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    [Més]Aventures et errances d'une râleuse chronique Sans Race Déterminée [sur]vivant en Bel[le]gique.
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dimanche 26 avril 2009

Petit(e)...

"Tu as vu la sangle du bassiste, elle est si courte, ça me perturbe… une toute petite sangle…"
"C'est pour aller avec la petite canne du guitariste. Et la petite frange du batteur."
"Et la petite poche de pantalon de pyjama du claviériste."
"N'empêche que le chanteur il a une belle petite bouille."
"Et un beau petit cul."

Et paf, une petite baguette de batterie dans l'arcade.

Pt

Belly Button - Blues Obsession
 


"J'adore ton sac, il sens bon le cuir, hummm…" dit-il en le portant à son nez pour le humer.
"Surtout que c'est du skaï."
"Tu t'appelles comment ?"
"Patricia, aujourd'hui."
"Merde, j'aime pas les prénoms féminins ou y a un R dedans…"
"T'as qu'à m'appeler Paticia. Et toi, c'est comment ?"
"Jean-Paul."
"Bouah, j'aime pas les prénoms masculins avec un A dedans, je peux t'appeler Jen-Pul ? Ou petit con..."


N'empêche, c'était une belle petite soirée.

jeudi 23 avril 2009

PV (25ème)

PV25

Le Monde est un immense terrain de jeu.
Quand on est enfant, on le sait, mais en vieillissant, on fini par l'oublier
...

mercredi 22 avril 2009

Au plancher ecchymose...

APE

Donne-moi encore des sabots
afin que je puisse continuer à te marcher dessus,
belle Bleue...

vendredi 20 mars 2009

Naturellement...

C'est de cet amour là que j'ai rêvé.
Un jour.
Il y a très longtemps.
C'est sur celui-là que je suis restée fixée, sans m'en rendre vraiment compte.
Celui qui me hante depuis toujours.
Le premier, le plus puissant.
Pas celui que l'on croit mais celui que l'on vit, de l'intérieur.

Je ne fais pas l'expérience pour savoir ce que ça fait ou ce que ça fera.
Tout vient naturellement.
Je n'intensifie pas, c'est comme une continuité spontanée avec un espace de plus de 20 ans entre deux... vies.
Un vide rempli de tout sauf de lui.

Je ne pourrai plus jamais rêver ni imaginer comment cela aurait été si ça avait été lui parce que ce moment là, je le vis au présent.
Cette idée m'apaisait autrefois, je me rassurais de penser que peut-être le premier amour jette dans le coeur de profondes racines qui étouffent jusqu'aux germes des sentiments antérieurs.
Que les autres ne sont basés que sur le socle de cette première toquade, admirée, adulée, vénérée sur son piedestal.

Ca fait peur, ça attire, ça angoisse, ça fait frémir cette attraction pour le truculent connu.
Ce cadeau de la vie, ce don de lui, cette offrande qu'il me fait de sa présence au présent.
Et si je dois tomber, je sais que la chute sera vertigineuse.
Ce ne serait plus un Monde Etrange qu'il me faudrait, c'est Le Normal que je ne retrouverai pas.

Quand je le regarde, je sais que j'ai les yeux qui pétillent.
Et la peur que je ressens, c'est que les siens ne scintillent pas tout autant.
Naturellement.

N

lundi 09 mars 2009

La vie est une fiesta

Noir c'est noir... d'aucun diront que j'ai tort de penser qu'il n'y a pas d'espoir.
Et pourtant parfois, la réalité vient te frapper en pleine figure.
Ou tu fais comme moi des fois, tu fais fi de ce réel.
Ou tu l'acceptes.
Ou tu violes celui des autres, parce qu'il n'est pas en adéquation avec le tien.
Tes chimères, tes aspirations, tes rêves,... tes cauchemars aussi parfois.

Pourquoi doit-il faire tout sombre dans ma chambre lorsque j'y suis, d'ailleurs ?
Pour mieux voir le gros carré ténébreux de mes nuits blanches.

Maintenant je sais pourquoi j'évite.
Parce qu'après, c'est plus dur encore.
La ligne droite me semble moins lourde, pas de joie, pas de tristesse.
Pas d'espérance, pas de détresse.
Pas d'affection, pas de douleur.

C'est tout ce que je déteste cette ligne droite, et pourtant, c'est elle qui sauverait mon coeur.
Ce muscle qui va exploser à force de palpiter grave dans les montagnes russes de ma vie, celle du reflet d'un électrocardiogramme sur écran nature.
Etait-il prévu quelque part que je sois si accro à la Sibérie ?

La petite louve craintive a quitté la meute et a rejoint sa tanière.
Même son milou semble triste, la Toune.
Après la campagne et les papouilles, nous revoilà dans la solitude et le gris de la ville, nos prunelles face à Lune et l'autre.

C'est toujours la hantise de la bifurcation.
Celle que je ne maîtrise pas, cet enfant qui veille en moi.
Noël en retard, ou Pâques à l'avance, les cadeaux reculés ou les oeufs surprises prématurés.

La vie est une fiesta aux effluves de saudade, les serpentins puis les trous noirs, les kolé seré puis les gueules de bois...


Ou la tou pré mwen ka souri
E sa ka ba mwen envi
Ritchimbé'w en bra mwen
Pou nou pé rikoumansé

LVEuF

mercredi 04 mars 2009

[rewind] 921

Mes rewinds, ces billets à l'envers, en mode rembobinage.
Le blog, comme un livre ouvert à la dernière page.
Seul du blanc jailli la lumière, n'oublie pas, ce n'est pas une phrase en l'air.
...

La trouille aux tripes Vs le Trip suprême.
Le passé présent continu, continue.
J'avais peur de crever mes souvenirs ancrés.
J'avais besoin de mes gardes fous et de mes fixations d'enfant déraciné.
...

Amie d'enfance, soeur siamoise d'une ancienne vie.
Et premier copain, premier baiser. De tes yeux j'ai rêvé chaque semaine qui s'est écoulée en 20 ans. Et plus.

Une question à chaque fois: pourquoi hantes-tu mes rêves encore et toujours ?
N'avons nous pas décidé de nous quitter ?
Non, nous n'avons rien décidé !
Arrachée à ma vie et à la tienne parce qu'un enfant ne choisi pas, cette histoire n'a jamais eu de fin dans mon coeur.
Vais je choisir de pouvoir cette fois choisir et faire le trip ou vais-je esquiver, la trouille aux tripes ?
...

Finalement j'ai pas eu le temps de réfléchir à qui-que-quoi-ou.
Tu détenais ma solution.

4h00 du mat', j'ai des frissons je ne dors pas, mon téléphone sonne, à peine rechargé de la longue conversation avec le mystérieux australien qui est cool comme tu vois pas ça souvent en Europe.
Je me disais que j'allais aller dans mon pieu avant 5h00 du mat' pour voir si je dors - sait-on jamais - et le phone sonne, je ne regarde pas si numéro il y a et je lance un allo dans l'inconnu.
"Missy'V ? Missy'V ? C'est délire, je te téléphone la nuit en désespoir de cause car je ne sais pas te joindre de la journée..."
"Le Loup, je suis un hibou. Petit hibou tente de dormir le jour louloup."
"Missy'V, j'en reviens pas, ça fait quoi… 20 ans que j'ai plus entendu ta douce voix..."
"Oui, un peu plus, 25 ans."
"Tu vis dans la rue ou j'ai habité avec R., ou j'ai eu mon premier gamin... Quel numéro ?"
"Tu vois l'allée avec 2 garages au bout ? Monte dedans, je t'ouvre la porte."

C'est comme si c'était hier même si on s'est pris 20 ans dans la tronche.
Tu aimes les mojitos mais j'ai que des cuba libre.
Tu te souviens de ta déclaration d'amour quand on avait quoi... 14 ans ?
Regarde, j'ai pu sauver quelques trucs de mes déménagements.
...

2 ans et demi avec le même garçon quand t'es ado, c'est un bail.
Puis je suis partie parce qu'un ado ne choisi pas.
Je n'ai jamais décidé de finir cette histoire.
C'était mon océan à moi dans ses yeux.

A l'aube de mes 40 ans, le premier amour de ma vie fait irruption à l'impromptu dans ma tanière.
Quel bonheur de voir son intérieur intact, ses yeux qui sourient et son coeur qui pétille en visionnant nos joyeux souvenirs.
Terre d'Afrique, tu nous as vu grandir, on t'aimera toujours et tes soleils équatoriaux chaufferont éternellement nos coeurs palpitants de vie.
...

L'âme chaude, les bulles dans les yeux, le scintillant dans les voix, on se conte qui est devenu quoi, qui est avec qui et les ceusses qui ne sont plus.

Comme ça, ceux qui sont dans la même trajectoire ont aussi un Doc Psy.
Les 2 soeurs jumelles gardent contact, la névrosée ignore les fakebouziens, la Hollande se rappelle de la Belgique, mon ami d'enfance est homo et est parti vivre sa vie avec son meilleur ami d'enfance.
Et sa soeur a changé de nom.
...

Je sais maintenant pourquoi j'ai rêvé de Toi pendant 25 ans.
25 années ou une ou deux nuits par semaine, tu me hantais.
Je voyais le loup partout, celui hurlant sous la lune, celui protégeant mes rêves et le téméraire aussi calme que la forêt qui l'abrite.
Le loup c'est toi, c'est ton totem, ton animal sacré et le mien.
Ce hasard est si beau que je pourrais faire une toile si j'avais les huiles à portées de pinceaux.

Je pense que tu n'avais pas 15 ans quand tu m'emmenais en voiture nous promener le long du fleuve Zaïre.
Que maintenant ton loisir, c'est l'avion ou l'hélico, ton élixir le mojito aux glaçons transparents.

A 14 ans tu me prenais parfois pour un clown, pourtant tu sais si je peux être sérieuse et si derrière mon sourire s'est toujours caché la mélancolie et la peur d'un futur incertain.

Ce sentiment d'abandon que l'on ressent lorsque l'on perd quelqu'un, lorsqu'on part ailleurs sans le vouloir, débarrasser le plancher pour écrire un tas d'équations, sous le soleil exactement, au niveau de l'équateur, la ou l'Atlantique te prend dans ses bras et la jungle vient t'enlacer de son odeur.
J'ai pleuré, crié, écrit, crié à nouveau, déchiré, pleuré puis gardé.
Une montagne de livres en papiers volants que peut-être je n'oserais jamais montrer.

Je me rappelle de Fidji, la belle, que tu m'as fait monté sans selle.
Et le texte qui l'avait accompagné.
Tu étais déjà un homme, ado.

Tu es beau quand t'es Toi, et je te connais de l'intérieur.
Tu es toujours Toi, quoi que tu en penses, authentique, et maintenant ami avec ta rivale, ma soeur d'âme avec qui ça coinçait tant.

Je suis tellement contente que maintenant, vous vous compreniez.
Vous me comprenez donc, maintenant ?
Puisqu'avec elle, tout est écrit comme sur du papier à musique, nous nous sauverons mutuellement de cette lourde peur d'abandon.
...

Jamais je ne vous ai abandonné.
Je suis partie, parce que quand on est adolescent, on fait ce que papa et maman disent.
Je suis partie et j'ai fait un pacte avec les loups avec moi-même que j'ai tenu jusqu'à l'aube de mes 40 ans, celle de ta visite plus précisément.
Je suis partie et j'ai copié, crié, étudié, pleuré, examiné, craché, hurlé, désespéré.
Je suis partie et j'ai dit et écrit : jamais plus pareils que vous ailleurs.
Jamais plus je n'ai retrouvé cette similitude, jamais plus je n'ai été si en totale symbiose avec une femme, une idée, une parole, un homme.
Jamais plus je n'ai pu avoir la paix avec le canon des armes, jamais plus je n'ai ris de godasses interchangées ou d'antennes sur la tête, même un jour de carnaval.
Jamais plus je n'ai papoté durant des heures assise sur un mur, de tout et de rien, de la lune et du soleil, et des rêves que l'on faisait.

Vous m'avez tant manqué durant ces 25 dernières années que j'ai peur d'en rêver durant les 25 autres prochaines si la vie m'accorde ce sursis.

C'est si difficile parfois la vie, c'est si dur de rester debout, seule avec ses souvenirs.
Mais parfois, ces souvenirs sont si jolis qu'ils vous permettent de rester en vie et de vous dire que c'est peut-être pas fini et que si il faut la patience d'attendre 25 ans, j'attendrai encore.
Maintenant je sais que tout est possible dans cette putain de vie si rude et si merveilleuse à la fois.

J'ai rêvé de changement, de renouveau, d'anciens temps et de mémoires.
J'ai rêvé de soleils levants et de lueurs d'astre de la nuit, de ciels bleus et de peaux halées.
J'ai rêvé de rires étendus, de larmes vraies, de coeurs à nu, j'ai rêvé de vos visages, de vos voix, de nos jeux enfantins dans les eaux sacrées ou salées.
J'ai rêvé de ces racines chaudes, j'ai rêvé de ta voix et de son rire, de ton coeur africain et de son teint asiatique.
J'ai rêvé, souvent, de toutes ces couleurs et ces joies qui entrecoupaient mes cauchemars.
J'ai rêvé de tous ces délices qui me gardaient au lit à n'en point entendre mon réveil.
J'ai rêvé d'un monde un peu fantasmagorique, un peu magique, ou les êtres authentiques se tenaient la main.

Et je me suis réveillée un dimanche à 4h00 du matin, ton timbre chantant à mon oreille, le sourire  aux lèvres et le coeur Afrique.
Toi, le Loup, les yeux océans et l'âme tendresse face à la petite louve craintive transformée en hibou.

Les soleils se lèvent à l'automne de ma vie, merci pour le cadeau.
Je n'oublierai jamais, mais à compter de maintenant, je vais perdre très vite mes neurones et mes cellules vont cramer, il va falloir revenir me faire une piqûre de tonus très souvent pour que les couleurs rayonnent jusqu'à la fin de mon temps.

Il est des signes et des hasards.
Ce n'est pas une vérité absolue.
C'est juste que j'aime y croire.

lundi 02 février 2009

Aujourd'hui, je vais me faire sauter

Aujourd'hui c'est bamboula
Je vais me faire sauter
Sur un corps rigide m'étirer
Et fricoter à plat

Lentement vous me chaufferez
Car vous me préférez
Avec la peau dorée

Vous reniflerez mon odeur
Qui vous donne tant d'ardeur
Avant de me savourer
Par petites bouchées

Sur ma chair vous tartinerez
Un assortiment de douceurs sucrées
Cassonade, chantilly, glace ou confiture
J'en suis sure
Et pourquoi pas
M'enduire de Nutella

Aujourd'hui, je vais me faire sauter
Car aujourd'hui c'est festivités
L'occasion deux fois de s'empiffrer
Chandeleur aidant, de crêpes plein le gosier

AJVmFS


J'avais le même sentiment y a 10 ans : "Je deviens vieille !" me disais-je, sauf qu'aujourd'hui c'est pire, c'est encore 10 ans plus loin.
Je suis contente mine de rien parce que des médecins m'avaient dit que je n'aurais jamais mes 32 ans et maintenant je peux dire qu'il y a un moment qu'ils sont passés ceux là.

