Un peu de culture avant le blocus avec les quelques perles du bac mises en valeur par Bic:
D'ailleurs, c'est typiquement belge le blocus, c'est la période pendant laquelle on étudie la matière des exams.
En France, ça s'appelle comment ?
Ca s'appelle pas ? C'est peut-être pour ça que c'est le bordel dans la tête de certains candidats ?
Je pense qu'il n'est pas belge qu'ils ne sont pas belges. Ou bien que je parle en chinois. Ou encore, que ce soit moi qui n'ai pas bien ingurgité l'incertaine belgitude.
Je parle de la gente masculine qu'il m'arrive de rencontrer.
D'ailleurs je n'ai plus jamais eu de nouvelle du garçon qui avait un prénom de fille. Il a eu peur de ma grippe du porc sans doute.
De celui qui avait le prénom masculin d'une de mes tantes non plus. Faut dire qu'il recherchait une femme mince et sexy. Puis je déteste le shopping et il le savait. Et notre premier rendez-vous fut dans un centre commercial. Je n'avais pourtant pas mis mes baskets pour y aller ni mon manteau de bonhomme Michelin et il m'a tout de même emmenée à l'Hippopotame. Drôle d'allusion, et infecte pizza. Et entre les détails de sa tigresse Charkane et le silicone de son ex, je m'étais un peu ennuyée. Il a quand même remis le couvert en me proposant une deuxième rencontre. Au ciné cette fois et comme j'avais refusé, il m'avait (à nouveau) proposé le centre commercial. Je lui ai redit que j'étais pas fan de shopping, il m'avait alors répondu qu'on ne faisait pas que ça (du shopping) au centre commercial. Y aurait fallu qu'il m'excuse de lui avoir rétorqué que je n'y avais jamais vu de terrain de moto-cross ni de piscine mais il a avalé la pilule de travers.
Le dernier en date, y avait pas le feu au lac, de par son métier. Entre son boulot et ses enfants, peu de temps à lui. Ca tombe bien, j'ai besoin du mien. Sauf que le mien semble oublié. Style: Tu fais quoi demain soir ? Je bosse. J'ai mes enfants. Je vais chez ma mère etc. Ok. (Ca c'est moi).
Tu fais quoi demain tôt au matin ? Je dors. Je passe te faire un coucou alors. (Ca c'est lui).
Tu dors donc je passe te dire bonjour. En fait l'idéal serait de dire: je ne dors plus et je m'emmerde donc je passerai te dire bonjour. CQFD.
Bon, c'était bien chouette le carpaccio, les souvenirs de soirées déchiquetées, la sambuca, la musique des années 80, le café, le concert au pub etc... mais son altesse a besoin de dormir, mon cheval (c'est nouveau, ça remplace "ma parole"). Et Dieu sait si malgré l'anesthésique dans le coco, la miss n'y arrive guère comme elle le voudrait. ...
J'ai envie de voir le cow-boy au lieu du cheval. Celui qui roule des pelles aux hommes quand il a bu. Enfin, tant qu'il n'a pas besoin d'être bourré pour me voir, ça semble dire que je ne suis pas encore trop vieille/moche/chiante. Ou qu'il est complètement sot car sa réalité est provoquée par le manque d'alcool.
C'est d'un triste mais la réalité m'emmerde royalement. Puis j'ai grandi trop vite. Trop vite quitté l’école, séparée de mes amis, mes racines. Trop vite pris l'avion seule, trop vite volée, abusée, violée. Trop vite travaillé, vu des erreurs, des horreurs. Des maladies étranges, de la violence. Y a rien à faire, j'aime la nuit, ma réalité y est différente. Le calme, les lumières douces ou électriques, les rêves éveillés. Ailleurs, la même solitude au fond du coeur, les mêmes errances et la vie autrement. Puis nous les dingues, on est magistraux pour embellir cette réalité et aller au fond des choses quand les autres ne voient que la surface.
Puis je pourrais rajouter qu'aucune pensée moralisatrice ne peut avoir raison du désir. D'ailleurs, il y a la morale de l'anti-morale. C'est chacun pour soi et le désir est plus important que tout. Mais on n'est en pas là car étendue à toute la société, elle nous rendrait la vie complètement invivable. Donc on fait des efforts, car personne ne naît heureux et tout le monde doit construire son propre bonheur.
Si je ne me côtoyais à chaque instant, je vous dirais qu'il serait bon que nous nous rencontrions.
Laissez vous donc côtoyer par quelqu'un d'autre que vous-même, nous sommes parfois nos pires ennemis.
