Quelques lignes pour expliquer un peu mes vacances sur l'île de Rhodes.
Difficile de résumer un séjour de 15 jours quand il nous arrive quelques (més)aventures, hein Nam-Nam ? ;-)
Pour les paysages, regardez l'album photos, ça vous donnera une petite idée du pays.
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Peu de sous, on avait décidé, il et moi, de prendre un ticket de dernière minute.
On hésite: la Turquie ou la Grèce.
C'est ce qu'il reste dans nos prix et en dernière minute.
Maman me convainc de ne pas prendre la Turquie, une année ou il y avait des bombes là-bas.
Donc, je dis à il, au téléphone qu'il prenne la Grèce si ça lui convient.
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Il revient, les billets d'avions à la main.
Ah cool, on part pour l'île de Rhodes.
(Sur place, je verrai la côte de la Turquie, j'ai envie d'y aller à la nage tellement ça semble près).
On fait nos sacs à dos et mon Papa nous conduit à l'aéroport.
Maman panique:
"Partir comme ça, quelle idée, sans rien réserver, avec un sac à dos pour seul compagnon de route et un petit copain avec qui tu es depuis 3 mois seulement, ne comprenant pas le français et toi, pas un mot de flamand."
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En effet, mon ex "il", d'origine flamande ne parlait pas le français quand je l'ai rencontré et moi, pas le néerlandais, et encore moins le flamand.
Il faut savoir qu'en Belgique, il y a 3 langues officielles: le français, le néerlandais, l'allemand.
J'avais oublié tout mon allemand, je n'avais jamais eu de cours de néerlandais pour causes d'études en Afrique.
Et quand bien même... ça ne m'aurait pas aidé des masses car les flamands parlent... le flamand et non le néerlandais correct.
C'est un peu comme comparer le français et le breton…
Bon, on parlait en anglais, on se démerdait, puis mon "il" s'appliquait en français, très doué pour les langues.
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Toujours est-il que concernant ce problème de langue, j'ai une petite anecdote:
Alors qu'on se baladait le long du port de Rhodes, 2 jeunes français nous ont accosté:
"Bonjour, vous parlez français ?"
Spontanément et simultanément, je réponds "oui" et il répond "non" !
Les 2 français se regardent, sourient et nous reposent une seconde fois la question:
"Est-ce que vous parlez le français svp ?",
et rebelote, moi "oui" et il "non"...
La, les 2 bonhommes nous demandent:
"Vous vous moquez de nous ?"
Je réponds que "non" mais j'avais du mal à contenir cet éclat de rire.
Il n'avait pas compris et me demande alors en anglais ce qu'ils ont dit.
Là, je lui explique et je dis aux 2 français que nous sommes belges.
Les 2 français:
"Ah ok, wallons ?"
Je réponds "oui" et il "non" mais encore simultanément.
On était finalement tous plié de rire face à ce problème de langues bien propre au peuple belge.
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Revenons-en aux vacances.
Ah, on a atterri en début de soirée et on a attendu quelques... heures à l'aéroport.
Impossible de trouver un bus.
Et je peux vous dire que les heures grecques sont différentes des heures " normales", j'y reviendrai.
Vers 22h00, il faisait noir, impossible de partir de cet aéroport qui était à plus ou moins 15 bornes de la ville de Rhodes, nous prenons un taxi.
Celui-ci nous dépose en plein centre ville, non loin de l'office du tourisme qui n'ouvrait que le lendemain matin.
Après pas mal de marche, le sac à dos et la fatigue commence à se faire sentir.
Des camionnettes de grecs s'arrêtent à tout bout de champ pour nous proposer des chambres à prix explosifs.
Finalement, on entrera dans la petite camionnette d'un bonhomme qui nous proposait une chambre à prix "normal".
Engouffrés tous les 2, à coté du chauffeur dans cette camionnette minuscule, moi qui n'ai pas peur en voiture, ben j'ai bien failli pisser dans mon froc.
A toute vitesse, il a traversé la vieille ville de Rhodes, on rebondissait sur les pavés et c'est à toute allure qu'il prenait les tournants dans les petites rues étriquées.
D'ailleurs, y avait plus de rétro, pas de porte à la camionnette et j'ai bien cru qu'il allait nous envoyer valser aussi.
Il nous dépose devant un immeuble, dans la vieille ville et nous dit que c'est là.