Je me rappelle quand j'étais petite, 40 ans c'était être un ancêtre.
Quand j'étais ado, ça devait être vieux con/conne, j'ai été pareil que tout le monde beaucoup.
40 ans, c'est aussi l'âge ou mon père a commencé à faire des attaques cardiaques.
Va donc falloir que je prenne beaucoup soin de mon petit coeur, et les autres aussi d'ailleurs.
Avis aux JackEventreurs.

Aujourd'hui, j'atteins l'âge du démon dit-on, et celui ou les djeuns te trouvent délabrée.
Aujourd'hui, j'atteins l'âge ou les bougies deviennent plus lourdes que le gâteau.
C'est sans doute pour cela que je préfère me faire sauter les crêpes par ailleurs...

samedi 10 janvier 2009

Christmas tree

Mon sapin de Noël, celui que j'ai laissé vivre dans sa terre pour la fête passée

Ct

Guirlandes de neige, boules de flocons, scintillements de soleil.

Que du vrai, le ciel bleu et l'air (pur ?) en plus...

mercredi 07 janvier 2009

'Sein de Dieu'

La solitude dans le coeur me fantômise.
Et je suis toujours trop en tourmente pour que les mots suintent avec justesse par le bout de mes lèvres ou celui de mes doigts.

How does it feel... when you're alone... and you're cold inside ?

La parure blanche, les milliers de scintillements et les degrés négatifs sont apparus au bon moment, celui d'une bouffée d'air qui m'empêche de m'asphyxier seule dans les ténèbres et de me noyer sous l'eau de pluie.
Pour quelques heures, stopper de errer dans ma tête, coincée au milieu de ma boite crânienne.
Pour un moment, ne plus penser à ce qui aurait pu être si il était toujours là auprès de moi mais pénétrer le silence, mes pas s'enfonçant dans la poudre, celle qui tombe des cieux et non celle qu'il m'a lancée aux yeux.

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A ce moment précis, je me suis sentie libre.
Libre de toutes ces attaches affectives et cette dépendance.
Libérée du bruit et du smog, flottant dans le temps et l'espace.

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Un sentiment de plénitude m'a envahi.
Le plein d'oxygène, de calme, de blancheur pure.
Imprégnée d'une sérénité indescriptible, comme si le passé s'était estompé et que la conception du mot avenir n'avait jamais existé.

Une décontraction des cinq sens.
Je m'en suis pris plein la vue de l'immaculée mousse, j'ai fleuré l'oxygène et lèché doucement mes babines caressées par le vent, une boule dense et givrée dans les mains, écoutant le craquement de la glace sous mes semelles.

Une heure après, j'ai aperçu un photographe à moitié dissimulé par les arbres nus, puis un bipède et une luge.
Nos traces de pas sont restées ancrées pour montrer le passage à un éventuel Petit Poucet.

Au Diable les douleurs du genou !
Tiens Belzébuth, prend aussi mon angine et occupe toi de ma toux, j'ai une promenade à faire pour abandonner les fantômes de mon âme.
Toune et moi partons balader les chaînes de la solitude intérieure pour les accrocher aux branches en bois en guise de chapelets.

Tiens ma Toune, et si le paradis était blanc, comme tu me l’as souvent soufflé ?
Viens gambader mon amie, et laissons le reste aux vents... 


Rodrigo & Gabriela - One (Metallica Cover)
 

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dimanche 21 décembre 2008

Pense-bête

Acheter un chiot, c'est être certain que son argent rapportera des intérêts solides... en affection !
[R. Kipling]

PB

13 années sur Terre, presqu'autant à mes côtés et pourtant, quand je regarde cette photo, c'est comme si c'était hier.
On en a traversé ensemble des fleuves et des rivières, escaladé des montagnes et dévalé des vallées.
Elle a été élevée dans la forêt, parmi les arbres et les sangliers, a été chef d'une meute de 18 de ses semblables, a arpenté les rings des dog-shows, a mis au monde de magnifiques petits, pour se retrouver dans une petite baraque en ville ou le seul brin d'herbe du quartier est arrosé quotidiennement de dizaines de déjections.
Et pourtant, elle est restée près de moi, ma Toune, mon amie, ma fidèle, ma fée.

Elle a 13 ans aujourd'hui, ma toutoune.

jeudi 30 octobre 2008

Mais... c'est un fantasme ! [2]

...
Le générique de fin se profile sur l'écran de télévision, mais Chico, lui, n'en a pas terminé.
Elle, elle a mal aux pieds, elle enlève ses chaussures puisque ça ne dérange personne et sursaute des doigts piqués sur le coté gauche.
Un autre film commence mais elle est déjà dans le sien depuis longtemps.
Soleil, Chico, Chico, Soleil.
Arrête ce fantasme !
Elle doit transpirer, ses phéromones s'évaporent et retombent sur le canapé.
Elle boit un coup, allume une cigarette pour troubler ses pensées érotiques et se renfonce dans le moelleux divan.
Elle va se concentrer sur les pixels projetés, le calme de Soleil et l'agitation de Chico ne devant plus la perturber.

Mais Chico continue de racoler, de l'effleurer du bout des doigts et de se tortiller.
Il glisse son bras derrière son dos à elle.
Soleil reste de bois, de celui qu'il lui a offert pour y apposer ses senteurs exquises.
Celles des bougies au chocolat qui coulent dans la vanille, chantilly il n'y avait pas.

Tout à coup, elle entend une boucle de ceinture se défaire, elle croit halluciner.
Elle tourne la tête et fixe le pantalon de Chico une demi seconde, il est en train de se défroquer.
Elle fait un tour de tête à 180° et sans mot dire interroge Soleil :
"C'est quoi ce traquenard ?" -  "Tu l'as bien cherché" -  "C'est un fantasme je t'ai dit !"

Lui, il ne dit mot ni ne souri, il reste comme le sage qui médite mais la regarde.
Un frisson percute son dos, elle se redresse, regarde à gauche puis à droite:
"C'est donc ça le trio ?"
Chico ne comprend pas ce qu'elle dit et Soleil souri enfin:
"Je ne suis pas plus au courant que toi."
Elle enlève la main qui lui enlace le verso, Chico se rehausse à son tour et demande ce qu'il se passe.
"Look... I'm surprised..." lui dit-elle.
Soleil sourit encore.
"Je suis juste... surprise..."

Etonnée, là, comme ça, improvisé.
Mais c'est ton fantasme ma chère, ce n'est qu'un fantasme... lui souffle sa conscience !
Oui mais là, comme ça, sans préparation psychologique, sans peser le pour et le contre, sans réfléchir aux conséquences, sans... je ne sais même pas si j'ai un préservatif tu vois !
Il en aura bien, lui.

"Allez, viens !" lui susurre Chico en mordillant ses oreilles et en laissant glisser ses mains sur ses seins.
Non, elle ne peut pas.
Et Soleil ?
Soleil viendra, Soleil viendra.
"Hé Soleil, rejoins nous !" crie Chico.
Il acquièsse, toujours aussi calme et tranquille de corps mais torturé dans l'esprit, elle le voit.
Mais... c'est un fantasme !
...

Chico a quitté la pièce et l'attend sur son lit, son sexe dressé vers le ciel comme une invocation aux Dieux.

Elle se déshabille lentement, le regarde dans les yeux, et ondule vers l'alcôve.
Elle prend doucement son sexe dans sa main et le porte à ses lèvres, comme une délicieuse coupe de champagne.
Il serpente à son tour, pousse de légers cris, enfonce sa langue dans sa bouche en la caressant de partout.
Son souffle court chauffe sa nuque et dans la chaleur torride de leurs ébats, il décide de planter son épée sans sa housse.
"Pas sans préservatif !"
"Mais pourquoi pas ?" lui murmure-t-il.
Elle bondit, se relève et sort de la chambre toute nue, rejoignant le salon ou se trouve toujours Soleil.
...

Soleil est assis, fixant la télé.
Il se retourne, la regarde.
"Tu viens ?"
"Je suis surpris, je ne m'y attendais pas..."
"Tu n'es pas dans le mood ?"
"Ouais c'est ça, c'est..."
"Je vois... tu sais quoi, il n'a pas de préservatif !"
"OMFG! Comment je peux faire confiance à un mec qui n'a pas de préservatif ? Et si il se trompe de trou en plus ?"
"Je sais pas, c'est ton pote en fait, pas le mien !" et elle repart vers la chambre en riant.
...

Le préservatif, comme son nom l'indique, c'est pour se préserver, mais de quoi ?
Des erreurs et des pulsions sauvages ?
Elle le lui tend, il le met maladroitement sur son sexe durci.
Ca ne durera pas, il bloque psychologiquement et insiste pour le retirer.
Elle se dit que si il retire ce condom, il peut tout retirer.
Mais... c'est un fantasme !
...

Le charme est rompu et Soleil l'attend toujours seul dans le salon.
Une fois de plus, elle se lève et va nue comme un vers se réfugier près du cocon Soleil.
"Qu'est-ce qu'il fait ?"
"Il m'attend..."
"Vas-y sinon tu vas etre frustrée !" lâche Soleil, le sourire aux dents.
"Je le suis déjà, sale bête !" réplique-t-elle en s'en retournant vers Chico.
...

Il est toujours allongé, se masturbe et attend.
"J'ai cassé le jeu !" lance-t-elle. "Tu sais, ce jeu de boules dont je parle parfois. Celui ou tu te sers d'une queue et de trous."
Elle parle, il l'entend mais ne comprend pas.

Elle remet ses vêtements un par un, sur le fond sonore d’une bande-film, Sexe - de Saez.
Elle sent ses doigts parcourir son corps, leurs doigts.
Les cheveux emmelés dans les corps tout pareil.
Elle soupire et réouvre la porte, avec la clochette au-dessus qui va sonner le tintement d'une end pas si happy.
Fin, presque, mais elle a toujours faim.
...

C'est une drôle d'histoire mais... c'est un fantasme tu sais, cher(e) lecteur(trice).
Dans le monde dépravé ou nous vivons, nos fantasmes naissent pour nourrir notre imagination et ils doivent grandir et s'épanouir comme nos chimères, dans nos rêves seulement.
Si tel n'est pas le cas, tu le tues et tu te hais si tu es toi.


Mceuf2

vendredi 24 octobre 2008

Mais... c'est un fantasme ! [1]

Elle avait décidé de l'accompagner voir la finale.
Café de basse classe, table au tapis vert, un chien avec la tête presqu'aussi grande que le corps la regarde droit dans les pupilles.
Ses yeux jaunes, elle n'aime pas, le sournois dans son regard et sa mâchoire prête à claquer dans le vent non plus.
Elle prend un tabouret afin de s'asseoir assez haut et de contempler le jeu tranquillement.

Il est a coté d'elle, assis sur un tabouret également.
Ca fait des mois qu'ils ne se sont plus vus.
Distance entre eux, celle d'une longue route dans le gris du ciel, il est son rayon de soleil.
Elle l'appelle comme ça d’ailleurs.
Après la pluie, le beau temps et après les larmes écoulées, elle va briller de ses rayons à lui.
Il porte un pantalon d'aventurier couleur kaki, y a des poches partout, même la ou elle mettrait bien ses mains dedans pour le sentir plus proche.
Elle passerait bien aussi sa main dans ses cheveux ondulés avant de lui serrer le paquet de l'autre.

C'est un fantasme !
Elle regarde le jeu mais tout la rappelle à lui.
Queue, boules. Trou. Avec S au bout du mot.
En gros plan ses fesses qu'elle a déjà vues nues.
Elle contemple le jeu.
Elle contemple l'autre aussi, il a un t-shirt si voyant.
Des yeux bleus pétillants cachés derrière de petites lunettes.
Il ri beaucoup, la regarde, souri et continue son jeu.
Lui, elle l'appelle Chico.
Chico a une voix légèrement efféminée et elle ne comprend pas ce qu'il dit à Soleil dans leurs dialectes.

Elle fixe la stratégie terminée, toujours cette table à bonne hauteur.
Voit-on dans ses yeux ses vagues et divague ?
Dix vagues, même plus pour sa gourmandise.

D'ailleurs elle a faim.
Elle rêve de chaires tendres et fraîches, de morceaux en sauce et épicés.
Elle pense déjà à la lumière tamisée et à ce qui l'attend dans l'assiette.
Elle ne connaît pas l'endroit mais elle pense qu'il sera feutré, calfeutré, à l'abri des regards, unique, pour les artistes.

Soudain, Soleil l'interpelle alors qu'il est plus loin en train de papoter avec Chico:
"Ca te dit un trio ?"
Elle pense une demi-seconde qu'elle ne gagnera pas la bataille contre ces 2 joueurs mais que l'amusement en vaut peut être la chandelle:
"Un trio de pool ?"
"Non, de sexe bien sur !"

Elle souri, elle imagine.
Elle s'approche et apostrophe l'apôtre Soleil:
"J'ai faim, on y va ?"

Concertation entre mâles.
Il a bu plus que de raison, Chico, le blanc de ses yeux a la couleur du sang.
Il souri toujours, parle sa langue et s'engage à rester calme malgré son appétit et sa fougue.

Soleil hésite, la regarde, parle à Chico et se retourne vers elle:
"Chico voudrait nous accompagner, ça te dérange ?"
"Non, pas vraiment."
"Moi un peu mais bon... allons-y !"
...

C'est exactement l'endroit auquel elle pensait.
Lumière voilée, cadre chaleureux, musique douce, viande rouge et pure.

Ils rigolent, ils déconnent, se comprennent sans se comprendre.
Elle sort son attirail pour immortaliser l'alcool qui coule dans les veines de Chico.
Il est maintenant debout sur la chaise avant d'en descendre et de tenter de lui voler un baiser avant que Soleil ne revienne de là ou le Roi va à pieds.
Elle souri mais le repousse gentiment.
"Mais pourquoi pas ?" répond-il abattu, avec les yeux d'un chien battu.

Pourquoi pas... songe-t-elle ?
Elle réfléchi trop avant de se laisser aller à la déconnade de la toile.
Cette toile géante ou nous sommes tous des exhibitionnistes et des voyeurs.
Elle se laisse chahuter et se balance sur la musique qui devient de plus en plus enivrante.
Pourtant elle ne boit pas de cette liqueur là, celle qui se fige dans le plasma du corps et de l'écran de caméra.

Plusieurs fois elle repousse Chico qui tente de poser ses lèvres sur les siennes.
Mais pourquoi ? pense-t-elle.
"Mais pourquoi pas ?" dit-il.
...

C'est dans le havre de Chico qu'ils prennent le dernier verre et terminent la soirée.
Elle ne se souvient plus de la couleur du canapé, juste des coupes et multiples trophées gagnés pimpants sur l'étagère.
De la peau de bête jetée sur le dessus de l'assise aussi, la table basse en verre, et ceux contenant cette boisson à bulles caféinées.