Si vous me prenez, vous vous méprenez. La vie me mord et mes secondes n'ont aucune valeur. Je suis médiocrement enchaîné à l'espace. J'aimerais vous rencontrer en un lieu sombre et désert mais je ne pèse pas lourd face à mes mots, Sainte-Waudru m'en voudrait. Le jour nommé, au crépuscule, lorsque les ailes du temps planent à l'horizontale, j'y serai. Vous n'y serez pas. J'en ai décidé ainsi. Rebellez vous !
Aucune rebellion, juste de la résistance... en conscience.
L'écoute est-elle mère de la surprise ?
Diable ! La surprise n'a ni d'yeux ni mère !
Pourquoi ces questions me coûtent-elles tant de sens ?
Ceci n'est pas simple et cela n'aurait que peu d'intérêt si cela l'était.
Sommes-nous indécents dans notre absurde relation ?
A vrai dire, qui s'en soucie ?
..Divine, je vous aime bien, mais la chose me semble étrange... Je n'ai pas l'impression de vous aimer autrement qu'en rêve. Le ciel dégouline de goudron si je réveille le coeur. Je ne sais même pas parler, saurais-je vous dire le moindre mot ?
Ecrivez, je peux lire.
Je n'existe plus que pour être amoureux de tout ce qui m'approche. Etre d'âme ou de fer, de chair ou de bourbe. Tout est transparence et flou, distorsion et réflexion. Et en attendant l'éblouissement vespéral, je veux trouver l'autre qui sera l'unique. Je veux trop mais je donne beaucoup en échange.
Vous voulez tout, ce n'est que justice. Ne pas tout avoir n'est pas un destin enviable, surtout quand le tout n'est pas tant que ça.
J'étais dans mes souterrains, dans l'ombre, à l'abri de toute tentation, il faisait noir, froid et sec et rien ne semblait présager que mon coeur pourrait de nouveau battre.
Puissent vos pulsations atteindre (à nouveau) un minimum de 30.
Et je vous ai lu..Divine ! Me voilà fringant comme jamais, prêt à vous étreindre fougueusement... d'une phrase lourde de non sens.
Ne me faites pas ricaner, même si ce son peut vous être délicieusement atroce !
Ce silence me pesait tant, le saviez-vous ?
Je ne suis pas médium, je ne vois déjà pas ce qui m'entoure... mais c'est peut-être simplement un problème d'interrupteur.
Nous sommes seuls, voyez-vous ?
Seuls parmi la foule... (petit sursaut d'agoraphobie)
Embrassez-moi !
Jamais en irréel.
Alors je m'en passerai... je peux le faire moi-même après tout, voyons ! Et nous ne voyons rien.
Parlez pour vous, voyons !
(sursaut de paranoïa) Embrassez-moi !
C'est agréable de vous voir sursauter, j'y prendrais goût.
Vous ricanez ? Mes pulsations sont inégales, un rythme syncopé.
Des fibrillations ?
Oh que ce mot m'émoustille !
Je le sais.
Comment le savez vous ? Vous voyez encore ?
Je ne crois pas, donc par défaut je sais. Et je vous suis, sans vous tromper.
..Divine.... Dites moi une banalité ! Pour voir si vous en êtes capable. Je vous défie !
J'ai la migraine.
Pas mal ! Même dans la banalité, vous faites preuve d'inspiration...
Vous voyez ! Qu'est-ce ce signe de ponctuation ?
Un manque d'intelligence, une demande, un sos... Comment vous connaître ?
Comme vous le voulez, je suis une femme facile.
Menteuse, vous êtes difficile !
Menteuse, difficile et fourbe, c'est vous qui le dites, ce sont vos qualificatifs.
Je les aime bien, ils ont fait leurs preuves.
Aimez ! Ou n'aimez pas ! S'il vous plait !
S'il me plait... S'il me plait...
J'ai mis un collier à clou pour la première fois, c'est très élégant .
Détenez-vous la laisse qui va avec ?
La laisse est invisible mais tendue et je cours à toute allure, je suis inconscient, sur mon socle. J'ai peur du vide, j'ai besoin d'être et d'avoir un être à voir.
Vous voyez !
Je suis impatient de connaître demain, mais aujourd'hui s'entête à rester.
Aujourd'hui ne meurt jamais, demain est légende.
Puis ce jour est plus qu'agréable. Nous pourrions profitez si nous étions normaux...
La norme est énorme et m'agace. J'ai été normale après vous. Le mieux convient autant que le pire, fifty-fifty clown. Vous, hâtez vous de ne point y revenir !
..Divine, tout cela, n'est-ce pas le plus beau des chaos ?
Le chaos est une preuve de vie. Il se fait tard, chaotons donc, c'est à la nuit tombée que les pires vamps et les vampires sortent leurs crocs...
