Trop trop trop d'émotions ces derniers temps. Temps de chien, affections perverses.
Je vais fermer le P.roJet, mes paupières, et son coeur de pierre. Mettre du poil alentour du mien, et regarder ses iris de l'intérieur.
A toujours belle âme, si tu savais comme nos lundi vont me manquer. A jamais rengaine électrique, retends tes cordes chez ton ténor.
Et toi, tu sais, que tu me rappelles ou pas c'est pareil, puisque de toute façon tu t'en fous. Mais ce silence pèse, aère ma peine et laisse encore un peu chanter ta jolie voix.
Il n'y a que la vérité qui guérit, mais celle-ci n'est qu'un pays sans chemin parce qu'une destination que personne ne choisi. J'aimerais construire de beaux souvenirs, tu comprends, parce qu'à partir d'un certain âge, il n'y a plus que ça et je préfèrerais que ce soit agréable à penser. Mais tes énigmes me torturent. Même si il vaut mieux Toi que j'aimais.
Celui que j'ai ressenti aujourd'hui. L'abandon dans ses bras puis la perte de ceux-ci.
Cet après-midi, je suis allée à ses funérailles anticipées. Comme si je n'allais plus jamais le revoir, plus jamais l'entendre, plus jamais le toucher ni l'embrasser. ...
C'est plus simple que ça, comme si tout allait s'étioler à la vitesse de la lumière parce que je te manque quand je ne suis pas là, que tu m'étouffes quand tu es là et vice-versa.
Vice. C'est donc celui là. L'amphigourique et l'ambigu. Ce que je veux et ne sais plus. Ce que tu sais que tu ne veux plus. Entortillés dans notre relation tordue. ...
Elle me plait bien cette liaison difforme, cette intimité biscornue, cette affection obscure. C'est juste la peur de l'abandon, pas celui que j'ose dans ton lit avec délectation mais celui que je ne choisirais pas. C'est-à-dire la dégénérescence, l'éloignement, la séparation, cette perte que j'insupporte et qui me chagrine, bien plus que mes larmes ne peuvent le montrer.
J'ai remis mon blog 2-2 en route et à tout y réfléchir, je me sens comme mon chien HS/HA. Pour peu que mes dents y parviendraient, je boufferais bien les briques aux murs à tourner comme un lion en cage.
Qui m'a mise en boîte d'ailleurs ? Je peste contre les geôles et autres niches et je maudis les cadenas.
J'ai abordé, mangé le morceau et vidé le sac. En bref, j'ai parlé.
Et ? Et les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
Je devrais être une femme comme tout le monde. Comment veux-tu qu'une femme antinomique attise un homme ? A moins qu'il soit hétéro refoulé. Fatalement.
Branlée. Débandade. Naïvement, j'espère que le mur n'est pas trop dur.
Noir c'est noir... d'aucun diront que j'ai tort de penser qu'il n'y a pas d'espoir. Et pourtant parfois, la réalité vient te frapper en pleine figure. Ou tu fais comme moi des fois, tu fais fi de ce réel. Ou tu l'acceptes. Ou tu violes celui des autres, parce qu'il n'est pas en adéquation avec le tien. Tes chimères, tes aspirations, tes rêves,... tes cauchemars aussi parfois.
Pourquoi doit-il faire tout sombre dans ma chambre lorsque j'y suis, d'ailleurs ? Pour mieux voir le gros carré ténébreux de mes nuits blanches.
Maintenant je sais pourquoi j'évite. Parce qu'après, c'est plus dur encore. La ligne droite me semble moins lourde, pas de joie, pas de tristesse. Pas d'espérance, pas de détresse. Pas d'affection, pas de douleur.
C'est tout ce que je déteste cette ligne droite, et pourtant, c'est elle qui sauverait mon coeur. Ce muscle qui va exploser à force de palpiter grave dans les montagnes russes de ma vie, celle du reflet d'un électrocardiogramme sur écran nature. Etait-il prévu quelque part que je sois si accro à la Sibérie ?
