J'ai une nouvelle coloc.
Et en principe, je devrais avoir de nouveaux voisins un de ces 4 si les anciens daignent déguerpir les lieux.
Ils ne paient pas le loyer et il parait que mettre les gens dehors, c'est une sinécure, même en été.
Le proprio est déconcerté, moi pas plus.
Ils ne m'ont pas remboursé la facture du véto qu'ils me devaient à nouveau et ils m'ont râlé dessus pendant des mois alors que c'est leur chien qui a bouffé le mien par 2 fois.
Ils la font à l'envers avec tout le monde, rien d'étonnant.
Finalement, l'histoire du chien, j'ai arrangé ça avec les moyens outils du bord.
Plus de police, plus de papiers, pas de cris, pas de coups, juste un couteau.
Toune a survécu à sa dernière anesthésie qui s'est une fois encore voulue générale avec 3 heures d'opération.
Malheureusement, la dernière cicatrice enfin belle, commence la même horreur quelques centimètres plus loin.
A la place d'un clone, vous pouvez pas enlever les entrailles qui déraillent, lui remettre des neuves et une fermeture éclair ?
Ben parce que j'aime bien ce chien là moi !
Je peux même dire que ça fait plus de 13 ans qu'on partage notre vie ensemble et qu'on s'entend à merveille.
Comme tout va bien et que c'est un toutou génial, je veux pas d'un clone, ni d'un autre, je garde celui-là, à vie (la mienne bien entendu).
Point barre.
C'est pas moi qui décide ? Ah ben… je te l'ai toujours dit.
Avec ma nouvelle coloc, je me suis débattue et j'ai les doigts tout niqués pour le moment.
Pourtant je me la tape en silence, parce que soit c'est mon ampli qui déraille, soit c'est mon casque qui déconne.
Et comme les vibes électriques sonnent mal avec le rap à donf avoisinant en journée, on s'entrelace tard le soir, avec un seul do et non 2 comme tous ces zoiseaux diurnes.
Samedi, c'était 2 annif en un.
Avec tout le bataclan, la fille qui chante avec Hallyday, les karaocoeurs, petite altesse non-non qui devient princesse oui-oui à nouveau et moi marraine ouf-ouf pour le coup.
Papa, comme à son habitude, s'est bourré les veines de casse-pattes.
J'ai raccompagnés mes parents avant l'accident et les pv.
Assis à l'arrière, derrière la place chauffeur, moi au volant, j'ai entendu papa maugréer "mais y a pas de changement de vitesse ici"... en wallon.
J'étais morte de rire et maman était en colère.
Ma petite maman qui pèse 3 plumes toute mouillée n'était pas vraiment contente de leur fin de soirée, mon paternel a terminé affalé dans le plus gros des rosiers du jardin et avec les médocs qu'il prend, le sang pissait de partout.
Rhalala, tétanos et pansements, papa t'es un as, insortable.
Comme quoi un jour, on devient le parent de ses parents.
Tiens, comment on fait quand on n'a pas d'enfant ?
On cramoisi dans un home bon sang !
Le bel avenir qui m'est réservé, j'en bave déjà (de vieillesse).
Presque 3 semaines sans bagnole.
Je fus comme un lion en cage... de béton.
Toune en pleine déprime et en rage.
Fini l'herbe tendre, fallait se disputer un pavé de bitume avec les 50 autres clebs du quartier.
Une caisse, c'est une sacrée liberté.
C'est dingue le français : caisse = liberté. Lu comme ça, ça n'y ressemble pas.
Je voulais dire une voiture bien sur.
J'ai été frustrée à un point... à un point tel qu'il en faut 3 en bout de phrase.
De plus, si je suis près de tout dans cette ville, je la déteste.
Le garagiste m'avait dit que la pièce dont il avait besoin était indisponible dans le plat pays vu l'ancienneté de mon Buffalo.
Il fallait donc faire venir ça d'Allemagne mais depuis le temps que ça durait, j'étais d'avis que cette fichue pièce venait de Tokyo... et en gondole.
Finalement, il a rafistolé le bazar avec d'autres pièces séparées.
Le coût du raccommodage m'aurait permis d'aller traîner mes orteils sur la cote d'azur, et ma foi, si j'avais pris la vraie pièce d'origine venue en barque, mon rêve jamaïcain se réalisait.
A la place de ça, j'ai payé ma liberté, sauf qu'en voulant démarrer pour quitter le garage: broquenique.
Batterie morte.
J'avais l'intention de la remplacer avant l'hiver mais... on n'est qu'au mois d'août.
Tu penses bien que la petite excursion en Provence comprise dans le tour Azur m'est passée sous le nez également.
Et tant qu'à faire, je suis allée remettre du gaz, histoire de vider mon portefeuille et en espérant pouvoir conduire/dormir dans un char réfrigéré quand il fait 35° parce que je pouvais y faire mijoter un waterzooï sur le volant avec cette fournaise.
Qui dit qu'au Nord il fait froid et chaud au Sud ?
Va dire ça aux manchots tiens.
L'an passé je n'eus pas de salle de bain durant la période estivale, cette année c'est les mois de Phoebe sans moyen de déplacement.
Je déteste la belle saison.
Dans ce pays et dans des conditions pareilles.
Pas de festivals, pas d'eau (pour y nager), pas de plage, pas de montagne, pas de concerts... on se croirait sur une autre planète, tout le monde est parti/bronzé/revenu.
Moi j'ai mal partout, à commencer par mes boules et abcès qui me réservent de bien mauvaises surprises en perspective très bientôt, sans oublier la souffrance qui m'accompagne fréquemment.
La semaine passée fut une horreur vu l'aggravation du combat avec la chaleur et la transpiration.
Frottement de fluxions l'une contre l'autre, j'ai chié des barres.
J'ai réussi jusqu'à présent à éviter les murs vert bébé mais c'est pas gagné quand par 32 degrés, la flotte coule toute seule... par mes yeux.
C'est un bel été, vu de loin.
Ou d'ailleurs, d'ailleurs.
Ceci dit, vivement la réalisation de projets passionnants l'hiver...
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