Je suis au bord du gouffre.
Un seul pas et je tombe.
J'aurais tellement aimé que tu m'aimes.
« août 2007 | Accueil | octobre 2007 »
Je suis au bord du gouffre.
Un seul pas et je tombe.
J'aurais tellement aimé que tu m'aimes.
Rédigé à 23h25 dans Des mots et des douleurs | Lien permanent | Commentaires (17)
La belle belge, terre ou je vis actuellement, serait-elle en voie de disparition ?
On ne parle plus que de ça aux médias, à un tel point que moi qui ne suis à nouveau plus les infos, j'en entends tout de même des vertes et des pas mures.
Faut rivaliser avec la France, ça a plu aux journalistes les mois de blabla Sarko-Royal, faut faire plus grand avec un pays bien plus petit ?
Faut séparer, diviser, rivaliser ?
Finir par se taper sur la gueule ?
On y arrivera si ça continue.
Tout à l'heure, j'entendais une bonne femme, de souche francophone mais parfaitement bilingue, qui se plaignait du regard que portaient sur elle les flamands de sa commune quand on l'entendait parler en français, dixit madame.
Elle disait aussi que si les séparatistes arrivaient à leurs fins, qu'elle regagnerait la "francophonie" illico.
Je suis dubitative.
D'un coup comme ça, en quelques mois sans gouvernement réel, la dame se fait assassiner du regard quand elle parle en français ?
Bientôt les boulets vont sortir des canons dans ce cas ?
Dans moins de 3 mois, c'est la guerre civile, c'est ça ?
Je me demandais aussi pourquoi cette femme restait dans une commune, a majorité flamande, ou on est presque prêt à la brûler vive à l'entendre ?
C'est comme la femme d'un couple, mère de 3 enfants, qui a le culot de te dire:
"T'as de la chance toi, tu es seule et t'as pas de gosse."
J'y reviens parce que ça me saoule grave ce genre de discours.
Si moi je veux d'un coup de baguette magique être mariée avec 3 gosses, c'est quasi pas possible, et encore.
L'inverse, c'est par contre assez simple.
Tu divorces, tu laisses la garde de tes gosses à ton mari ou a trucmuche et t'as aussi de la chance comme moi.
Preuve que je suis de bonne foi, je n'aime pas mon quartier, pour des raisons différentes qu'une affaire de langage, ben je vais pas y rester la vie entière hein.
Non, je vais me casser d'ici dès que j'en ai les possibilités.
Je vais pas attendre de tuer mes voisins ou de me faire tuer.
Bien que je ne trouve pas ça logique que ce soit les casses couilles qui imposent leur(s) loi(s).
Puis pourquoi elle parle en français aux flamands si elle est parfaite bilingue ?
Ca moi pas comprendre non plus.
T'imagines que d'un coup, je me mets à causer lingala à Charleroi ?
On va aussi me regarder bizarre, ça j'en suis convaincue.
Et comment, en 3 mois environ, les flamands sont-ils devenus si... monstrueux ?
On fréquente pas les mêmes flamands M’dame, ça c'est certain.
Parce que les ceusses que je connais/fréquente/croise/vois, ils n'ont pas changé à ce niveau.
Et les francophones que je connais non plus d'ailleurs.
Parce que quand t'écoutes t'entends les médias francophones, ce sont les flamands qui sont méchants.
Et je suppose que c'est l'inverse si tu entends les médias flamands.
Puis y avait un gars qui se plaignait parce que tout est en 3 langues ici et que c’est le seul pays AU MONDE ou c'est comme ça et que ça coûte des fortunes, dixit le monsieur.
Ben mon pote, t'as jamais voyagé ma parole !
La belle belge n'est pas unique en son genre niveau linguistique.
Ca pose un prob pour les notices médicamenteuses, tout en 3 langues alors qu'ailleurs c'est dans une langue unique, qu'il disait.
Je vais pas comparer ça à la Croatie ou même les cartes de resto sont en 4-5 langues mais à la Grèce par exemple parce que j'ai expérimenté la chose.
Là-bas, cher Monsieur, les notices de médocs, tu dirais un mode d'emploi coréen pour une nouvelle téloche tellement c'est épais.
Si, c'est en 36 langues à peu près.
Encore un peu et c'est aussi écrit en latin.
Si ici c'est écrit petit avec nos 3 langues, là-bas, c'est illisible si t'es pas myope (si, le myope voit très très bien de très très près).
Plus seule au monde la Belgique.
T'as même pas été en Suisse d’abord.
Ca ne date pas de maintenant le certain non-sens, c'est même universel.
Moi je vis sur la planète Terre, et les ricains sur la planète Earth.
Si je suis déjà allée en vacances en Croatie ? Non jamais.
Cette année j'étais dans le coin pourtant, Hrvatska.
C'est ridicule de traduire des noms de pays, de villes, de rues etc... dans toutes les langues.
Je vis sur Terre, en Belgique, België.
Belgium.
Belgica.
Puis tu vas direction Mons. Ou Bergen, ça dépend d'ou tu viens.
Et à Charleroi, tout devient simple, en n'importe quelle langue, c'est Charleroi.
Avec tous les accents, toutes les couleurs de peau, on s'en fout, c'est pareil.
Mais c'est vrai que si tu retournes sur Bruxelles et que tu cherches l'avenue des Paradisiers, tu vas devoir aussi penser à chercher du coté de la Paradijsvogelslaan, et je te parle pas des squares, places, etc.
Et alors ?
Mon nom c'est de au delà du ruisseau d’abord, si tu veux savoir.
Ben oui, tant qu'on y est, autant traduire les noms de famille, les prénoms aussi.
C'est pour ça qu'on prend des pseudos sur le net, ça simplifie.
Promis que ce blog ne deviendra jamais une sorte de Pathfinder du pays de Bush même si parfois je radote des mots dans la langue de Shakespeare.
Simplifions les choses: la Belgique reste la Bel(le)gique, avec toutes ses provinces multilingues/couleurs, ses frites et ses moules, sa belle blonde de Hoegaarden et sa bonne brune de Chimay, ses terrils noirs et sa mer grise.
Et que ceux qui ne se plaisent pas ici, en Bel(le)gique, aillent ailleurs.
On va pas changer tous les noms de rues/d'avenues, tous les panneaux d'autoroutes, toutes les notices de médocs, tous les brols publicitaires, tous les drapeaux, tous les feux de signalisation (ah ben non, ça c'est le même) parce que certains belliqueux veulent le pouvoir unique.
Quand j'en ai eu marre de vivre avec ex-il, je me suis barrée, j'ai pas cassé les murs de notre maison, je l'ai pas mis dehors non plus, je me suis simplement CASSEE de là. Partie, ailleurs.
Donc si tu te plais pas ici, en Bel(le)gique, ben tu vas ailleurs au lieu de changer les frontières, les langues, ou les gens de place.
Et merde, on n'est pas des pions sur un jeu de l'oie hein (encore celle-là) !
Déjà que t'as tout perturbé nos ptits vieux avec la monnaie unique, le bel €uro, tu vas pas leur faire avoir une attaque cardiaque en changeant leur nationalité maintenant ?
Puis ça rime à quoi, toi O Belgique, qu'est (qu’était ?) pour l'Europe ?
Parce qu’avec ou sans toi, Gouvernement, ça continue de tourner tsé !
