Je suis fatiguée de ma semaine, fatiguée de mes nuits sans paupières, fatiguée de mon coeur qui s'emballe pour des espérances désespérantes.
Je suis fatiguée des soubresauts d'humeur, de ce chagrin qui m'envahit, de ces rires aux éclats qui m'éveillent lorsque je rêve d'une situation loufoque à me faire gausser tout haut, fatiguée de ces somnifères qui m'accablent mais qui ne me plongent pas dans le néant profond de la dodo attitude.
Je suis fatiguée des espoirs et des désespoirs, fatiguée d'attendre dans le flou.
Tout serait bien plus clair si tout était défini.
Il n'y aurait pas de faux espoirs ni de vraies attentes.
Oui, tout serait moins flou si je l'étais moins aussi et si il savait ce qu'il voulait.
Je suis fatiguée de ma vie, de ces longs week-ends pluvieux et lourds, de ce vide intense et immense qui gâche mes jours et mes nuits, de ce manque et de son absence.
Je suis fatiguée de me prendre des râteaux alors je ne demande plus rien.
Je suis fatiguée d'être trop précise sur ce que je veux, je suis fatiguée des autres qui ne savent pas ce qu'ils veulent, je suis fatiguée d'attendre et de laisser courir les choses, d'être aux aguets du moindre signe, parfois pour retomber doublement dans le chagrin profond et cette immense question sans réponse qui ne cesse de me torturer: pourquoi ?
Pourquoi moi ?
Et pourquoi pas moi, hein ?
Pourquoi tu écris savoir ce que tu veux et pourquoi tu fais ce que tu n'aurais fait que si tu étais sur de savoir ce que tu veux ?
Pourquoi avoir fait avec moi ce que tu n'es pas sur de vouloir faire ?
Et pourquoi tant d'honnêteté ?
J'ai tellement peur que cette honnêteté se camoufle un jour derrière de prodigieux mensonges.
Quand le temps sera venu, me diras-tu ce qui cloche, ce qui te fait frémir et qui n'existe pas en moi ?
Lui diras-tu ces mots que j'espère tant ?
Lui montreras-tu ces gestes affectueux que tu n'oses pas donner ?
Seras-tu romantique et tendre ?
Où te retiendras-tu aussi ?
J'ai bien compris que je devais rester zen et tranquille et que le temps ferait les choses.
J'ai compris ça depuis longtemps, la seule chose que j'en ai retenu, c'est que le temps passe trop vite, qu'on tombe malade trop souvent et que parfois, on meurt avant l'age.
J'ai compris depuis longtemps que mon rêve de petite fille ne se réaliserait pas et que je pleurerai sur mon lit de mort en me demandant qu'ai-je fait pour ne pas mériter ça et pourquoi mes espérances me sont passées à coté.
J'ai bien compris qu'on ne choisissait pas sa mort dans la plupart des cas et qu'un arrachement foudroyant surprend mais empêche de penser à ces choses là.
Les choses de la Vie, celle qu'on a et celles qu'on a, qu'on a eues et vécues, les rêves et les ambitions qui s'y attachaient, ce qui s'est réalisé ou ce qui s'est enfui tout le temps, courant plus vite que moi, et le temps, passé à attendre ces foutues espérances.
Je suis floue d'espérances désespérantes...
Je suis aussi fatigué que toi. Mes ennuis de santé revienne avec le temps. Cette fois c'est décidé, mon médecin va en prendre plein la gueule ce soir. Soit il me dit que c'est psychologique ma fatigue intellectuelle et mes douleurs, soit il me dit ce que j'ai et me fait faire de vrais examens, soit je lui tire une pêche dans le museau.
La fatigue entraîne la nervosité ;-). Et le temps passe trop vite pour moi aussi. Je me réveille à peine...
Rédigé par : Tr0n | mercredi 02 mai 2007 à 13h14
Bonsoir Miss.
Par où faut-il commencer? Si encore je pouvais mettre un prénom, même pseudotesque, pour tracer de toi, mais non, le flou, toujours le flou. Germâne, façon Brel, ne te va pas du tout; Gertrude non plus. D'ailleurs, les prénoms en Ger me gercent. Et sans foie gras.
