Jouer au chat et à la souris.
Feindre le non, laisser des espérances pour finalement dire ce non et remettre l’espérance à plus tard, à la semaine prochaine.
Laisser couler la vie, laisse couler.
J’ai pas envie de laisser couler, je vais pas vivre 200 ans.
Etre clair, précis et catégorique sans blesser, c’est pas possible ?
Savoir ce qu’on veut sans avoir ce besoin de courir 2 ou plusieurs lièvres à la fois, ça me semble utopique.
J’ai rêvé de ce genre de relation privilégiée et amicale, si je puis dire.
Un quelqu’un qui ne m’abandonnerais pas puisqu’il n’a rien à abandonner, un ami toujours là et plus si affinités.
C. est ce genre d’ami.
Et + si affinités en moins car il est accompagné.
Même si ça ne lui déplairait pas, moi oui.
Alors ça reste très cosmique.
Mes sentiments pour lui sont vastes, grands, énormes.
Aussi longtemps qu’il veut, je n’attend pas de ses nouvelles, je sais qu’il est là et que quoi qu’il arrive il le restera.
De l’amitié à l’état pur.
Parfois sa peau me manque même si je ne la connais pas très bien.
Parfois je lui prends la main ou l’épaule, comme un frangin.
C’est la que la dimension cosmique prend son envol.
Un regard, un geste, il sait.
Même si souvent il ne sait pas quoi dire ou comment le dire.
Je rêvais de ça.
Avec quelqu’un de disponible, quelqu’un qui ne serait pas piégé par l’Autre.
Quelqu’un avec qui je pourrais dépasser les frontières du toucher, palper, bisouter.
C’était sans compter que j’accèderais un jour à ce genre de relation.
C’était sans compter que des sentiments beaucoup plus passionnés se développeraient.
C’était sans compter que les affinités pourraient se modifier.
C’était sans compter qu’un jour, l’Autre pointerait son nez et viendrait tout gâcher.
Je suis parfois infidèle à mes propres idéaux.
Trop souvent je manque de jalousie et de possessivité et me réjouis du bonheur de l’Autre.
Et même de l’Autre Autre.
Tu te prends pour un messie Missy’V ?
Où est ta cruauté humaine ?
Elle se retourne contre toi, toi seule.
Tu sais que si tu ne souris pas, le Monde te tourne le dos.
Et tu l’engueules ce Monde.
Et tu demandes qu’on te laisse tranquille maintenant, avec ta tristesse incomprise, ton trop plein d’amour et ton addiction qui te bouffe.
Et Toi, quand j’essaie de te lâcher un peu, tu me reviens.
Diable, que veux-tu ?
Penses-tu qu’un jour je pourrai briser tout ça d’un geste magique ?
Tu disais avoir peur de l’accrochage.
N’aies pas peur, c’est déjà tout fondu, ton coeur dans mon corps et vice-versa.
C’est déjà tout mélangé dedans à l’intérieur de mon intérieur, mon âme.
Tu le sais et tu n’angoisses plus parce que je te le dis en souriant.
J’angoisse pour deux, tu m’avais prévenu, j’ai vendu mon âme au Diable.
Le Diable, c’est Toi.
On se ressemble tellement.
Je t’ai dit que je n’avais pas peur de Toi.
De moi, sûrement.
De ma sauvagerie et cette putain d’honnêteté qui te fait parfois frémir.
Tu as voulu tester et tu as été surpris.
J’ai peur de la foule, du désert, du soleil, du gris, de l’odeur du shit, des autoroutes, de la voiture, des rues sans fin, des magasins, de ne pas dormir, de ne pas me réveiller, de m’étouffer...
Mais pas de Toi, quelques soient tes jeux et promesses, si j’y réagis en souriant, c’est parce que le défi est tentant.
La tentation est trop forte.
Ah ! A vrai dire, tu es un peu fatigué ?
C’est dommage… pour Toi ! T’ai-je dit.
Oui, c’est bien dit... As-tu rétorqué, avec un demi-sourire, et je t’ai chevauché.
Tu n’y échapperas pas, quelque soit le statut que tu me donnes, je te veux en moi.
Ca fait rien, c’est juste quelques coups à droite et à gauche.