Tout le monde y continue à boulotter/aller a l'école/chômer/glander/crever (biffer la mention inutile), tout le monde y continue à bouffer/chier/pisser (rien à biffer), tout le monde y continue a gagner pas assez et payer trop cher (pas de mention inutile) alors trop is te veel, ça ressemble à une mauvaise blague belge là !
De toute façon, mère Nature a tout prévu depuis que t'as décidé d'enclencher la machine de guerre contre elle.
Demain, je vivrai pas loin de la mer sans déménager et ceux qui seront plus au nord devront savoir nager... (si tu veux comprendre de quoi je cause, tu peux cliquer ici).
Allé, sur ce, bonne fête à ceusses qui veulent.
Rédigé à 01h21 dans Crocus & mouche cousue, Machine ronde et insolite, Pomme fendue & belgitude | Lien permanent | Commentaires (12)
C'est la seule plume d'oie que j'ai trouvé dans les immondices d'à coté.
Pour l'échelle, disons qu'elle est longue comme la phalange de mon petit doigt et que je ne sais pas encore qu'est-ce que je dois tremper dans l'encre, quelqu'un peut me dire ?
Et en moins de 24 heures et sans que je ne puisse faire mon travail artistique, les choses ont encore changé ici bas, je devrais mettre une muselière à ma Toutoune.
Si, c'est les voisins qui l'ont dit écrit.
Noir sur blanc.
Et sans plume d'oie.
Je suis en retard pour le Groupe, je vais retarder FdP's wife dans son travail d'harcèlement.
Pas bien ça Missy'V, pas bien...
Rédigé à 17h11 dans Clichés & négatifs | Lien permanent | Commentaires (4)
Hier, pendant ma promenade avec Toutoune, j'ai vu l'oeuvre d'art, qui était installée dans le parc, toute taggée, la pelouse remplie de saletés, le parking infestés de tarés.
Même qui en a un qui a réussi à abîmer les trucs en beton, là ou on gare sa bagnole, tu sais ?
Belle grosse peugeot, comme neuve, plaque française.
Le gars me dit un truc que je ne pige pas, genre drague très bas niveau, j'ignore et je continue à observer les dentellières.
Vient l'habituelle grossièreté du mec frustré, celui-ci se parquait, en marche avant pourtant et alors qu'il gromelait encore entre ses dents de mon indifférence, j'entends un scrrtch crrrrrrrrrr crunnnnncrrrr un peu violent.
Et hop, brole en beton un peu cassé. Et sa voiture aussi.
Ben ouais, au lieu d'agacer les gens et de les insulter, t'as regarder devant toi Ducon.
J'ai bien rigolé sous ma cagoule.
Ouais, Michael Youn il a chanté "fous ta cagoule" rien que pour des moments comme ça.
Ceux ou si tu as en plus le toupet de rire, tu vas te faire arracher la machoire.
Mais les gens n'ont que ça à foutre, détériorer l'environnement, ou quoi ?
Arrivée devant chez moi, allée remplie de crasses.
Du Mac Do, des journaux des voisins, des mégots et ça recommence.
Ca ne s'est jamais vraiment calmé avec FdP et sa femme sauf que je n'ai plus pipé un mot depuis des lustres.
Juste une dernière fois pour dire que j'allais lui faire une tête au carré puisque l'agent de quartier n'est jamais venu pour tenter de régler cette histoire là mais j'avais pas eu besoin, mon chien l'avait calmé.
Je pense que les crises de FdP's wife reviennent tous les 4 mois, maximum.
Chaque lundi depuis un peu plus d'un an, je pars de chez moi à 17h pile pour aller au Groupe.
Et j'en reviens à 21h15, 22h37, 24h28, 2h46 du mat' ou même plus tard.
Mais elle sait quand je pars hein.
Et quand je reviens, il n'y a plus pas à nouveau des détritus dans ma boîte aux lettres mais les saletés de l'allée sont étrangement stockées juste à la limite de chez moi.
Je ne dis rien, je ramasse ou je marche dedans la plupart du temps car souvent, ils en ont marre avant moi que je n'aie plus aucune réaction et que je laisse tout merdoyer là.
Le proprio a essayé de me joindre quelques fois, me demandant de nettoyer l'allée commune, mais il n'a qu'a le faire par recommandé postal comme ça je pourrai lui répondre honnêtement et lui rappeler tout ce qui ne va pas (et n'a jamais été), lui remémorer aussi qu'il refuse de me rendre la caution si je déménage, mais... il n'est pas pour la paix des ménages lui.
Bref, quand c'est à moi qu'on en veut, je m'en fous.
Mais ce matin, y avait à nouveau des objets insolites dans le chenil de ma Toutoune.
Elle n'y reste que 3 fois 3 min'20 à tout casser par jour mais ça m'ééééénerve sévère.
Tu me diras, au lieu de poireauter à coté d'elle, j'ai un truc à faire: ramasser les ordures sur son territoire à elle toute seule.
Au menu en ce jour du Seigneur: nombreuses feuilles de papier journal chiffoné, une tablette de médicaments vide, quelques cachets (sont-ce ceux de la tablette ?), x papiers de big-scrunch venant du Do, le contenu du cendrier journalier, quelques mouchoirs remplis de morve (j'imagine que c'est celle de leur lardon) et du verre brisé.
La Toune a la facheuse habitude de devoir faire pipi en pleine nuit mais c'est pas grave, je ne dors pas.
C'est juste chiant quand t'es crevée, en vêtements de nuit et qu'il drache des cordes.
Et cette nuit, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, je ne poireauterai pas à coté d'elle pendant ce court moment.
Je vais m'exercer un peu au collage.
J'aime bien les trucs créatifs et artistiques, puis j'ai que ça à foutre hein, la nuit quand mon chien fait pipi.
Non, pas plaquer plein de bouts de clope sur leur fenêtre, ça c'est abuser dis.
Plic ploc, un mégot à droite, un à gauche, super-glu dessous pour être sure que c'est pas le vent qui les déplace chez moi, j'me demande si ça donnera bien ?
Bah, ça partira aussi, mais pas avec son balai, faudra qu'elle baisse son gros cul pour les ramasser.
Et si Proprio ne me rend pas ma caution parce que je détériore l'allée ?
Ben je m'en fous aussi, je suis déjà prévenue que je ne la récupérerai pas alors autant que mes sous soient utiles pour refaire cette allée de merde, dont le ciment des joints entre les dalles craint un max.
Y a même de l'herbe dans les craquelures du beton maintenant tellement c'est rustique.
Reste plus qu'à lancer des graines et je l'aurai mon jardin demi-jardin demi-jardin ravagé.
Rédigé à 22h27 dans Crocus & mouche cousue | Lien permanent | Commentaires (3)
Sans le vouloir hein, me faire sauter la casserole.
Ou c’était un acte manqué.
Ceci dit, ça reste une solution de suicide sans douleur/de meurtre parfait.
J'ai faim, je crève carrément la dalle.
En même temps, comme j'ai encore glandé pendant des heures, je me grouille pour ranger, nettoyer, changer les draps de lit etc... Parce que j'ai pas envie d'y passer la nuit.
Puis j'ai pas envie de bouffer avec des poussières partout sur moi donc je file sous la douche, ce qui augmente mon appétit.
Entre le déshabillage et le remontage dans la salle de bain, je descends pour préparer la gamelle de ma Toutoune et... je trouve que ça pue la cigarette chez moi.
Normal, je fume comme une cheminée.
Et ça me dérange. Les 2.
La puanteur et le fumage intempestif que je me fais subir.
