérieure pas de tyranie ou de suppression de libre arbitre. Un sentiment intérieur que vous gardez pour vous justement pour laisser son entière liberté à l'autre. Mais plus le temps passe, plus vous en souffrez intérieurement, plus vous restez dans votre coin en la voyant s'amuser. Plus vous êtes demandeur en calin, en petits gestes, plus vous avez besoin d'amour. Mais vous ne le demandez pas de peur justement d'en arriver à des extrèmes. J'ai toujours eu confiance en elle pourtant, c'est juste qu'en sa présence il m'a toujours été impossible de m'amuser sans envier son insouciance, sa joie de vivre. Elle est ce que j'aimerais devenir et par la même une nécessité dans mon évolution de la vie.

Extérieurement je lui laissais tout faire et je suis incapable d'imposer mes états d'âme à quelqu'un. Je les cache, simplement pour ne pas blesser. Et c'est une grave erreur. C'est la première que j'ai vraiment préservé de tout, elle m'a donc quitté sans état d'âmes sans s'être rendu compte réellement de tout ce que j'avais fait pour qu'elle soit heureuse. Et elle l'est... En gros j'apparais comme un mec qui laisse tout faire sans problèmes, mais intérieurement c'est tout l'inverse, et ça c'est quelque chose que personne n'a vraiment jamais vu chez moi. C'est mon moi intérieur... Et c'est franchement dur d'en parler ou de l'exprimer, j'en chie la mort là... Et ça me fait mal de connaître la noirceur qui peut traîner dedans, alors que j'aspire à vaincre toujours ces sentiments stupides qui me rongent dans toutes mes relations. Je suis trop exclusif...

Missy'V

Ali Baba: Je crois qu'il est très difficile de vivre avec sa possessivité sans action d'abus de pouvoir.
Une phrase assassine ou un comportement étrange, c'est humain quand on souffre d'un tel mal intérieur.
Autant la jalousie (saine) est "normale" et plutot équilibrante dans une relation, autant la possessivité détruit celui qui la ressent ou/et qui la fait subir.

C'est complexe tout ça.

Tron: Tu souffres, c'est le problème même si tu ne fais pas (encore) souffrir l'autre.

Comment peut-on savoir ce qui te touche, te fais mal et souffrir si tu ne l'exprimes pas ?
Et si pire, tu agis inversément à ce que tu ressens ?
Comment vivre et être bien dans sa tête avec ce mal qui ronge ton intérieur ?

A mon avis, il faut dire les choses dans une relation et mettre quelque chose en oeuvre parallèlement pour ne plus souffrir de ce mal qui te bouffe puisque tu en es conscient, sinon tu vas te flinguer, souffrir le martyr ou basculer et devenir un tyran.

Toute cette souffrance, c'est pas supportable éternellement, que vas-tu faire avec ça ?

Tr0n

Le problème c'est que dans ma nature je protège l'autre de la noirceur de mon coeur et de mon imperfection. J'impose à l'autre de voir la perfection que je m'impose, sans lui offrir la voix qui se cache à l'intérieur.

Missy'V

Tron: C'est tout confus ça pour moi.
Tu peux laisser l'autre voler de ses propres ailes et apprendre à se protéger lui (elle)-même, ça lui rendra plus service et à toi aussi.

Et si tu as du mal pour en parler, pourquoi ne pas écrire ce que tu ressens puisque tu le fais très bien ?

Tr0n

Non screugneugneu, je n'écris pas bien. Je suis loin de ce que j'aimerais pouvoir écrire, loin du style que j'aimerais atteindre. Oué je sais c'est flou, comme ma vie en fait.

J'vais essayer de le dire autrement.

Je me connais bien notamment mes défauts bien plus que mes atouts. Ces défauts là qui sont dans ma nature, qui sont à la limite presque des tabous, je les cache, et je les garde pour moi, je n'ouvre mon coeur à personne en "vrai", je n'y arrive pas. Je m'impose une perfection extérieure et bouillonne de contradiction à l'intérieur. Ma nature me contraint à faire ça en permanence.

Pour beaucoup je suis le gros branleur de service très technique et intelligent, je maintiens cette image; quoi que depuis quelques temps tout se barre en coucougnette, et beaucoup ont tendance à percer la coquille pour voir un peu mon intérieur.

Amen.

Missy'V

Tron: Oh ta gueule :-)
Tu n'écris pas comme tu aimerais, ça ne veut pas dire que tu n'écris pas bien nom d'une pipe en bois !
Evidemment que t'es pas content de toi, perfectionniste, et supporter un compliment sincère, ça t'arrache la gueule ?

