Mes rewinds, ces billets à l'envers, en mode rembobinage.
Le blog, comme un livre ouvert à la dernière page.
Seul du blanc jailli la lumière, n'oublie pas, ce n'est pas une phrase en l'air.
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La trouille aux tripes Vs le Trip suprême.
Le passé présent continu, continue.
J'avais peur de crever mes souvenirs ancrés.
J'avais besoin de mes gardes fous et de mes fixations d'enfant déraciné.
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Amie d'enfance, soeur siamoise d'une ancienne vie.
Et premier copain, premier baiser. De tes yeux j'ai rêvé chaque semaine qui s'est écoulée en 20 ans. Et plus.
Une question à chaque fois: pourquoi hantes-tu mes rêves encore et toujours ?
N'avons nous pas décidé de nous quitter ?
Non, nous n'avons rien décidé !
Arrachée à ma vie et à la tienne parce qu'un enfant ne choisi pas, cette histoire n'a jamais eu de fin dans mon coeur.
Vais je choisir de pouvoir cette fois choisir et faire le trip ou vais-je esquiver, la trouille aux tripes ?
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Finalement j'ai pas eu le temps de réfléchir à qui-que-quoi-ou.
Tu détenais ma solution.
4h00 du mat', j'ai des frissons je ne dors pas, mon téléphone sonne, à peine rechargé de la longue conversation avec le mystérieux australien qui est cool comme tu vois pas ça souvent en Europe.
Je me disais que j'allais aller dans mon pieu avant 5h00 du mat' pour voir si je dors - sait-on jamais - et le phone sonne, je ne regarde pas si numéro il y a et je lance un allo dans l'inconnu.
"Missy'V ? Missy'V ? C'est délire, je te téléphone la nuit en désespoir de cause car je ne sais pas te joindre de la journée..."
"Le Loup, je suis un hibou. Petit hibou tente de dormir le jour louloup."
"Missy'V, j'en reviens pas, ça fait quoi… 20 ans que j'ai plus entendu ta douce voix..."
"Oui, un peu plus, 25 ans."
"Tu vis dans la rue ou j'ai habité avec R., ou j'ai eu mon premier gamin... Quel numéro ?"
"Tu vois l'allée avec 2 garages au bout ? Monte dedans, je t'ouvre la porte."
C'est comme si c'était hier même si on s'est pris 20 ans dans la tronche.
Tu aimes les mojitos mais j'ai que des cuba libre.
Tu te souviens de ta déclaration d'amour quand on avait quoi... 14 ans ?
Regarde, j'ai pu sauver quelques trucs de mes déménagements.
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2 ans et demi avec le même garçon quand t'es ado, c'est un bail.
Puis je suis partie parce qu'un ado ne choisi pas.
Je n'ai jamais décidé de finir cette histoire.
C'était mon océan à moi dans ses yeux.
A l'aube de mes 40 ans, le premier amour de ma vie fait irruption à l'impromptu dans ma tanière.
Quel bonheur de voir son intérieur intact, ses yeux qui sourient et son coeur qui pétille en visionnant nos joyeux souvenirs.
Terre d'Afrique, tu nous as vu grandir, on t'aimera toujours et tes soleils équatoriaux chaufferont éternellement nos coeurs palpitants de vie.
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L'âme chaude, les bulles dans les yeux, le scintillant dans les voix, on se conte qui est devenu quoi, qui est avec qui et les ceusses qui ne sont plus.
Comme ça, ceux qui sont dans la même trajectoire ont aussi un Doc Psy.
Les 2 soeurs jumelles gardent contact, la névrosée ignore les fakebouziens, la Hollande se rappelle de la Belgique, mon ami d'enfance est homo et est parti vivre sa vie avec son meilleur ami d'enfance.
Et sa soeur a changé de nom.
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Je sais maintenant pourquoi j'ai rêvé de Toi pendant 25 ans.
25 années ou une ou deux nuits par semaine, tu me hantais.
Je voyais le loup partout, celui hurlant sous la lune, celui protégeant mes rêves et le téméraire aussi calme que la forêt qui l'abrite.
Le loup c'est toi, c'est ton totem, ton animal sacré et le mien.
Ce hasard est si beau que je pourrais faire une toile si j'avais les huiles à portées de pinceaux.
Je pense que tu n'avais pas 15 ans quand tu m'emmenais en voiture nous promener le long du fleuve Zaïre.
Que maintenant ton loisir, c'est l'avion ou l'hélico, ton élixir le mojito aux glaçons transparents.