Ca c'est une mauvaise méthode pour se suicider sans douleur c'te putain de cloppe.
Bref, j'ouvre la fenêtre, du mieux que je peux (si tu te rappelles comment c'est chez moi, tu visualises l'ouverture immense et l'arrivée d'air), je me fais bouillir de l'eau pour mes futures pâtes et je remonte me flanquer sous la douche.
Je redescends toute propre, complètement affamée, je croise la Toune qui fait une drôle de tête, genre zieux exorbités mais c'est normal, son heure pour manger est largement dépassée, les nouveaux voisins la perturbent un peu ces derniers temps et parfois je l'ennuie quand je passe à coté d'elle.
Je m'arrête pour me rouler une cigarette avant d'aller à la cuisine et finalement, je décide de ne pas m'en faire une car j'en ai pas vraiment envie quand j'y pense bien.
Je m'approche de la casserole, ça sent une odeur qui ne me plaît pas des masses.
Sont-ce les bougies ?
L'encens ?
Une odeur dehors ?
Je soulève le couvercle de la casserole et... l'eau ne bout toujours pas.
Et c'te casserole est froide.
En principe, je serais arrivée pile au-dessus de la cuisinière gazinière, cloppe au bec pour l'allumer en craquant une allumette.
Et paf ! Ou BOUM ! J’imagine.
Plus de pâtes, plus de casserole, plus de gazinière, plus de Missy'V.
Ou les lambeaux de peau rouge de la tronche comme une tomate ébouillantée, sans sourcils, les cheveux en l'air aspect foin cramé.
Moralité, soigner ses TOC peut TUEr !
Avant, j'aurais vérifié 5 fois si j'avais bien allumé le truc après avoir ouvert la vanne de gaz.
Ben si 5 fois, je comptais aussi beaucoup donc je sais combien de fois je vérifiais.
Puis d'abord, j'avais une peur bleue du gaz, c'était même un critère important dans mes recherches de logement.
Chauffage au gaz ? Non merci.
Cuisinière au gaz ? Non merci.
Chauffe-eau au gaz ? Non merci.
Puis j'ai plus eu le choix du tout.
C'était lutter contre ma phobie du gaz ou dormir sous le pont de la Sambre.
D'ailleurs, tout est au gaz ici. Catastrophe.
Le chauffage, le chauffe-eau, la cuisinière.
Puis les TOC, ça me tapait sur le système.
Compter, vérifier, vérifier, compter.
Me laver les mains, 5 fois.
C'est-à-dire 5 fois comme si, 5 fois comme ça, puis appuyer 5 fois sur le pousse-mousse (bonjour la quantité), refaire 5 fois par-ci, 5 fois par-là, secouer 5 fois ou par multiple de 5, essuyer 5 fois, un enfer.
5 fois l'enfer.
5 fois le temps aussi et comme je faisais ça une quarantaine de fois par jour, je passais la moitié de mon temps à me laver les mains.
Vérifier les portes, les vannes, les lumières et tutti quanti et il était temps d'aller dormir pour commencer une nouvelle journée aussi horrible le lendemain.
J'exagère à peine parce que les TOC, c'est vraiment Tartare.
Bien que j'étais consciente de l'inutilité l'imbécillité d'avoir des TOC, pas moyen de m'en dépêtrer par périodes.
Périodes similaires aux périodes de grandes angoisses.
Merci Maman et Papa les anxieux, merci d'avoir aussi marché dans mes combines.
Quand j'étais petite, j'avais une liste de questions que je posais à ma mère quand elle me mettait au lit.
Et ma mère, naturellement, me répondait, pour me rassurer.
Questions stupides, et tous les soirs, c'était la même chanson.
Même qu'un jour, j'ai pas posé les questions dans le même ordre que d'habitude et ma mère a répondu de travers.
Ca m'a traumatisée.
Genre:
"Maman, je vais faire des cauchemars cette nuit ?"
"Mais non Missy'V."
"M'an, je ne ferai pas pipi au lit ?"
"Mais non."
"Mes draps sont bien mis M'an ?"
"Oui."
"Mes cheveux sont bien mis ?"
"Mais oui."
Et un soir, quand j'ai demandé si j'allais faire pipi dans mon lit, ma mère a répondu oui.
Horreur, catastrophe ! J'allais pisser dans mon pieu et ma mère le savait !
Je me suis relevée de mon lit comme une balle, j'ai couru près de ma mère qui allait éteindre la lumière de ma chambre et je lui ai dit en pleurant:
"C'est vrai, je vais faire pipi dans mon lit ?"
Ma mère n'a plus vraiment su me rassurer à partir de ce moment là, et même si le lendemain je me suis aperçue que je n'avais pas uriné dans mes draps, j'avais tellement pleuré et lutté pour ne pas m'endormir que j'aurais presque pas pu vider ma vessie même si j'avais voulu.
Et je me suis rendu compte que ma mère ne détenait pas la vérité absolue.
Un jour une nuit, j'ai vu un reportage à la téloche.
Une ado qui souffrait de TOC.
Atroce.
La mère de la fille était complice.
La fille: "Quelle heure il est ?"
La mère: "11 heures."
La fille: "T'es sure ?"
La mère: "Oui je suis sure."
La fille: "Oui mais t'es sure ?"
La mère: "Oui je suis sure !"
La fille: "Mais t'es vraiment certaine ?"
La mère: "Oui... !"
Le temps de faire répéter tout ça à sa mère, il était 11h01 et fallait tout recommencer.
Ca m'a fait peur dis et je me suis dit qu'il fallait lutter intensivement pour pas en arriver là un jour.
Ben c'est dur à faire mais un jour on oublie, puis ça revient, faut relutter et on réoublie.
Avoir des TOC n'est pas dangereux pour la santé, avoir des TOC ne tue pas.
Par contre, s'en défaire, ça peut carrément te foutre en l'air, la preuve.
D’ailleurs quand on est TOC(qu)ée et qu'on n'effectue pas le rituel, on a l'impression qu'un malheur va nous arriver.
Et aujourd'hui, ça a bien failli être mon cas... putain de gaz casserole !
Rédigé à 23h59 dans Comment... | Lien permanent | Commentaires (8)
Ouais, je viens de me faire taxer de grande malade.
Ca ne suffisait pas que je le sois, fallait que ça soit grand.
J'ignore la raison réelle, celle qui est invoquée me semble, comment dire, débile si je puis me permettre.
Ca remonte à ce matin, je me suis levée la tête dans le cul car j'ai eu des quintes de toux toute la nuit, ça ne m'a pas permis de dormir ni même de me reposer et avec cette angine/trachéite/pharyngite, je suis un peu cassée à vrai dire, même quand j'ai dormi un peu.
Bref, j'allume mon ordi juste pour ouvrir un programme de téléchargement dont je tairai le nom, quelque fois que ce serait aussi illégal de le nommer, mon msn s'ouvre, je me mets en absence et mentionne que je vais dormir car je suis malade.
Je m'octroie 3 heures de dodo, 2 heures pour parvenir à m'endormir, tu fais le compte comme je me suis bien retapée en une heure de sommeil de merde.
Je me lève à nouveau, je me fais un café, et je m'installe devant mon ordi chéri.
Bordel, je dois trier cette putain de liste de contact parce que même ceux que je croyais qu'ils étaient intelligents pas si cons aussi malades que moi ben ils ne le sont pas.
D'abord, tout le monde sait que je suis infidèle aux messageries instantanées.
Que parfois ça me saoule pendant de longues périodes et que parfois j'y reste collée pendant des heures jours d'affilée.
