Je suis bien et je suis mal.
Je ressens l'étrange paradoxe de l'amour lui-même.
Celui dans lequel j'essaie de retrouver un être auquel j'ai été particulièrement attachée, et d'un autre coté, ce que j'attends de l'être aimé, qu'il redresse à lui seul tous les torts du passé.
Et cette horrible contradiction qu'est le besoin de revenir au passé et celui de le réparer.
...
Je ne le connais que depuis un mois à peine et c'est comme si je l'avais rencontré il y a mille ans déjà.
J'ai tenté de comprendre d'ou venait cette attraction violente, cette fascination que j'ai pour lui, cette soif de le connaître toujours et encore un peu mieux, cette insatiabilité à le regarder, comme si à chaque fois, ça allait être la dernière seconde de ma vie ou je pourrais le voir, l'entendre, le toucher.
Il lui suffit d'une seule petite phrase, voir d'un modeste et unique mot, pour m'anéantir complètement.
Pour me relever aussi.
Je l'adore, il n'y a pas d'autre mot.
Il est mon soleil à lui tout seul, mon oasis dans le désert sec et aride, mon diamant dans son écrin de soie.
Je l'adore et j'ai tellement peur qu'on me le vole ou qu'il s'envole.
Je ne pense qu'à lui et à tout ce qui peut arriver, nous rapprocher ou nous séparer.
Tout ce qu'il est pour moi, tout ce qu'il fait avec moi, c'est du bonheur à l'état pur.
Tout mon corps, tous mes sens et toute mon attention lui sont complètement dédiés.
C'est du respect, de la considération et de l'attachement mutuels qui se sont créés en l'espace de quelques jours, de quelques instants, de paroles, de gestes et de regards échangés.
Il est capable de rattraper toutes les peines que j'ai eues.
Et je suis consciente qu'il est également capable de me plonger dans le néant et la noirceur la plus totale si il le désire.
Il ne m'est pas aisé de me laisser aller et voir venir, de ne pas penser à demain et de ne profiter que des instants présents partagés tant j'ai peur que ces instants avec lui ne se reproduisent jamais.
Chaque moment que je passe est plus intense encore tant la hantise de son vide me bouffe.
C'est là et seulement là que je mesure l'ampleur et les dégâts de mes relations passées, celles qui m'ont définitivement marquées et qui modifient ma façon de penser, cette fichue perversion à tout anticiper de peur de tomber encore et encore plus bas.
Je sais ce que c'est vraiment quand on se sent si petite et si insignifiante qu'on en perd toute dignité humaine.
Qu'on se met à souffrir quelque part en nous, dans un endroit dont on ignorait même l'existence et qu'on repasse chaque détail en se demandant ce qu'on a fait de bien ou de mal, ou si on a mal interprété les choses.
Cette atroce souffrance intérieure qui nous coupe en morceaux et ce moment ou l'on se demande si on en vaut encore le coup.
Je me surprend à m'empêcher de m'endormir même si mes paupières tombent lorsque je suis à ses cotés, de peur de perdre une seconde de sa présence.
Je passe de longs moments à l'observer jouer, m'abreuvant de ses moindres faits et gestes, je l'effleure des yeux, des doigts et lorsqu'il m'a été permis de le gouter de mes lèvres, j'ai pensé qu'elles resteraient collées pour l'éternité.
Comment il fait battre mon coeur d'un puissant boum-boum de bonheur ou de détresse.
Comment j'en ai oublié les angoisses que je ressens lorsque je dois parcourir la distance qui nous sépare.
Comment mon muscle de vie a commencé à palpiter lorsqu'il a testé ma résistance à ses caresses.
Comment il a refait boum-boum lorsque j'ai entendu quelqu'un monter les escaliers tot ce matin et crier "politie" en cognant contre la porte.
Lorsqu'il m'a quittée, c'est comme si mon corps et mon esprit venaient de se déchirer.
Comme si le meilleur se trouvait derrière moi pour ne jamais revenir.
Comme si tout n'était qu'un rêve pour ne jamais me rendormir.
Avec lui, toute résistance est futile, voir impossible.
C'est fort et intense, beau et tendre, sensuel et passionné.
C'est aussi profondément lié et c'est tellement ce que je n'ai jamais eu ni connu que je tremble à l'idée de perdre cette relation privilégiée...
Savoure, ma beauté.
Mais je crois qu'il ne faut pas attendre des autres qu'ils réparent les torts du passé. Qu'ils les apaisent, ça oui. Mais qu'ils les réparent, ça c'est notre boulot à nous. Enfin il me semble.
Je t'embrasse bien fort, belle amoureuse.
Rédigé par : Anne | jeudi 19 avril 2007 à 08h57
Damned.
Même pas envie de grincher.