En effet, un jeune anglais vient nous "accueillir", nous montre la superbe chambre pour la modique somme de 25 €uros la nuit.
La cuisine était commune et franchement bizarre comme ça dans la pénombre.
Arrivée dans la chambre, une bonne douche, vite.
Merde, y a pas de lumière dans la salle de bain.
A tâtons, je cherche le tuyau de douche, je ne le trouve pas, j'ouvre l'eau et plouf, l'eau a jailli de partout, comme une fontaine.
En fait, y avait pas de tuyau de douche, ni de robinet.
Me voilà trempée.
Il prend l'ampoule de la chambre, la met dans la salle de bain et là, horreur !
C'est tout dégueu à terre, rempli de flotte maintenant et y a juste un trou avec un pied en guise de WC.
Rhalala, de toute façon, moi ce que je voulais c'était juste une fenêtre car il faisait crevant de chaud.
De retour dans la chambre, blanche, les murs massacrés par les dizaines de traces de godasses et d'insectes écrasés, je m'aperçois que la fenêtre, c'est une profond trou dans le mur, qui va en diminuant, pour aboutir, un mètre plus loin, dehors.
Mais comme un cône, vous voyez ?
A l'intérieur, le trou de fenêtre est grand et à l'extérieur, tout petit, quelque chose comme 10x10 cm avec du grillage au fond (non, pas du moustiquaire).
Après m'être séchée et remise de mes émotions, nous sommes allés boire une bonne bière.
Là-bas, une petite bière, c'est 1/2 litre.
Si si.
En rentrant, je me demande si il et moi avons la même idée en tête ?
Partir de c'te chambre dès le lendemain matin.
Oui, ouf.
Il s'endort.
Moi pas.
Moustiques pis le bruit de la rue qui passait par la super fenêtre.
Le bruit mais pas l'air, quelle chaleur.
Vers 3h00 du mat', un vacarme m'a réveillé alors que je venais de m'endormir.
Là, j'ai vu de la lumière au-dessus de la porte de notre chambre.
Ah ben merde alors, y a même pas de vitre au dessus, c'est un vide au dessus de la porte, qui donne dans le couloir ou les gens rentrent bourrés et gueulent comme des putois...
Le matin est difficile.
Remballer le sac à dos et trouver un truc potable pour dormir.
En sortant de la chambre, nous sommes repassés par la cuisine et là, surprise, le soleil, la lumière, waow !
Y avait pas de toit au-dessus, quel éblouissement.
Tour dans la vieille ville, dans la nouvelle ville, office du tourisme etc...
On a trouvé un truc potable dans nos prix, mais en plein centre de la nouvelle ville.
La ville de Rhodes est très jolie, surtout la vieille ville.
Malheureusement, y avait beaucoup trop de touristes à notre goût.
...
Au bout de 5 jours, on loue une moto pour trouver notre prochain endroit.
Evidemment, pas moyen de louer des casques, donc, les cheveux libres dans le vent et les mouches dans les yeux.
J'ai mis mes lunettes aquatiques pour rouler, c'était comique j'imagine, tout le monde riait quand on s'arrêtait à un feu ou un carrefour.
Le truc génial sur l'île de Rhodes, c'est qu'on ne vole pas.
On a laissé nos sacs à dos le matin à l'abribus et le soir, on est venu les rechercher en prenant le bus vers notre prochaine destination, ben rien n'avait été bougé ni volé.
En moto, le calme d'Archangelos nous avait marqué.
Pas une âme dans les rues.
En bas de la falaise, Stegna, minuscule village avec une magnifique plage, déserte presque.
Nous y sommes descendu.
C'était tellement désert que ça a été impossible de trouver la personne qui s'occupait de louer les chambres d'hôtel.
Y avait de jolis petits studios mais... bonjour le prix.
Missy'V a commencé à marchander, il m'a regardé bizarrement.
Le petit bonhomme qu'on a appelé 'service' par la suite n'a pas voulu descendre aussi bas que désiré mais il a promis de nous rendre plein de services.
Bon, on verra.
Bizarrerie là-bas, presque impossible de communiquer en anglais.
Les allemands y sont en force et c'est plutôt l'allemand que les gens du pays parlent pour communiquer avec les touristes.
Pas facile pour moi, j'y pige rien, heureusement qu'il est là.
...