Que quand j'ai pas envie de causer, je me mets en "occupée" ou je ne me connecte pas, carrément plus simple.
Et que si je me mets en statut "absent", c'est que je ne suis pas devant mon pc.
Ca me parait d'une logique assez implacable... mais bon, je me trompe souvent et je peux dire maintenant que je n'y peux rien, étant une grande malade.
Bref, y a une fenêtre de conversation, c'est P. (oué, encore un).
P., je l'ai connu via le net d'une façon un peu violente.
Avec son humour caustique, son ironie et sa capacité à claquer le bec aux gens en 10 sec", il était mal tombé.
Je n'ai pas été désagréable et je me suis demandé qu'est-ce que ce gus me voulait, pourquoi m'importuner sans raison, on ne se connaissait pas et essayer de démolir quelqu'un façon Brice de Nice (que j'adore, en passant), pour faire connaissance, c'est le monde à l'envers me concernant, j'ai été surprise mais pas désarmée.
C'est aussi une spécialité, un sport verbal dans lequel j'excelle si je veux.
C'est lui qui m'a avoué que je l'avais cassé et lui avais cloué le clapet en 2 temps 3 mouvements.
Ce n'était pas le but au départ, mais la méthode Jésus, très peu pour moi.
Puis une espèce d'amitié s'est installée.
Je dis espèce parce que finalement, ma définition de l'amitié ne colle pas avec la définition en général.
Donc on papote, on se marre, déconne, rigole et quelques mois plus tard, plus de nouvelles.
Je ne sais pas ou il habite sinon je me serais pointée chez lui car mes mails restaient sans réponse, ainsi que mes appels et mes sms.
Et un beau jour, il refait surface, m'avouant qu'il avait vécu une série noire, de maladie(s) en crash de voiture en passant par les ennuis financiers.
Je trouve dommage de ressentir le besoin de s'éloigner, voir d'ignorer carrément ses amis quand on est dans la merde, encore une fois, je n'ai pas la même notion de l'amitié puisque par définition, un ami est forcément là aussi dans les moments merdiques et redouble d'attention pour l'autre... bref, je ne changerai pas le monde.
P. est musicien et nous avons longuement parlé du sujet, il est, entre autre, guitariste et connait ma dépendance à la musique en général et mon attirance particulière pour la guitare.
Du moins, je le croyais.
A chaque fois qu'on devait se rencontrer, pas de chance s'en mêlait.
Ou c'était de son coté ou du mien.
Puis je me suis coincé un nerf dans le dos, mes muscles se sont raidis et j'ai du délaisser mon pc parce que je souffrais de rester assise devant.
Puis c'est mon oeil droit qui a fait des siennes, puis le gauche, puis les 2 en même temps.
Et à peine sortie du stade de cyclope estropiée, je me choppe c'te putain d'angine/trachéite/pharyngite qui dure...
Donc ce matin, P. m'envoie un message en mode que j'appelle fantôme.
Celui qui fait que t'es connecté mais personne ne te voit.
J'étais déjà partie dans mes plumes en laissant l'auto-message le dire lui-même.
Et à ma grande surprise, je me fais traiter de "menteuse, t'es pas dans ton pieu, je t'ai vu, t'étais là."
C'est que moi je ne t'avais pas vu mon vieux, en mode fantôme, je ne te vois pas.
Puis surtout, je suis partie dans mon lit, bordel.
N'a-t-on plus le droit d'allumer son ordi 1 minute 30 pour ouvrir un logiciel puis aller coucher/se coucher/se recoucher, bordel ?
Ce qui suivait était désagréable, en énormes caractères que quand tu lis, t'as l'impression que ta tête va exploser tellement ça crie fort aux yeux.
Le liar il est pas passé.
Et quand j'ai répondu, x heures après, of course, le "dis t'es malade ou tu causes, faut savoir ce que tu veux", il est resté bloqué entre l'angine et la trachéite.
Je peux cumuler, si si, je peux causer quand je suis malade.
Et la cerise sur le gâteau, c'est quand je lui ai dit que je me relaxais, en écoutant de la musique.
Apparemment, c'est pas compatible non plus car cette fois, je suis devenue une grande malade dixit P.
Non, son ton n'était ni humoristique, ni même taquin.
Juste le genre de ton que tu as envie d'enfermer dans une boîte à conserve tellement il pue la moquerie et le dédain.
Y a donc que moi qui me relaxe en musique ?
Y a donc que moi qui n’ai pas spécialement envie de causer quand j'écoute de la musique ?
Y a donc que moi qui peux causer et être malade en même temps ?
Et même écouter de la musique en même temps que tout ça ?
Ben dis donc, j'aurais souvent fermé ma gueule si c'était pas le cas.
C'est peut-être ça, je suis devenue multi-tâches par obligation.
Des potes comme P., des gens comme P., des proches et de l'entourage comme P., des inconnus un peu connus comme P., j'en connais à la pelle.
Petit à petit, je me retrouve un peu beaucoup seule parce que j'arrive pas plus à supporter, à tirer un trait sur ces p'tites conneries, à laisser tomber.
Enfin si, je laisse tomber mais pour de bon.
C'est là que je me dis que d'être entourée de ça ou d'être complètement seule, finalement, je vais réfléchir 2 fois à ce que je préfère dans ce que j'aime pas pourtant.
C'est là que je me dis que c'est normal que je n'arrive pas à me détacher de monsieur Sunshine, c'est le seul être que je connaisse en réel et que je côtoie un peu régulièrement depuis pile 6 mois et qui a des réactions de grand malade aussi.
Tu sais, le genre de réaction que si tu as besoin, il est là, que si tu n'as pas besoin il sait se faire silencieux, que si tu as envie de partager des trucs, il veut bien parfois les partager avec toi, que le respect il en connaît la signification, que son "comment ça va", c'est pas le comment ça va que tu es obligé de prononcer le matin à tes collègues ou à la vague connaissance que tu croises dans la rue, que la réponse que tu donnes, il s'en préoccupe même si il ne sait rien y faire non plus.
Que même si ses points de repères et ses barrières amicales sont f(l)ous, il a au moins le courage de ne pas le nier et de ne pas te traiter de grande malade en contrepartie.
Bref, j'arrive pas à m'en éloigner.
Je crois que c'est un peu la personne que j'aimerai toujours, qui restera quelque part dans mon coeur et dans ma tête, comme un parasite dans mon cerveau, un vers dans mon coeur, un virus dans tout mon être de grande malade que je suis.
Et si tu comprends pas, je t'emmerde lecteur.
Parce que sais-tu Andrem, que la qualité importe plus que la quantité ?
Que si mes statistiques sont parfois éclatantes, elles sont tristes à pleurer quand on y regarde de plus près.
Il suffirait que je mette un titre comme caca-boudin pour les faire exploser un peu plus.
Par contre, l'échange est parfois néant.
C'est l'utilité d'un blog inutile.
Le jour ou je parlerai du gouvernement belge, du dernier smart phone à la mode ou de la couleur de la culotte de la femme de FdP, y aura peut-être des choses à dire.
Mais comme je parle de ce que tout le monde s'en fout, de la folie ordinaire, de la beauté des Highlands encore jamais visités, des palpitations et des émotions d'un amour impossible, de la pureté volée par une armée d'enfoirés, de la question de savoir quel effet ça fait d'être sur(e) de soi, de distinguer le vrai du faux, de l'ambivalence de balancer entre 2 rives, ça n'attire peut être qu'un petit flic frustré qui déteste les vioques, les gosses et les animaux, tout ce dont il a besoin pour exercer son triste métier dans cette jungle de grands malades.