Juste envie de regarder les petites étoiles dans ton noeil, et dans l'autre aussi tout pareil.
C'est grave, Docteur?
Rédigé par : andrem | jeudi 19 avril 2007 à 10h05
"Lorsque l'amour tourne à l'obsession, il faut s'attendre à quelques désagrements."
Désolé de jouer à l'oiseau de mauvaise augure mais je sais qu'on peut ramasser des baffes monumentales et tomber de très haut dans ce genre d'histoires (qui finissent mal en général comme le dit la chanson).
Ceci dit je suis bien content pour toi et j'éspère que ton histoire échapera à la régle. Profite..
Rédigé par : pascal | jeudi 19 avril 2007 à 18h26
@ Pascal:
Hého, le grincheux c'est moi. Faudrait voir à pas platebander sur mes marches, hein.
Je retourne à mon cachemire. Fume, c'est du belge.
Rédigé par : andrem | jeudi 19 avril 2007 à 18h33
Anne: Tu as raison ma belle, c'est tout le (mon ?) paradoxe... quand quelqu'un arrive a "rattrapper" toutes les erreurs du passé, c'est mon boulot aussi d'accepter que cela finisse un jour.
C'est tout le problème que me procure mes fichues émotions, ma sensibilité et ce besoin de revenir au passé et de le "réparer".
Je savoure autant que je peux, autant que je suis capable d'y arriver.
Je t'embrasse aussi.
Andrem: Tu vois aussi la frayeur ?
Celle que Pascal décrit.
Pas tant l'obsession mais un hyper-attachement.
Rha, ça m'emmerde d'être ce que je suis. Damn hell !
Tu as réussi à grincher, tout de même.
J'aime bien aussi quand tu râles de tout ton cachemire.
Pascal: Tu sais que "profiter" quand on est conscient de ce que tu décris, c'est très difficile.
D'ou les billets précédents sur l'insignifiance, les émotions, l'amer...
On est défaitiste par expérience, je crois.
Rédigé par : Missy'V | jeudi 19 avril 2007 à 21h42
Vivre le temps présent et surtout ne pas penser, seulement rêver les rêves et vivre la vie. Vive la vie. Gros bisous, le bonheur sied aux mots et les mots au bonheur. Courage ma fille ! si ça se trouve il a les mêmes angoisses ...
Rédigé par : Marie | vendredi 20 avril 2007 à 09h45
Voilà bien la différence. Il est un moment où il faut sauter du haut du plongeoir sans même savoir s'il y a de l'eau dans la piscine.
Je serais bien incapable de le faire, c'est pourquoi je suis déjà mort. Celle qui saute sait que la chute peut-être rude et que le béton peut-être t'attend, tapi, mais la vie est là qui t'a poussée.
Tu vis, tu vis. Ensuite, ce sera le plus long, le plus lent, le plus difficile, il faudra nager ensemble après l'éblouissement de l'éclaboussure.
Ce sera la belle promesse à accomplir face à toi. Mais ensuite seulement. Oublie l'ensuite et le béton.
Pour le moment, vole et vit, vole au vent vers l'eau vive.
Rédigé par : andrem | vendredi 20 avril 2007 à 12h58
Je préfère ne rien dire. Le bonheur qui m'entoure me fait désormais horreur et limite vomir, je ne m'exprimerais donc pas si ce n'est en te souhaitant bonne chance.
Ces instants là je les jalouse tellement aux autres avec une force difficilement exprimable que depuis... Non rien. Profite la belle.
Rédigé par : Tr0n | samedi 21 avril 2007 à 01h06
Marie: Les paroles d'une femme, c'est terriblement plus optimiste :-)
Diable, si je pouvais ne pas penser ou penser positif uniquement...
Andrem: Tu sais que je saute souvent dans la piscine sans flotte Monseigneur, je me casse les dents en général. Ou l'oeil, dans le chambranle puisque c'était du à une histoire d'amour aussi.
Ca ne me vaut physiquement rien. Psychologiquement non plus d'ailleurs.
Je vole. Je vois le béton.
J'ai peur d'avoir plus mal encore.
Tron: Je te comprends. Trop bien même.
Rédigé par : Missy'V | samedi 21 avril 2007 à 02h05
Mieux vaut ne pas comprendre.
Rédigé par : Tr0n | dimanche 22 avril 2007 à 19h16
Tron: C'est clair mais malheureusement pas le cas.
Rédigé par : Missy'V | lundi 23 avril 2007 à 00h16
Que c'est bien écrit et décrit...
Je continue ma découverte de ce blog ;-)
Rédigé par : Fabienous | mardi 24 avril 2007 à 21h39
Fabienous: Tout droit du coeur ;-)
Welcome on board, Zeblondasse !
Rédigé par : Missy'V | jeudi 26 avril 2007 à 22h02