Fini les vacances.Tous ces siècles Ces quelques jours sont passés à la vitesse de la lumière, parfois.
Parce que c'était full of sun, deep blue sea, nice people (du moins les Croates parce que les touristes, bonjour !) mais j'ai eu chaud, ma parole, surtout le jour ou le Jugo (comprendre le Sirocco) a soufflé, il faisait encore 38° à 23h00 et la chambre ressemblait plus à un sauna qu'autre chose.
J'ai du nager dans les draps parce qu'on m'avait mise dans une chambre 3 personnes, bien que je ne sois pas (encore) reconnue ni schizophrène ni Fat Mama from the USA.
Pas d'air climatisé, juste comme un énorme soufflant bien chaud de sèche-cheveux venant du ciel et quelque chose comme 92% d'humidité dans l'air.
Heureusement que l'eau du robinet est potable partout là-bas sinon j'aurais dépensé tous mes sous à boire de la flotte.
Des excursions, des visites, de la marche, du bateau, du farniente et une grosse engueulade avec ma Maman.
Si lourde (l'engueulade) que j'ai eu envie de rentrer chez moi fissa.
Après, j'ai fermé ma gueule même si certaines choses sont restées en travers de ma gorge parce que j'ai pas réussi à fermer mes oreilles et à m'en tamponner de ce qu'elle pense/dit parfois.
Avec ma mère, quel que soit l'âge que j'ai réellement, j'ai 10 ans, comme dirait Souchon.
10 ans avec mes souvenirs, ceux ou j'avais réellement 10 ans et que je partais en vacances avec mes parents, ça fait un fameux bon en arrière dans la tête.
Une espèce de nostalgie, pire, une prise de conscience que le temps passe, que les choses ne seront plus jamais pareilles (Dieu merci - je sais, c'est contradictoire), qu'elles restent les mêmes sur certains plans malgré le temps qui passe, qu'un jour elle ne sera plus, je ne serai plus, et la question existencielle revient de plus belle le soir quand t'es toute seule: quel est le sens de la vie ?
Quand t'as vécu en couple et qu'ensuite, tu reprends une vie de célibataire de solitaire et que tu pars en vacances avec ta mère, t'as l'impression ou de retomber en enfance ou de prendre 40 ans dans la gueule.
Maman est (toujours) là pour te surveiller, te conseiller, te booster, te donner des ordres, t'engueuler... bref, te ramener au stade d'enfant.
D'un autre coté, c'est aussi la copine - style 2 veuves du 3ème âge qui partent ensemble pour casser routine et solitude - à qui tu causes, qui te cause, que tu ris avec, que tu dis des choses et que ça rentre pas dans l'oreille d'une sourde mais bien de ta mère, oui, toujours elle.
Quelque part, y a pas de changement, à part les années qui ont passé.
Maman reste ma mère mais je n'ai plus l'âge de supporter sa vision de mère à mon égard.
Bref, je le savais d'avance mais le vivre, c'est encore autre chose.
Ca ramène à la surface toutes les blessures d'enfance mais d'adulte aussi, et tous ces deuils faits ou à faire.
C'est presqu'un pélerinage, bien que je n'en aie encore jamais fait un, j'ai l'impression que ça y ressemble.
Trop de questions, de pression, de drôles de sensations, d'attention(s) sans affection autre que celle d'une maman, et encore... reste une drôle d'impression de passer à côté de sa propre vie, du moins celle qu'on avait imaginée.
La majorité des gens sont là en couple, avec ou sans leurs enfants et toi, t'es là avec... ta mère.
Envoyant, toutes les 2, des nouvelles au paternel.
Vu de cet angle là, ça ne ressemble pas à des vacances à proprement parlé.
Impossible de lâcher vraiment prise et de te laisser aller.
Et ces visistes guidées de monastères, églises et tutti quanti, ça m'a saoulé.
Même si j'aime bien apprendre, si l'histoire m'intéresse, si les peintures et l'architecture m'impressionnent, trop is te veel, ça je t'assure.
J'ai préféré passer plus de temps à l'eau, sous comme dessus, que de me nettoyer le cerveau à coup d'images bibliques.
Et mon dos m'a fait souffrir, misère !
Et il continue, le salaud.
Rester assise sur une chaise, d'ordi ou autre, est devenue une torture sans nom.
Dans les aéroports, dans l'avion, dans les resto, sur une terrasse... tout devenait franchement très désagréable avec cette douleur lancinante qui traverse mon vertical.
Le repos se trouvait dans l'eau ou dessus, allongée sur un matelas pneumatique.
Et maintenant revenue, la douleur n'est pas restée là-bas.
Non, elle ne me quitte pas, elle s'accroche et y a même plus d'eau pour faire une pause.
Le TomorrowLand, ce sera d'ailleurs pour une autre fois.
Les gens ayant décidé de laisser tous les pass 2 jours et ne pas en laisser pour une journée, je ne me suis pas du tout sentie capable de sauter sur de la djimboum des heures durant et de dormir à même le sol dans une tente trempée.
C'est décidément pas l'année des Festivals pour moi.
Puis y a aussi eu la distance un peu plus grande avec monsieur Sunshine.
Plus je prends des distances physiques, moins je me sens loin.
Le manque reste le même et le contact qu'il garde avec moi est trop f(l)ou pour que je puisse prendre des distances réelles.