Et quelques autres comme toi, Andrem, que je remercie simplement.
Parce que ça fait du bien aussi de savoir que je ne paralyse pas tout le monde avec mes propos, que je ne fous pas tout le monde en pétard avec mes discours même si on ne fait pas partie du même monde, et qu'il y a d'autres personnes sur ce blog que de grands normaux qui font des recherches sur la façon de donner fin à leur vie, d'enculer leur copine ou leur chien ou aussi la meilleure façon de faire du shit ou de sniffer de la cocaïne...
Un de ces jours, je te raconterai l'histoire de la guitare, ou celle du tuyau... Si Dieu le veut.
Car je suis une grande malade, moi !
Rédigé à 22h38 dans Clichés & négatifs | Lien permanent | Commentaires (26)
La fidèle angine estivale se fait sentir (avec retard mais au rendez-vous), y a des rayons de soleil qui se reflètent sur les remparts de ma maison emmurée, y a pas de doute, l'été indien est bien là cette fois.
C'est simplement comme une peinture d'oignon(s), beau à pleurer...
Rédigé à 11h08 dans Clichés & négatifs | Lien permanent | Commentaires (9)
Dans une position ambiguë, avec des sentiments et des pensées ambivalentes.
Celle dans laquelle la société te met, au milieu d'un cocoon ou tu deviendrais presque intouchable cette fois et d'ou tu ne sortirais jamais, juste quelques bulles d'espoir, celles de victimes qui prétendent qu'il y a une vie après.
Bien sur, y en avait une avant, même pendant.
Alors après, pourquoi y en aurait pas ?
Je parle de l’abus sexuel et je parle d'une vraie vie, une ou tes nuits ne sont pas hantées par ces cauchemars et ces cochonneries que tu as faites contre ton gré ou pas.
Celles que tu as subies, mais celles aussi dont tu t'es sortie.
C'est bien facile de penser à un aveu, un procès et une justice.
Et le temps passe, y a prescription alors t'es morte pour de bon cette fois ?
Même si t'es contre la peine de mort parce que les droits de l'Homme, tu es en plein dans le pays dedans qui les adulent (juste de loin).
Parce que même si tu te dis que ce gros porc, puis l'autre aussi, puis celui qui commanditait tout ça, tu les verrais bien dans une chambre à gaz, ou sur la chaise électrique ou bien même dans une énorme urne ou tu les passerais à tabac avant de les enfumer et de les envoyer dans un ailleurs, ton ambivalence surgit.
Et même qu'on ne la comprend pas.
Comment peux-tu côtoyer un abuseur ?
Même deux je dirais.
Et plus en vérité, si tu savais, si je le savais.
Parce que c'est pas marqué sur leur front.
Non, je ne côtoie pas mes abuseurs mais j’en côtoie d’autres.
Tu dis juste:
"Et si c'était ton père l’abuseur ?"
"Je le nierais, je l'enverrais en taule, je le tuerais et..." tant d'autres réponses, celles qui ne sont pas les miennes.
"Et si c'était ton fils ? Ton enfant ?"
"Ah ben... ", le silence se fait.
Parce que les parents portés à l'échafaud, c'est de mode, mais les enfants, la chair de ta chair, le clone, celui que tu as créé toi-même, il ne peut être que parfait.
Ou c’est ton amour inconditionnel qui intervient.
Moi ça change tout, j'ai pas d'enfant, j'ai facile avec mon égoïsme.
C'est un père et un filleul.
Abuseurs.
Je les ai à l'oeil, et le bon, tous les deux.
Mais la société qui a peine à enlever ses oeillères sur les tabous du sexe, celle qui encense les enfants et crache à la gueule des adultes et parfois le contraire, les inaptes et les dégénérés, elle a bien du mal à parler de la façon de se sortir de cette horrible carcasse qu'on te fout sur le dos en plus de ce que tu as enduré: cette carcasse de victime, ce machin foutu que l'on prétend protéger de son mieux.
Et on pointe du doigt ces abuseurs, sans jamais parler du monde qui les entoure, comme si ils étaient seuls au monde à porter leurs travers.
Tu vois des documentaires sur les parents des plus grands assassins, les frères et soeurs de criminels en puissance, les enfants de pédophiles toi ?
Moi pas.
Je vois x, victime, et z, abuseur.
Et encore, je les vois comme on me les montre.
Après Jésus crie...
Et pourtant, je fais partie de cette catégorie de gens, celle qui vit avec des abuseurs dans son entourage proche.
Celle qui ne comprend pas plus qu'un autre, celle qui porte le poids de la souffrance de l'être abusé aussi.
Fameuse ambivalence.
C'est pas "comment vis-tu avec ça ?" mais "comment tu peux vivre comme ça ?"
La nuance est de taille, imagine dans l’intonation.
Comme s'il fallait te rendre coupable une fois encore.
Ou victime.
Ils ne commencent à réfléchir à la difficulté de la chose que quand tu essaies de projeter "ça" sur leur progéniture.
Les victimes d’abus sexuels n'ont principalement qu'une réponse:
"Ce ne serait plus mon fils/ma fille !" (faut pas croire)
Les autres, non victime d’abus sexuels, répondent différemment.
Aux premiers, si tu poses la même question en identifiant l'enfant futur à un assassin, la réponse est différente.
Tuer serait donc moins grave que violer aux yeux de certains ?
Assassiner engendre des circonstances atténuantes, de la compréhension.
Presque de la compassion, même si on ne parle pas de quel cas de figure il s'agirait, c'est d'office moins grave.
Je n'ai par contre pas eu la possibilité d'interroger les victimes d'assassinat, parce qu'il me plairait d'avoir leur avis, simplement.
Juste comme ça, histoire d'avoir leur point de vue personnel de mort et enterré.
Je ne nie pas la gravité des actes, quelques crimes qu'ils soient.
Chacun reflète sa propre histoire à travers ses dires.
Chacun pointe les actes des autres selon son vécu.
Mais j'aimerais bien qu'on parle de la difficulté de descendre de son piédestal ses parents ou ses enfants criminels, ces intimes qui ne sont que de faibles humains défaillants (et ce n’est point une excuse), cette difficulté à dénoncer un proche et le traîner au tribunal, et comment on vit avec ça, avec toutes ces ambivalences sur le dos.
L'humain est monstrueux.
De penser que certaines choses, heureusement, n'arrivent qu'aux autres.
De penser que d'autres, heureusement, n’arrivent qu'à eux.
De penser que celui qui dénonce est une raclure.
De penser que celui qui ne dénonce pas est une saloperie.
Que côtoyer un coupable, c'est monstrueux.
Que (re)nier ses proches, c’est abominable.
Que se taire est une horreur et parler en est une autre.
Ce jour là, dans le commissariat, je ne sais pas ou je me situais.
Je savais juste qu'il fallait qu'il avoue et qu'il purge sa peine.
Je ne sais pas si un jour il recommencera.
J'ai juste su que ses paroles n'étaient que mensonges.
Que quelque soit son âge, ado de 14 ans ou criminel pseudo précoce, gamin que j'adore pour être sa marraine, ou monstre en puissance, il est difficile de rester neutre, objective et de prendre les bonnes décisions quand ça nous touche au plus profond de nous mêmes et que surgissent alors les démons du passé et notre propre histoire...