Le soir, nous reconduisons la moto à l'agence de location de Rhodes et nous prenons le bus pour Archangelos, avec nos gros sacs à dos.
On avait demandé au chauffeur de nous dire ou il fallait descendre car il faisait noir.
A un moment, le chauffeur s'arrête et nous dit de descendre.
"Mah non, on ne descend pas, on va à Archangelos"
"C'est Archangelos, il faut descendre ici !"
"Hein ?"
Une ville pleine de gens, de lumières, de discothèques, de musiques... bref, pas calme du tout.
C'est pas possible, c'est pas la même ville.
Et si, les grecs dorment l'après-midi, ce qui explique le calme de la journée.
Nous sommes descendus à Stegna en stop car y avait quand même 6 Kms et avec le sac à dos à 22h00, c'est un peu loin et long.
Monsieur service, service, nous a bien accueilli.
Chouette petit studio, pas trop cher en fin de compte, avec vue sur la mer.
Là, le calme absolu.
Des eaux bleues transparentes, de toute beauté.
Le calme, le farniente, pas de touriste.
La depuis 2 jours, je souffre d'une cystite.
Ou en tout cas, d'un truc dans le genre.
6 heures sur les WC, impossible de dormir.
Il faut que j'aille à l'hôpital.
J'appelle Monsieur service et lui dit que j'ai méga mal au ventre (bah oui, j’allais pas commencer à lui expliquer, en allemand de surcroît que j’avais mal ailleurs…)
Il me dit qu'il n'y a pas d'hosto ouvert dans le coin et que je dois retourner à Rhodes mais uniquement le lendemain.
J'ai passé une nuit atroce.
Le lendemain matin, monsieur service nous monte jusqu'à Archangelos et là, nous prenons le bus, direction hôpital de Rhodes.
J'arrive aux urgences, service gynéco.
Arf, difficile d'expliquer en anglais mes symptômes.
Il se démerde bien mieux que moi en anglais et explique au docteur ce que je ressens.
C'est au moment ou le toubib explique un tas de trucs que je ne comprenais pas que je demande à il et en français:
"Qu'est-ce qu'il a dit ?"
Et là, le toubib me dit:
"Mais vous parlez français ?"
" Heu, ben oui"
"Ah, j'ai fait mes études en Belgique, je parle parfaitement le français blablabla..."
Et ben ça alors ! Alors qu'on s'évertue à expliquer l'inexplicable, en anglais...
Je suis repartie avec une batterie d'antibiotiques qui a mis fin à cette horrible cystite.
Vous apprendrez que je tombe toujours malade (voir pire) à l'étranger, et que si j'emporte une pharmacie ambulante, c'est le seul médoc que j'aurai oublié dont j'aurai besoin...
Revenu à Stegna, notre séjour sur place se passera très bien… jusqu’au jour ou nous déciderons de virer de ville pour explorer un peu.
...
Toujours le même truc : on louait une moto, on partait le matin à la découverte d’un endroit ou on resterait quelques jours puis on revenait le soir rendre la moto, prendre nos sacs à dos, quitter l’ancien endroit et partir en bus pour le nouveau logis.
...
Mais, ce matin là…
Nous disons bonjour à Monsieur Service qui allait, certes, nous manquer, en lui expliquant qu’on règlerait la note ce soir avant de partir pour un autre ailleurs.
Nous montons à pied jusqu’à Archangelos pour louer une moto.
Comme d’hab, pas de casque à louer mais les motos sont en très bon état et pas cher du tout.
Nous redescendons sur Stegna, nettoyons et rangeons le studio, bouclons nos sacs à dos, comme cela, au soir, on en avait plus que pour 5 minutes à tout régler avant de partir en transport en commun ou en stop.
Notre prochaine destination, ce sera Lindos.
On a envie de voir comment c’est, mais il nous faut louer un truc pour la nuit, au minimum.
Donc, nous partons pour Lindos pour la journée afin de nous trouver ce logement pour la nuit.
Enfin, c’est ce qu’on croyait…
En montant de Stegna vers Archangelos, y avait un tournant en tête d’épingle et le tarmac bouillonnant était très… heu… glissant.
C’est là, en plein dans le tournant que j’ai entendu il jurer en français pour la première fois :
"Oh MERDE !" s'est-il exclamé.
J’ai pensé pareil, au moment ou j’ai senti qu’il avait perdu le contrôle de la moto.