Elle regarde le Patient Anglais qu'elle aime à revoir en VO.
Soleil à sa droite, Chico à sa gauche, personne ne dit mot.
La fumée du chanvre à droite, celle de la nicotine à gauche, elle pose sa tête légèrement en arrière pour faire disparaître toutes les tensions de la journée dans les volutes du smog.

Elle sent des doigts frôler sa chevelure, effleurer le lobe de ses oreilles, caresser son cou.
C'est agréable mais sa conscience lui interdit ce laisser aller ridicule qui ne la mènera nul part.
Mais... c'est un fantasme... ! se dit-elle.
...

Mceuf

samedi 18 octobre 2008

Les plages de mon pays

Non, je ne parle pas des plages de mon plat pays, celui que le regard amoureux de Brel nous a rendu aimable avec son ciel si bas et si gris, ses canaux qui se penchent et le vent qui vient s'écarteler, mais bien de celles de mon pays carolo, votre pays noir.

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[Lacs de l'Eau d'Heure - Belgique]

Promène-toi par un beau jour d'automne et arpente-le dans tous les sens et avec tous tes sens, ce pays maudit, avec ses cicatrices industrielles et son passé de gloire et de douleur.
Laisse brûler ton coeur par les torchères du bord de Sambre ou par les rayons de soleil qui se reflètent sur les Lacs de l'Eau d'Heure.

C'est fort agréable, surtout si on s'y promène à pieds ou à cheval, et c'est tout près de mon pays carolo, surtout si on s'y rend motorisé.

D'aucun diront que les Lacs sont en pays namurois, que Walcourt en est alors que Boussu-lez-Walcourt n'en est pas, que partagés entre Philippeville et Chimay, ils ne se rappellent que de la bière de là et le fromage qui va avec.

vendredi 17 octobre 2008

Gueule^ton

A trop regarder tes lèvres
Je me mets l'eau à la bouche
Même si celle-ci est de travers

Pilonne moi de tes baisers
Déclenche en moi la jouissance
Couronne moi de ton essence

L'amour est, dit-on, aveugle
Il faut donc toucher pour savoir
Etreinds mon corps de cet exquis espoir

Je suis la flamme et je suis le vent
Je suis la femme et donc, l'infâme
Le paradoxe et l'ambivalent

Peut-être suis-je le vent qui éteint la flamme
Peut-être suis-je la flamme qui ravive le feu
Je raffole quand nos corps mélangés nous rapprochent un peu


G

Je t'en prie, ne tire pas cette triste bouille
Abuse aussi des désirs tracés de nos destins
Si tu ne veux que je perde mes couilles...

samedi 11 octobre 2008

Evasion hexagonale [2]

Ensuite, souffler, se promener près d'Eiffel et manger.
Spaghetti bolognaise, tranches de fromage, y a pas de râpe ici visiblement.
Moi ma salade folle me plait, estivale en automne, toujours.
Chercher un hôtel.
"Ah, on dort ici ?"
"Ben oui."
Tout coule de source avec lui.

Hôtels blindés.
Partout.
"Descendons vers Orléans, on en trouvera bien un, tu veux que je conduise ?"
"Nannnn !"

Hé ! Il est pire que moi, à tous niveaux, c'est pour ça qu'on ne s'est plus croisé en 20 ans malgré tous nos chemins communs.

Je crois qu'on est resté plus d'1 heure 30 à rouler dans Massy, un bled désert avec 35 hôtels, mais pour les trouver, c'est un parcours fléché et toutes les 15 minutes, tu te retrouves à la case départ, dans une rue remplie de dos d'âne que tu sais que tu peux les passer facilement à 70 km/h sans arracher ton pot d'échappement tellement tu connais le coin, à force.
Là-bas, y a aussi des Citroën, et au feu, quand c'est vert, ils reculent eux.
Véridique.
En repassant dans cette même rue, 15 minutes plus tard, j'avais déjà un déjà-vu.
Ce qui m'aurait quand même fait drôle, ç'aurait été de revoir la même Citroën refaire marche arrière au feu (vert).

Finalement, crevés, dépités, on sort de ce patelin aux hôtels introuvables direction Orléans, on dormira dans la voiture.

Et à Saran, sur le bord de la route ou presque, miracle, un hôtel encore illuminé à 3 heures du mat'.
Deuxième miracle, il reste une chambre de libre.
Troisième miracle, il est possible de boire un café qui compte plus de 3 gorgées.

J'ai mal aux yeux avec mes lentilles, ils sont secs, je vois flou.
Crapouillet ne voit guère mieux avec les siennes.
Y a une affiche sur le mur, j'y vois des animaux sauvages mais j'arrive pas à lire ce qu'il est inscrit.
"Tu le fais exprès…, réserve de la Haute Touche !" me dit-il en éclatant de rire.

C'est cher pour quelques heures de dodo, les cloisons ont l'air en frigolite tellement on entend au travers.
Et c'est comme en Grèce dis, une chambre double, c'est 2 ptits lits séparés, mais bien hein, avec une table entre les deux.
Ah nan, je dors pas toute seule dans un coin, je me plie pour avancer mon lit contre l'autre et... y a pas de pieds au pieu, ma parole.
C'est un bête socle en bois ou on a posé un matelas dessus.
Je te parle pas de la douche, eau chaude en option et douchette sur commande.

On peut pas fumer et le patron m'a dit que si il faisait trop chaud dans la chambre, je pouvais ouvrir la fenêtre.
Hé ! Je suis belge mais pas débile hein... !
Le verre à dents servira de cendrier.
J'ai des ampoules aux pieds, je t'explique même pas.
Des ampoules au dessus de crevasses, ça fait mal.
Et Crapouillet, maître costumier, me répète qu'il n'a pas d'aiguille pour les péter.
C'est alors qu'il me tend l'embout d'une piqûre.
Oui, j’étais étonnée aussi.

Cloques éclatées, je me couche.
La lampe de chevet qui se trouve juste au dessus de ta tronche, c'est pire qu'un solarium, ça doit être une ampoule de 500 watts toute calfeutrée, comme celle qu’on met dans les écuries.
Et le plafond est tellement bas que t'as pas besoin de lunettes pour le voir quand t'es miro comme moi nous.

vendredi 10 octobre 2008

Evasion hexagonale [1]

Je dois dire que livrer de la marchandise à des frenchies passionnés, avec l'oeil-de-crapaud d'ici, lui-même féru de l'Empereur, alors que moi j'ai le sang européen et le coeur africain et qu'entre les deux, ma tête balance à l'ouest, ça se fait pas sans mal.

D'abord, j'avais des chaussures que le premier soir, je les ai jetées dans la bagnole pour continuer mon périple en tong, froid et pluie ou pas.
Et une simple veste en jean parce que ma garde robe est toujours inapprochable pour cause de travaux inachevés chez moi.

D'habitude moi je prends l'autoroute pour aller à Paris, je me tape les péages puis je fous ma caisse quelque part et je fais le tout en métro, faute de mobylette transportable dans mon coffre.

Est-ce une bonne idée de prendre un héritage direct de la Révolution ?

Bref, cette fois, c'est pas moi qui conduit et même pas besoin de faire du co-pilotage avec super GPS.
Il m'avait juste demandé:
"Je t'embarque avec moi à Paris ?"
Ben oui évidement, en plus c'est la ville de mon 3ème grand-père que j'affectionne tant.
Le grand-père comme la ville.

Je dépose Toune chez maman et papa.
Maman ne me demande même plus ou je vais ni quand je reviens parce que ma réponse est pareille à celle des djeuns de maintenant: j'sais pas !

J'ai même pas demandé quand on revenait, ou on allait exactement, chez qui ni pour combien de temps.
Pas d'angoisse donc je m'engouffre.
Pourquoi y a tant d'affaires à coté du matos et des mannequins ?
Moi je pèse assez lourd donc je voyage léger, les poches à moitié vides, quand j'en ai.

J'adore les petites routes de la région de Chimay, celles près de Laon, éviter Soissons ou y manger, contourner Meaux, puis périphérique.

Porte de Clichy, Place Vauban, 2 heures 36 minutes.
Tu poireautes dans le vacarme, la pollution et si t'as le malheur de passer ta main par la fenêtre de la voiture pour y balancer ton mégot de cloppe, t'as le bras arraché par un motocycliste.
D'ailleurs, j'ai toujours dit quand y a des mobylettes partout et que ça n'avance pas: on se croirait à Paris !

Direction Hôtel des Invalides, en courant, je dois pisser grave.
J'avais oublié qu'il fallait encore foutre des tunes dans les portes de chiotte, tant pis ça restera open/vert et le premier qui tente d'ouvrir, je lui plonge la tête dans la cuvette.
J'avais aussi oublié que les clopes, c'est l'inverse d'avant niveau prix et qu'il aurait été sage d'acheter une farde en Bel(le)gique.
J'avais aussi oublié qu'un café sans préciser, c'est 2 cuillères (à café, comme son nom l'indique) dans une mini tasse, 1 gorgée et demi et y a plus rien.
Chez nous, un café, c'est un grand bol (de soupe) avec du jus de chaussette dedans.

Ca fait dealer d'attendre sur les marches de l'Eglise du Dôme, et échanger avec un(e) inconnu(e) une enveloppe contre du pognon.
Ou revenir ensemble à la voiture, sortir un sabre du coffre ou une tête de mannequin, plaque d'immatriculation belge.
Entre une livraison de pompon et un chapeau, je vais voir le tombeau de Napoléon...

Eh1

jeudi 09 octobre 2008

Blue Tower

Je savais qu'elle était bleue mais pas qu'elle scintillait encore comme un sapin de noël en plein fin mois de septembre.

Je marchais le long d'un sentier en admirant sa beauté lorsque tout s'est mis à étinceler quelques minutes.

Juste le temps de me dire que j'aurais bien voulu une main dans la mienne pour partager cet instant magique.
Juste le temps d'aller dessous m'allonger sur un banc et pétiller des yeux.
Juste le temps de me demander si il y avait quelqu'un là-haut pour nous papilloter.

Juste le temps de gagner le Champ de Mars ou je l'ai perdu, l'espace d'un instant.
Seule, sans me souvenir de l'endroit ou se trouvait la voiture, sans en avoir les clés, sans un sous en poche, c'était moins marrant que le Saint Caillou du gros Pierre, le sosie de Pascal Legitimus aux Invalides ou le déjà vu citroënique à Massy.

T'as déjà essayé de trouver un hôtel à Paris au pied levé ?
Un truc normal, pas un machin 15 étoiles ou un bazar tout pourrave.
Ben moi si et je peux te dire que c'est pour ça qu'ils ont mis un tipi au pied de la Tour, au cas ou t'aurais pas ta tente jetable pour t'endormir sous la belle bleue aux mille étoiles.

Céleste Tour Eiffel, je reviendrai, encore et toujours.

mardi 23 septembre 2008

3 couleurs

3c

Bleu comme ses yeux, rouge comme ses lèvres.
Il ne manquera plus que le blanc de la royauté de mon pays que je quitte l'espace d'un instant pour afficher le drapeau de celui ou je serai les prochaines minutes/heures/jours...

vendredi 05 septembre 2008

(C)roulant(s)

2 mois pour trouver la personne qui visitera les châteaux de sable dans mes yeux d’enfant.

Une newsletter complètement caduc, le vent a soufflé sur les sculptures ce lundi 1er septembre.
Tout a disparu, en tapis volant, comme dans les contes.
Y aurait fallu que je visitasse le site officiel pour les dates officieuses alors qu’une honorable personne m’a(vait) dit partante pour tout (et partout ?).
Il n’en fut rien et nous fonçâmes, les chevaux Mercedes et l’allure Adelante, en langage alezan.

Non loin du Pier, nous vîmes pire: une ville à roulettes.
Le nouveau royaume du pneumatique, toutes catégories confondues.
Un home in open air déjà existant ?
Brun alors ! et mon projet à moi ?

Cr

Des vélos aux patins, des caddies aux motos, des skates aux chaises roulantes, y a que des lits d’hôpitaux qu’on n’a pas vu passer sur la digue !

Foi(e) de moi, Blankenberge a vieilli, les touristes parlent le flamand et les autochtones le français.
Y a même Shrek Zi Original à la table à coté.
De l’ail aux moules, un magret de canard faufilé sous mon nez, les mouettes rient de mes croquettes panées sur air salé.
Vagues vertes en arrière plan, carrés de couverture sur les genoux, devant Koen, Jérome ou Joyce, ils passent, chauffeurs de passage ou voiturettes dernier cri.
J’ai jamais vu ça, même pas à Lourdes ou je ne suis jamais allée !

Mon home in open air est volé, on a lourdé mon blog, glané mon pseudo pour une BD, gobés mes maux pour un magazine hirsute...
Vogue la galère, j’ai envie de te prendre par la main et de t’emmener dans un coin.

Là, dans cet endroit à l’abri du soleil nordique et des cocotiers en plastic.
Te dire que je te veux sans glisser ma main le long de l'aine, le seul endroit ou je peux t’attaquer sans te faire fuir.

T’es bien un homme, cavalier, tu pars au galop avant même que mes mots ne surgissent, tels tes obstacles dans mon jump in’.

Tes yeux sont comme la mer, ton regard se balance comme les vagues.
Ta chair est comme un aimant, et moi l’attraction, sable émouvant et chatte au bois dormant.

La belle croule et se meurt.
La belle journée, comme disait la Farmer.

mardi 02 septembre 2008

Au Nord...

An

dimanche 24 août 2008

Ca...

Ceci n'est pas un résumé du bouquin de Stephen King.

Ca

Ca, c'est la direction qui me mène à mes plus anciens souvenirs en Belgique.
Un point d'ancrage, un garde fou.
Celui qui relie ma mémoire à mes hypothétiques phrases, "tu te souviens ?", "c'est là que je bossais quand j'avais 17 ans", "qu'est-ce que je me suis marrée là-bas !"et "si j'avais su, j'en aurais fait plus !"

Ca, c'est aussi l'itinéraire vers les éoliennes, les champs brumeux le matin, les routes sinueuses que les motards affectionnent tant, les barrages et les Grands Lacs.

Ca, c'est aussi le chemin qui m'amène au beau cavalier.
Ca, c'est également la représentation d’une de ses passions.

C'est dire que quand je passe par là, je suis submergée par une foultitude d'émotions et de souvenirs.

