La mer à moi toute seule.
Un os de sèche pour le canari.
Il m'a dit que je pouvais aller quelques jours chez lui, me ressourcer, qu'il y ferait plus que calme car il n'y serait pas.
Sais-tu que ce n'est pas Toi qui me stresses ?
Que j'ai toujours aimé cet endroit mais que je l'aime plus encore depuis que je t'ai rencontré.
Que ce sont des moments avec Toi que j'ai envie de passer.
Désolée de ne pas me stresser, tu actives les boutons de ton gsm et tu arrives à me faire peur avec les vibrations inattendues entre les mains et je souris parce que même au fond du fond, tu arrives à faire rire, et vibrer, et palpiter.
Et croire.
Croire que tu ne m'abandonnes pas, Toi.
Jamais.
Comme ceux qui m'ont abandonné jadis.
J'ai juste besoin d'être rassurée.
Que ça n'arrivera pas, cette fois.
Encore.
Et je ne peux pas te demander de me rassurer sur un avenir qu'on ignore tous.
Tu me manques.
Je te sens si près physiquement et dans l'impossibilité de te voir.
Je te sens si fort dans mes mains, entre mes doigts, là ou tu files, là ou se voient nos mots.
J'ai crié au désespoir de ce week-end sombre.
Ils disent tous et toutes que je suis la bienvenue mais leurs portes sont de bois lorsque j'y vais, ils n'ont pas le temps ou sont partis ailleurs.
Retournée dans ma bulle, je n'ai presque pas fermé l'oeil.
Et je n'ai pas réussi à me relaxer lorsque je n'ai vu aucune nouvelles de Toi arriver.
Et comme le Diable frappe à la porte de l'âme qui ne s'y attend pas, tu m'attendais si j'avais envie de venir.
2 phrases et je ressemble à nouveau à une mandarine, pleine de tonus, vive et pétillante et aussi suave que le fruit de la passion.
Je cours, je file, je roule. Que dis-je, je vole vers Toi.
J'ai peur de voir ta maman, ou plutôt l'inverse.
Je rentre dans ta vie sans pénétrer ton coeur, tu m'entoures de tes amis et de ta famille alors que je perds les miens et que j'ignore tellement de choses sur Toi.
Et que j'en connais tellement d'autres.
Que disons-nous en priorité ?
Quel sens et quelle importance donnons-nous à nos mots ?
Que voulons-nous montrer et que voulons-nous cacher ?
Faut-il présenter quelqu'un qui va ressortir de notre vie comme il y est entré ?
Quelque part, quand le point de vue de nos proches à trop d'importance, c'est que l'autre n'en a pas.
Une copain, une amie, une connaissance, on s'en fout, peu importe.
On s'en fout aussi de ce que pensent les autres.
Comme de dire bien sur qu'on va se saouler la gueule, surtout si on est en voiture et qu'on conduit, sinon ça n'a aucun intérêt.
Ca ne fait rire que nous.
Parce qu'on ne boit pas ne boit plus.
J'ignore ces émotions amoureuses et ces déceptions qui ont fait de Toi cet être si sensible et presque sentimentalement peureux.
Voulais-tu te marier ?
Désires-tu avoir des enfants ?
Tu es encore si jeune et mâle.
Masculin je veux dire.
Je ne sais pas ce que tu as étudié ?
Je sais que tu aimes les voyages, les langues, la méditation.
Je connais les jobs que tu as faits.
Je sais ton nom et les chansons que tu aimes.
Je connais ton optique des choses, ta vision sur la vie et la société.
Je sais que tu as peur.
Je sais que tu as peur que je m’attache à Toi parce que tu pourrais me faire souffrir.
Et la souffrance, tu la connais.
Je connais les mois d'enfermement.
Les jours et les nuits, pourquoi tu y étais.
Comment c'est arrivé, encore cette faute à pas de chance.
Je connais toutes tes photos du Pérou, les 10 années en France.
Le garçon rebelle que tu es devenu, le manque d'affection de papa qui était doué en théorie et nul en pratique.
Les menottes à son enterrement.
Ton frère et ta soeur.
Le grec et ce fameux joueur, arménien ?
La soif de justice.
Les bains chauds à l'encens et les bougies partout.