Oué tu peux te fâcher de mon langage, rien à foutre^^

Je ne te dis pas de tout montrer à tout le monde et à n'importe qui, mais à celle que tu aimes, hein ?
Tu peux lui écrire ce que tu ressens, dévoiler ton toi intérieur, non ?

Diable, qu'est-ce qui te fait si peur à montrer ce que tu es vraiment à quelques personnes ?
La peur du rejet ou ???

Tr0n

Oui ça m'arrache la gueule quand on me fait des compliments. J'arrive pas à concevoir qu'avec tous mes défauts on puisse me trouver des qualités.

La peur de rejet ? Non je suis complètement égocentrique. C'est la peur de l'échec qui m'a toujours hanté.

Je vais préciser en racontant un peu de mon histoire (rares sont les personnes à la connaître), peut être que ça t'aidera à me piger un peu ^_^.

Quand j'étais jeune j'avais atteint un degré de perfectionnisme à en avoir des tocs graves (tirer des traits à 23 h dans tes cahiers et te relever toutes les 5 minutes pour bien vérifier en est un exemple aujourd'hui amusante mais qui me faisait pleurer); premierr de la classe pendant tout mon collège, 20/20 de moyenne en mathématiques en 4ème. Et le drame... Anorexie. Impossible d'avaler, boule dans la gorge. J'étais hyper proche de ma maman à l'époque. Résultat 3 ans chez un psy et je suis devenu un véritable branleur pendant mon lycée. J'ai perdu le lien privilégié avec ma moman depuis cette époque et je suis devenu indépendant familialement. Je n'ai plus besoin de ma famille. Un véritable changement.

Ma peur de l'échec au collège a disparu progressivement surtout en matière scolaire. J'ai quand même eu mon bac avec mention et je suis allé en prépa, loin de chez mes parents pendant une année. J'ai découvert l'amour et je l'ai raté surtout. Une fille avec qui j'ai énormément partagé sur tous les plans mais avec qui je n'ai rien fait et qui a la fin de l'année est sorti avec son ex. Bam dans les dents. J'ai passé une année avec 16 autres personnes 24/24 quasiment dans une ambiance géniale. J'ai découvert la vie. Mais je n'ai pas eu mon année et je suis allé à la faculté. Dur retour chez mes parents. Un autre drame, divorce de mes parents. Je n'ai rien vu arriver... Surprise de les voir s'engueuler le jour de l'anniversaire de ma mère... J'ai choisi d'habiter avec mon père. Personne n'a compris d'ailleurs, tout le monde me voyait avec ma mère. Ma réponse est simple mon père habitait à 30 minutes à pieds de la fac, ma mère à 1 h 20 en train. J'ai appris à connaître mon père, très souvent absent. Il a souffert le martyr de cette séparation, et il a perdu ses deux soeurs d'un cancer dans la même période. Pendant ce temps moi je devenais un vrai branleur à la faculté. J'ai rencontré une fille sur internet (une suisse !! si si !) et je me suis lancé, première aventure. Fin pas terrible elle ne m'attirait pas physiquement. Durée : 11 mois. J'ai enchaîné juste après par une animatrice pareil rencontrée sur internet comme ci j'étais impossible de faire le premier pas chez les gens à côté de moi. Physiquement pas très belle, mais avec une passion partagée. Ca c'est terminé au bout d'un peu plus d'un an.

A ce moment là je m'étais juré, terminé les femmes pour le moment, et encore moins par internet. Et là, paf. Un pote de la Rochelle me présente une fille par internet qui joue avec lui à un jeu. Le drame. Je parlais avec elle de mes problèmes de coeur, je me suis ouvert à elle et quand j'ai vu sa photo par hasard j'ai complètement craqué, je l'ai invité chez moi. Etrangement elle a dit oui de suite et limite si en sortant du train elle a pas voulu m'embrasser. J'ai pas tout compris sur le coup je l'avoue. Le second soir on se retrouvait au lit et elle m'avouait que j'étais le premier. J'étais sur le cul. 3 ans ont passé. On a beaucoup moins partagé qu'au tout début comme si je croyais qu'elle m'avait compris.

En parallèle j'ai loupé mon bac +4, je l'ai eu l'année d'après, et je n'ai jamais eu les résultats de mon bac +5. Echec sur échec sauf sur le plan sentimental. La peur de perdre cette perle rare d'une autre planète: belle, naïve, dynamique, pleine de vie; tout ceux à quoi j'aspirais et j'aspire encore. C'était la seule presque réussite de ma vie qui faisait s'envoler mes doutes.