Des endroits ou j'ai bossé à mes premiers patrons, difficiles au possible.
De l'art de la haute cuisine française au glouglou de bouteilles de champagne la nuit dans l'immense cave.
Des cerises au kirsch mangées à 4 pattes sous le bar tellement je crevais la dalle.
Des 14 kilomètres à pieds qui me séparaient de la gare chaque vendredi pour aller à mes cours de gestion avant de revenir bosser.
Des banquets de bourges qui duraient une éternité et qui ne nous laissaient que des pourboires minables.
De l'énergie à revendre pour enfiler un jean à 4h du mat' après la fermeture pour se déhancher et en revenir crevées mais joyeuses pour remettre la main à la pâte dès 9h, le même matin.
C'est la découverte des bois, des marrons, du gibier et la folie des champignons.
C'est le dépeçage des lièvres et le plumage des faisans.
Ce sont les granges remplies de foin et la Mercedes bleu clair décapotable du patron pervers.
C'est la jupe noire, droite et stricte, le chemisier blanc parfait et le petit tablier brodé dont j'avais horreur mais aussi les longues chemises noires sur pantalons bariolés, cheveux ébouriffés et yeux charbons.
C'est l'onctueuse soupe aux jeunes armillaires, le crémeux nougat glacé au coulis de framboises mais aussi le boudin noir grillé et les tomates persillées.
C'est le 2ème infarctus de mon papa.
C'est le pètage de plomb de R., mon coup de foudre le plus violent et ma première longue relation amoureuse.
C'est les rires avec le cuistot un peu simplet mais tellement gentil et la trouille avec l'épileptique qui manquait de s'embrocher ou de s'auto-incinérer en plein coup de feu.
C'est M. aussi, la fille de la maison, devenue ma copine de chambre et mon amie ensuite.
C'est le dodo cassée en 4 dans la baignoire sabot ou l'ultime minute de repos sur les chiottes.
C'est cette salle de fiesta ou ils passaient notre musique à nous, celle des Curistes, des iroquois et autres punks de tout poils.

Ce sont ces yeux que j'ai un jour croisés et que, de toute façon, je n'aurais jamais oubliés... même si...

lundi 11 août 2008

PV (15ème)

L'émotion, pas plus que la vague, ne garde longtemps la même apparence.

Pv15_2
[Oostende - Belgique]

Tout est a recommencer.
Sauf la pêche au canard, singulier oblige,  et le yugudi crié dans la nuit.

mardi 05 août 2008

Ce fut Dour [2]

Il paraît que je rayonne en ce moment.
Tout n'est qu'histoire de perception(s) évidement car j'ai plutôt l'impression que je me vide de mon énergie, peut-être par les pores de ma peau, ce qui provoquerait peut-être une pellicule lumineuse entourant mon corps, prêt à se liquéfier telle une glace au soleil.
...

Il paraît que tout le monde était fâché quand j'ai quitté Dour.
Sauf C.
Tout le monde a pensé que j'étais partie en emportant les vivres pour rentrer chez moi.

Lorsque je suis arrivée seule à la tente le dernier soir, mon matelas n'était plus là, ma flotte non plus, plus un gobelet ni une tasse en plastic, juste le pot de Nutella et des fourchettes.
Je crevais la dalle et j'ai pensé qu'ils avaient tout caché pour me jouer un tour, mis à part la pâte à tartiner qu'on mange tous à la cuillère (ou à la fourchette).
N'arrivant pas à joindre qui que ce soit par gsm et ne retrouvant plus rien, j'ai fait mon sac et m'en suis allée pour revenir chez moi, telle la vieille louve solitaire que je suis.

De retour à la maison, j'ai reçu un sms me remerciant de n'avoir rien laissé pour le ptit déj.
Sur le ton de la rigolade que j'imaginais avoir commencé depuis belle lurette, j'ai répondu que j'avais laissé le pot de choco et des fourchettes mais que j'avais pissé dans le bidon d'eau pour leur peine.

Le lendemain, alors que je soignais mes pieds complètement démolis, j'ai reçu un autre sms.
Celui-ci disait que j'avais même pas laissé le café ni une gaufre et qu'ils savaient quoi maintenant.
Toujours de bonne humeur, j'ai juste dit qu'ils avaient de la chance que je n'avais pas embarqué les tentes.

Puis je n'ai plus eu de nouvelles.
Et comme c'est fréquent, je ne m'en suis pas inquiétée.

Quelques jours plus tard, je choppe N. via le net.
Grosse dispute avec C. qui a momentanément quitté la maison avant de péter une durite.
J'aborde le sujet de la disparition de mon lit et l'unique présence du Nutella pour moi manger de retour aux tentes.
Elle évoque la râlerie de tous les autres, dont F. qui est, paraît-il vraiment furax.

J'explique mon cas: plus rien aux tentes à mon arrivée hormis le choco dont C. connaît bien mon addiction, plus de matelas ni de sac de couchage, impossible de joindre l'un ou l'autre, il me reste la solution de boucler mon sac et de revenir à ma bagnole pour y dormir ou de reprendre la route en pleine nuit.
Ce que j'ai fait.
Mentionnant que je n'avais bien entendu pas pissé dans le bidon d'eau.

N. m'explique qu'ils ont tous cru que j'avais tout emporté dans mon départ.
Genre 40 gaufres, frigo box, tonnelle, table pliante, bidon de flotte et caisson de vin.
Tout dans une brouette j'imagine, vu l'état de mes pieds et mon dos affichant déjà complet avec mon sac.
J'explique que j'ai cru à une bonne blague d'ou mon impassibilité.

Je vais téléphoner subito à C., N. me soutenant qu'il est vraiment fâché et qu'il ne décrochera pas.
2 sonneries et j'entends la voix de C.
Je lui dis qu'il n'y avait plus rien quand je suis arrivée aux tentes, hormis ce fichu Nutella.
Il me répond que tout pareil, ils ont cru que j'avais pris tous les vivres et me répond qu'il s'en fout, qu'il ne mange pas le matin et que si j'avais faim, c'était normal.
40 gaufres, normal ?
Qu'il avait décidé, lui, de ne pas dormir ce matin là et qu'il avait déjà baqué son sac dans sa voiture, ne laissant que 2 matelas et 2 sacs de couchage: un pour N. et un pour moi.
Que F. a craché l'eau qu'il venait d'ingurgiter lorsqu'il a lu à voix haute le sms ou je disais avoir uriné dedans.
Et qu'au dernier sms, ou je disais qu'ils avaient de la chance que je n'aie pas enlevé les tentes aussi, F. a hurlé que j'avais un sacré culot.

Ca je crois que j'aurais dit ça aussi si j'avais été capable de laisser des potes dans la merde, sans miam ni glou.
Et sans toît pire encore.
Je suis bien capable d'écarter les barrières malgré la garde, d'accrocher des panneaux aux tentes, de pendre des préservatifs usagés aux tirettes, de retirer ou d'enfoncer trop loin les sardines... mais tout embarquer comme un vaurien, non.
C., ça le fait marrer et tout comme moi, il a pensé à une blague et n'a jamais percuté qu'il était peut-être temps de me téléphoner pour avoir une explication.

L'explication est simple, on vole à Dour parce que je peux déconner mais y a des limites que je ne franchirais pas, même avec certaines personnes.

Le malentendu était énorme, l'éclat de rire aussi.
...

Musicalement parlant, j'ai vu/entendu:
The Hoosiers, phénomène musical inspiré par The Cure/Jeff Buckley qui nous a proposé de la odd-pop tout en bonne humeur, Goldfrapp, la belle voix d'Alison dirigée par la guitare acoustique, Birdy Nam Nam, les 4 turntablists fous, Matt Walsh, qui a transformé le Dance Hall en club géant avec ses beats, Agnostic Front, les représentants de la vieille scène hardcore New-Yorkaise, Ice Cube, légende du hip-hop et représentant du Gangsta Rap, le verbe toujours haut, je ne vous apprends rien, Wu-Tang Clan, le collectif incontournable du hip-hop East Coast, Magda, la petite protégée de Richie Hawtin, maître de la techno dark et minimale, Omar Perry & Homegrown Band, du rootsreggae flirtant avec le ska, le ragga et le dancehall, Michael Rose & DubLine, toujours l'une des grandes voix du reggae, Hatebreed, une brutalité sans compromis et pleine d'adrénaline, Superlux, avec en plus, le batteur de Ghinzu, I Am X, le petit génie de l'électro-pop qui remplaçait Aaron au pied levé, The Incredible Punish Yourself Show, avec leur visuel époustouflant et de l'énergie à revendre, Hollywood Porn Stars, et leur célèbre pop-indie bien connu par chez nous, The Raveonnettes, avec leur mixture jouissive, du bruit mais du beau bruit, fusion du feu et de la glace, Didier Super, pour qui l'ironie, le second degré, la dérision et le politiquement incorrect sont les armes favorites, Akro, à l'écriture limpide et au flow particulier, Shout Out Louds,  ces passionnés d'art et de rock indé qui nous ont livré une pop électrique et dansante quelque peu impressionnante, et bien sur, Alpha Blondy.

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dimanche 03 août 2008

Assez

Le 2 août, ça me disait quelque chose, l'annif de N., oui, mais c'était pas ça.

Pour la première fois depuis ma séparation d'avec Ex-Il, j'ai mis du temps à me souvenir que cette date me parlait, c'était c'est celle de notre mariage.

Suis-je enfin guérie ?
De celui-là, oui.
Le Il.
L’Ex.

Le deuil fut presque aussi long que la relation.
Vive les relations d’un soir dans ce cas ?
Ca pourrait être bien parti si je le voulais.

Bon annif C., N., V., F.
Après les crabes, place aux fauves.
Assez, ma bourse est vide.

Et assez déconné en quelques jours, je vais me coucher.

samedi 02 août 2008

Ce fut Dour [1]

Non, il n'a pas fait que pleuvoir à Dour.
Non, tout ne fut pas dur.
Sauf ces p'tains de godasses que je vais d'ailleurs m'empresser de jeter à la poubelle histoire de ne plus jamais les remettre.

Encore une fois, y avait de bons artistes.
En faisait partie le toujours très apprécié rasta africain, Alpha Blondy, venu présenter toutes les chansons fort engagées de son dernier album, Jah Victory.
Rayon de soleil du reggae africain, avec sa voix chaleureuse et ses messages pacifistes, il a réussi à me faire apprécier une reprise, de Pink Floyd qui plus est, Wish You Were Here.
Chaude ambiance sur le site de la Machine à Feu ou C. et N. n'ont pas su me rejoindre car bondé de monde bien avant l'heure.

Alpha Blondy - I Wish You Were Here
 

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Non la photo n'est pas tout à fait synchro puisque je quittais seulement The Last Arena au moment du shoot.

Par contre, la chanson colle bien avec mon sentiment présent.
Dur-dur.

jeudi 31 juillet 2008

Ca l'a fait !

Ca l'a fait, je peux pas dire le contraire.
Un peu (trop) vite, un peu par surprise, un peu comme un tourbillon et sans rien de péjoratif dans le sens de mes lettres, à part peut-être un euh...? quelque part.

Claf

 

Mon ptit-suisse est donc venu en Somalie.
D'abord, c'est pas le mien.
Puis il n'est pas petit.
Et moi je vis en Belgique.

Ca ne change rien à la magie des courtes heures écoulées et aux tourbillons que ça m'a fait, dans ma petite tête, dans mon petit corps et dans mon petit coeur.
Je me rappelle maintenant pourquoi j'ai tendance à m'attacher plus encore à des personnes qui n'habitent pas la porte à côté, qui parlent une langue étrangère à la mienne et qui ont un grain de folie planqué quelque part.

Faut dire que j'y croyais sans vraiment y croire, qu'un traquenard d'une telle envergure, ça valait le coup de se laisser tomber dedans.
2000 bornes en voiture en 24 heures, tu le crois ça ?
Mais t'es tarée Missy'V !
Oui, complètement et quand j'assume pas, je vais dans le Monde Etrange.

Là, je redescends de mon nuage, je rentre dans ma coquille case cassée, j'ai l'impression que j'ai rêvé.
Pourtant je n'ai pas rêvé.
Et quoiqu'il arrive, je peux/dois me souvenir qu'il y a encore des gens qui méritent ne fut-ce qu'une journée qu'on croient encore un peu aux rêves que d'autres ont brisés.

[Grazie Nuvola di Sogno - Mots enracinés dans les pétales des fleurs du chemin, avant que le vent ne les emporte…]

samedi 26 juillet 2008

3 heures

3 heures c'est 3 fois rien quand on dort ou qu'on s'amuse.
Quand on s'inquiète, ça semble une éternité par contre.

Depuis le début du Dour Festival, si j'ai dormi 12 heures au total, c'est beaucoup.
Ca fait une moyenne d'une heure et quelques par nuit, c'est à peu près ça sauf que ça ne s'est pas du tout réparti équitablement.

Je suis exténuée, vidée, stressée, angoissée, on dirait un zombie sur pattes.

Ce matin, à 8h tapante, j'étais à Nivelles pour faire opérer ma Toune, j'avais juste oublié que c'était le marché sur la place et je suis arrivée par une mauvaise rue ou il est impossible de faire le tour quand c'est le marché.
J'ai fait 3 fois le grand tour pour enfin téléphoner à ma véto lui dire que... j'étais mal stationnée pour cause de monde au marché.
8h30, Toune s'en va en salle d'op et moi je rentre chez moi en attendant le coup de fil comme quoi elle est réveillée et que je peux aller la rechercher.

A son âge, y a toujours plus de risques que le réveil ne se fasse pas alors que l'anesthésie est finie.
J'ai pas vraiment le choix, soit elle résiste à l'opération soit je la perds dans sa souffrance physique.
13h, je n'ai toujours aucune nouvelle d'elle.
Je commence à avoir de sérieuses palpitations et je m'agite comme un fauve en cage.
13h30', ma véto m'appelle, Toune se réveille doucement, je peux aller la rechercher.
Ouf !

L'opération a duré 3 heures, il faut enlever le tout infecté et c'est pas du gâteau car Toune a le péritoine très épais.
Par contre, il faut aussi se débarrasser de cette tumeur mammaire mais par l'intérieur car elle a la peau du ventre si fine qu'elle lâche, se déchire et saigne alors très fort.
Il a également fallu recoudre le tout de l'intérieur pour éviter un accrochage de fil ou un craquage vu la fragilité de son épiderme.
Elle a été anesthésiée comme on le fait pour l'humain, par gaz et perfusion pour tenter d'éviter la grande mort qui suit la petite bien souvent à son âge.
La note est la hauteur du travail effectué, salé-e.
Mais quand on aime, on ne compte pas, même si certains disent que c'est ridicule d'encore oeuvrer sur un chien de plus de 12 ans.

Toune a donc passé le cap de l'opération et est non loin de moi.
Tout se déroule normalement pour le moment et y a pas intérêt à ce que ça change, compris !
Car je me vois mal devenir le chien qui va dormir sur la tombe de son maître, en inversé, et pourtant...

3h

lundi 21 juillet 2008

Ce fut d(o)ur

Ce fut dur de revenir du Dour Festival, comme à chaque fois même si les raisons diffèrent.