Rédigé à 23h58 dans Personne n'en parle | Lien permanent | Commentaires (5)
Une année que je suis j'étais en incapacité de travail.
Je suis passée en invalidité.
Et après ? C’est le cercueil ?
A cette allure là, je suis bientôt sortie de l’auberge.
A penser à l’urne ou au sac poubelle qui m’attend, incessamment sous peu, comment qu’ils veulent que je chasse mes idées noires ?
Rédigé à 17h19 dans Folie ordinaire & toquade | Lien permanent | Commentaires (2)
Make Love not War, c'était le slogan de la City Parade cette année à Mons/Bergen.
Pieds en compote, dos en vrac, noeils bobotés, à part ça, c'était bien great.
J'ai bien plané/jumpé avec Monika Kruse, Green Velvet, Technasia et les autres...
Et il a à peine bruiné 10 minutes sur 12 heures... vu le temps en Belgique ces derniers jours mois, God is a DJ !
Maintenant, j'ai l'oeil les 2 yeux qui font chier mal et, forcément, j'y pense plus ça me tape plus sur le système toute seule dans mon chez-moi que parmi la foule en délire.
Bon ben, disons qu'au pays des cyclopes les borgnes sont rois...
Rédigé à 05h23 dans Bamboula, Les fleurs du chemin | Lien permanent | Commentaires (0)
...
Le lendemain, je me réveille, la langue encore bien gonflée, je mange, je n'ai presque plus de sensations désagréables, je regarde dedans ma bouche, au-dessus, en-dessous, j'ouvre grand mon bec, j'articule, c'est ok, ça ne se verra quasi pas quand ma langue aura retrouvé un aspect plus... mince.
Je m'exerce aussi:
- bonjour (ça pouvait aller) mais le - s'il vous plait et le - merci, quel horreur enfer.
Merzzchi, merzzhi, zchi zous plait, zchi zou plait, merzhi, zchi zou plait...
Galère, galère.
Bon, faut aller voter, donner sa carte d'identité, recevoir les listes, et surtout, dire merci et s'il vous plait à tout vent (parce que je suis polie moi d'abord des fois).
J'ai pas trouvé mon bureau de vote de suite, j'avais encore déménagé donc nouveau patelin, nouveaux bureaux, nouveaux gens, bref... tu réfléchis pas à dire 'excusez-moi' ou 'pardon', ça sort comme ça:
" Ze serzshe la rue untelle zchi zou plait ", et ça le fait !
J'te l'dis, Isabelle Mergault, elle assume la nana !
Bureaux trouvés, votage effectué, j'paume les clés de ma bagnole.
Retour aux bureaux et rebelote:
"Z'avez pas vu des clés de vouature zchi zou plait ? "
Heureusement le ridicule ne tue pas !
Pas de clé en vue, pas moyen de reprendre ma voiture, j'ai un choix: celui de téléphoner à mon père qui détient les doubles.
Et que le pôpa y sait pas que j'ai une voix zarbi avec un trou dedans en plus dedans la bouche.
Pour couronner le tout, je dois entrer dans un magasin que je ne connais point pour pouvoir demander un téléphone parce que mon gsm est, je le rappelle, un mobile plus ou moins fixe que j'avais oublié chez moi.
Et c'est reparti les zchi zou plait et j'appelle mon pôpa:
"Allo... ? "
Pôpa décroche.
Déjà, il va râler parce que j'ai encore paumé un truc, et les clés de voiture avec boite de verrouillage central et tutti quanti of course.
"Allo, Pôpa ?"
"Oui Missy'V, bonjour ! " (paternel sérieux, genre sévère et déjà agacé…)
Je ravale ma salive, essaie, sans résultat, de rétrécir et amincir ma langue, retrouver une voix normale et enlever ce zozotement infernal mais:
"Pôpa, z'ai un prob, z'ai perdu les clés de la vouature en allant vzoter et ze zai pô repartir d'izchi... tu zveux... "
"Dis, mais t'as bu ou quoi ?"
"Non z'ai pô bu, z'ai un bobo à la boushz"
"Raconte pas des salades, tu t'entends peut-être pas mais t'as l'air défoncée, t'as pas intérêt à ce que maman te voie dans cet état !"
"Z'te zure que z'ai rien bu Pôpa..."
Et paf, le pôpa me raccroche au nez.
Alors je poireaute, je retourne aux bureaux de vote, je recommence mes exercices de diczsion et j’ai à nouveau mes clés grâce à un gentil humain qui les avaient retrouvées et laissées au dépôt.
Contente, je remonte dans ma bagnole et vite, à la baraque, j'veux plus voir personne avant que ma langue ne soit normale et que je sois capable de parler normalement et comme dans un état normal.
Je pensais que mon pôpa en était resté là, irrité par mon supposé état.
Mais en tout bon père, il était venu à ma rescousse, ne m'avait pas trouvé près des bureaux de vote, avait repris le chemin en passant devant chez moi et... avait vu la voiture que j'avais paumé les clés dans ma saoulographie non effective.
Ding dong ding dong ding dong (rien que le doigt qui reste sur le bouton de sonnette et j'entends bien l'énervement), j'ouvre, pattes de velours:
"Z'our Pô"
"Tu te fous de ma gueule Missy'V ou quoi ?"
"Nan, z'vai t'exchliké..."
"Missy'V, tu as bu, ça s'entend, c'est pas la peine..."
Et là, j'en ai plus pu:
"Ben regardze" lui ai-je dit en montrant ma langue tout en cachant le piercing loin derrière.
"Ouh ! Ben je suis désolé, j'ai vraiment cru que t'avais une douffe… ça va aller ou tu veux aller à l'hosto ou parler à ta mère ?"
"NAN ! NAN, NAN, nan, zcha va aller. Tout za bien ! Bizou à maman, zi z'est pas mieux demain, z'irai zsché toubib, no zouzaye !"
Ahahaha ! Ça doit être convaincant !
Hilarant, j'me marre encore en me remémorant la tronche de pôpa (pardon Pôpa).
Mais c'est que c'te langue, elle va rétrécir vite parce que je vais pas pouvoir couvrir le secret longtemps avec ma môman.
Si elle apprend que j'ai une langue grosse comme ça sans savoir pourquoi, elle va paniquer et si je lui montre pourquoi, je vais me faire engueuler sa mère et avoir une tête ainsi et des blablas au secours mes noreilles.
Lundi matin, l'empereur, sa femme et… (je disjoncte !), je me lève, je file devant le miroir, j'ausculte ma langue qui a fameusement dégonflé.
Brossage des dents, gargarisation et expression à voix haute en articulant:
"Szil vous plait !"
Hum... presque ça.
Exercices matinaux: merci et s'il vous plait, sans faute, sans s, z, ch, vz, etc.
Mardi matin, même cinoche, résultat: je reparle presque comme d'hab.
De temps en temps, ça fourche avec la tige très longue et la langue très rétrécie.
Pour manger, ça m'énerve, j'ai toujours cette envie de cracher la boule que j'ai sur le bout de la langue.
Et je commence à avoir un nouveau tic: frotter la boule contre mon palais puis la faire rouler contre mes dents.
Ensuite, la tige est tellement longue, que ça devient amusant de la caler entre 2 dents et tirer dessus.
J'ai plus mal du tout.
Et raclaclaclacla... contre les dents, presque sans m'en apercevoir.
Visite de C.
"Ca va la langue ?"
