Il est difficile de mettre au monde, de bâtir et d'ériger ses aspirations.
Il est difficile de mettre à mort ce à quoi on a donné vie avec passion.
Il m'aura fallu 9 années pour en arriver ou j'en étais, 3 mois et demi pour me décider à appuyer sur le bouton et 1 seconde pour que celui-ci efface tout.
Ca m'a fait l'effet d'une double piqûre de rappel, sans vilain jeu de mots, celle de la tuerie de mes 2-2.
Pfuiiit et... plus rien.
Y avait de toute façon plus rien (de nouveau) depuis près de 4 mois sur mon blog passion.
Pas un dessin, pas un schéma, pas une photo, pas même un texte.
Rien, nada, gamalarouba.
Mort de chez mort, mort avant l'heure, comme eux.
Est-ce plus facile moins difficile de tourner la page quand rien, à part notre cervelle, ne peut nous faire cogiter ?
Toutes ces photos, ces trophées, c'est comme un coup de poing dans la face et un couteau dans le coeur à chaque fois que tes yeux tombent dessus.
Là, c'est tout ce vide qui me saute au visage, c'est dénudé, néant, j'ai pas l'impression que ça aide et pourtant, il faut que je tourne la page.
Autant dire le bouquin, la bibliothèque, carrément.
Si seulement je pouvais désapprendre à lire... mais un moment ou une expérience pourraient-ils jamais disparaître complètement ?
Je pense qu'ils continueraient à exister quelque part, en attendant d'être redécouverts.
Le silence aussi, bien plus que les questions.
C'est comme un signe d'indifférence simplement
et pourtant, mieux vaut mourir de sa passion que de vivre sans.
Rien ne sert à rien, je suis sûre que ce que tu sais, que l'amour que tu leur as donné, a été utile et le sera encore. Même si pour le moment ça fait juste mal.
Rédigé par : Anne | vendredi 31 août 2007 à 09h29
Anne: Ma belle, le contraire du nihilisme.
Oui, ça fait mal, très fort.
Rédigé par : Missy'V | dimanche 02 septembre 2007 à 14h35