Ce fut dur de supporter ces putains de godasses du matin au soir et l'inverse, j'ai les pieds en sang.
Ce fut dur de porter ce foutu sac de merde, les lanières m'ont arraché la peau des épaules.
Ce fut dur ne pas se casser la gueule dans la berdouille du camping.
Ce fut dur de dormir avec un gars qui ronfle sa mère à mes côtés.
Ce fut dur de me réveiller avec le sourire à voir la tronche de ceusses qui m'accompagnaient.
Ce fut dur de ne pas les envoyer péter à chaque coin de concerts loupés.
Ce fut dur de ne pas engueuler cette petite conne qui n'avait pris que de la bouffe pour me tuer.
Ce fut dur de ne pas casser la bouteille de vodka sur leurs gueules quand ils étaient jetés comme toute l'armée rouge.
Ce fut dur de ne pas vider mon compte en banque pour me nourrir et m'hydrater, c'est honteux comme les commerçants abusent des pauvres douristes que nous sommes.
Ce fut dur d'enlever mes lentilles dans le noir absolu parce que Monsieur-Personne-Ne-Me-Résiste chopait les lampes de poche chaque soir.
Ce fut dur de ne pas lui balancer des préservatifs usagés à raz sa casquette.
Ce fut dur de ne pas embarquer les tentes histoire qu'ils ne dorment pas sous la drache nationale la nuit du 21 juillet.

Par contre, ce ne fut pas dur de me sentir seule parmi 30.000 personnes entre 2 concerts.
Ce ne fut pas dur non plus d'aller dire à celui qui gueulait chaque nuit "Ta gueuleeeeee!" que j'allais lui déboîter la sienne si il continuait.
Ce ne fut pas dur d'imiter les nederlantaaliens qui hurlaient "Yuuu!" à longueur de journées.
Ce ne fut pas dur de refiler de l'herbe aux frenchies en manque.
Ce ne fut pas dur de puer comme un zoo entier ni d'avoir de la vie dans le derrière.
Ce ne fut pas dur de s'éclater les tympans et les rotules sur de bons sons.
Ce ne fut pas dur d'applaudir et de crier pour que certains reviennent.
Ce ne fut pas dur de m'allonger dans l'herbe et de partir dans un dreamland suisse.
Ce ne fut pas dur de bouffer le Nutella à la fourchette parce qu'il n'y avait rien d'autre.
Ce ne fut pas dur de m'adonner aux boutiques ambulantes entre 2 courses à pieds.
Ce ne fut pas dur de déguster un bon sachot de frites ni de s'étrangler avec un mazout.
Ce ne fut pas dur non plus d'envoyer chier tous ces mecs qui pensent qu'une tente c'est l'endroit rêvé pour revenir de la pèche (aux thons - oupa).
Ce ne fut pas dur de dire oupa à chaque fin de phrase, histoire de tourner en rond.
Ce ne fut pas dur de s'imprégner de la musique de ces dizaines d'artistes, Dour, oupa.

Superlux - Here I Am
 

 

Cfd

mardi 01 juillet 2008

Plus que 15

Plus que 15 jours avant les vacances.

Mes vacances, mes mini-vacances réservées depuis des mois maintenant car je n'avais pas du tout envie d'encaisser la même frustration que l'an passé et de voir les pass pour le Dour Festival défiler sous mon nez.

D'autant plus que sans connaître l'affiche des mois à l'avance, y en a pour tous les goûts et il me sera quand même impossible de voir tous les groupes que j'aime.

Mini vacances car à l'inverse de l'an passé, cette fois, je me casserais volontiers à l'étranger, au soleil et au bord de mer.
Et si mon buffalo bordeaux n'avait pas été malmené de la sorte ou/et si j'avais le portefeuille adéquat pour réparer les dégâts, y a belle lurette que j'aurais pris le volant pour la Bretagne ou le Sud ou j'ai été gentiment invitée à passer quelques jours.
Mais faire minimum 1000 bornes avec un pneu crevé en guise de roue de secours, je le sens pas terrible.
D'autant plus qu'il y a un faisceau électrique qui a merdé sévère ces derniers temps et que je suis restée enfermée en dehors de ma voiture bien incapable de faire fonctionner le verrouillage central.
Tous les feux ont clamsé par la même occasion, ainsi que l'auto-radio, les essuies-glaces et j'en passe.
Ceci dit, ça m'a obligé à me rendre chez mon garagiste et en profiter pour faire l'entretien de Buffalo également.

Ceci étant, mon portefeuille se vide et s'appelle désormais un porte-monnaie, avec que des pièces dedans.
Je ne trouve plus ma tente, je ne me rappelle plus à qui j'ai prêté mon matelas auto-gonflable, mon sac de couchage est foutu, et c'est l'ex-compagnon de ma soeur qui tient en otage mes chaises de camping.
Mon pass, je l'ai payé mais je ne le détiens pas non plus, va comprendre.

En fait, j'ai un coin réservé quelque part à Dour pour 4 jours mais je n'ai pas l'hôtel qui va avec ni le vol/trajet compris et j'ai déjà paumé mes valises, c'est à peu près ça.

Dans le pire des cas, je dormirai à la belle étoile ou dans la relax-zone.
Non, dans le pire des cas, il pleuvra.
Non non, le pire des cas serait que je ne puisse pas y aller pour une raison quelconque.
Et ça n'arrivera pas parce que c'est interdit de rater ça:


 

lundi 30 juin 2008

Yel Vs Saez

Lors de la fête de la musique, avant d'avoir l'immense joie de me nourrir les tympans du talent de Mud Flow, j'ai assisté au concert de Yel - à ne pas confondre avec l’homonyme féminin Yelle dont je beurke la zicmu (s’il en est, scusez moi…).

En effet, depuis mars de cette année, il y a eu reformation du quatuor belge sous le line-up d'origine après quelques trop longues années d’absence.

Yel08

Yel est un des rares combos belges à s’être risqué à l’exercice de faire du rock français.
Un rock carré et énergique, et leurs prestations sur scène sont très enflammées, pour mon plus grand plaisir ceci dit.

Leur site ici et un échantillon à écouter ci-dessous:

Yel - Est-ce que tu l'entends
 

Saez08 Niveau CD, j'ai notamment craqué pour le triple album de Damien Saez - Paris - Varsovie - L'Alhambra.

3 disques qui ont chacun leur beauté et leur défaut à mes pavillons.

Surprise si on s'attend à des guitares et du rock car même si Damien garde son style reconnaissable, il évolue.
Certains titres sont livrés tout en douceur alors que d'autres démarrent lentement pour finir sur une envolée musicale à nous rendre ivre.

Damien possède probablement la plus belle des plumes en langue française à caractère mélancolique pour nous dévoiler des morceaux de vie sur partitions intimistes et, s’il est un art que l'on peut lui reconnaître, c'est bien celui de nous triturer l'âme sous une explosion de mots, de cris et de larmes.

Des ballades donc, servies de très beaux textes.
Textes souvent tristes, cependant on ne peut qu’être ému(e) devant tant de sensibilité.

Seul bémol pour mes noreilles, Damien garde sa manie de chanter avec le nez.

Son site ici et un extrait pour la route:

Damien Saez – Que tout est noir
 

* Loin de moi l'envie de comparer Yel et Saez, il me fallait juste un titre à ce billet musical.*

lundi 23 juin 2008

"Dégringolade de margouillis"

Vendredi soir annonçait la fête de la musique.

C. m’envoie un sms me signalant que Mud Flow, mon groupe belge de rock alternatif préféré est de passage dans ma city noire.
Je lui réponds que c’est bien gentil de me l’avoir signalé mais je suis au courant, j'ai déjà des étoiles dans les noeils.

Depuis le Festival de Dour l’an passé ou je n’ai pu aller, je râle toujours à l’idée que j’ai raté 200 groupes mais j’ai surtout loupé Mud Flow et ça c’est une frustration qui m’est restée en travers de la gorge.

Bref, toute contente, je lui demande si il m’accompagne, pas de réponse.

Je demande également à 3-4 autres proches différents : un va à un souper d’école (Yééé), l’autre à un tournoi (Yoouu), l’autre autre ça le tente mais… je reçois sa réponse définitive le samedi soir, autant dire 24h trop tard, et l’autre autre autre n’aime pas la foule est agoraphobe.

Mais moi aussi ma parole mais avec la dégringolade de margouillis merveilleuse de Mud Flow, on oublie qu’on n’a pas de sous, qu’on est agoraphobe et fou et que si demain rien ne va mieux, on s’en fout, on oublie absolument tout l’espace d’un concert.

Tant pis pour eux, j’y vais, seule ou pas, je m’en tamponne le coquillard pourvu que mes tympans résonnent de la voix de l’ange.

Je pense que je n’aurai plus jamais cette occasion de regarder tranquillement de tout près le groupe installer son matos et le tester.

Je pense que je ne verrai plus jamais Vincent Liben à moins de 2 mètres.

Et je pense que c’est la première et la dernière fois qu’ils ont joué gratos dans cette ville.

Les trois quarts des gens assistent à des concerts pour se bourrer la gueule, renverser leurs verres de bières sur tes fringues, oser hurler pendant un solo acoustique de l’artiste "rentre chez toi !"
J’ai tenté de ne pas déconnecter mais comme ce con était tout près de moi, ce fut dur impossible.
T’imagines, c’est la fête, c’est Mud Flow et c’est gratuit en plus, et toi, connard, tu n’as aucun respect ?
Faut croire que ma tête ressemblait à un fusil d’assaut M-16 à cet instant précis ou je l’ai regardé :
"Toi rentre chez toi, connard !"
Il s’est liquéfié sur place mais il m’a volé 3 secondes de mon bonheur grappillé.

Enfin... cette voix, ces guitares, ce dernier album, c’est trop bon, ça prend aux tripes et ça te fait chialer par moments.
L’amour des expérimentations, des sons pop rock, de la musique mélancolique mais agitée, des textes plutôt tristes, la perfection sonore dans la voix, une vraie identité, c’était un mélange de A Life On Standby et de Ryunosuke, tout en nuances et contrastes, le groupe se lâche en exploitant lignes de piano et habillages sonores aux claviers.

Mon appareil photo est si mauvais que ça aurait été une insulte de diffuser le son qu’il a enregistré, j’ai préféré monter mes images sur le titre Ryunosuke tiré de l’album du même nom et mélanger le tout en une vidéo.



Ryunosuke Ryunosuke est sorti en 2007 et a été conçu après que Vincent eu découvert une nouvelle de l’auteur japonais de contes violents : Ryunosuke Akutagawa.
Le graphiste a également flashé sur le mot Ryunosuke et s’en est inspiré pour la pochette du cd qui représente un soleil levant.

Musicalement, Ryunosuke se veut moins sombre que A Life On Standby mais les textes de Vincent gardent cette densité le poussant à multiplier les doubles sens et les allers-retours entre histoires parallèles qui s’inspirent de blessures réelles.
Les harmonies et les rythmiques sont d’une redoutable richesse et la voix délicate de Vincent se déploie petit à petit pour finalement exploser et décupler d’énergie sur scène.

Un tout très mudflowdien à écouter les yeux fermés ou allongé dans l’herbe sous les rayons du soleil.

Leur site ici

samedi 21 juin 2008

De circonstance

Dc

Qu'il est bon d'entendre la voix des anges nous pénétrer l'âme par les oreilles...

Bonne fête de la musique à ceux qui savent l'apprécier.

mercredi 04 juin 2008

Open your mind

Je voulais revenir sur la voie du bonheur et son chemin.
X pages disparues en un coup de clic magique alors que je m'interrogeais sérieusement sur la question existentielle du sens de la vie, question que nous avons un jour abordée au Groupe.
Et ou je suis potentiellement restée choquée de l'avis la vision perception des Autres.

Selon une majorité, le sens de leur vie tient à leur famille, leur conjoint et leurs enfants.
Ca pourrait vouloir dire que les célibataires stériles dont je fais partie n'ont pas de sens à leur vie.

Pire, beaucoup d'entre eux attendent/seront heureux et pourrons donner un sens à leur vie quand ils/elles auront leur diplôme/un job intéressant/perdu 15 kilos/un(e) conjoint(e)/des enfants.. etc... tout ça dans le désordre, certain(e)s cumulent le tout.

"Oh my dog ! Merci pour nous !" ai-je répondu à K. qui ne s'était pas rendu compte combien sont nombreux ceux d'entre nous qui n'ont ni conjoint ni enfant.
"Moi j'ai même pas de boulot dis en plus, je suis en incapacité de travail depuis des mois maintenant et pas en bonne santé je dois dire. J'arrive, je vais aux toilettes, je vais me tirer une balle."
K. s'était excusée en me regardant, je lui avais dit qu'il n'y avait pas de quoi, j'aurais voulu qu'elle percute.
Je trouve tout ça très triste d'attendre que... pour avoir accès au bonheur.

Je me dis juste aussi que parfois, le bonheur, il passe en coup de vent mais il passe quand même.
T'as à peine le temps de t'en rendre compte qu'il n'est plus là.
Parfois il reste un peu, parfois il dure et ça devient un état.
...

Je voulais également revenir sur la notion de plaisir et de remerciement.
Celui du pourquoi remercier pour quelque chose qui ne nous plait pas parce que l'Autre attend avec impatience un quelconque quelque chose en remerciement à un(e) autre chose qu'il a donné imaginant être agréable.
Même si il a donné.
Même si tu lui as dit que c'était désagréable.
Faut dire merci. Ne dites surtout pas merci.
Tout en me mettant dans la peau de l'Autre que je suis aussi.
...

Le départ de N. m'affecte.
Revoir M. de visu aussi.
Et P., l'autre, celui aux longs cheveux.

C'étaient mes Colocs.
M. a deux reprises et P. je le revois au Groupe, ce qui rend la chose moins facile puisque je connais des parcelles de lui que personne ne connaît.

Je pense régulièrement à tous ces gens qui sont enfermés et qui ne devraient pas, à tous ceux qui courent et qui ne devraient pas, et à ceux qui sont à leur place, semble-t-il.
...

Tu ne verras pas les couloirs verts parce que j'ai enlevé la couleur mais tu verras les blouses blanches, celles qui bouffent la caméra et celles qui se cachent, le fameux Bocal, les Colocs et leurs moments de plaisir/délires, l'espace détente-fumeur-tv-radio-avec les chaussures de gens qui dansent sur les tables ou on bouffe, le maquillage en moins, les dents aussi, le pyjama en plus, les cheveux hirsutes, l'ascenseur tout noir pour les phobiques, les lumières magiques qui s'allument toutes seules, les verrouillages qui se désenclavent avec le VIP Code, l'asile, les ambulances, le dehors et le dedans du Monde Etrange... sur des sonorités produites avec le pc de M.



Dis le bonheur, c'est une question ou je donne parfois une réponse même si je ne peux plus me voir en peinture et que je disparais en toile de fond.
J'ai grappillé, à droite et à gauche, de ci de là, quelques morceaux de béatitude et je continue.
...

L'ho acchiappata l'ho frullata e ne ho fatto una frittata ! Oh yeah !
E poi ? E poi ?

