Je ne cherchais rien, juste oublier cette putain de pluie, cette putain de nuit.
Tu es et resteras cet inconnu paumé, comme moi, fracassé de l'intérieur et portant le sourire avec les mots.
J'ai si peur de me faire enfermer, j'ai si peur que tu te fasses encore enfermer aussi.
Pourvu que ça n'arrive pas en même temps, que je puisse m'accrocher à ton regard à travers le grillage.
Ces 2 mois et quelques plus me paraissent des secondes et des millénaires à la fois.
Si longs quand je ne te vois pas, quand je ne te touche pas, ne fut-ce que du regard.
Si courts quand tu es là, que mes mots caressent les tiens, que mes yeux croisent les tiens, que mes bras glissent sur ta peau.
Tu ne dis rien, tu ne bouges pas, tu ne me repousses pas.
Tu as peur dis-tu, les émotions t'angoissent.
A moi aussi alors il faut les vivre.
Sans ces émotions, cette passion et ce feu qui brûle en moi pour toi, je ne suis rien, je ne vis plus, je passe mon temps à verser des gouttes de sang et des pleurs salées et je deviens plate comme l'eau, sans saveur ou agressive comme un fauve en cage.
Je voudrais tant que ce qui est ne t'effraie pas.
Je saurai taire mon addiction comme je le fais depuis un moment.
Et si je te montre et te dis ce que je ressens pour toi, ne te sens pas agressé.
Tu me passionnes et je te respecte au plus profond de mon être.
Je peux devenir transparente quand tu ne veux plus rien voir, invisible quand tu as besoin de disparaître, muette qui s'éclipse quand tu veux la paix ultime.
Et je suis là quand tu as envie de partager ta joie, tes sourires et tes délires.
Et j'aime tant t'observer jouer, te concentrer et massacrer.
Et je suis là pour tes larmes, tes déceptions et tes angoisses que tu tentes de laisser s'échapper.
Je les attrape, morceau par morceau et tu sais que tu peux compter sur mon épaule pour les recevoir.
Et tu me dis folle et gentille, violente envers les injustes, honnête et spontanée.
Et je sais que tu l'es aussi mais que tu n'arrives plus à montrer ces choses là parce que certaines personnes profitent des gens comme nous, des gens qui donnons tout.
Et je veux te donner tout, tout ce qu'il y a de bon en moi, tout ce qu'il y a de beau pour toi.
Et je veux te cajoler et te protéger quand l'enfant blessé que tu es apparaît.
Parce que ça se voit dans ton regard, ça s'entend dans tes paroles que ton coeur est meurtri même si tu tais tant les mots que tu hais.
Et même si mon attachement te fait peur, tu le prends quand même.
Et même si ils me disent d'arrêter ça pour ne pas perdre mon temps, j'ai du mal à m'imaginer sans toi, même comme c'est là.
Et malgré la distance, même si le chemin est long et l'apprivoisement délicat, je ne perdrai pas ma patience.
Que t'ai-je écrit ces dernières 3 semaines ?
Près de 800 sms, une facture de la mort et aucun regret.
Qu'as-tu répondu à chaque fois ?
Une photo, un jeu de mot, un sourire, un souhait, une devinette, un morceau de chanson, un cri de rage, une attention.
Et nos blablas inutiles au monde serrent nos liens.
Et les kilomètres au compteur ne change rien.
Tu es paumé, comme moi, mais sincère.
Ne t’évapore pas, bulle d’iode, bulle d’oxygène.
Reste encore, j’ai besoin d’air.
Je ne veux pas que tu quittes ma vie, je ne veux pas te perdre à jamais, je veux juste que tu sois là, de temps en temps.
Ne t'effaces pas de mon horizon, tu comptes tant pour moi.
Ta présence, même à distance, m’est indispensable.
Ne devient pas vent, tourbillon ou tempête.
Ne t’en vas pas, ne t’estompes pas, ne pars pas en fumée.
Ton essence m’est nécessaire, souffle de vie, bouffée d’éther...
D'abord :"J'ai si peur de me faire enfermer, j'ai si peur que tu te fasses encore enfermer aussi"
Ensuite:"Ta présence, même à distance, m’est indispensable.
Ne devient pas vent, tourbillon ou tempête.
Ne t’en vas pas, ne t’estompes pas, ne pars pas en fumée.
Ton essence m’est nécessaire, souffle de vie, bouffée d’éther".
Bondieu Missy'v , comment t'en sortir ? Gros bisous Bibi
Rédigé par : bibi | lundi 18 juin 2007 à 13h02
Bibi: M'en sortir ?
Je ne sais pas, c'est possible ?
Labyrinthe, j'ai la tete qui tourne.
C'est l'éther, la Terre ?
Rédigé par : Missy'V | mardi 19 juin 2007 à 02h31