"Oué, super ! (raclaclacla) "
"Ah, ça y est, t'as choppé le tic déjà, avec les dents ! Ahah !"
"Oué, ça m'ennuie emmerde dis..."
"Je me suis cassé 2 dents comme ça, fais gaffe quand tu manges avec la tige qui se calle entre 2 dents, quand tu claques ta mâchoire, ça brise les dents qu'il te reste !"
"Hey merde, j'ai pas envie de me niquer les dents moi !"
"Enlève le piercing alors."
"Ben… non plus !"
C. ricane.
Moi pas trop.
Le tic, les dents skettées, j'aime pas ça mais il me plait bien mon piercing de langue.
Mercredi, je téléphone à Dame-pierceuse.
"Je voudrais changer ma tige, elle est trop grande, ma langue est redevenue normale."
"Déjà ?"
"Oui !"
"Bon, viens, je vais regarder mais généralement on doit attendre 7 jours minimum au cas ou..."
Hop, je refais les bornes, j'arrive chez Dame-pierceuse et, en effet, ma langue est on ne peut plus normale.
"Ca j'ai jamais vu, plus une trace au bout de 4 jours, tu es sure que tu veux changer la tige ?"
"Oui, oui, certaine, je veux une tige normale petite."
La tige petite normale mise, tout va mieux, j'ai plus envie de cracher ze boule quand je mange, je parle comme avant, mais... je garde ce fichu tic de jouer avec le piercing, tout le temps.
En quelques mois, j'ai du changer 4-5 fois la tige de longueur pour enfin trouver une tige d'un peu plus de 1 cm à peine, histoire de ne plus jouer avec ni me casser les dents.
Maintenant, c'est tout facile, y toutes sortes de longueurs de tiges, des bijoux en plastic pour pas se niquer toute la bouche, des boules à dessins, de couleurs, etc.
Z'ont de la chance les djeun's quand même.
Et là, d'un coup, j'y repense... et j'ai la langue qui brûle depuis, avec le zus de zsitron, les zananas, les figues fraiches, et plus de 1 kiwi aussi (oué, c'est prézis).
Rédigé à 23h06 dans Folie ordinaire & toquade | Lien permanent | Commentaires (4)
Je me suis brûlé la langue.
Enfin, pas exactement.
J'ai oublié involontairement et peut-être que consciemment si j'avais pu me le rappeler que le jus de citron m'éraflait le steak depuis que je l'ai percé.
Comme incendiée, sur le trou de l’orifice buccal, là alentour d'ou y a plus de chair.
C'est malin, je ne saurais pas tailler de pipe dans cet état.
En même temps, ça m'arrange parce que j'ai pas de truc sous la main non plus.
A force de souffrir de TOC, de TIC, d'AP et de TP, de TA etcetera... j'vais encore avoir plus de mal pour avaler mes médocs.
La peur de m'étouffer + la péninsule suppliciée, j'peux apprêter le mixer pour broyer mes idées noires avec les pilules roses.
Je suis débile et je le sais.
N'empêche que ma langue brûle.
Ca va pas être tartine pour fermer ma gueule.
...
Tiens, je me rappelle avoir écrit un jour ici même que je dévoilerais un nouveau régime révolutionnaire.
Ben c'est ça.
Enfin, tout ça à la fois, plus précisément.
Promis, tu bouffes plus. Mon zieu !
Sans déc', le fameux régime était un prétexte.
Pour me percer la langue.
Parce que comme régime, tu tiens 12 heures, tout au plus.
Moi même pas tellement j'avais pas assez mal.
Quelle envie de faire un trou dedans la langue mais assez loin pour qu'on ne le voie pas sinon c'est le bazar, on te regarde avec des noeils écarquillés puis tu causes comme Sophie Favier.
Plus maintenant, c'est la mode de se mutiler, se faire racler les côtes, fondre les bourrelets, laminer la trogne digne d’une pomme en plastic, se faire des Comic Strip avec des perforations partout.
A l'époque, pas vraiment.
Puis l’engin buccal, ça semble délicat.
Mais je le voulais donc je l'ai eu, persuadée que j'allais avoir atrocement mal, peut-être une infection ou bien le pierceur allait me taillader le filet du muscle.
Entrée dans la boutique.
Pas le choix du bijou, le premier, celui qu'on te met quand tu te fais percer, c'est en acier chirurgical avec 2 boules et une tige de 4 cm (oué bon, j'y peux rien pour la tige et les boules, ça se nomme comme ça).
La Dame-pierceuse me fait m'installer sur une chaise, me donne un gobelet avec une lotion rouge dedans qui a le goût de l'Extril.
Je gargarise, je crache et j'attends 5 minutes, on parle tatoo etc.
La lotion, c'est un désinfectant mais un analgésique également.
Ensuite, elle penche ma tête en arrière, regarde ou est le filet pour repérer ou je veux mon trou le plus loin possible.
Elle prend une espèce de longue pince, m'attrape la langue, tire bien fort dessus et j'attends... qu'elle perce.
Presque immédiatement, elle me dit que c'est fini.
Ah ben merde, c'est que j'ai rien senti du tout.
J'ai juste senti la pince tirer très fort sur ma langue avec l'impossibilité d'avaler ma salive.
Ensuite, un goût de sang sur les papilles.
Dame-pierceuse m’explique l’entretien : se laver les dents et gargariser avec un antiseptique buccal après chaque repas, chaque cigarette si on fume.
Pas d'alcool et autres substances bizarroïdes.
Rendez-vous dans une bonne semaine pour changer la tige.
Je grimpe dans ma bagnole et je retourne chez moi.
En 1 demi-heure, ma langue avait doublé d'épaisseur.
Et en une heure, ma langue faisait bien 4 cm d'épais puis les boules étaient bien enfoncées dans la langue.
Je regarde dans le miroir, bouh ! C’est ignoble un truc pareil.
Y a C. qui est à la maison, ça y est, il se marre parce qu'avec un machin pareil en bouche, je commence à zozoter cruel.
Là, je me suis dit que si ça reste comme ça, je ne garderai pas l’affaire.
Entre le zozotement, le tic, les dents cassées avec le métal et tout... faut vraiment être maso !
Mais comme tu ne sais plus bouffer, tu maigris.
Et ça m'arrangeait à l'époque.
Effectivement, quand t'as déjà un gros morceau de viande en bouche, c'est même plus possible d'y fourrer autre chose.
Puis, quand ça se réveille, ça fait un peu comme si t'avais des aphtes partout sur la langue, juste un peu.
La demi-journée passée, je m'habitue à la sensation un peu désagréable de crucifixion et... j'ai faim !
C. me dit que pour manger, je vais l'avoir dans le baba.
Ah que non mon gars, j'ai avalé mon repas comme d'hab sauf que plus lentement.
Et à chaque fois que je voulais avaler, j'avais envie de crachouiller le truc qui était dans ma bouche, comme si y avait un petit pois collé involontairement à ta langue et que tu n'as qu'une envie, c'est l'enlever et le cracher.
Repas terminé, l'envie de cracher le morceau aussi.
Rituels habituels, désinfection etc... et dodo.
Le lendemain matin, c'était un dimanche et... on votait...
Rédigé à 17h31 dans Folie ordinaire & toquade | Lien permanent | Commentaires (4)
Dans ma prochaine vie, je veux des yeux qui voient bien, c'est vu ?
Parce que ceux-ci que j'ai, ils ne voient rien pas bien du tout et pis ils sont sensibles chiants malades souvent.