Demain, je te laisserai tranquille comme tu l’étais hier.
Faut pas jouer à ça, je ne joue pas.
Si je joue, je gagne.
Et si je gagne, je suis perdante.
Je n’ai pas peur de m’accrocher parce qu’au moment ou tu as ressenti cette angoisse, je l’étais déjà.
Accrochée.
Je ne sais pas comment je vais faire pour décrocher.
Je ne sais pas comment je vais y arriver.
Je ne sais pas si je vais y arriver.
Je te promets juste de ne pas t’y mêler.
C’est moi contre moi.
Ce que je peux contre ce que je veux.
Ce qui m’était interdit et que j’ai franchi.
Je rêvais de ça.
J’en rêve encore.
J’en rêve toujours.
Si je te vois encore en chair et en os, je ne pourrai pas m’empêcher de t’attraper, comme dans un rêve.
Et je te relâcherai au réveil.
C’est pour ça que je ne dors plus.
Parce qu’au réveil, je dois te laisser.
Alors, je ne dors pas.
De quoi as-tu peur ?
Tu vois bien que je n’ai aucune cruauté en moi.
Que le temps voulu, je te laisserai voler où tu voudras.
Quoique tu me diras, j’avalerai la pilule.
J’ai promis que tu ne devais pas angoisser.
J’ai besoin de m’attacher à Toi.
Je saurai défaire doucement les chaînes sans que tu t’en aperçoives.
Je sais que ça ne peut nous mener que là.
Parce que notre relation est privilégiée mais déterminée dans le temps.
Le temps passe, pas Toi.
Il suffira de me le dire parce que je ne le verrai pas.
N’aie pas peur, mon rêve s’arrêtera.
Tu n’y peux rien si mon LSD c’est Toi.
Tu n’es pas responsable de mon addiction à Toi.
Demain, je tente un autre médoc parce que je décrépis.
Doc Psy me voit périr.
Des deuils, j’en ai ma dose.
De la culpabilité empli ma tête et mon coeur.
Et je pleure et je pleure et je pleure.
Je voudrais tant que tu me prennes dans tes bras.
Les bras de la tendresse.
Ceux qui n’engagent à rien et qui font tant de bien.
Si ça ne fonctionne pas et si je ne me relève pas, je rejoindrai le Monde Etrange une fois encore.
L’été est une saison bizarre pour moi, celle ou je dois me faire enfermer.
Prends-moi un peu dans tes bras, juste quelques minutes, quelques fois et je dormirai.
Ca ressemble à du chantage affectif mais c’est juste un rêve.
Celui que je fais quand je dors.
Et je ne dors plus.
Prends moi dans tes bras.
Je n’ai pas envie de retourner dans le Monde Etrange.
Je suis censée partir en vacances cet été.
Dis moi que tu seras là, en mots écrits, en pensées ou en poussières d’ange endiablé et je rêverai au bord de mer, je dormirai à la belle étoile, en pensant à Ton regard.
J'ai rêvé de ça.
