Les jours deviennent des années, les nuits, des éternités et l'attente est une punition que je ne mérite pas.
Chaque minute qui passe dure un siècle et mon coeur toque à la cadence des aiguilles d'une montre en accéléré.
Simple problème technique ? Poisse ? Accident ? Oubli ?
J'ai beau retourner la question dans tous les sens, je n'ai aucun élément de réponse.
Le doute me ronge comme la gangrène dissoud ma jambe de bois déjà bancale.
Je ne peut qu'espérer une rapide et honnête réponse qui mettra fin à ce clair-obscur plus qu'incertain.
Je suis restée en mode pause depuis cet après-midi, comme un voilier sans vent, un vélo sans roue, un dentier sans dent.
Je suis en suspension, prête à tomber de très haut.
Ca palpite tellement fort que c'est comme si ça allait sortir de ma cage thoracique.
La bête est en moi, petit animal craintif qui ignore si il doit rugir et survivre ou se rouler en boule et mourir.
La nuit rejoint le jour, bientôt deux jours n'en feront plus qu'un.
Je suis terrifiée et pétrifiée par le néant.
Je reste prisonnière de son absence et son silence, hantée par l'effroi et enrobée de désespoir.
J'ai peur que demain ne soit une pénible éternité à surmonter.
Et je ne dors pas.

Accroche toi aux ficelles et fais danser ta marionnette http://www.youtube.com/watch?v=ikBg4BDgsso
Rédigé par : Nina | mardi 01 mai 2007 à 15h56
on est 3 ici à t'embrasser et te souhaiter des nuits douces comme du coton avec tout plein de nolis rêves!
Rédigé par : farang | mercredi 02 mai 2007 à 09h49
Bonjour
Ca fait un petit temps que tu es dans mes favoris et que je vais régulièrement lire ton histoire, puisque tu nous la racontes..
Tu me touches souvent dans tes mots, tristes et durs,légers et pleins d'espoir, humour et dérision.. . Ma vie est loin d'être facile mais c'est la mienne, je n'ai qu'elle, rien à attendre des autres car ce n'est pas leur mission que de nous alléger la vie.. Mais c'est définitivement la mienne que de la transformer.. Et de puiser partout..
J'ai lu un jour qu'il était plus facile de "traverser la vie en aventurier plutôt qu'en inquiet". Cela m'a transformée à jamais car je l'ai appliqué et ma vie est devenue une aventure. Et je change de chemin quand je ne me sens pas sur le bon. Ou j'arrête le temps dans ma tête. Et tout le monde sait que les aventures peuvent être de tout ordre. Dans la vie comme dans les films.
C'est bizarre cette impression de familiarité que l'on peut avoir à "lire ta vie" et de débarquer comme une "amie" alors que tu ne savais même pas que j'existais !
J'aime toutes les musiques que tu nous proposes.
P.S. A propos, j'ai trouvé ton site il y a un petit temps en tapant 'bartholinite " sur google ! Comme quoi!! Mais depuis j'ai trouvé la solution radicale. Et loin du médical.
Rédigé par : nette | mercredi 02 mai 2007 à 10h41
Ca dépend de ta façon et de ta sensibilité envers les autres. Quand j'ai peur c'est l'immobilisme qui resurgit. L'aventure c'est quand on se sent capable et responsable de ses propres choix, qu'on est capable d'assumer ses idées et surtout qu'on connaît ce qu'on désire.
C'est le but de la psychanalyse: connaître son Moi intérieur et savoir exactement ce que l'on veut.
Comme dirait une vieille chanson, l'aventure c'est pas fait pour les couillons ^^
Rédigé par : Tr0n | mercredi 02 mai 2007 à 13h25
D'accord... mais je ne parlais pas de l'aventure des aventuriers India Jones et autres preux chevaliers.. qui ont un but, une recherche, du Graal ou autre.. Comme nous tous bien sûr qui cherchons notre Graal..
C'était plutôt dans le sens: qu'est-ce qui va m'arriver aujourdh'hui ? Et si je vais par là? Et si telle rencontre part en couilles ? et si et si... Dans le sens : quelle aventure que la vie !!! C'est loin de l'inquiétude et réajustable presqu'à chaque pas. Et chaque planture ne doit pas forcément se reproduire indéfiniment si cette manière de voir la vie devient un chemin en soi..