Sans casque et en short.
Blong Poung Tong, c’est le bruit qu’a fait ma tête qui a rebondi sur le sol brûlant.
J’ai vu les étoiles, quelques secondes je crois, puis le sol brûlant m’a brûlé la main gauche que je tenais contre le sol car, en tombant, je n’ai pas eu le temps de m’éjecter de la bécane et elle est retombée sur moi.
Clouée au sol, sans pouvoir relever c’te bécane, il vient vers moi en titubant, déchiré partout au bras et à la jambe.
Les gens qui nous suivaient se sont immédiatement arrêtés pour nous aider et nous conduire à la clinique la plus proche.
La bécane, un peu bousillée, est restée sur le coté de la route.
En direction vers la clinique, mon genou gauche me fait mal, il est tout ouvert et la peau bien déchirée, le bras gauche aussi.
Il, c’est pareil, jambe et bras bien déchirés.
Et la tête, la mienne.
Après 2 commotions cérébrales, 2 fois le paludisme, j’ai l’impression que le choc n’a rien arrangé, j’ai mal.
A la clinique, on nous questionne :
"Ben non on n’est pas vaccinés contre le tétanos."
L’infirmière n’ira pas de mains mortes pour nettoyer les plaies : allez hop, et on frotte à l’alcool avec une espèce de tampon jex.
Arghhh, puis cicatrisant et voilà, on voit un toubib qui nous prescrit des "médocs" et nous demande d’aller à la pharmacie les chercher.
Et pour le tétanos ?
"Oui oui, à la pharmacie aussi" nous dit-il.
Je tente d’expliquer au toubib que il est allergique à une grande majorité d’antibiotiques et que ça peut lui être fatal mais que nenni, il m’assure que ça ne contient aucun truc auquel il est allergique.
Nous filons marchons lentement, tordus, bousillés par les blessures juqu’à la pharmacie la plus proche, qui se trouvait à 7 Km de la clinique.
Arrivé là, le pharmacien me donne les antibios (que il ne prendra pas car tout est écrit en grec et il a peur de se payer la méga allergie), le spray cicatrisant etc… puis le pharmacien m’appelle, me prend le bras et m’amène à l’arrière boutique, là ou y avait les seaux, les balais et les produits de nettoyage.
Il me dit : "Aller, baissez votre short !"
Heu, il est fou ?
"Mais pourquoi faire ?"
"Piqûre tétanos !"
"Hein ? Ici ?"
"Oui oui, ici !!!"
Bon, je baisse mon short et vlan, en plein dans la fesse, sans crier gare.
Pareil pour il.
Zarbi cette idée de se faire piquer par un pharmacien dans une arrière boutique…
Là, il nous faut aller rechercher la moto et la reconduire au marchand.
Elle démarre encore, heureusement, car 6 Km en pure montée avec une bécane foutue, c’est lourd.
On arrive, le gars nous voit de loin (comment nous rater dans cet état ?) et sourit.
Etrange… on pensait qu’il ne serait pas content mais non, il sourit.
"Accident moto ?"
"Oui, un peu mon neveu !"
"Ah, routes glissantes en Grèce, faire attention"... dit-il en riant.
Arf, on a vu, et senti aussi… bon, on reprend une autre moto, on n’a pas dit notre dernier mot, nous irons à Lindos quand même et dès aujourd’hui.
On passera cette journée assez tranquille à visiter une partie de Lindos et nous trouver notre "auberge".
Le soir venu, on vient rentrer la moto à Archangelos, reprendre nos sacs à dos, vider les lieux et payer la note à Monsieur Service :
"Olalala, mais c’est pas vrai, qu’est-ce que vous avez encore eu ?"
"Accident moto Monsieur service"
"Olalalala, misère, je m'inquiète pour vous, faites attention à vous s'il vous plait !"
"Oui Service service, t’inquiète pas, ça va aller."
Et ce petit bonhomme super sympathique nous emmène au centre ville d’Archangelos pour prendre le bus.
...
Mais, y a plus de bus on dirait.
Aller hop, le sac à dos et on y va… à pied.
Là, les blessures commencent à faire mal, ça craque, ça suinte, ça saigne…
"Heu il, je fais du stop, j’en peux plus, je peux pas faire tout ça à pied, j’ai mal."