Comme d'habitude je n'ai pas tout compris, mais je voulais juste te dire que je trouve ça très bien que tu sois pas victime de possessivité et que tu saches encore te réjouir du bonheur de l'autre... ça veut dire que t'es pas encore une vieille aigrie ;-)
Je t'embrasse fort :-*
Rédigé par : Ali Baba | mardi 05 juin 2007 à 07h57
Tu écris bien. Parce que ça sonne juste et que ça touche là où la blessure se réveille, ça touche ce goût de déjà vu, déjà senti. Cette douleur sournoise, tapie dans l'ombre et qui surgit d'un coup, une chanson, un regard croisé, une image.. Ou qui ne se cache plus.. douleur vivante qui gigotte et s'acharne à l'intérieur.. "Sois sage ô ma douleur et tiens toi plus tranquille" Comment il faisait Baudelaire pour la tenir tranquille ? Ecrire écrire, des mots, des émotions qu'on laisse échapper car trop de pression.. Cette impression de marmite à couvercle, cette impression d'être au bord.. L'amour passion quelle aventure, quel piège, quelles promesses, quelle dérive, quel reveil de tous les sens.. Toi tout de suite maintenant toujours à jamais fort éperdument absolument.. je lis tes mots et je sens cette sensation en moi, depuis toujours et pour longtemps encore.. l'amour passion, celui qui brûle dévore et réchauffe et nous laisse exangue.. Comment on en sort ? Je me suis mariée, avec un chic type tranquille, mais j'ai goûté au feu et j'y ai pris goût.. Comme toi je n'ai pas peur du feu, je le traverse, guerrière, amazone, gagnante et triomphante.. et lui prend et prend, quand il veut.. pourquoi pas ? Tant d'énergie, de souffle, de passion offerte .. qui refuserait cela ? Ceux qui ont peur de ces femmes absolues et généreuses, vivantes et amoureuses.. C'est le prix à payer miss mais je ne te vois pas dans un petit bonheur tranquille, pas encore... même si je te le souhaite car il y a de la douceur à prendre et à donner et derrière le feu il y a les braises .. toujours prêtes à flamber. Ce serait si bon si on ne souffrait pas tant. Faut croire qu'on est attirée par ces hommes de feu aussi, ces hommes dangereux qui nous enflamment de leurs mystères, leurs silences, leurs possibles.. Rêver de les apprivoiser, les chevaucher, les séduire à jamais et les garder.. C'est nous mêmes qui empêchons cela, c'est ce feu qui brûle en nous qui nous consume et c'est celui là même qui nous tient en vie. Et c'est bien. Pulsion de vie, pulsion d'amour, plus fort que la mort. Tu es forte dedans pour affronter cela , même dans les larmes et les espoirs. Tu vibres. Tu es vivante.
Rédigé par : nette | mardi 05 juin 2007 à 10h00
Ali Baba: Pas tout compris ? J'ai encore trop "codé" ?
Pas encore si vieille, et pas aigrie, ça non plus ;-) bien que pouvoir se réjouir du bonheur de l'autre autre, je me demande si c'est sain ou si il me manque un gros grain, des fois...
Bises mon grand :-*
Nette: Tu complètes parfaitement mes pensées.
Est-ce que ton amour passion est partagé au même moment qu'avec le chic type tranquille si je puis me permettre de demander ?
Comment faisait Baudelaire pour tenir la douleur tranquille, j'aimerais savoir aussi.
Lui tout de suite maintenant toujours à jamais fort éperdument absolument... c'est tout à fait ça^^
Ca fait du bien de se savoir comprise, merci :-)
Rédigé par : Missy'V | mercredi 06 juin 2007 à 23h30
Ben non justement.. Et c'est tout le drame de ma vie et le bonheur aussi.. Le chic type tranquille et droit, sage et sécurisant, honnête et solide (prof de philo capricorme ascendant capricorne pour tout te dire).... je l'aimais et l'aime toujours mais je l'ai quitté il y a 4 ans.
Parce que le feu, l'amour, la passion, les vertiges , les tourbillons, les vibrations.. se sentir vivante entière aimée aimante amante .. tout ça j'ai goûté et adoré .. exit le tranquille mari et depuis du chagrin qui me colle partout parce que comme toutes les femmes j'aime aussi la sécurité - affective, financière, familiale, sociale.
Mais l'amour me ronge et me nourrit.
J'aime ça être amoureuse. Ca me justifie. Mais l'homme ne tient pas tellement la route longtemps avec la passion. Ca lui fait peur, ça le dévore, ça le brûle , ça l'éloigne du cocoon féminin, maternel et tendre (même si l'un n'empêche pas l'autre).
Tendresse et passion loin de s'opposer se complètent, rythment nos rencontres.. mais lui, l'autre, le différent n'ose pas
"Je m'élance et puis je recule devant une phrase inutile qui briserait l'instant fragile d'une rencontre,..je lui dirai(s) (?) les mots bleus.."
Ah ces mots bleus que toutes les femmes attendent. Et ils en disent des roses, pensant nous attendrir, nous séduire.. Miais moi je suis en guerre - comme toi me semble -t'il - contre la fadeur. Fini le rose ou le bleu layette.. je veux du bleu profond, du rouge de l'orange..
Mais rares sont ceux qui affrontent ce genre de femme car elles leur font peur. M'en fous. Tant pis pour eux . Et celui qui ose, je ne deviens pas mante religieuse mais je l'aime. Avec mes tripes.