Comment tu te rases et depuis combien de jours tu laisses pousser tes cheveux.
C'est vrai que tu ressembles à l'image qu'on se fait de Jesus. Ou au Ché.
Je connais la noirceur de tes yeux quand tu es en révolte.
Je connais les vrais rires et les faux sourires.
Cette détermination.
Cet esprit de compétition. Et ce trac de perdre.
Ton adoration pour la sauce au poivre.
Le fromage, la viande rouge et le saumon.
L'envie de ne pas mourir idiot.
D'avoir goûté à presque tout.
Ta liste.
La prochaine chose que tu vas acheter et celle que tu veux encore faire cette année.
Ton boss, ton proprio, ta "boîte magique" et comment tu l'as inventée.
La moquette bordeaux de ta salle de bain.
Ton dentiste.
Ta passion pour certaines boules.
Ton agressivité envers certains.
Le calme dont tu as besoin pour rester serein.
Ton vieil oncle riche. Pas en Amérique.
Les clubs que tu fréquentes, parfois. Ceux ou les gens se rendent des services.
Ton lit et pourquoi y a trou étrange qui traverse le matelas.
Ton ordi que tu me laisses parce que je n'ai pas le mien.
La confiance que tu donnes pour me confier ton appart. Et tes chats que tu adores.
Le jour de ta merveilleuse naissance.
Ceux à qui tu ne réponds pas au phone.
Ton grand coeur.
Ta vie d'artiste qui doit de temps en temps se ranger.
Et l'importance du respect.
Diable, qui es-tu ?
Celui qui dit "bien sur" quand je demande si je peux prendre ma Toune avec.
Celui qui dit "évidemment" lorsque je demande si je peux rester dormir chez lui.
Celui qui répond "à la guerre comme à la guerre" quand je lui dis qu'il n'y a plus de serviette de bain à part celle qu'on a déjà partagée.
Celui qui me dit "c'est pas grave" quand je dis que je suis toujours aussi naïve et spontanée.
Celui qui me donne les clés de son chez lui parce que je n'ai plus le courage de reprendre la route.
Celui a qui je confie ma "buffle" pour aller là où il doit aller.
Mon phone et mon sac parce qu'il est celui qui ne fouillera pas dedans même si j'avais des choses à y cacher.
Celui qui sait que j'angoisse à l'idée de lui donner des angoisses.
Celui qui regarde comme des bras enlaceraient mais qui ne flanche pas.
Celui qui se laisse prendre mais avec retenue.
Celui qui caresse quand je dors.
Celui qui change de froc devant moi.
Celui qui connaît LA chanson que je cherche depuis 20 ANS.
Et j'écrivais, dans ta cuisine.
La première fois que j'allais rejoindre ton lit sans Toi dedans.
Du moins depuis que l'on dort l'un contre l'autre.
J'espérais sérieusement m'endormir et pouvoir profiter de ta présence lorsque tu viendrais me rejoindre au petit matin.
Tu détestes travailler et pourtant tu as passé l'après-midi à bosser et la nuit à boulotter.
Un nouvel uniforme, déjà remplacé.
Flashy, qui m'a fait m'écrouler lorsque tu imitais le grand schtroumpf donner des ordres ou le flic de circulation.
Je ne peux pas m'empêcher de te filmer.
Un clip par-ci par-là et je rassemble toutes tes humeurs en vidéo.
Pour les nuits ou je ne peux vraiment pas dormir.
Je te vois, je te regarde, je te gobe des yeux et ta présence physique me manque.
J'aime te regarder dormir.
J'entends ton coeur qui bat quand j'ai ma tête sur ta poitrine et mes oreilles s'emplissent de ta respiration calme et profonde.
Et parfois, je passe ma main dans tes cheveux.
Ou je caresse ta peau.
Je tombe littéralement de sommeil et il m'est impossible de mettre mon cerveau sur off.
Enveloppé par les fumées du kif, celui que j'ai trop fumé ce soir-là ou j'ai angoissé.
Ca défilait à une vitesse dingue, de questions en interrogations, je jouais aux questions-réponses et choix multiple toute seule.
Et quand je choisissais la réponse qui me rassurait le plus, un élément nuisible venait la détruire.
Le cerveau qui s'emballe. Comme le coeur.