Alors j'ai vu parfois JO. Je ne savais pas que tu t'appelais en vrai Jeux Zolympiques. Mais le lien est flou, là aussi. C'est fou comme tu es floue, finalement, tu as raison dans ton billet, et moi qui voulais te faire la leçon et te donner des ordres comminatoires, du genre, prends-toi en main, regarde l'horizon bleu du l'avenir radieux, va travailler plus pour gagner plus, non mais, Sarko saura bien déteindre un peu chez toi aussi, et tous ces propos raisonnables qu'un sage vieux con comme moi ne peut que proférer vers des donzelles dans ton genre, agées d'au moins trente ans, oh pardon, d'au moins vingt ans.
Alors, l'horizon radieux de l'avenir bleu, c'est beau n'est-ce pas. Ou l'inverse. Tu vois, je sais très bien faire le passant de ton jardin, et en plus je piétine les fleurs. Sauf la 357ème, je sais pas mais elle me plaît, celle là.
Tu fais des gestes, tu ne sais jamais s'il est bien ou s'il est mal, tu crains ce qui n'est pas dangereux et tu tombes dans les pièges les plus simples, tu fais tout à côté et tu marches en dehors de tes sandales. Voilà ton diagnostic. Alors voilà mon remède.
Tu ne changes rien. Tu rames. Tu écris. Tu aimes. Tu te plantes. Tu recommences.
Tu es comme nous, comme beaucoup d'entre nous, mais en mieux. Pourquoi en mieux, et quelle belle jambe tu en ressors? Tu donnerais volontiers toutes tes belles jambes en échange d'une nuit de sommeil complète, d'un regard sincère d'amoureux, et d'un paysage de verdure devant ta fenêtre.
Je le sais, et j'ai l'air malin avec mes conseils. Je rame pareil mais en plus vieux, et je n'ai pas renoncé à mes rêves fous.
Notre différence est là, peut-être: jamais je ne renoncerai à mes rêves fous, y compris ceux dont je sais qu'ils sont parfaitement impossibles. On distingue un vieux d'un jeune à ceci, que le vieux sait que ses rêves sont impossibles et qu'il y croit d'autant plus.
Tu as un gros avantage sur moi: tu es floue, alors que je ne suis pas très net.
Tiens, j'ai envie de te nommer Annette. Mais pas trop quand même.
Rédigé par : andrem | mercredi 02 mai 2007 à 17h32
Tron: Alors ? Qu'est-ce qu'il a dit de son nouveau museau raplati ???
Les ennuis de santé, qu'ils soient d'ordres physiques ou psychosomatiques revienent avec les soucis, la fatigue et les angoisses.
Mais est-ce que tu somatises au point d'avoir des douleurs et ennuis de santé physique ou est-ce purement physique ?
Le gros problème avec les gens que nous sommes, c'est que la médecine nous prend pour de vrais tarés, des malades imaginaires et j'en passe.
Ca m'a couté une septicémie y a quelques années, et j'en passe, je voudrais pas te fair peur, je vais te dire de cogner !
Andrem: C'est si flou que ou que tu commences, je n'y verai que du flou :-)
La pelouse est réserve aux oiseaux, pour que les humains ne piétinent pas la belle verte, malheureusement, les oiseaux s'envolent, comme les drôles d'oiseaux qui picorent dans mon jardin.
Ton remède est mon mode de vie. Je suis le remède dis donc ?
Un poison anti-dote qui s'étouffe lui-même.
J'ai peur qu'à force mes rêves ne s'éloignet. Ou qu'ils ne soient plus assez grands et que je les perde de vue, c'est la notre différence, peut-être.
De toute façon, qu'on soit flou ou pas net, c'est dans les gênes, n'est-ce pas vieux Sarkophage ? (nan Monseigneur, le vieux Sarkophage, ce n'est pas Toi hein !)
Je t'ai déjà dit que si tu n'existais pas, faudrait t'inventer, Monseigneur ?
Rédigé par : Missy'V | jeudi 03 mai 2007 à 03h58
A force que tu m'appelles Monseigneur, je vais devenir pince.
Sans rire.
Et sans air (là c'est plus dur).
Rédigé par : andrem | jeudi 03 mai 2007 à 09h56
Andrem: Tu l'étais déjà, avec les pinces.
Tu ne manques pas d'air, ça te rassure ?
Rédigé par : Missy'V | jeudi 03 mai 2007 à 15h40