A 14 ans tu me prenais parfois pour un clown, pourtant tu sais si je peux être sérieuse et si derrière mon sourire s'est toujours caché la mélancolie et la peur d'un futur incertain.
Ce sentiment d'abandon que l'on ressent lorsque l'on perd quelqu'un, lorsqu'on part ailleurs sans le vouloir, débarrasser le plancher pour écrire un tas d'équations, sous le soleil exactement, au niveau de l'équateur, la ou l'Atlantique te prend dans ses bras et la jungle vient t'enlacer de son odeur.
J'ai pleuré, crié, écrit, crié à nouveau, déchiré, pleuré puis gardé.
Une montagne de livres en papiers volants que peut-être je n'oserais jamais montrer.
Je me rappelle de Fidji, la belle, que tu m'as fait monté sans selle.
Et le texte qui l'avait accompagné.
Tu étais déjà un homme, ado.
Tu es beau quand t'es Toi, et je te connais de l'intérieur.
Tu es toujours Toi, quoi que tu en penses, authentique, et maintenant ami avec ta rivale, ma soeur d'âme avec qui ça coinçait tant.
Je suis tellement contente que maintenant, vous vous compreniez.
Vous me comprenez donc, maintenant ?
Puisqu'avec elle, tout est écrit comme sur du papier à musique, nous nous sauverons mutuellement de cette lourde peur d'abandon.
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Jamais je ne vous ai abandonné.
Je suis partie, parce que quand on est adolescent, on fait ce que papa et maman disent.
Je suis partie et j'ai fait un pacte avec les loups avec moi-même que j'ai tenu jusqu'à l'aube de mes 40 ans, celle de ta visite plus précisément.
Je suis partie et j'ai copié, crié, étudié, pleuré, examiné, craché, hurlé, désespéré.
Je suis partie et j'ai dit et écrit : jamais plus pareils que vous ailleurs.
Jamais plus je n'ai retrouvé cette similitude, jamais plus je n'ai été si en totale symbiose avec une femme, une idée, une parole, un homme.
Jamais plus je n'ai pu avoir la paix avec le canon des armes, jamais plus je n'ai ris de godasses interchangées ou d'antennes sur la tête, même un jour de carnaval.
Jamais plus je n'ai papoté durant des heures assise sur un mur, de tout et de rien, de la lune et du soleil, et des rêves que l'on faisait.
Vous m'avez tant manqué durant ces 25 dernières années que j'ai peur d'en rêver durant les 25 autres prochaines si la vie m'accorde ce sursis.
C'est si difficile parfois la vie, c'est si dur de rester debout, seule avec ses souvenirs.
Mais parfois, ces souvenirs sont si jolis qu'ils vous permettent de rester en vie et de vous dire que c'est peut-être pas fini et que si il faut la patience d'attendre 25 ans, j'attendrai encore.
Maintenant je sais que tout est possible dans cette putain de vie si rude et si merveilleuse à la fois.
J'ai rêvé de changement, de renouveau, d'anciens temps et de mémoires.
J'ai rêvé de soleils levants et de lueurs d'astre de la nuit, de ciels bleus et de peaux halées.
J'ai rêvé de rires étendus, de larmes vraies, de coeurs à nu, j'ai rêvé de vos visages, de vos voix, de nos jeux enfantins dans les eaux sacrées ou salées.
J'ai rêvé de ces racines chaudes, j'ai rêvé de ta voix et de son rire, de ton coeur africain et de son teint asiatique.
J'ai rêvé, souvent, de toutes ces couleurs et ces joies qui entrecoupaient mes cauchemars.
J'ai rêvé de tous ces délices qui me gardaient au lit à n'en point entendre mon réveil.
J'ai rêvé d'un monde un peu fantasmagorique, un peu magique, ou les êtres authentiques se tenaient la main.
Et je me suis réveillée un dimanche à 4h00 du matin, ton timbre chantant à mon oreille, le sourire aux lèvres et le coeur Afrique.
Toi, le Loup, les yeux océans et l'âme tendresse face à la petite louve craintive transformée en hibou.
Les soleils se lèvent à l'automne de ma vie, merci pour le cadeau.
Je n'oublierai jamais, mais à compter de maintenant, je vais perdre très vite mes neurones et mes cellules vont cramer, il va falloir revenir me faire une piqûre de tonus très souvent pour que les couleurs rayonnent jusqu'à la fin de mon temps.
Il est des signes et des hasards.
Ce n'est pas une vérité absolue.
C'est juste que j'aime y croire.
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