Le jour où on connaît son moi intérieur, on est presque mort car il se révèlera à la fin puisque toujours en chantier. Savoir où on va ??? Qui sait cela ? Il y a ceux qui foncent et qui y vont (où?), ceux qui resteront toute leur vie dans la salle d'attente, en attendant que quelque chose se passe dedans (rarement), que quelqu'un vienne les chercher (rarement) et puis y a ceux qui sortent et essayent.. c'est une aventure! "Celui qui a peur de se brûler ne se réchauffe jamais". Encore faut-il apprendre à reconnaître ce qui brûle.
Rédigé par : nette | mercredi 02 mai 2007 à 16h24
Nina: Merci, très joli.
Farang: Merci ma puce, je vous embrasse aussi.
Nette: Bonsoir & welcome on board en visible ;-)
C'est vrai ce que tu dis, j'y suis parvenue quelques années puis j'ai replongé, avec ces foutues attaques de panique, plus rien n'était une aventure mais un supplice.
Il est inutile de s'inquiéter, il est utile d'avoir de grands rêves et de les poursuivre, il est primordial d'accepter la réalité car elle ne change pas, c'est nous qui devont changer.
Tout ça, j'ai beau le savoir, j'ai bien du mal à l'appliquer tous les jours et parfois encore à profiter de l'instant présent quand il est heureux.
Y a quelques moments ou j'agis en tant qu'aventurière, c'est vrai que ça me va bien et puis, y a le truc qui me sert de cerveau pourri qui vient tout casser, pff.
Eclectique niveau musique on dirait :-)
Au niveau de ta bartho, si jamais tu as l'envie et le courage, tu peux y mettre ton avis, ton moyen que tu as trouvé. Moi j'ai momentanément la paix mais il y a quasi 50 requetes par jour qui aboutissent sur ce blog avec pour sujet la bartho donc ça pourrait aider je pense.
Tron: Nous, on cumule mon cher, avec nos grandes angoisses et nos peurs qui nous immobilisent, c'est doublement difficile mais c'est le chemin à poursuivre ;-)
Rédigé par : Missy'V | jeudi 03 mai 2007 à 03h42
Pas forcément Missy, il y a tout plein d'autres sorties du tunnel que de partir à l'aventure.
PS : Bien entendu, je n'entendais pas Indina Jones non plus. L'aventure par la multiplicité des choix n'est pas forcément le remède contre l'immobilisme.
;)
Rédigé par : Tr0n | jeudi 03 mai 2007 à 11h17
Tron: La vie est une aventure, avec un début et une fin, personne ne connait le chemin.
Sauf toi, alors explique stp :-)
Pourquoi parler d'Indiana Jones juste là, ça me perturbe mais je ne dirai pas pourquoi^^
Rédigé par : Missy'V | jeudi 03 mai 2007 à 15h31
Je ne prétend pas connaître le chemin, je prétend qu'il existe plusieurs chemins et que celui de l'aventure n'en est qu'un parmi tant d'autres et pas forcément LE meilleur. La vie n'est pas qu'une aventure. Quand est ce qu'elle a débuté ta vie ? Quand tu es né ? Ton premier souvenir ? La première fois où tu as pensé à toi en tant qu'être ? C'est flou le début de nos vies. Et la fin ? Qu'est ce qu'on en sait réellement ?
C'est typique d'une façon de penser que de croire que tout à un début et tout à une fin. Qui peut affirmer qu'il connaît son début ? Si personne ne te donne ta date de naissance es tu capable de savoir quand tout a commencé ?
Je m'égare, mais l'aventure d'une vie n'est pas une vie d'aventure ;). Chacun ses tunnels et ses chemins; l'aventure n'est pas la solution à tous nos choix ni même le carpe diem. Il en existe des dizaines d'autres.
Rédigé par : Tr0n | jeudi 03 mai 2007 à 16h02
Tron: La Vie n'est pas qu'une aventure mais c'est une aventure, aussi et surtout.
Parce que là, on bascule un peu du coté obscur et paranormal de la chose et de la vie.
La réalité est que toute vie humaine a un commencement et une fin, point.
C'est la réalité et il faut l'accepter comme telle car elle ne changera pas.
Se laisser bercer par le fait qu'il y a des choses avant, pendant et peut etre après et qu'on ignore ou dont on a occulté le souvenir, c'est se laisser aussi bercer par les illusions.
