Y a pas que des cons sur mon chemin [1 - 2 - 3 - 4 - 5 ], y a aussi des conasses.
Au supermarché tiens.
J'aperçois une place de parking, à l'ombre parce que les Tounes sont dans la voiture et que la température est remontée en flèche en quelques jours.
Comme y a du trafic en sens inverse, j'attends avec mon clignotant montrant que je guette cette place.
Une vieille pouffe du sens inverse s'engouffre et la place attendue me passe sous le nez.
Je me gare ailleurs, je ferai mes courses urgentes et je reviendrai sans les Tounes pour le reste.
Je passe devant Madame Conasse, qui a, en plus, un style que je ne peux pas saquer en lui lançant:
"Merci beaucoup, c'est fort aimable !"
"Quoi, la place vous est réservée peut-être ?!?"
"J'étais à l'arrêt devant, mon cligno étant mis, c'est ce que ça semble signifier quand on a un minimum d'éducation… »
Je l'entends marmonner entre ses dents, moi je file vers le magasin.
Au rayon fruits et légumes, une dame m'interpelle, je me retourne, c'est Madame Conasse:
"Dites, ne pensez pas que je sois une impolie, je ne vous avais pas vue à cause des buissons !"
"Il n'y a aucun buisson qui cachent la vue dans ce parking Madame, il est toujours autant étonnant de voir que certaines personnes deviennent subitement aveugles dans les parkings. C'est dangereux de conduire sous l'emprise de la cécité, savez-vous ! Ceci dit, vous n'êtes pas qu'impolie Madame, vous êtes menteuse également."
Je n'ai pas compris le pourquoi de son remord et encore moins l'intérêt de s'enfoncer mais pour parfaire ce que je pensais d'elle, elle m'a insulté.
...
Et l'autre corniaud pendant mon séjour de dog-sitting en namurois.
Une rue cul-de-sac, et un stationnement alternatif si je ne m'abuse, mais y a tellement de bagnoles que tout le monde se gare de chaque côté et si y a pas "'un trou" quelque part, je peux remonter le tout en marche arrière avec mon char.
Donc, une après-midi de ce début de semaine, la rue étant un peu moins encombrée, je décide de faire demi-tour pour garer ma voiture dans le bon sens.
Je fais mon demi-tour et suis en plein milieu de la route.
Bien entendu, l'abruti de voisin de C. arrive à cet instant et d'un air énervé me fait signe d'avancer.
J'ouvre ma vitre et lui dit "merci bien mais je vais juste avancer ma voiture afin de la stationner correctement."
Buf, il arrive en marche arrière, bifurque, toujours à reculons, sur le trottoir de droite, là ou l'avant de ma bagnole se trouve, recule encore, s'arrête, puis redémarre, toujours en marche arrière…
Je klaxonne car je le vois m'emboutir, et… boum !
Il sort de sa caisse comme une balle et me hurle dessus, alors que ma vitre est toujours ouverte:
"Espèce de conasse, t'as pas vu que j'arrivais !"
Pas moyen d'en placer une pour dire à ce corniaud qu'on regarde dans ses rétroviseurs quand on fait une manoeuvre, et qu'il n'est pas doté d'un pouvoir tel Jésus pour que la route s'ouvre à lui seul car il me hurle dessus et m'empêche de sortir de ma bagnole pour voir les dégâts.
A ce stade, y a celle a la grosse Mercedes qui s'énerve parce qu’elle ne sait pas se garer juste devant chez elle et moi, j'ai une sacrée envie de sortir de ma voiture armée du marteau qui se trouve sous mon siège et de fracasser le crâne de ce conard.
On ne sait pas ce qu'il se passe dans la tête des gens dans ce genre de cas.
Ben moi je le dis, j'ai eu envie de casser sa tête et d'encastrer les morceaux dans sa voiture cabine téléphonique sur roues.
Le pire, c'est que sa voiture n'a strictement rien.
Ce mec m'a déjà fait chier l'été passé, on faisait un barbecue dans le jardin de C., il est sorti comme une balle et rouge comme une tomate en lui hurlant dessus qu'elle n'avait pas d'éducation pour faire un bbq pendant que le linge de ses voisins séchait.
Je ne sais pas dans quel film il se croit mais il va avoir une sale blague un de ces 4.
Genre la maison puante revisitée à la mode tacot.
Et je t'assure que mon imagination est, comme la cécité de Madame Conasse ou l'agressivité du Corniaud, sans borne.
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