La petite louve craintive a quitté la meute et a rejoint sa tanière. Même son milou semble triste, la Toune. Après la campagne et les papouilles, nous revoilà dans la solitude et le gris de la ville, nos prunelles face à Lune et l'autre.
C'est toujours la hantise de la bifurcation. Celle que je ne maîtrise pas, cet enfant qui veille en moi. Noël en retard, ou Pâques à l'avance, les cadeaux reculés ou les oeufs surprises prématurés.
La vie est une fiesta aux effluves de saudade, les serpentins puis les trous noirs, les kolé seré puis les gueules de bois...
Ou la tou pré mwen ka souri E sa ka ba mwen envi Ritchimbé'w en bra mwen Pou nou pé rikoumansé
Le Smack Jack est une expression se traduisant par "Le Baiser du Dragon". Il décrit le plaisir ressenti lors d’une prise de drogue dure en intraveineuse.
L’attirance, l’amour et l’attachement sont des drogues dures.
Expiation des maux par les images, le shoot des mots, l'overdose de mois d'amour galère, celui qui te colle à la peau et te rentre dans les veines par le biais d'une aiguille mortelle, celle de l'attachement, de l'acharnement.
La mise à mort de l'idéal, le bleu-vert des yeux s'accrochant entre cieux et arbres, le macadam gris de ses propres mensonges, les reflets de l'automne dans mon âme déjà hivernale.
Un fixe de regards, le sien, de son univers et du mien. Blanc dehors, vêtements noirs, sang dedans.
Tu m'aimes. Tu le dis. Tu dis m'aimer. Je t'aime. Je m'attache. Je m'accroche.
Je perds pied, je prends le large, sans le bateau polonais, sans la barque, des chardons aux dentures cavalières ou chevaleresques.
Tu es dans le tombeau, j'ai pris mes pilules blanches et mis mes lunettes roses, tu disparais et te dilues dans les souvenirs, bons ou mauvais, ceux ou je m'accroche, ou je t'attrape, en silence, seule couchée à terre, un couteau dans les mains, celles-ci pleines du liquide de ta seringue, une autre est dans la mienne, rouge comme le bleu de tes yeux, ceux de mes bras, les traces de toi en moi.
L'amour est aveugle, il faut toucher pour savoir. La mort ne l'est pas, il faut voir les yeux fermés.
Gros plans sur tes images, ton pêle-mêle, de quoi je te mêle à mes oignons qui font pleurer à chaudes larmes mes or-bites meurtris.
Chute d'espoir, frustration, je fuck la réalité. Poudre aux yeux, overdose, suicide, les billes grandes ouvertes sur ma peau mutilée, mon coeur défait, décousu, sanguinolent, saturé, suturé, fermé par mes épingles de sûreté, celles de l'anarchie aux cheveux punkés.
Je te suicide car tu me meurs.
Smack, Jack ! C'est mon dernier baiser. Ton héroïne.
[Tous les mots, toutes les images, tous les voyages sont importants à mon regard - De l'Attirance à l'Agonie]
Non ce ne sont pas mes nouveaux tocs, c'est juste que pour avancer, il faut bien que je le fasse moi-même toute seule.
Y a quelques semaines, je contais mon désarroi et ma décrépitude au Groupe, mon infinie tristesse, mes chaudes larmes qui coulent en dedans et cette sensation d'être complètement paumée, perdue, abandonnée une fois encore.
Il y avait ces regards, indifférents, celui qui tape des textos à longueur de temps, ces sourires en coin, cette compassion, cette compréhension puis Maestro m'a dit: "Ok Missy'V, tu vas méditer sur une phrase."
La phrase en question, je l'ai méditée pendant des semaines. Elle est foutrement bonne cette réflexion mais décider d'aller à l'encontre de ses attirances, c'est pas facile. Je suis donc restée plusieurs groupes sans dire un mot me concernant.
Semaine passée, juste avant d'entrer dans la salle, C. me demandait ce que j'avais fait de la semaine. Et bien tout ça: démonter, dévisser etc... Puis on est entré, j'ai pris place, j'ai souris parce que Maestro, il dit souvent des trucs qui me font sourire, voir éclater de rire même quand j'ai le putain de moral à zéro. Il a cet humour caustique qui, en dehors de tout travail thérapeutique, me fait pleurer, de rire.