Dans quels airs vibrent nos plumes et dans quelles eaux voguent nos âmes ? Dans la sombritude disent certains, le flippant, dérangeant, le tordu, velu, m'a dit Andy Vérol. Tout n'est pourtant pas noir, ils ne voient que ce qu'ils veulent bien y voir. Ces mots malmènent la curiosité, râleries et autres crachas l'attisent parfois.
Ce tout m'englue d'un ravissement sans pareil. Je voudrais vous imaginer souriant cyniquement devant le ridicule de cette lecture. *Sourire cynique* Ne vous estompez pas !
Etes-vous de nature joueuse ? Ce spectacle invisible est-il contagieux ? Vous amuseriez vous, au comble de l'absurde, à vous faire désirez ? Vous n'aurez plus un mot de moi avant de m'avoir dit un prénom que vous ne portez pas !
.. Divine !
C'est un fort joli prénom que vous ne portez pas là. A quoi voulez vous jouer ? Pourriez vous, sans mentir, me dire quel serait votre plus cher désir si vous étiez seule sur un radeau chétif descendant interminablement le fleuve Amazone ?
Trouver une liane à laquelle m'accrocher puisque le radeau est chétif.
Seriez vous si peu confiante en votre équilibre ? Ce voyage ne vous plaît-il pas que vous vouliez vous raccrocher à quelque chose de rassurant ?
Je suis sensible. Radeau ou pas.
Vous voici donc précipitée par votre sensibilité dans les eaux du fleuve et la saveur ancestrale du sang du Monde vous monte aux lèvres. Saurez-vous nager jusqu'à la rive du rêve ? Ou vous offrirez-vous aux esprits qui hantent ces courants ?
Je suis une habituée des eaux équatoriales, à contre-courant, aux boulets aux pieds et aux rames cassées... d'où la liane, bien plus facile à manier pour résister. Oui, j'y tiens à cette protubérance végétale ! Remontons le courant et accostons puisque mes sens vont en ce sens et laissez mes cheveux se faire fleurs de jungle. Que voyez vous ? Vraiment vous ne voyez rien ?
La chambre est noire. Le fleuve s'est écoulé sur le sol dans un bruissement de flanelle. Mes mains sont encore en quête de la liane mais ne trouve qu'un long passé de solitude. L'ivresse avait un goût de lie. La jungle est déboisée, durcie de murs. Je suis chez moi, seule. La lumière est éteinte et le restera. Un murmure foudroie les ténèbres : la séduction est un jeu, l'artiste un tricheur.
Tombée d'une liane, le bonheur à portée de main. Joli fleuve que celui là.
C'est vous qui m'y avez projetée... du boum au coeur.
Ce fût un plaisir de vous précipiter dans ces eaux chaudes. J'espère à présent que votre coeur bleu de froid trouvera rapidement guérison. Je me souhaite la même chose au passage.
Que de souhaits... pour des agnostiques. N'en disons rien à personne. On pourrait nous prendre pour des âmes douces et attentionnées, mon (Dieu) quelle horreur !
Oh my Dog ! s'écrie-t-elle. Et l'autre d'aboyer son amusement, malgré les anges aux aile diaphanes qui se régalent de son sang. Mais la muselière de l'inexistence retenait ces abois depuis des siècles !
Laissez couler l'encre noir de vos émois... Râlez-vous, au travers des lanières ? Croyez-vous que vo(u)s émois subsisteraient si le papier électrique se déchirait ?
Hier soir, en lisant les news, y avait un article avec ceci en gros titre: "Un groupe arabe menace de commettre des attentats en Belgique."
L'article était agrémenté d'une video montrant des combattants (talibans?) menaçant de commettre des attentats puisque la Belgique a voté une loi interdisant le port de la burqa.
Ca ne veut rien dire "un groupe arabe menace... blablabla...", si ? Alors j'ai un scoop aussi: un groupe flamand menace de faire exploser la Belgique.
Un Wallon, un Flamand, une nonne et une blonde à gros seins voyagent en train dans le même compartiment. Arrive un tunnel et le compartiment est plongé dans l'obscurité. Soudainement on peut entendre le bruit d'une gifle bien appuyée. Le train sort du tunnel et le Flamand, l'air hagard, a la joue toute rouge. Voici les pensées des 4 voyageurs à cet instant précis :
Le Flamand: - Le Wallon a voulu peloter la blonde, elle a cru que c'était moi, et je me suis ramassé la gifle.
La nonne : - Ce cochon de Flamand a voulu peloter la blonde et elle lui a filé une claque. Bien joué !
La blonde : - Cet idiot de Flamand a voulu me toucher les seins, mais il s'est trompé et il a peloté la nonne, qui en retour l'a giflé.
Le Wallon : - Trop cool, au prochain tunnel je recolle une baffe au Flamand !
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