Et moi, ça me fait peur les illusions.
Donc, si oui, il existe différents chemins, je pense que chacun et chacune d'entre nous à son chemin adéquat, tout comme chacun de nous à sa définition d'une belle vie, du bonheur etc... et je pense que pour l'instant, le carpe diem est meilleur pour moi que le reste.
Je pense hein... enfin, si je puis dire... :-)
Et ta perte de controle, elle en est ou ?
Rédigé par : Missy'V | jeudi 03 mai 2007 à 20h36
Ah ce n'est peut être pas une illusion de croire que la réalité peut être différente. Einstein a changé la notion du temps, plus de fin, plus de début, une dilatation... Et il a changé la face du monde grâce à ça.
Il existe bien des réalités. Rien n'est figé pour moi. Il n'y a d'illusions que lorsqu'on se voile les yeux sur les conceptions, sur le vie et sur les termes.
Je suis contradictoire c'est ma façon de voir les choses :)
Rédigé par : Tr0n | jeudi 03 mai 2007 à 23h06
Tron: Je ne suis pas d'accord la-dessus.
Il existe un tas de façon de voir et d'interprêter les choses mais qu'une seule réalité.
Si on accepte pas ça, on tombe ou de très haut parfois ou on passe son temps a idéaliser et à rêver.
On nait un jour et on meurt un jour, c'est la réalité qu'il y a un début et une fin.
Si tu n'acceptes pas cela, il est impossible de faire un deuil correctement.
Je ne pense pas que tu sois si contradictoire, je pense que la réalité te fait peur, comme elle fait peur à bien d'entres nous^^
Rédigé par : Missy'V | vendredi 04 mai 2007 à 15h11
Je n'ai pas trop le temps d'en discuter là.
Pour moi il n'existe pas qu'une réalité tangible. C'est l'être qui se raccroche à cette réalité pour ne pas s'égarer et pour répondre aux sempiternelles questions sur son ego. Et il se trompe, chacun a sa propre réalité, les autres n'étant que des représentations dans sa propre réalité.
Je ne considère aucun début à ma "Vie" car je suis dans l'incapacité complète de dire quand tout à commencer. Par contre oui pour les autres je suis capable de le dire. Tout comme ce qui concerne la fin. Je suis dans l'incapacité de dire comment tout se terminera, mais j'en suis capable pour les autres. Ca s'appelle se raccrocher à une réalité tangible pour éviter de se poser la question :
" Mais putain c'est quand mon début. Et merde c'est quand la fin ? "
Question à laquelle si tu es sincère avec toi même tu n'as pas de réponses si ce n'est celle des autres...
J'espère que je me suis fait comprendre j'ai été rapide :)
Rédigé par : Tr0n | vendredi 04 mai 2007 à 16h54
Tron: On ne parle pas le même français, hein ? :-)
C'est compliqué et philosophique toutes les interprêtations qu'on peut faire de la réalité.
Mais il n'y a qu'une seule réalité: on nait, on vit et on meurt.
Le reste n'est qu'une interprêtation individuelle des évènements. Et y a pas 36 réels effectifs.
Je pense que parfois, pour échapper à la réalité, la seule et unique, on se pose trop de questions qui resteront sans réponse.
Quand je fuis dans mon imaginaire, et tu sais comme c'est fréquent, c'est parce que la réalité m'emmerde et/ou m'attriste.
Ca m'empêche de me donner les moyens et les libertés pour agir que de rester dans mon monde avec mes petites questions existencielles, et ça m'empêche aussi d'être en adéquation avec la putain de réalité qui me fait chier à ce moment là.
A se torturer l'esprit, on va devenir fou ;-)
Rédigé par : Missy'V | vendredi 04 mai 2007 à 18h52
Hello Farang, tu parles de solution radicale pour la bartholinite et loin du médical... Tu peux en dire plus? Beaucoup de femmes sont atteintes et il ne semble pas exister de solutions.... Merci
Rédigé par : Belle | vendredi 01 août 2008 à 15h47
Belle: Y a des solutions un peu rock N roll et qui fonctionnent comme ça plaît de penser à certaines.
J'en ai dit beaucoup, autant que je pouvais pour aider celles qui seraient dans le cas.
PS: je ne m'appelle pas Farang.
Rédigé par : Missy'V | samedi 02 août 2008 à 02h16