Des semaines de silence et de sourires, le regard triste. Donc, Maestro m'interpelle: "Alors Missy'V, tu es bien silencieuse ces dernières semaines, qu'est-ce qui se passe ?" "Je médite sur la dernière phrase que vous m'avez dis. " "Ah, on va en parler alors. Missy'V a des choses à dire !" "J'ai pas grand chose à dire, je n'ai pas d'élan vital, pas d'enthousiasme." Intervention de C.: "Hey, tu as dit avant le groupe que t'étais en train de refaire tes chambres et ta salle de bain donc t'as du courage et de l'énergie quand même." "J'ai pas dit que je n'avais pas de courage, j'ai dit que j'avais pas d'enthousiasme."
La nuance est de taille. Je me connais, je sais que quand j'abats des montagnes, c'est pour éviter de penser trop, pour me foutre un coup de massue physique, m'exténuer le corps afin de tâcher d'anesthésier mon esprit. J'appelle ça de l'énergie négative parce que quand j'aurai fini ce que je voulais abattre, la pression va tomber et moi avec, aussi bas que mon moral actuel.
De "sors de mon corps !", je passe au "sors de ma tête !" Je ne pense pas au même personnage mais putain, je voudrais qu'il sorte de ma tête aussi fort que je voulais que l'autre sorte de mon corps !
Il me manque. Il m'a toujours manqué, même quand il était présent physiquement, parce que son mental était déjà ailleurs, sans moi.
Le délaissement, ça fait d'autant plus mal que c'est répétitif. Tout le monde a peur de perdre, tout le monde perd. J'ai tellement perdu que je ne devrais plus m'en faire, ça ne devrait plus m'atteindre si fort, si souvent, et pourtant, je plonge encore dans les eaux profondes et salines de ses yeux. Les gens qui font rêver finissent donc par faire pleurer.
Tout espoir est perdu. Aujourd'hui, je me suis réveillée sans mon courage et j'ai paumé mon énergie négative aussi.
Je traverse un désert, le vide et la solitude intérieure, à nouveau. Tandis que d'autres galopent aux vents, mes moindres pas à moi sont devenus aussi lourd que du plomb, la tête remplie mais la bouche cousue et les doigts cassés.
Il avait l'aspect d'un idéal et j'ai du mal à le descendre du pied d'estal sur lequel je l'ai posé, accrochée à l'image qu'il m'a donnée. Un faux semblant, semblant de gentil, vrai méchant.
Encore un crachas sur une crapule, quand je serai un peu plus loin, si il y a encore une oasis pour me rincer la bouche.
P.S. I love you je répondrai aux mails dès que courage reviendra.
Tu parles, il en rit peut-être Tu penses, pour sure qu'il s'en réjouit
Son silence, l'absence, son indifférence, le gris de sa monture Il sourit, dissimulé derrière les traces et les souillures Un jour il se souviendra qu'elle l'a oublié Que les portes de son jardin se sont refermées
Il est trop bleu blanc rouge, elle aime le vert émeraude Et tout ce qui en lui bouge et galvaude Le coeur dans le corps n'est qu'un fantôme Nu dans le fracas, il n'a plus d'arôme
Elle n'ira plus, la fleur au fusil Nourrir le délicieux soldat enfui en lui Peut-être tombera-t-elle à terre Comme on tombe amoureux
Ne t'en fais pas, elle se fiche de ses larmes amères Ne t'inquiètes pas, elle peut se taire
Elle peut (se) taire, (l')ignorer comme il peut le faire Elle va se ré dégénérer, re décoller les morceaux Dissimulée sous ses barreaux de fer
C'est drôle comme de Ptite Puce ou Ptit Coeur, on passe à Eho ou Ohé. Le prochain stade sera Conasse ou Salope. Ou l'indifférence. Je parie même pas.