Et puis ?
Sois bien ou tu es, N.
Et si y a rien, tant mieux.
...

mercredi 21 mai 2008

Carpe diem & Salmon Elle

Cdese

L'eau douce à la bouche
Tartare de saumon
L'eau de mer à la tête
...

dimanche 11 mai 2008

A ton coeur

Orpheline en devenir de Toi, je profite de ce jour pour te dire combien je t'aime malgré nos torts et nos travers.
En moi sommeillera toujours ta graine et les couleurs de ton ciel même si fruit esseulé je deviendrai.

Atc_2

Bonne fête Maman.
Je t'aime parfois mal mais je t'aime tant.

samedi 10 mai 2008

Carte verte

C'était le dernier jour pour passer ma voiture au contrôle technique et avoir la possibilité de ne pas être hors la loi ou de demander un délai.

On doit présenter sa voiture propre, dedans-dehors, les sièges à l'arrière ceinturés.
Je me sers jamais de mes sièges arrières puisqu'ils sont baissés pour que je puisse y mettre la cage de la Toune.
Merde alors, la ceinture arrière gauche ne se boucle pas.
Je vais mettre une chique dans le trou, j'espère que le gars va pas s'exercer dessus.

L'an dernier, je l'ai passée 3 fois au final, dont 2 fois rien que pour des demandes de délai.
Mon buffle bordeaux devient vieux, j'avais eu une carte verte avec pas mal de trucs à surveiller/à réparer.
Genre:
- le pot d'échappement, un peu foutu et pile au milieu.
- les feux avant, de la buée dedans donc remplacement d'office.
- rouille au bas de caisse.
- pneus lisses.
- ...

Y a 2 ans, j'ai arraché le rétro droit.
Mais bien hein, enfin mal, il n'est pas complètement tombé mais le truc motorisé pour le régler est mort et le miroir cassé.
Première fois que je démolissais un truc sur une de mes voitures de mon propre chef, j'ai râlé et je n'ai jamais pu réparer ce truc.

Y a quelques mois, sur l'autoroute en plein brouillard, je veux allumer mon anti-crash et bardaf, plus rien, ni à l'avant ni à l'arrière.
C'est pas une loupiote obligatoire mais c'est mieux pour te faire voir.
Je pense que c'est un fusible mais j'en ai plus de rechange car quand je fais marcher l'essuie-glace arrière, la radio saute et rouler sans zic c'est pas possible, j'ai donc utilisé tout mon stock de fusibles.

Y a quelques semaines, alors que tout était prêt et fourré dans ma voiture direction Oostende, je mets les clés de contact, j'entends tic-tic-tic et... rien.
Bon... j'appelle l'assistance touring et je rentre mes sacs, ma Toune et moi-même chez moi.
Le gars de touring me dit que ma batterie se fait hyper vieille, il l'a met en route et je roule (jusqu'à Oostende, comment t'as deviné ?) pour la recharger un maximum, espérant ne pas devoir mettre les pinces et trouver une âme charitable à tout bout de champ.

Vient alors le contrôle technique.
A part 2 pneus que j'ai remplacé, mon buffle est resté en l'état de l'an passé.
Passer chez le garagiste avant m'est impossible vu que je devrais remplacer les phares avants, le pot d'échappement et accessoirement la batterie, régler mes feux antibrouillard, contrôler le CO², faire le gros entretien, etc...
Donc, inutile de la nettoyer, y a des poils de Toune, des cendres de cigarettes et de la poussière partout dedans.
Et dehors, usines obligent, elle est remplie de fines particules noires/argentées 2 heures après que je l'ai lavée.

Comme d'habitude,  je vais au contrôle le dernier jour à la dernière minute, je me goure car l'entrée a changé de place, y a pas beaucoup de monde pour une fois et y a même plus besoin de rien faire quasi.
A l'entrée, on prend ton kilométrage, tes papiers, ton véhicule et tu ressors avec ton papier rouge ou vert après avoir payé.
Le gars jette un oeil sur mon compteur avant de l'embarquer:
"115147 Kms, je note."
"Heu, j'aimerais bien mais c'est 415147 Kms M'sieur."
"Oula boudiou oui, y a une fameuse différence..., je corrige."
Ca passe sur des machines, des tests, machins, trucmuches puis on m'appelle, je donne 33,5 euros et je reçois... une carte verte.
Dessus, y a juste une remarque comme quoi mes feux anti-brouillard ne fonctionnent pas.

Aah, ben ma parole, ça fait du bien de ne pas avoir une Para-Poisse, tu sais cette voiture de merde que j'avais avant et qui, quoi que je fasse, ne passait pas le contrôle, bloquait son chauffage sur très chaud en été et ne répondait plus quand j'avais le malheur de devoir baisser ma vitre en hiver, entres autres...

Cv

Un de ces jours, un gros entretien, un bon fusible, retendre la courroie et je suis repartie pour 15000 Kms minimum, hein Buffalo ?

mercredi 07 mai 2008

La ligne jaune...

Llj1

Llj2

Llj3

Llj4
[Landelies - Belgique]

Quelque chose de gabonais sur les pas de mon souffle de vie vagabondant en Belgique, le jaune marquant la ligne de l'équateur là bas, du colza ici.

lundi 05 mai 2008

A une fraction de seconde...

J'ai l'impression que ça fait déjà des semaines que j'ai quitté le Monde Etrange.
Faut dire que j'ai tout fait pour ne pas y penser.
Ou presque.
Presque pas parfois.

De toute façon, je n'ai pas le droit d'aller rendre visite à mes anciens colocs.
J'ai pu rentrer parce qu'on m'a fait une fleur mais j'ai du aller chercher ceux qui voulaient et les emmener dehors.
C'est fou et c'est normal là-bas.

La liste des personnes que je devais trier s'éclaircit d'elle-même.
Ca m'a fait mal mais maintenant ça me fait du bien, un poids en moins sur le dos.
Je voulais savoir le fond de certaines pensées, celles que j'imaginais mais dont j'avais peur de me gourer.
Quelle drôle d'idée, cette peur de me tromper plus qu'on ne me trompe.
On sait bien souvent plus vite ce que l'on devrait savoir mais c'est parfois tellement difficile pour moi de l'accepter au point que je laisse encore une chance et le voile devant mes yeux déjà embués.
L'agressif, la coincée et le taulard.
C'est tout sauf ça.
Et le mec qui a l'air bien de sa personne, ni trop intelligent ni trop con, pas vraiment beau mais plein de charme, avec un vrai travail et un vrai salaire, une baraque, l'air clean mais le regard déjà glauque à mes yeux.
A une fraction de seconde près, je faisais volte face, pourtant j'ai préféré le face à face et enfin le face au vent.
Voir ce qu'il avait dans le froc tout de même, tu le prends dans le sens que tu veux.
Il ne voit pas qu'il ne voit rien, il est dans le déni total de sa possessivité que je déteste déjà, le pompon c'est les 5 verres de bière qu'il s'enfile et d'un coup, mister Connard surgit, le tocard qui vit en lui, inhibé sans son taux d'alcool minimum dans le sang.
Ca supporte pas la fumette tishi moquette, ni la bouffe, ni la glandouille-balade-détente, encore moins les grasses matinées.
Ca jeune et ça sport pas mal mais ça boit comme un trou qui se rempli tout le week-end et se vide de la semaine pour recommencer le traitement 8 jours plus tard.
T'es levée à 7h30 du mat', pas de café, pas de déjeuner et à midi ça comprend pas que t'as la dalle, que t'as plus soif après 3 déca et un coca et envie de te casser de ce siège de merde ou t'es collée depuis une heure alors qu'il fait soleil, 27 degrés et que la mer n'attend que toi pour chavirer.
Ca cause travail, foot, cul dans un langage que tu ne comprends pas mais que tu captes quand même.
Là je me lève et je me barre, je me fonds dans les touristes francophones que je hais tant, mon chien râleur est enfin content et moi avec.
Je voulais juste voir son jeu.
Mouais, pas mal mais j'étais supporter de son adversaire.
Ca n'a pas plu, pourtant je faisais ce que je voulais d'après lui.

Même pas 24 heures auparavant j'avais dit à mister Sunshine que je serais dans les parages si il avait envie de dévorer de la viande rouge.
Je n'ai pas croisé de kangourou avec un bidon de fuel à la main et je n'ai pas pu l'accrocher à mon attache remorque, remarque, on n'aurait plus eu que les os à grignoter, la barbaque restée collée au macadam.

Parce que mister Connard a bu, je manque le crash de justesse, je le débarque devant chez lui et c'est sur un ton à peine déçu qu'il bafouille des phrases inutiles.
Je me sens libre d'arriver devant le havre de tranquillité d'el gringo qui me balance ses clés par la fenêtre, le sourire ultra bright.
Même ma Toune est contente de débarquer là, fuyant entre ses jambes pour s'engouffrer dans le jardin comme un chiot de 4 mois.
Bien sur que mon pote est qualifié pour le tournoi, bien sur qu'il a pris son entrecôte poivre crème avec ses doigts quand la patronne pincée du resto nous a souhaité un bon appétit, oubliant les couverts.
Y a des brins de carottes dans ma salade et mon boeuf bleu est cuit et dur comme une semelle de godasse.
Y a pas de café dans ce bar bondé de monde aux sons qui nous pourrissent les tympans et c'est encore un film God bless America qu'on a vu: Taken.
[Spoiler] Bien sur que les jeunes filles enlevées, droguées et prostituées ensuite ça existe et le papa qui sauve la sienne seul contre tous en s'en sortant presque sans égratignures, c'est normal, c'est pour ça qu'Oussama s'en sort toujours, travailler pour les services secrets, c'est infaillible, tu deviens une bête un robot mieux que Terminator, resistance is futile.

Puis y a Michael, celui au masque blanc, je me demande comment il a pu me hérisser le poil 3 secondes autrefois, avec son couteau à la con.
Et enfin le championnat de snooker.
J'ai presque tout raté avec le Monde Etrange.
Trop pas-de-canal, trop t'as-pas-le-droit-de-rester-dans-ta-chambre, trop tard.
Ronnie the Rocket a encore écrasé tout le monde les doigts dans le nez et les yeux fermés, c'est dur tsé au snooker.

Dodo entre les chats.
Réveil brutal avec lampe et sourire:
"Il est 6h30 Missy'V, debout !"
"Déjà ? J'ai l'impression que j'ai dormi que 5 minutes dis."
"C'est à peu près ça, je suis anxieux, j'arrive pas à dormir."
Han, BAaaMmm, on en avait parlé du coin de la table que tu te reçois en plein coude alors que t'es tranquillement allongée en faisant de grands gestes et le lendemain, je me prends la putain de portière de voiture en plein front.
Juste une envie partagée de shooter cette saloperie et de se faire encore plus mal.
Inspiration, expiration.

J'ai fait une longue balade presque solitaire le long de l'écume avec ma Toune.
Pieds et pattes dans l'eau, si je n'avais pas été allergique, je l'aurais mangé ce crabe qui a voulu faire le malin.
C'est un bonheur de sécher nos petons au vent et marées avant de regagner l'home sweet homme.

On a bien rigolé malgré nos soucis respectifs.
Y a eu des moments mystiques, ceux que je ne sais pas expliquer.
C'est comme les moments supersoniques qu'on a régulièrement.
On a mal fait les choses, floutées, à l'envers, trop ou trop peu mais la complicité est parfois magique comme sa plante, fascinante mais qui se meurt.

A une fraction de seconde près, je ne reprenais pas la route.
Envie de paillasser au soleil, nager dans l'eau encore glacée, me gommer au sable, me shooter à l'iode et à l'adrénaline...

Aufds
[Mariakerke - Belgique]

jeudi 10 avril 2008

Dis, le bonheur... [2]



...

lundi 07 avril 2008

Sunday bloody showday

Sbs

J'ai vu un gamin de 17 ans qui en paraît 12 mais qui joue au pool comme un grand.
C'est presque effrayant cette concentration, cette précision et cette maîtrise de ses émotions et du stress.
Il est bien parti pour faire plus qu'un show, une véritable tuerie.
Im-pre-ssionnant !

samedi 22 mars 2008

De la neige au printemps

Quel plaisir que de marcher sur le blanc de la neige, dans le noir de la nuit, recevoir des flocons sur le visage et ramasser des boules qui s'incrustent et dégoulinent le long de la nuque puis du dos par un froid de canard en plein printemps.
1h15 pour faire Charleroi-Namur/Namen. En voiture hein.
Prudents sont les gens lors des premières neige sur les routes.
Mais 30 km/heure sur l'autoroute, c'est presque dangereux, surtout quand on déboule à du 100 et qu'il faut subitement freiner grave avec des pneus lisses.
Y avait pas d'embouteillage ni d'accident, non non, les gens probablement émerveillés regardaient tomber la neige, comme moi.
Sauf que moi je l'ai fait en me promenant à pieds avec Toune qui a profité d'un retour aux sources.

Certainement la seule et unique neige de l'année, sur des arbres déjà légèrement feuillus et les plantes bourgeonnantes, c'était d'une beauté incommensurable, presque irréelle, comme certains effets dans La Mante.
Et ça a fondu tellement rapidement que ça n'aura surement pas eu le temps  d'abimer le travail de mère nature.

Dlnap

Par contre, avec toutes les boules que P. et N. m'ont balancées de touts côtés, la crève n'est pas prête de me quitter.
Et si ça continue, je ne pourrai plus dire que je me sens comme la neige en été...

dimanche 17 février 2008

ET - rentrer - maison

Il y a à peu près un mois que j'ai commencé à appeler mon papa "ET".

Un soir, à peine étais-je entrée d'un pas dans sa chambre des soins intensifs qu' il n'a pas arrêté de me pointer son doigt, ne sachant ni écrire ni même émettre un son, sortant du coma et entuyauté de partout.
Son index droit tenu en l'air, qu'il agitait tel E.T., il ne manquait que la lumière rouge au bout.
Pour sur qu'il aurait bien voulu rentrer à la maison, je l'ai appelé papa-ET, papa qui était dérangé d'avoir 24 heures sur 24 cette pince à pulsations cardiaques collée par du sparadrap au bout du doigt pour ne pas qu'il l'éjecte, ce qu'il avait pris l'habitude de faire dans son agitation et sa confusion.

Papa-ET est sorti de réanimation il y a 15 jours pour intégrer le service de cardiologie et petit à petit, se débarrasser de ces nombreux drains, sondes et autres perfusions nécessaires.

La déchirure de son anévrisme à l'aorte abdominale qui l'a conduit aux urgences le 3 janvier dernier a nécessité d'ouvrir largement son ventre et de clamper l’aorte.
L'opération lourde non préparée, les poumons atteints par une bronchite et le sevrage éthylique l'ont plongé plusieurs jours dans le coma, vacillant entre 30 et 225 de pulsations cardiaques et 7 à 25 de pression artérielle.
2 petits infarctus nocturnes l'ont amené à une coronarographie ou les médecins ont découvert pourquoi papa-ET ne progressait plus.
Le choix ne s'est pas vraiment présenté, il fallait procéder d'urgence à une deuxième intervention, non sans risques dans l'état ou il était déjà, un triple pontage coronarien.