Mais j'ai raté quelque chose. Ce partage qui était possible avec elle, par des peurs de m'attacher trop à elle. Et sérieusement je me serais vraiment et sincèrement attaché à elle, je ne serais plus là pour en parler. J'étais je pense volontairement distant de part la façon dont ma façonner mon psy à l'époque.

Dur réalité de se rendre compte qu'en dehors de l'amitié quand je veux m'attacher à quelqu'un je n'y arrive tout simplement pas. Et c'est en méditant que je m'en suis rendu compte. Aujourd'hui j'aimerais tenter de partager mais elle n'en a plus l'envie, ni le désir. Pour elle c'est terminé, fini, oublié, elle est passée à autre chose.

Et ça pour le dévoiler ou s'en rendre compte, il faut avoir la capacité d'y réfléchir. Ca se fait seul. J'avais besoin de ne plus être avec elle pour comprendre mes doutes et ce qui clochaient. Maintenant j'ai compris, et j'en chie de vouloir une chose que je ne peux plus avoir.

T'y voit un peu plus clair même si c'est un résumé rapide ? parce que moi je me comprend toujours pas vraiment.

Tr0n

Et là j'ai picolé... Entre midi et deux, j'en peux plus là au taf. Ca va pas du tout. Les ponts sont coupés, c'est ce qu'il y a de mieux mais... Oui y a un putain de mais qui me fait mal...

C'est en pensant à son regard, que je regarde mon verre hagard. C'est en voyant ses longs cheveux que je sens encore ce lieu. Là où je l'ai vu pour la première fois, elle m'a mise en émoi aujourd'hui je veux mourir et arrêter de souffrir.

Help

Je sombre... Je devrais pas le faire là mais j'aimerais tellement en cet instant précis à cette minute que... The sun shines ne serait ce qu'une seule seconde, qu'une seule petite fraction de seconde.

Missy'V

Tron: Picoler, ça rend dépressif, foi(e) de moi, j'ai testé y a des années :-/

Tu sombres, je comprends bien.
Arrêtes-toi un instant.
As-tu cette problématique d'accepter la réalité ?
Tu n'as pas le choix ni le luxe de ne pas l'accepter sinon tu coules.
Je sais, c'est très dur, je flotte à peine en ce moment.
Le plus dur, c'est d'accepter également la douleur de sa réalité.
Mais je persiste à croire que c'est possible plus d'une fois.

Tu sais qu'on a les défauts de ses qualités, si tu acceptes d'avoir tel défaut, accepte son équivalent, ça en vaut la peine.

Un rejet est un échec à son égo.
C'est pas une tare d'être égocentrique.
Ne t'éloignes pas de toi-même sinon tu risques de te perdre.

Je comprends ton parcours et ton sentiment de chaos, solitaire ébranlé et malmené, affamé de beaux sentiments après une anorexie tuante.

Peux-tu seulement essayer d'accepter ?

Tr0n

"Un rejet est un échec à son égo."

Presque.

Un truc que j'ai pas bien expliquer. L'anorexie est dûe à un trop fort lien affectif avec ma mère selon ce con de freudien de psy. Donc il m'a bien suggéré et j'ai perdu "tous" les liens affectifs familiaux. C'est allé même au delà j'ai eu l'impression soudaine de ne plus rien ressentir du tout envers les gens.

Résultat aujourd'hui, j'ai un mur dans ma tête qui m'empêche de m'intéresser au fond des gens et qui m'oblige à penser à moi d'abord et encore.

C'est ça qui est dur.

Missy'V

Tron: C'est le but d'une thérapie, penser à soi en premier.
Je dis bien en premier et non pas uniquement ;-)

Tr0n

Moi c'est tout l'un ou tout l'autre, y a jamais de juste milieu ! ;)

Missy'V

Tron: Donc... tu te complais ;-)

Tr0n

Oui mais je ne sais pas comment ne plus me complaire.

Missy'V

Tron: On est plus ou moins au même stade, comment tu veux que je sache si je ne sais pas moi-même :-)

Tr0n

Super ! J'ai une solution. J'écris, je joue, je m'occupe du chat, et je dis à ma collègue de bureau qu'elle m'a tapé dans l'oeil depuis longtemps.

Mais ça change rien !

Missy'V

Tron: J'en ai une autre. Tu écris, tu joues, tu t'occupes du chat, et tu dis à TON/UN collègue de bureau qu'IL t'a tapé dans l'oeil depuis longtemps.

A mon avis, ça changera !
Tu risques même de ne plus te complaire dans ce système ;-)

Tr0n

J'ai essayé ça marche pas non plus ! :D

Missy'V

Tron: Tant que ça te fait sourire ;-)

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