Certains l'ont d'artichaut, gros comme une maison ou encore sur la main.
D'autres en ont un en moins.
Ouais, c'est pas possible, toi t'as un coeur en moins !
C'est pas thétique, mais presque...
J'avais commencé à stocker pour toi tout ce que tu m'avais manqué.
Les rires, les beaux souvenirs, les merveilles futures, le présent, la tendresse.
Fermer les yeux, respirer profondément et se concentrer uniquement sur les caresses.
J'avais besoin de me rendre compte que tu étais bien vivant mais lorsque tu m'as vue et lue, mon visage annonçait tes funérailles.
Tu roulais trop vite et les choses te dépassaient quand même.
Et ce n'était pas un hasard si tu voulais toujours m'octroyer un peu de temps lorsque j'étais déjà occupée.
Ce n'est pas toujours beau ce que j'écris, mais ce n'est qu'une façon de voir.
Les blessures et les petites morts.
Puis, dans le brouhaha de ta tête dévissée, j'ai eu la mienne à l'envers.
Des kilomètres de vie manquée entre nous.
L'enfant qui est en moi a peur de la séparation et aurait voulu réparer le passé.
Mon coeur, lui, besoin d'être rassuré.
Et j'ai perdu l'élan vital.
J'ai eu le blues.
Pourtant, la guitare, ça rock.
Tiens, deux années académiques de silence en si... bémol.
Tu tiltes, Châtelain ?
Marin.
Batelier.
Pipeau.
Pipe à eau.
Fume ton boulon.
Quand je n'étais pas là je te manquais, et quand j'étais là je t'énervais.
Ce sont les poubelles que l'on prend quand on en a besoin et qu'on jette ensuite.
Et le boy que tu as eu en Afrique ne s'est pas réincarné en ma personne.
Parfois, j'écoute une chanson et je pense à toi.
Et je la chanterai bientôt, à nouveau, jusqu'à ce que ton spectre disparaisse complètement, car décidément, la vie ne t'apprend rien !
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