Au total, 1 mois et demi d'hôpital, 2 anesthésies générales, 12 heures sur le billard, 10 jours de coma, des ouvertures et de la fine couture (voir de la broderie) des chevilles à l'incisure jugulaire, une pneumopathie, des pleurs, des idées noires, des hausses de température, de l'agitation, des hallucinations, des fous rires aussi et un coeur qu'on sent battre, lui comme moi, la peur au ventre.

18 kilos en moins aussi.
Un papa-ET tout fin, chancelant, le dentier qui ne tient plus à sa mâchoire décharnée, il avait décrété il y a 2 semaines de ne pas manger cette bouffe dégueulasse qu'on sert en cardiologie.
J'ai du taper sur son doigt d'ET et batailler pour qu'il avale quelque chose.
Ce que je lui apportais fait maison n'y faisant pas grand chose, il s'est cassé 5 fois la figure en voulant se lever de son lit.
Manquait plus qu'une fracture du col du fémur tiens.

Puis je lui ai apporté la peluche représentant ma Toune qu'il m'avait offert lorsque j'étais dans le Monde Etrange et que je pleurais mon chien absent.
"Tu dois manger papa-ET ! Te battre, encore et encore ! Pour elle, au moins..."
Il a recommencé à avaler de la nourriture à partir de ce moment là, dormant avec peluche de Toune sur sa table de nuit.
Et début de la semaine passée, alors que je marchais dans l'allée en direction de sa chambre, je l'ai rencontré, debout sur ses deux jambes, en train de s'exercer dans les couloirs hospitaliers.

Ca fait plusieurs jours qu’il fait des pas, monte 2-3 marches d’escalier, se lève tout seul et sans aide et a repris tout doucement le contrôle de ses membres et un peu de dextérité dans ses doigts fragiles.

"Je me fais chier", "y a plein de bruits ici" et "quand est-ce que je rentre à la maison" sont les phrases qu’il m’a le plus dit ces derniers temps, hors confusion.
Il a même réussi à m’engueuler et à rouspéter parce que je ne lui avais pas apporté de piles et de carte mémoire pour sa caméra assez rapidement.
Papa-ET râle, c’est pas toujours chouette mais c’est bon signe.
Et vendredi soir, il m’a ordonné de venir le chercher samedi matin, sa décision est prise, il n’ira pas en centre de revalidation, papa-ET rentrer maison.

Instant figé d’un bonheur éphémère.
Calme d'un samedi matin, d’avoir mon papa à coté de moi dans ma voiture, un homme content de redécouvrir le ciel bleu, les usines noires, les bourgeons d'un printemps proche qui s’illuminent de clarté et sa place dans le canapé moelleux pour son derrière rempli d’escarres.
Un monsieur aux cheveux bien plus longs et bien plus gris qu’il y a un mois et demi.
Un bonhomme qui le jour de son retour est parti au galop chez le coiffeur pour arborer un extérieur plus neuf que certains de ses vaisseaux sanguins.

Je coagule ce moment ici, moment de veine et de bien-être de me retrouver à côté d’un papa miraculé aux fonctions vitales qui carburent et à l’esprit harmonieux.
Mon papa.

Instantané fragile qui file avec le vague à l'âme de son coeur déçu par son chien craintif qui ne l’a pas reconnu de suite, sa tabacomanie qui le persécute et son alcoolisme qui le guette...

lundi 31 décembre 2007

Les dents de l'amer

Parfois y a des choses qui m'apparaissent à la face comme la Vierge Marie apparaît à d'autres.
J'ai cru pendant plus de 30 ans qu'une de mes maladies était la timidité, liée ou pas à l'angoisse et à l'anxiété chroniques, aux attaques de panique et que j'allais finir phobique sociale.

En réalité, une de mes maladies à moi, c'est mes parents.

Je m'explique: l'un dans l'autre, si mes parents avaient décidé de ne pas avoir d'enfant, je ne serais pas là à souffrir, à écrire et à me demander tous les jours pourquoi et pour qui j'existe.
Du coup, beaucoup de personnes dans l'entourage trouvent que l'enfant serait la solution à ma maladie, mon mal-être et mon grand point d'interrogation.
Et j'ajouterais mon poids et celui de mes ancêtres sur le dos d'un petit monstre qui n'a rien demandé et qui se questionnera plus tard sur sa raison d'être sur cette planète, pourquoi toutes ces douleurs et surtout, pourquoi sa mère est comme je suis.
Non merci ! Stoppons la chaîne, le schéma, la reproduction d'erreurs et de mal être(s).
Est-ce que ce serait une perte pour l'humanité ?
Sûrement pas !
Quelle humanité d'ailleurs ?
Et en quoi un clone de patrimoine génétique mélangé à un autre apporterait quelque chose à cette Terre qui survivrait bien mieux sans l'espèce humaine ?
Espèce la pire de toutes, de toute évidence !

Comment j'en arrive à écrire ces mots que certain(e)s qualifieront d'horreurs sur du papier plié par un beau lundi soir dans un petit hôtel sympa en Croatie alors que je pourrais... je sais pas... m'amuser peut-être ?

J'ai passé une journée abominable dans une ville bourrée à craquer d'êtres humains courant dans tous les sens, avec à mes cotés, une mère acariâtre qui ne veut pas reconnaître qu'elle est à 50% fautive de ce que je peux être, de ce que je suis, de ce que l'enfant que j'étais est devenu et de ce que je suis avec elle au jour d'aujourd'hui.

Déjà, j'aime pas le monde.
J'aime pas me sentir bernée et lésée, j'aime pas les longues visites de brols religieux et de discours politiques alors que je suis en vacances, les églises et cathédrales, l'histoire en boucle de l'être humain guerrier et dominant usant d'abus de pouvoir à tous les niveaux.
Ca me fait chier, et plus encore, ça me donne envie de péter la planète !
Cette visite uniquement historique de Dubrovnik, ça va bien un peu mais toute une après-midi, sans boire ni bouffer, sans une tune croate en poche, par 40° à l'ombre avec une femme (qui se trouve être ma mère) marchant 10 mètres devant ou derrière moi et ne m'adressant pas la parole, c'est plus qu'une corvée, c'est énervant et déprimant.

Le plus rageant, c’est sa capacité à persévérer de croire qu'elle est la victime à part entière d'un coté et son refus d'admettre qu'elle me persécute sans arrêt et que pour échapper à mon tour à cette relation dramatique, je me détache, je me lâche, je la lâche, je débranche et je poursuis mon chemin dans le silence et l'indifférence totales de peur d'aggraver la situation davantage.
Car quoi que je dise, j'ai tout faux, tout pas bon, tout caca et ce depuis la nuit des temps.
Et ça me renvoie à cette question fondamentale du qui suis-je ?

Qui suis je pour toi, Maman, pour avoir tous les défauts du monde ?
Comment peut-on donner la vie à un enfant et lui faire vivre un calvaire en appuyant bien sur son inutilité en tant qu'être humain que personne ?
Quel être ignoble l'humain est-il pour ainsi arriver à torturer mentalement sa propre progéniture ?
Et jusqu'ou va son vice pour désirer reproduire pour des siècles et des siècles et par la même occasion, reproduire cette relation perverse du "je t'aime - je t'haine" parent-enfant à l'infini ?

Lddla

Hier, alors que j'étais assise là sur les galets, les jambes dans l'eau pour me rafraîchir, un môme de 5-6 ans ans s'est mis à hurler par caprice, la femme l'accompagnant et semblant être sa maman n'ayant pas son attention sur lui.
Il a saisi un petit galet et l'a jeté dans l'eau.
La femme s'est retournée et lui a dit d'arrêter.
L'adulte continue à ignorer l'enfant et l'enfant continue de désobéir, ne cherchant que l'attention de l'adulte.
Il a saisi un 2ème galet, bien plus gros, et l'a lancé plus loin, pas loin d'un autre enfant.
La femme ne s'est plus retournée et l'enfant a trouvé une occupation digne de son espèce: faire chier le monde qui l'entoure et ressortir tout son sadisme.
Le 3ème galet, gros comme un oeuf de boa a atterri à 10 cm de ma tête.
La femme aurait peut-être été désolée si elle avait, 30 secondes, porté son attention sur l'enfant et ce gosse de merde aurait éclaté de rire si je ne l'avais pas remis à sa place.
Conclusion, j'ai eu des envies de meurtre, l'adulte d'abord, le gosse ensuite.
Saloperie(s) ! C'était au pluriel que je le disais.
J'ai engueulé l'apparente mère, assassiné le lardon du regard, quitté la mer et rejoins ma mère ! Quelle mer...de !
En fin de compte, le moufflet est parti en pleurnichant, le gros galet ne m'ayant pas fracassé le crâne, la mère est partie en râlant entre ses dents, sur moi et sur le gosse, la mer est restée aussi calme bleue et transparente et ma mère, aussi observatrice que l'autre...

Moralité: sans les autres, c'est l'enfer. L'enfer c'est aussi les autres, et leurs enfants !
La boucle est bouclée, y a pas de solution autre que dire STOP !

[Dalmatie, le 23 juillet 2007]

...

Maman que j'aime, notre amour fusionnel est destructeur.
Et si un jour tu pars avant moi, le manque de toi le sera tout autant.

Parfois j'écris sur toi, sur nous, sur notre amour et notre haine.
Sur tes travers et les miens.
Sur tout ce que tu ne me dis pas même si tu n'es pas sans savoir que lorsque tu m'expliques les choses, je les comprends et les acceptes.
Si parfois tu étais plus l'amie que la maman, t'aimerais je encore tout autant ?

Ce jour est le tien, celui de ta naissance.
J'ignore quelle genre de petite fille tu étais, je sais un peu ce qu'était ta mère à toi.
Parfois, le poids est lourd à porter malgré tout cet amour qui nous unis.
Heureux anniversaire.
Je t'aime Maman.

...

Tous les parents ont des enfants extraordinaires, c'est à se demander d'ou sortent tous ces adultes ordinaires dont je fais partie...

mercredi 26 décembre 2007

C'était un beau Noël malgré...

Malgré qu'il y a quelque chose dans ma tête qui tourne pas rond.
Parfois ça dit qu'il n'y a plus d'amour et que ma vie n'est rien.
Parfois ça dit que je suis morte et que je suis vraiment loin.
De toute façon, je suis morte pour toi.

Pourquoi restes-tu dans ma tête ?
Ma caboche est devenue l'antre des douleurs.
Ce n'est pas une bonne place, tu ne comprends pas ?
Je n'ai plus rien à te donner, je n'ai plus envie de penser.

C'était un beau Noël malgré ce vent et cette pluie dedans, ces façades grises et ces lampes oranges.
Mais t'en a rien à foutre, à part ton plaisir, y a personne qui compte !

Il est des souffrances dont il est impossible de guérir et la mienne en fait partie.

Mais parfois je me dis que ça ne doit pas m'empêcher de marcher la tête haute et les pieds sur (cette) Terre, que les cicatrices ne sont que des marques indélébiles, pas des maladies.

La vie dont je pense souvent être exclue m'appartient aussi même si pour m'en convaincre je dois faire disparaître le souvenir de l'enfant, de l'adolescente et de la femme que j'ai été.

Malgré tout ce qui tourbillonne en moi, malgré toute la complexité à me persuader, c'était un beau Noël.
Et dans des moments comme ceux-ci, j'aime tout ce que j'ai eu dans ma vie, même le pire...

Cubnm

Merci pour vos mots, vos mails et vos attentions cher(e)s Lecteurs/trices, vous me touchez.
(pardon si le masculin l'emporte, encore ;-) )

jeudi 15 novembre 2007

ILT 13ème

Samedi, c'était la 13ème de l'I Love Techno.

Avec les problèmes de santé de ma Toutoune, mon dos cassé et mes noeils ruinés, j'ai bien cru que je n'irais pas.
Niveau financier, c'était sold-out depuis un moment donc je me tracassais pas pour mon ticket que j'aurais pu revendre facilement.
Mais ça m'aurait fait chier ne ne pas assister à cet événement techno annuel en compagnie de C., N.et F. (pour pas changer).
De plus, j'avais dit à mon Alter Ego que j'y serais et on s'y était fixé rendez-vous.

Mon Alter Ego, je t'en ai déjà parlé dans ce blog ici, ...), je l'ai virtuellement rencontré en septembre 2001 mais nous ne nous sommes étions jamais vu.
6 années de mails échangés, sms, cartes postales et compagnie et c'est dans un indoor accueillant 35.000 personnes qu'on a avait décidé de se voir.
On est lent et peut-être même complètement barge tous les 2.
Je lui avais envoyé à la dernière minute une photo de notre petite bande sans lui dire quelle personne j'étais dessus car ses seuls indices à lui étaient sa bagouze ET à la main gauche, ses cheveux en hérisson avec les pointes colorées sans doute en bleu et une pancarte format A4 écrite dans sa langue qu'il allait de temps à autre mettre au dessus de sa tête.
Pour celles et ceux qui connaissent ce festival, autant dire chercher 2 aiguilles dans une botte de foin un champ de betteRAVEs.
D'autant plus que j'ai passé la majorité de mon temps dans la Yellow Room alors que j'avais dit que j'irais dans la Green, que les réseaux gsm sont restés oversaturé un moment donc impossible d'envoyer un sms pour dire ou je me trouve.

Après un certain temps dans la Blue Room, on a voulu changer pour la Green et c'est à ce moment là que j'ai eu un sérieux coup de pompe.

F. me montrant sa "boîte de pilules":
"J'te demande pas si t'en veux une Missy'V, t'en prends jamais de toute façon..."
"Ben si, donnes-moi en une stp sinon je vais m'endormir."

Regards ébahis des potes qui connaissent mon abstinence légendaire face à l'alcool, aux ecsta et autres stupéfiants dans les fiesta, qui me voient rarement physiquement crevée et qui ont pris l'habitude que je les reconduise à bon port quand tout le monde est déchiré et surtout pas en état de conduire.
"Heu, et je ne conduits pas les gars, évaporée la Bobette today... uhuh..."

Quarante minutes devant la porte semi fermée de la Green Room sans faire un pas.
Personne n'en sort donc personne n'y entre.
On décide d'aller voir ce qui se passe dans la Yellow parce que tout le monde commence à fatiguer.
Entrée sur le son de Marco Bailey, je m'assied sur une des estrades et demande à F. :
"Dis, c'est un somnifère que tu m'as donné ?"
Parce que le coup de pompe, il reste bien là.
J'aime bien les vibrations, j'ai envie de danser mais j'ai mal au dos, aux pieds... bref, je suis cassée.