Si j'avais conté leurs aventures, mon blog aurait bientôt 8 ans, tu vois ?
Déjà qu'à la base, je ne vois pas de loin, je vois de travers, maintenant il me semble que je commence à ne plus voir très bien de près.
Je me demande si il ne serait pas temps d'apprendre le braille tellement ça a vite évolué dégénéré.
Et depuis quelques jours, ça recommence comme l'an passé, un mois plus tard.
Non, pas les noeils au beurre noir, je me concentre pour ne plus aller pisser la nuit.
Ou prendre les tournants moins rapidement entre mes murs.
Forcément que je t'ai pas raconté l'an passé, ça faisait mal pis je ne voyais pas bien, juste comme là, en ce moment.
Ca brûle, ça pique, ça chatouille, c'est plus flou que d'habitude et quand je ferme ma paupière, ça fait crrrrrrrr-crrrrrrr comme un grain de sable qu'on frotte sur un verre ou un diamant contre un miroir.
Bref, je me dis que ma cornée va être toute rayée et que je verrais les griffes avant d'accéder au flou total quand je reverrai si je revois, tu vois ?
Et ça fait mal, surtout.
Pis je vois rien pas bien du tout parce les lentilles, c'est schnolle et les lunettes, c'est plus le top.
Ca a commencé sans raison (apparente).
Oeil rouge, gratouille, puis brûlure.
Ah, ces allergies qui recommencent, la pollution, mes nouveaux voisins peut-être ?
Ouais, j'ai 4 nouveaux semi pensionnaires qui viennent pioncer à moitié chez moi.
Ma Toutoune en a détruit la moustiquaire pour les chopper et ces 4 boules de poils n'en ont rien à cirer.
Ils sont gentils, mignons et tout ce que tu veux mais... poilus.
Ca n'arrange rien parce que je suis certaine que mon immunité due à Magic Cat est partie il y a peu, probablement quand il est parti lui-même vers un ailleurs.
Quand je vais dormir chez monsieur Sunshine, je me gratte presque à sang alors qu'avant je n'avais aucun problème donc c'est tout vu, ça a reviré dans le positif.
En médecine, quand ça vire dans le positif, c'est que c'est négatif, bizarre hein ? Pas bon pour ton poil quoi.
Donc, ça a commencé semaine passée, 5 jours et nuits de gouttes dans l'oeil, un week-end sans et bardaf, ça recommence.
Sauf que ça revient, en pire (pour changer).
On va essayer la pommade pis on ira encore à l'hosto si ça ne fonctionne pas.
Dire que j'en ai marre est un faible mot.
Je préfère dire plein le cul même si c'est vulgaire, ça donne de la magnitude au degré du ras-le-bol.
L'an passé, mon oeil s'est littéralement transformé en moins de 2 heures.
Encore un soir, assez tard, bien sur.
J'étais devant mon écran de pc, ça m'a lancé dans l'oeil, puis gratouillé et ensuite il est devenu tout rouge.
J'ai mis du sérum physiologique dedans histoire de le nettoyer et de l'hydrater et... en regardant dans le miroir, je voyais comme une grosse goutte qui restait dans le coin externe de mon oeil.
J'ai voulu essuyer la goutte avec mon doigt et... c'était pas une goutte !
J'ai cru que ma cornée allait rester collée à mon doigt, la membrane était toute élastique et foutait le camp de mon oeil, tranquille.
J'ai eu peur, j'ai mis mes godasses, pris mon sac et je suis partie aux urgences avec un mouchoir pour couvrir la chose.
Généralement, aux urgences, tu passes par ordre d'arrivée.
Ou faut arriver en ambulance, dans ce cas, tu es parfois prioritaire.
Parfois, t'as même ta gueule dehors quand ils trouvent que ce n'est pas une urgence.
J'ai déjà eu ça avec (et encore) un problème à l'oeil survenu un vendredi soir, j'ai du faire 3 hôpitaux avant d'en trouver un ou on ne me jette pas.
T'as l'oeil tout rouge, qui brûle, qui dégouline et qui te chatouille à la fois mais t'as qu'à attendre le lundi matin qu'un oculiste veuille bien te prendre hein.
Parce que le tien il sait pas forcément t'intercaler super rapidement alors un ou tu ne vas jamais, tu penses qu'il va t'ouvrir la porte et te faire passer avant sa clientèle habituelle comme une VIP peut-être ?
Donc l'an passé, j'arrive à l'hosto en me disant que j'en repartirais probablement aussi vite et que je devrais faire avec (ou sans l'oeil) le restant de ma nuit.
Ben non.
Je suis arrivée, je me suis assise dans la salle d'attente et quand l'urgentiste m'a appelé pour voir ce qui n'allait pas, j'ai montré mon oeil.
" Oh mon dieu ! " m'a-t-il répondu, "qu'est-ce qui s'est passé ?"
" Je ne sais pas, c'était normal puis hop, c'est devenu comme ça. "
Visiblement, il a eu peur et par conséquent, il m'a fait peur aussi.
Il m'a installée dans un des locaux d'urgence et j'ai attendu l'oculiste.
Celle-ci arrivée:
"Oulà, vous avez eu un corps étranger dans l'oeil ?"
"Pas que je sache, à moins qu'en dormant, un truc se soit infiltré dedans."
"Madame, je suis sérieuse."
"Moi aussi..."
Tu crois que j'avais envie de déconner avec un oeil qui se décolle toi ?
Bref, elle a regardé avec une loupiote, m'a mis de la pommade dedans, un gros pansement sur l'oeil et m'a demandé de revenir à la consultation le lendemain matin.
Super pour conduire avec un oeil.
J'ai attendu 3 heures 30 avant de passer chez le doc le lendemain.
J'ai du lui faire répéter 4 à 5 fois chaque phrase qu'il disait car il parlait si bas que j'avais l'impression d'être venue pour un problème aux oreilles.
Une dizaine de jours sans lentille, avec des gouttes, de la pommade, de la crème et mon oeil ne s'est pas fait la malle.
Ca m'a quand même marqué cette membrane à moitié défaite, qui flottait dans le coin de l'orbite oculaire, effrayant.
L'oculiste m'a dit que j'avais eu un corps étranger dedans.
Ca s'explique vite l'étrange, et tout arrive la nuit.
Cette fois, ça doit être ma nuit passée à la côte belge.
J'ai pas fermé l'oeil dormi d'ailleurs.
La grosse bête noire de monsieur Sunshine n'a pas arrêté de me sauter dessus (c'est pas c'que tu crois !), je me suis faite piquer par des moustiques de la 4ème dimension, et une armada de mouches est venue m'emmerder mais royal !
Sans compter le vent et le sable que je me suis ramassée en voulant me balader de nuit sur la plage avec ma Toune.
C'était comme si j'avais fait Paris-Dakar en une nuit tiens !
En attendant, pour pas me retrouver à râler comme pour le Dour Festival, j'ai mon pass pour samedi.
Et si ça ne va pas mieux, je vais pouvoir danser dessus à ma casa.
Voilà pourquoi je ne prends pas mes tickets à l'avance, je l'ai d'office dans la vue (parce que dans le cul, encore une fois, c'est vulgaire.)
Donc, dans ma prochaine vie, je veux 2 yeux qui voient très bien.
Et un tuyau...
Oui, ça c'est tout vu !
Rédigé à 22h39 dans Corps à corps | Lien permanent | Commentaires (6)
Rédigé à 14h32 dans Pomme fendue & belgitude | Lien permanent | Commentaires (6)
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