Et la boule monte, monte, monte.
Tu ressens comme un trou d'air dans l'avion, mais t'es allongée dans un lit, sur la Terre ferme.
L'attaque de panique arrive et je ne peux la stopper.
Toi, tu dors.
Tu ne sais pas que je fais des expériences sur moi-même.
Comme tout ce thc que j'ai aspiré alors que je sais que la partie en veille de mon imagination va me faire flipper.
Que pétée, je me répèterai: attrapes celle-là et maîtrises-là.
Je perds le contrôle mais pas suffisamment pour ne plus m'en rendre compte.
Et là, le compte à rebours commence.
Je vais presque compter les heures à attendre que cette machine infernale s'arrête.
Celle que j'ai enclenchée moi-même.
La machine à penser.
La machine à panser.
Ces mois d'émois que tu fais vivre en moi.
Ton passage dans ma vie.
J'ignore si il sera calme et tranquille, dans l'action comme dans la durée.
J'ai juste comme la sensation que c'est Toi qui me maintient en vie à l’instant présent.
Et ce que j'imagine de Toi.
J'avais peur de ne pas me réveiller lorsque tu es rentré.
Peur de perdre une précieuse minute, une inestimable seconde de ta présence.
J'ai peur.
De perdre.
Te perdre.
Simplement.
Ce que tu me donnes et ce que tu ne m'offres pas.
J'ignorais qu'il y avait tant de choses dans Ton jardin emmuré.
Je suis allée errer dedans, partie à la découverte de tout ce qui a poussé au gré de ton vent.
La main verte que tu n'y as pas mise.
C'est coloré, plein de vie(s) et certaines choses n'ont rien à faire là.
Ton jardin te ressemble.
Comme cette bouche, celle qui peut donner de si tendres baisers.
Les lèvres pulpeuses, voluptueuses, sensuelles, qu'on a envie de dévorer.
Avec sa langue dedans, celle qui titille si bien le verbe et les sens que je ne dirai pas.
Marguerite.
M'aimes-tu, un peu, beaucoup, tendrement, passionnément, à la folie, pas du tout ?
Pas du tout ? Que fous-je ici ?
Est-ce une façon de te rassurer que de m'avoir là, à tes cotés ?
A ta disposition je dirais, car je le suis.
Un peu ?
Assez pour avoir tenu le cap de la première rencontre.
Et continuer sur un chemin différent de celui dont je rêve mais un chemin tout de même.
Beaucoup ?
Peut-être plus qu'un peu pour avoir envie de passer des moments simples à mes cotés.
Manger un bout, se faire une toile, papoter et déconner aussi, se raconter discrètement et rire beaucoup, d'un cynisme ou d'un humour pire qu'anglais.
Tendrement ? Assez que pour mettre ton bras alentour de moi quand je viens ronronner contre ton épaule.
Assez que pour supporter avec le sourire vrai et l'étonnement à chaque fois, le bisou dans le cou ou le frottement de ma main contre ta tête, quand ça me prend.
Passionnément ? Bien sur que non.
La peur. Le self-control. La sagesse et la liberté. L'équilibre et le calme.
Moi, tout feu, tout flamme, je m’enfièvre.
Je veux t'embraser, t'embrasser, t'enlacer.
Et je retiens beaucoup alors d'un coup, je mets ma langue dans ta bouche parce que j'en avais trop envie.
Ca t'angoisse mais t'aimes ça.
C'est pas relax mais t'en as bien envie.
Pourtant, tu es plein d'amour dedans.
Prends moi dans tes bras et serres fort, je ne vais pas casser.
Je me briserai seulement si tu ne le fais pas.
Alors je ne demande pas, je prends tes bras et je les mets alentour de moi.
Il ne me reste plus qu'à dire "serre-moi fort, juste 2 secondes" et je n'y arrive pas.
Foutues angoisses, les miennes, les tiennes.
A la folie ? Non, pas du tout.
Tu es trop fou pour pouvoir perdre la boule pour moi.
M'aimes-tu seulement ou est-ce le verbe qui fait défaut ?

J'ai loupé le Groupe lundi passé, avec l'approbation de Maestro.
A celui d'hier, certains m'ont dit d'abandonner, de t'abandonner.
Et de t'oublier.





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