J'ai décidé de me relever seulement quand Ben Sims est venu faire son show et c'est à ce moment là que mon Alter Ego a fait son entrée dans la Yellow Room.
"T'es ou Missy'V ?"
"Juste en face du DJ"
"J'arrive !"
Je vois un gars avec un papier à la main qui vient interpeller N.
C'est notre photo qui y est imprimée.
Je regarde la main gauche, je vois la fameuse bague... je continue de danser en faisant semblant de rien et j'entends F. crier à l'inconnu:
"Hey, mais c'est nous sur la photo !"
A ce moment là, j'ai envie de hurler de rire en voyant la tête de F., comme si il venait d'atterrir sur la planète Terre.
Mais j'attends que mon Alter Ego patauge encore un peu et cherche.
Je ne vais pas dire que la rencontre avec lui était géniale puisque j'ai l'impression que je l'ai toujours connu mais ça m'a fait grandement plaisir de partager un moment dans la vraie vie avec lui.

C'était une soirée très sympa, hormis ma fatigue et mes maux partout et l'état de Toutoune qui me tracassait car je n'avais trouvé personne pour veiller sur elle et j'allais pas demander à mes voisins.
Une excellente organisation, de la toute bonne techno malgré ma déception quand j'ai appris qu'Underworld avait annulé, de grands artistes au rendez-vous, comme toujours.
Ce que je déplore un peu, c'est le monde vraiment trop en masse.
Il y a une file d'attente de presqu'une heure rien que pour entrer dans le Flanders Expo, pareil pour entrer dans une des Room et si tu veux en changer, c'est plus possible avant une certaine heure tellement tout est archiplein.
Donc si tu veux voir Dr. Lektroluv, Marco Bailey puis Dave Clarke, tu l'as dans le baba car les différentes salles sont blindées.

Quand vont-ils donc trouver qu’il y a assez de déformés du tympan et que c'est du délire de faire entrer plus de monde ?
Chaque année, le nombre de ILT-addicted augmente, vont-ils vendre des places jusqu'à ce qu'il y ait 100.000 personnes l'an prochain ?
Il y fait crevant de chaud mais les gros inconvénients, ce sont le temps d'attente pour entrer et l'impossibilité de changer de Room pour voir entendre la musique le bruit qu'on voudrait...

Ilt071
Ilt072

Ben Sims Vs Oscar Mulero - Mambo/La Real

 

jeudi 18 octobre 2007

Comme chien et chat(s)

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Tu as vu le film Sleepwalkers (ou la Nuit déchirée) ?
Nan ?
Ben la toute première fois que j'ai aperçu mes nouveaux voisins, il était environ 3h00 du mat'.
Tout en m'approchant de l'interrupteur de la cuisine pour que la lumière fut, j'entendais de drôles de bruits provenant de la fenêtre que j'avais laissée entrouverte.
La lumière allumée, j'ai pensé à ce movie tiré du bouquin de Stephen King.
Une invasion de chats chez moi dis donc.
Heureusement que la Toutoune n'était pas restée in da house pendant mon absence parce que ce que j'aurais découvert aurait été autrement terrifiant.

Puis un jour, je l'ai vue aux aguets, fixant le rideau de la fenêtre.
C'est en levant les yeux que j'ai aperçu un de mes charmants hôtes.
Perché sur le battant du chassis, j'ai eu un mal (de chien) à le descendre de là.
Comment on fait pour passer de l'autre coté quand y a des barreaux ?
Tu peux juste imaginer que j'ai du grimper sur le meuble et étendre mon chtit bras pour attraper le minou avec ma chtite main toute tordue et le serrer entre mes chtits doigts, assez  fort pour ne pas le lâcher et à la fois tout doucement pour ne pas l'effrayer, la Toutoune n'en aurait fait qu'une bouchée si il était tombé.

De temps en temps, ils viennent me faire un coucou.
Parfois le jour, parfois la nuit, parfois c'est le noir, parfois c'est le gris.

mercredi 12 septembre 2007

Make Love not War

Make Love not War, c'était le slogan de la City Parade cette année à Mons/Bergen.
Pieds en compote, dos en vrac, noeils bobotés, à part ça, c'était bien great.
J'ai bien plané/jumpé avec Monika Kruse, Green Velvet, Technasia et les autres...

Et il a à peine bruiné 10 minutes sur 12 heures... vu le temps en Belgique ces derniers jours mois, God is a DJ !

Maintenant, j'ai l'oeil les 2 yeux qui font chier mal et, forcément, j'y pense plus ça me tape plus sur le système toute seule dans mon chez-moi que parmi la foule en délire.
Bon ben, disons qu'au pays des cyclopes les borgnes sont rois...



 

Oh, what have I done
What happened to the morning
I passed the time away
High today

I got to find a way to fill the space in time

Has anyone seen my brain today, hey
Can anyone pay my rent today, hey

I'm going down to La la land
I hope to see you soon in La la land

La la land
Is where I need to be
La la land
Is the place that, oh, sets me free !

Yah

mercredi 08 août 2007

Simulacres...

Contente d'avoir pris la route pendant la nuit à l'aller ainsi qu'au retour parce que le monde sur les routes, bordel !
Avec le pourri mois de juillet, tout le monde a du profiter pour mettre les voiles a mis les voiles ce week-end.
Et t'es encore bien obligée de faire gaffe parce que dans toute cette population, t'as un sacré lot de connards qui conduisent mal qui ne savent pas conduire.

Un bon mois que je n'avais plus vu monsieur Sunshine.
C'est long... En même temps, je dois prendre des distances et je n'y arrive pas toujours toujours pas.
Si c'est pas compliqué physiquement, c'est dans la tête que ça coince.

Il restait juste encore une place de parking devant chez lui.
Synchro niveau horaire, je l'ai vu arriver de loin... jingle all the way.
Il s'est acheté un vélo qui tue, il ne lui manque plus que le costume de mon Saint-Nicolas qu'il a bouffé et le gros lot au Lotto pour la distribution des cadeaux.

Bien sur, il commençait à faire jour quand on est allé se coucher.
Et tous ces touristes qui ont fait un putain de boucan dès tôt le matin.
Ca devient une habitude de m'emmener chez sa Maman.
Et j'aime bien, ils parlent français quand je suis là parce que mon flamand est loin d'être... aboutit.
On a même passé plus de temps à parler dans un espagnol plutôt incertain, comme ça y a que nous qui comprend qu'est-ce qu'on dit.

Se faire un bon ptit resto en ville, impossible.
Tout est bondé, bourré, plein de gens, que je fous le camp en courant.
C'est donc dans un chouette ptit coin plus retiré dans les terres qu'on a fait un festin de roi.
Et c'est peu de le dire.
Le ventre bien rempli, on en est même reparti avec plus de sous qu'à l'arrivée, cherchez l'erreur.

Je n'ai pas pu aller à la messe dimanche matin, je n'ai pas su me lever à temps.
Puis y avait d'autres animations au programme.
Le centre inapprochable en voiture, j'ai aussi enfourché un vélo.
Plus de problèmes d'embouteillage ni de parking.
Pas de problème de vol comme à Charleroi.

Ptit saumon fumé pour déjeuner, regards et amusement sur les statues vivantes, glouglou, avis sur les artistes, glouglou, chaleur, terrasse, glouglou and the winner is...

Fin de journée en Hollande, fin de soirée orientale à s'empiffrer de durum, et fin de nuit sur la route pour moi, direction le Pays Noir, à nouveau.

Tu sais que je me suis fait insulter à Oostende ?
Je roule tranquille sur la piste cyclable, y a une nana tailleur talons aiguilles qui traverse la route, qui s'arrête en plein là au milieu, je la contourne et je poursuis mon chemin quand j'entends: "Connasse, tu sais pas rouler moins vite !!!"
Hein ? C'est à moi qu'elle s'adresse tsé.
Si je roule moins vite, je suis à l'arrêt et, accessoirement,  je tombe et je ne vois pas pourquoi je devrais freiner, je suis à vélo hein, pas en formule 1.
Ca m'énerve ce manque de respect, donc je freine et je reviens à sa hauteur, histoire de bien lui faire comprendre qu'il n'y a pas que les flamand(e)s qui roulent à vélo et que c'est mal d'insulter les gens en langage francophone et sans raison. Nonmého !

vendredi 03 août 2007

Cartes postales

Cphr1

Cphrm1
[Mlini - Croatie]
Cphrm2
[Mlini - Croatie]
Cphrm3
[Mlini - Croatie]
Cphrd1
[Dubrovnik - Croatie]
Cphrd2
[Dubrovnik - Croatie]
Cphrd3
[Dubrovnik - Croatie]
Cphrd4
[Dubrovnik - Croatie]
Cphrlo1
[Lokrum - Croatie]
Cphrk1
[Kolocep - Croatie]
Cphrs1
[Sipan - Croatie]
Cphrs2
[Sipan - Croatie]
Cphrl1
[Lopud - Croatie]
Cphrl2
[Lopud - Croatie]
Cphr16

Pour celles et ceux qui n'ont pas reçu de carte postale de mon petit séjour en Croatie, avec un vrai timbre, de l'encre de vrai stylo parsemé de vrais grains de sables et de vraies gouttes d'eau de mer...

L'album photos paraîtra bientôt.

Sur ce, je m'en vais vite faire un coucou à monsieur Sunshine avant que les touristes soient sur les routes !

dimanche 29 juillet 2007

Holidays in Hrvatska

Fini les vacances.
Tous ces siècles Ces quelques jours sont passés à la vitesse de la lumière, parfois.
Parce que c'était full of sun, deep blue sea, nice people (du moins les Croates parce que les touristes, bonjour !) mais j'ai eu chaud, ma parole, surtout le jour ou le Jugo (comprendre le Sirocco) a soufflé, il faisait encore 38° à 23h00 et la chambre ressemblait plus à un sauna qu'autre chose.
J'ai du nager dans les draps parce qu'on m'avait mise dans une chambre 3 personnes, bien que je ne sois pas (encore) reconnue ni schizophrène ni Fat Mama from the USA.
Pas d'air climatisé, juste comme un énorme soufflant bien chaud de sèche-cheveux venant du ciel et quelque chose comme 92% d'humidité dans l'air.
Heureusement que l'eau du robinet est potable partout là-bas sinon j'aurais dépensé tous mes sous à boire de la flotte.

Des excursions, des visites, de la marche, du bateau, du farniente et une grosse engueulade avec ma Maman.
Si lourde (l'engueulade) que j'ai eu envie de rentrer chez moi fissa.
Après, j'ai fermé ma gueule même si certaines choses sont restées en travers de ma gorge parce que j'ai pas réussi à fermer mes oreilles et à m'en tamponner de ce qu'elle pense/dit parfois.
Avec ma mère, quel que soit l'âge que j'ai réellement, j'ai 10 ans, comme dirait Souchon.
10 ans avec mes souvenirs, ceux ou j'avais réellement 10 ans et que je partais en vacances avec mes parents, ça fait un fameux bon en arrière dans la tête.
Une espèce de nostalgie, pire, une prise de conscience que le temps passe, que les choses ne seront plus jamais pareilles (Dieu merci - je sais, c'est contradictoire), qu'elles restent les mêmes sur certains plans malgré le temps qui passe, qu'un jour elle ne sera plus, je ne serai plus, et la question existencielle revient de plus belle le soir quand t'es toute seule: quel est le sens de la vie ?

Quand t'as vécu en couple et qu'ensuite, tu reprends une vie de célibataire de solitaire et que tu pars en vacances avec ta mère, t'as l'impression ou de retomber en enfance ou de prendre 40 ans dans la gueule.
Maman est (toujours) là pour te surveiller, te conseiller, te booster, te donner des ordres, t'engueuler... bref, te ramener au stade d'enfant.
D'un autre coté, c'est aussi la copine -  style 2 veuves du 3ème âge qui partent ensemble pour casser routine et solitude - à qui tu causes, qui te cause, que tu ris avec, que tu dis des choses et que ça rentre pas dans l'oreille d'une sourde mais bien de ta mère, oui, toujours elle.
Quelque part, y a pas de changement, à part les années qui ont passé.
Maman reste ma mère mais je n'ai plus l'âge de supporter sa vision de mère à mon égard.
Bref, je le savais d'avance mais le vivre, c'est encore autre chose.
Ca ramène à la surface toutes les blessures d'enfance mais d'adulte aussi, et tous ces deuils faits ou à faire.
C'est presqu'un pélerinage, bien que je n'en aie encore jamais fait un, j'ai l'impression que ça y ressemble.
Trop de questions, de pression, de drôles de sensations, d'attention(s) sans affection autre que celle d'une maman, et encore... reste une drôle d'impression de passer à côté de sa propre vie, du moins celle qu'on avait imaginée.

La majorité des gens sont là en couple, avec ou sans leurs enfants et toi, t'es là avec... ta mère.
Envoyant, toutes les 2, des nouvelles au paternel.
Vu de cet angle là, ça ne ressemble pas à des vacances à proprement parlé.
Impossible de lâcher vraiment prise et de te laisser aller.

Et ces visistes guidées de monastères, églises et tutti quanti, ça m'a saoulé.
Même si j'aime bien apprendre, si l'histoire m'intéresse, si les peintures et l'architecture m'impressionnent, trop is te veel, ça je t'assure.
J'ai préféré passer plus de temps à l'eau, sous comme dessus, que de me nettoyer le cerveau à coup d'images bibliques.

Et mon dos m'a fait souffrir, misère !
Et il continue, le salaud.
Rester assise sur une chaise, d'ordi ou autre, est devenue une torture sans nom.
Dans les aéroports, dans l'avion, dans les resto, sur une terrasse... tout devenait franchement très désagréable avec cette douleur lancinante qui traverse mon vertical.
Le repos se trouvait dans l'eau ou dessus, allongée sur un matelas pneumatique.

Et maintenant revenue, la douleur n'est pas restée là-bas.
Non, elle ne me quitte pas, elle s'accroche et y a même plus d'eau pour faire une pause.

Le TomorrowLand, ce sera d'ailleurs pour une autre fois.
Les gens ayant décidé de laisser tous les pass 2 jours et ne pas en laisser pour une journée, je ne me suis pas du tout sentie capable de sauter sur de la djimboum des heures durant et de dormir à même le sol dans une tente trempée.
C'est décidément pas l'année des Festivals pour moi.

Puis y a aussi eu la distance un peu plus grande avec monsieur Sunshine.
Plus je prends des distances physiques, moins je me sens loin.
Le manque reste le même et le contact qu'il garde avec moi est trop f(l)ou pour que je puisse prendre des distances réelles.
On s'est attaché l'un à l'autre d'une manière étrange.
Moi tendrement et affectueusement, lui je l'ignore mais quand j'essaie de décrocher (comme une vraie tox), il se rapproche et me rappelle qu'il existe même si je suis à des galaxies de ne pas penser à lui.
Ca me fait peur ces sentiments, ça me fait peur cet attachement.
Parce que quand il coupera le fil qui nous relie, je tomberai.

C'est étrange comme la douleur ressort des fleurs du chemin.
Je devrais mettre des photos des eaux bleues et limpides, raconter la terrible histoire de ce pays, te montrer les îles et les paradis, les remparts et les dégâts de la guerre mais j'ai mal au dos, assise là à panser mon coeur et me tenir la tête...