As-tu lu ce grand classique sur la passion. Si bien écrit, si terrible (au sens anglais du terme). "Belle du seigneur" de Cohen ? Brrrr.. et pourtant..
Rédigé par : nette | jeudi 07 juin 2007 à 10h32
Nette: Tu l'as quitté parce que la passion ne vous animait pas/plus ? J'accepterai que tu ne veuilles pas répondre à mes questions curieuses.
Les guerrières font peur, guerrières du quotidien, des habitudes et de la fadeur, comme tu dis.
Et pourtant... l'orange, rien de plus beau :-)
La passion n'est tellement pas synonyme de possessivité ni de brutalité.
Moi non plus je ne deviens pas mante religieuse, je suis jsute prête à tout pour aimer du mieux que je peux avec tout mon coeur et tout mon corps.
Dommage pour eux.
Pour nous aussi, parfois.
Non, je n'ai pas eu l'occasion de lire "Belle du seigneur" mais je prends note, j'aime tellement les bouquins qui parle de passion(s). Merci.
Rédigé par : Missy'V | samedi 09 juin 2007 à 20h24
Ca ne me dérange pas d'en parler. Surtout avec toi, femme passionnée qui comprend cette ferveur, cet appétit.. Je l'ai quitté parce que malgré un amour profond et éternel.. nous n'avions pas le même appétit de la vie, la même vision..
Il aime écrire des articles j'aime danser, il aime la solitude j'aime les gens, il aime le calme j'aime le calme vivant.. il est politiquement correct - disent mes amis- et moi pas .. il est trop sage je suis trop passionnée et je m'ennuyais de ferveur, de câlins, d'étreintes, de folies parfois, d'absolu..
Même si moi aussi j'aime la tendresse, la douceur, la tranquillité amoureuse mais... intense..
L'amour au quotidien, c'est difficile je trouve.. Alors quand j'ai rencontré cet homme qui dansait, qui bougeait, qui souriait, qui vivait.. j'ai quitté mon amour paisible pour une passion torride.. Je ne mourrai pas idiote car j'ai connu l'amour renversant qui décoiffe et qui brûle la peau, le plaisir, le désir, la passion..
Pourtant,pas facile de me passer de lui, le frère,l'ami,le mari - je l'avais épousé celui-là - et nous ne sommes toujours pas divorcés.. depuis 4 ans. Ni lui ni moi on n'en parle. Silence respectueux de cette belle histoire, silence convenu, tacitement pour ne rien casser de ce qui reste encore - et pour toujours.. J'aurais toujours mal - parce que je voulais cela avec lui Lui.. Je l'aime encore et je ne guéris pas. Chagrin d'amour éternel et lanscinant. J'ai connu l'amour. J'ai connu la passion. Et puis quoi maintenant, quel entre deux? Quel compromis? Quelle(s) découverte(s) ?
Je suis neuve chaque fois. Tu dois connaître ce sentiment aussi toi, miss, ce sentiment de nouveauté, de découverte, d'être intense, une, absolue, encore et toujours face à l'amour..
Et pour cela cette fois ci je t'embrasse.
Rédigé par : nette | lundi 11 juin 2007 à 12h25
Nette: Le calme vivant, quelle belle expression :-)
Difficile quand tout nous oppose, même avec un amour profond et éternel.
Comment et avec qui sont condamnés à vivre les passionnés ?
J'ai fait un lapsus de lecture "je suis veuve à chaque fois" - avais-je lu.
C'est peut-être un peu comme ça que je le ressens, avant chaque découverte, je meurs puis je renais.
Veuve puis neuve.
Une lettre change du tout au tout.
Je connais bien ce sentiment intense et je pense que c'est une espèce de drogue à laquelle je suis complètement accro.
D'ou la douleur entre 2 nouveautés.
Comment vivre avec tout cet amour et cette passion sans la partager ?
Garde cette belle histoire en toi, en vous, même si j'espère de tout coeur que tu pourras trouver quelqu'un pour exploser en rouge, bleu intense et fruit de la passion.
Merci Nette d'etre là.
Rédigé par : Missy'V | samedi 16 juin 2007 à 16h43