Rewind 09/08 et
suite de là...
J'aurais bien voulu m'arrêter le long de la Loire pour profiter du paysage mais ce n'est pas moi qui conduis donc je voyage à l'intérieur de ma tête en me projetant dans le paysage.
Entrée dans Amboise, juste en face de l'office du tourisme.
Ah merde, c'est vrai, on n'est pas spécialement venu pour se promener.
J'ai bien tenté de réconforter
Jack mais il reste bloqué et préfère rester dans son coin un moment.
Pour un peu, j'aurais bien pleuré aussi, pas de tristesse ni par pitié, c'est plutôt le principe des vases communicants.
Quand quelqu'un rit, c'est contagieux.
Quand quelqu'un chiale, j'en ai les larmes aux yeux.
Et quand quelqu'un vomit, j'ai intérêt à me barrer fissa avant de cracher mes tripes et me sentir mourir.
Donc, balade à pieds, le long de l'eau, seule.
Ensuite on décide de faire un tour dans Amboise avant d'investir
les hauts lieux parce qu'il parait qu'il est difficile d'en sortir, qu'on va devoir s'empiffrer comme des ogres et boire comme des tonneaux, et devoir dormir là-bas.
Donc, promenade dans les rues que l'architecture gothique du Château d'Amboise surplombe.
J'évite l'histoire de la renaissance française mais lui n'évitera pas le Clos Lucé même s'il me dit qu'une fois chez la
comtesse, il est impossible d'en sortir à sa guise.
Fin d'après-midi, il est temps d'aller dire bonjour à la
comtesse avant de filer chez le tapissier.
On s'arrête devant une grande grille qui surplombe un superbe jardin.
Il ne suffit pas de sonner pour que quelqu'un vienne t'ouvrir mais de t'annoncer dans un parlophone.
Bon, entrée fracassante avec mes tongs à 7 € niquées à l'entredoigt.
Comment ça tient ? Difficilement, en agrippant ma voûte plantaire à la semelle, orteils recroquevillés.
D'emblée, y a au moins un être avec qui je m'entends bien: le chien.
Un magnifique labrador qui colle déjà à mes foutues basques.
Les présentations sont faites, ouf, et l'apéro est de rigueur à 17h.
Je sens que la soirée va être riche pour le foie.
Ce n'est pas mon style de décoration mais c'est superbe, y a pas à dire.
Des somptueuses tapisseries en passant par les bibelots et les collections partout... mais c'est dans leur bibliothèque que j'aimerais bien jeter un oeil.
A défaut, je me jette dans le canapé style
Louis Toubac ou on s'enfonce dans un moelleux sans fin.
Champagne, clope et canapé, je ferais bien une sieste mais je vais tâcher de rester éveillée pour tenir la conversation avec la
comtesse qui est aussi gentille que cultivée, et ça m'est très agréable.
Ensuite, le maître des lieux arrive ainsi que son fils et les enfants, qui se disputent le pc, s'engueulent et s'insultent comme dans toute bonne famille qui se respecte.
Je ne sais pas c'est le quantième apéro qu'on nous propose mais avec les zakouskis délicieux, j'ai peur que mon froc ne suive ma tong gauche et ne craque.
Heureusement qu'on doit partir chez le tapissier, ça fera une pause pour le système digestif.
Retour à 20h.
Et sais-tu jusqu'à quelle heure nous sommes resté à table pour glouglouter et manger ?
2h du mat.
C'était un service à rallonge, préparé par la
comtesse herself.
Succulent, même si j'ignore parfois ce que j'ai mangé, des espèces de "croquants" de chai-pa-koi, aspect arêtes de poisson immenses mais molles, aucune idée si c'était animal ou végétal ni même si mon corps n'allait pas gonfler et virer au syndrome allergique.
Demain nous devons mettre les voiles et quitter l'endroit, il est donc l'heure d'aller dormir.
La chambre qu'on m'a donnée fait partie d'un couloir ou y a au moins 10 portes, 4 de chaque coté.
Et ma salle de bain se trouve juste devant ma chambre.
Non, ce n'est pas un hôtel.
C'est chaleureux et douillet, j'ai l'impression d'être dans un décor de film...

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