Il m'avait dit ne pas vouloir blablater pendant des lustres avant de se voir dans la vraie vie.
Rha, y a des fois ça m'énerve cette expression !
Tu crois qu'on est dans un video game quand on est devant l'écran de pc, que j'ai une tronche en plastique, des cuissardes, des flingues et un harpon et que je m'appelle Lara ?
Rho, mais moi non plus j'aime pas m'éterniser derrière les masses de minuscules et de pixels et tout ces petits points, de suspension ou/et d'interrogation.
Je lui ai donc dit que dans une heure, je serais fin prête.
Et j'ai fait un tour dans une belle voiture, j'ai mangé de l'agneau mais comme un boeuf, bu autant de coca que j'en bois normalement sur une année, raconté, rigolé... puis il est parti, 12 heures après.
Le lendemain, je me suis réveillée dans un état second, genre moule vermoulue.
Je commençais à me dire que y a des fois ou mes ragnagnas m'emmerdent, que les douleurs autrefois lombaires s'étendent à présent des reins à la nuque, quasiment.
Puis je suis partie au groupe ou j'ai passé les nonante pourcent du temps à chialer parce que la charge émotionnelle s'est écoulée par les bons canaux.
Je ne me sentais vraiment pas bien, et pas que dedans mon coeur et mes yeux, et faut croire que ça se voyait puisque les hypocondriaques n'ont pas voulu me faire la bise.
Le lendemain de ce lendemain, mon médecin traitant apercevait pour la première fois mon home sweet home puisque que même avec une septicémie provoquée par une pierre de la vésicule se perdant dans le canal du cholédoque, j'ai réussi à prendre le volant de ma bagnole pour me rendre à l'hôpital, y entrant par la grande porte, certes, mais... à 4 pattes.
La toute grande classe !
Oui, ce jour là même ou j'ai demandé l'euthanasie mais je m'en rappelle plus, comme quoi je ne me suis pas forcément déjà vue quand j'ai pas bu.
Le verdict de mon médecin est clair et net, et sans appel: Ah-H-heinN-hein.
Je vais te raconter l'histoire de mon histoire du roi cochon mexicain venu d'Asie pourtant appelé A/California/04/2009(H1N1) plus tard, si plus tard le permet parce que je suis retournée chez le toubib hier après-midi tellement mon système respiratoire s'en prend plein les bronches la tronche.
Remarque, on m'a souhaité "de tout" pour l'an nouveau.
Du moins je l'avais compris avec un T au bout mais depuis je tousse, je crache, je me mouche, je renifle... la grande vadrouille quoi.
J'aurais aimé qu'on me souhaite que du bon... et encore, celui que j'aime, parce que y a des fois ou les souhaits des autres, ils se réalisent.
Toujours est-il que le surlendemain, j'étais dans un état lamentable à tel point que je n'avais plus la notion du temps ni du réel et que le monsieur virtuel-devenu-réel n'a plus eu de nouvelle de ma part.
Il m'a rappellé à la réalité et m'a demandé si j'avais été déçue.
Ah que non, y a des fois c'est le cas et je le dis, et là, j'avais pas dit ça du tout, bien au contraire, et surtout, j'étais restée, parce que quand ça passe pas, non seulement je dis, mais aussi, je pars.
Mon état s'est aggravé, je me suis retrouvée comme une sacoche hein !
Même que devoir monter les 17 marches pour aller pisser, ça me semblait plus long et plus haut qu'un pèlerinage au Tibet, que certains font des soirées pyjama et moi des journées chemise de nuit et qu'une montagne de mouchoirs propres ET usagés m'entouraient - je suis pas douée au basket et la poubelle me semblait loin, si loin, trop loin.
Et le monsieur s'est proposé pour venir m'aider/me tenir compagnie/prendre soin de moi.
Incapable je suis de tenir une conversation, insoutenable l'idée de devoir ravaler mes mollards et d'accueillir une si charmante personne dans un souk pareil.
J'ai quand même gagné mon propre concours sur le bordel et y a des choses que je ne montre que sur mon blog, comme le genre ou je vis en ce moment précis.
Je lui ai expliqué tout ça au monsieur, que j'avais le Ah-H-heinN-hein et sa panoplie d'effets secondaires, que mon chez moi, je le reconnaissais plus et que cracher à la figure des gens sains, je fais pas.
Mais, apparemment, il n'a pas compris et m'a niée en bloc parce que pour lui, je suis comme par hasard tombée malade le lendemain de notre rencontre, que ça dure déjà plus de 7 jours et que c'est surement parce qu'il ne me plaît pas et que j'ose pas le dire.
Et c'est là que je me suis dit:
"Mais c'est pas possible, sur 10 mecs y a 11 cons !"
Sans rancune les gars, tous mes potes sont des mecs !
Pas que je ne côtoie pas de nana, mais elles, elles peuvent continuer à gravir les échelons et devenir des amies...
Y a des fois j'te jure ! Pfff...
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