"Oui, t’as raison, moi non plus."
Il était plus de minuit, peu de circulation.
Une toute petite voiture passe… puis s’arrête.
"Lindos ?"
"Si si, montez !"
Arf, nous 2 et les sacs à dos dans cette petite voiture, ça va pas être évident.
Des allemands, un homme, une femme et 2 gosses, plus nous, plus leurs valises, plus nos sacs à dos…
Bon, on est tout tordus, on a mal mais on n’est plus à pied, ouf.
Ils nous déposeront à l’entrée de Lindos.
Le reste est à faire, ça monte, ça descend, c’était si loin la chambre ?
Oui oui, on y arrive.
Une bonne douche ! Ben non, on ne peut pas, plus de bain, ni douche, ni eau de mer, rien.
Génial, on se débarbouille comme on peut.
Lindos, c’est très beau.
Mais, y a beaucoup trop de touristes.
Même les établissements sont presque tous anglais.
On va rester quelques jours quand même parce que dans cet état, on ne sait pas faire grand chose.
J’ai appelé ma maman pour dire que tout allait bien et me suis bien gardée de lui parler de cet accident de moto.
Les quelques jours passés à Lindos n’ont pas été faciles, le lendemain de notre accident, on a eu vraiment mal et pas moyen de marcher 10 mètres.
Il fait chaud et on ne peut pas se baigner.
On a du passer notre temps à se laver mutuellement et s’inonder de poudre cicatrisante pour essayer d’apaiser la douleur.
Le surlendemain, on est sur pied, malgré le mal, et nous décidons de visiter l’Acropolis.
"Ahaha ! Vous, visiter l’Acropolis comme ça ?" nous dit le garde en nous montrant nos blessures ?
"Oui, on veut visiter l’Acropolis, c’est long à pied ?"
"Oui, et comme ça, t’en as pour 2 heures minimum à monter avant d’arriver…"
Ca ne nous rebutera pas, d’autant plus que 20 minutes plus tard, nous serons au sommet de l’Acropolis.
Non, nous ne sommes pas surhumains, oh que non, mais les heures grecques et les nôtres, c’est pas pareil.
Lorsque nous étions à Rhodes, on a voulu visiter les ruines du temple d’Apollon etc…, le bonhomme nous avait dit que c’était tout près, 20 minutes en vélo.
Ben en moto, on a mis 1h20… quand je vous dis que ce n’est pas les mêmes heures qu’on a nous les belges et eux les grecs :-)
Nos blessures, nous nous y sommes habitués, et à part le fait que nous ne pouvions plus profiter de la magnifique Mer, on a quand même pu profiter de Lindos, de ses terrasses, de ses rues typiques, du marché, de ses restaurants délicieux sur le toit des bâtiments etc…
...
Ensuite, nous sommes partis pour Petaloudes, la vallée des papillons.
Très différent, plus à l'intérieur des terres, rien n’est sec, tout est végétation luxuriante.
Des milliers de papillons partout dans la vallée, c’est beau, calme, frais, apaisant.
Puis c’est superbe tous ces papillons.
Ca vous reste sur le nez, les paupières, les oreilles… bref, vous en êtes envahis.
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Puis une nuit à Paradisi et il est déjà temps de retourner.
...
Nous confirmons le vol et je rassure ma maman :
"Oui tout va bien Maman, nous rentrons demain"
"Ok, on vous attendra à l’aéroport de Zaventem"
Le voyage, très court se passera bien, évidemment.
Arrivés à Bruxelles National… Ohoho, nous boitons toujours, nous sommes éraflés de partout, avec des croûtes… ma Maman va nous voir arriver comme ça…
Et en effet, ma Maman nous voit arriver dans un état assez pitoyable pour elle car elle n’était au courant de rien.
"Maman, tout va bien, on a eu un petit accident de moto, j’ai pas voulu t’inquiéter… blablabla…"
Reste que comme il n’avait pas pris ses antibiotiques, sa jambe était vachement enflammée et son pied drôlement gonflé, donc les urgences médicales belges s’imposaient à lui dès le lendemain.
On a quand même du se soigner et reprendre des antibios tous les deux pendant 3 semaines, et les cicatrices, elles, sont restées assez longtemps...
...
La Grèce, c’est superbe, allez-y si vous en avez l’occasion !
Mais évitez la moto, surtout en short et sans casque ;-)
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