On s'est attaché l'un à l'autre d'une manière étrange.
Moi tendrement et affectueusement, lui je l'ignore mais quand j'essaie de décrocher (comme une vraie tox), il se rapproche et me rappelle qu'il existe même si je suis à des galaxies de ne pas penser à lui.
Ca me fait peur ces sentiments, ça me fait peur cet attachement.
Parce que quand il coupera le fil qui nous relie, je tomberai.
C'est étrange comme la douleur ressort des fleurs du chemin.
Je devrais mettre des photos des eaux bleues et limpides, raconter la terrible histoire de ce pays, te montrer les îles et les paradis, les remparts et les dégâts de la guerre mais j'ai mal au dos, assise là à panser mon coeur et me tenir la tête...
Bonjour Miss bronze.
Je n'ai pas écrit bronzée, j'ai écrit bronze. La miss qui résonne quand on tape.
Quoi? Je ne tape pas assez fort, et pour cela je n'entends rien? Que tu crois, Miss, j'entends tout, et si je suis sourd je n'en suis pas moins gourd, vu le froid.
J'ai bien regardé la videau, vidéau, j'ai bien tout lu tout relu. Ainsi moi aussi je vais pourvoir raconter que je suis été à Hsrkzwxkoatie, faire le malin. AQue ce n'est pas vrai mais tant pis, j'étais prélassé dans des plages que la morale réprouve.
Ne cherche pas, j'écris morale seulement pour que tu raisonnes et dans le vide, car rien ne justifie que j'écrive de telles menteries. Mes plages étaient certifiées conforme par l'église catholique, le grand rabbin du coin, et le mollah molo.
Je t'écris aussi pour t'avouer que le temps ne sont pas très commentataires en ce moment. Personne n'est venu chez toi depuis ton retour, alors j'ai donné signe de vie, mais je tente de moins commenter, pour mieux lire et relire, ceux chez qui j'aime aller, et pour mieux penser à mes billets de moi que je laisse traîner trop. Personne ne lit, raison de plus pour continuer.
Si l'autre jour, j'ai eu 450 visiteurs d'un coup chez Theolone, à ma grande frayeur. Le 27 juillet. Damned. Juste parce que dans un lointain billet le moine m'avait parlé de la couleur du cheval blanc de Zorro. Et tu sais quoi? Julien Chose de question pour un chamnul, a demandé quel était le nom du cheval blanc de Zorro. Tout le monde a goglé, et s'est jeté sur mon pauvre moine qui maintenant fait la gueule.
Mais tu as raison de bailler. Je voulais juste rappeler que je te lis et que si je ne dis rien je n'en pense pas moins. Et ne t'inquiète pas pour ta maman: comme elles sont toutes, elles ne dépassent pas l'âge de dix ans pour leurs enfants. Même si elles prétendent le contraire. C'est pourquoi je l'aime quand même, ma mère, même si elle me rajeunit trop à mon goût, même si elle est morte depuis longtemps, chaque fois que j'y pense, j'ai dix ans, et tartageule à la récré.
C'est plus rigolo de nager dans les rochers et de remonter avec des bleus.
Rédigé par : andrem | lundi 30 juillet 2007 à 18h28
Ah, donc tout va bien, alors!
(Ah, que je suis bête, des fois!)
Bon retour (quand même)!
J'ai retenu de ton texte que partir en vacances avec sa mère, c'est pas recommandé. J'en avais déjà une certaine intuition, cela dit.
Pas de festival cet été pour toi, mais tu as une affiche sur ton blog pour "I Love Techno", en novembre, chez les Flanders (? bizarre, ils sont plus images bibliques que techno, les Flanders).
(tiens justement un bon moyen de sourire: Les Simpsons, le film)
Je me demande si je suis parti au boulot avec toute ma tête, aujourd'hui...
Rédigé par : mathieu | mardi 31 juillet 2007 à 15h02
Andrem: C'est la 3ème médaille. Hein ?
Tu ne crois pas si bien dire.
Le premier jour, je m'ai fait un gros bleu.
J'ai pris un morceau de pastèque à un pêcheur qui passait en bateau (faut pas chercher), et j'ai glissé dedans l'O, entre les rochers (la morale veut que je ne cite point "derrière les Rochers), ma pastèque était plus salée que le cochon du melon.
Ca devait être rigolo à voir, moins à "boire".
Comment j'étais pas là pour le cheval du grand Z, t'as pu vu un drapeau Croate dedans les 450 ?
Elle me fait chier.
Je l'aime.
Celle qui l'a dit aussi, c'est moi.
Foi de mollah ;-)
Mathieu: Tout va, oui. (on va oublier le bien et le mal hein, c'est trop religieux pour moi :-) ).
Merci, le retour fut rude.
Je préfère les pastèques à l'eau salée que la tronche de mes voisins.
Attends, partir avec MA mère est une lourde affaire ;-)
Yes mais ILT, ce n'est plus en été, j'aurai peut-être une chance d'avoir un ticket cette fois.
Même si tout ce qui s'y passe n'est pas très catho^^
Les Simpsons, je me suis posé la question: ça vaut le coup ?
Tu as perdu la raison ou tu as retrouvé toute ta tête ?
Rédigé par : Missy'V | mercredi 01 août 2007 à 18h50