C'est donc pour rien que mes parents m'ont donné un vieux prénom à sup^porter. Et un nom imprononçable pour les francophones. Et des 2ème et 3ème prénoms une horreur, ceux d'un parrain totalement absent et d'une marraine bourreau tapée de Parkinson et d'Alzheimer maintenant. L'avantage c'est qu'elle ne se souvient plus depuis quand je ne suis plus allée la voir. L’ennui c'est qu'elle ne se rappelle même pas qui je suis.
Dans toutes relations possibles et imaginables, tu peux passer de Bout d'Chou à Sale Gosse, d'Amour à Putain, de Poussin à Fils de Pute.
Je me demande si ils s'en rendent compte les gens, ceux que j'aime ? Que les ptits noms et les ptites attentions, c'est ce qui fait toute la différence.
Eho ! qu'il a dit. Du bateau... qu'elle a pensé. Ca l'a empêché de pleurer et de se noyer dans sa mare.
Fini les nuits chaudes tête posée sur son épaule, les soldats de plombs colorés sur les étagères, les bouquins de poussières, la tour bleue aux mille étincelles, la salade estivale en automne. Fini les champs de tournesols, les ronds points fleuris, les flèches oranges qui clignotent, les citroën aux chauffeurs fous. Fini les contes des châteaux, les bords de Loire, les chapelles gothiques, les larmes sur ses joues. Fini les fous rires aux yeux fatigués, les ampoules aux pieds, les tapisseries persanes et les bonnets à poils. Fini les sabres et les figurines de Bernard Franck, les empreintes et les têtes d'oeuf , les visages aérodynamiques, les conflits de générations. Fini les routes noires et désertes, les hôtels bondés, la campagne tranquille, les chiens de leurs maîtres, les com(p)tes et barons, l'Empereur et sa femme son tombeau. Fini la Cour de la Fontaine, aurevoir Eiffel, adieu Léonard.
De ma chambre solitaire et blafarde, il ne reste que les barreaux, devant une Cour des Adieux, comme à Fontainebleau.
Ni calebasse ni coloquinte pour m'abreuver. Juste une gourde seule sous l'aigledon, remplie de vide.
Ce mal qui me ronge, c'est ton absence Ce fiel qui me bouffe, c'est ta privation Attache-moi, tu as brûlé mes ailes Ne me déchaîne pas, serre les liens !
C'est con que celui pour qui je suis prête à décrocher la Lune n'en veuille pas. C'est encore plus con qu'il soit authentique et que justement, ça me plait plus encore. Comment veux-tu que je te considère et ou allons nous maintenant ? Toi vers le néant de l'amusement no limit, moi l'ombre qui broie le noir qu'elle reflète.
Je me suis sentie princesse et boulet et maintenant je sais pourquoi tu m'as balancée d'un pôle à l'autre. Le poids de tes mots doux et sincères, durs et honnêtes, pèse sur mon dos qui te regarde disparaître tel un mirage, entraînant avec lui la chaleur de tes caresses, le goût tendre de tes baisers et les rêves qu'on s'est fait à deux, moi et Toi, Toi et Elle.
Le coup de la foudre dans le coeur avant de la recevoir sur la tête. Tant de similitudes et de parallèles qui rapprochent sans jamais pouvoir se croiser. La joie est partie de mon muscle tendre. C’est du baume et des douceurs au coeur comme pour mieux le piquer après. Je me sens loque, dehors comme dedans.
Tu vas me manquer à en crever même si je peux te joindre du bout de mes doigts ou entendre ta voix, peut-être. C'est comme une mise à mort, même si ce n'est qu'une page qui se tourne. Celle de la fin d'un bouquin que j'aimais, que je ne peux relire, juste me souvenir... et là, maintenant, ces souvenirs me font mal.
J’étais bien consciente de mon court bonheur et j’en savourais tous les moments. Je fais un bond dans le vide, fais un bond et crie la vie beau cavalier, tu m'as tuée le jour ou tu m'as touchée. Mes yeux pétillaient à nouveau, ils se sont éteints il y a peu, les pupilles dilatées sur la dernière page. Celle ou ton cheval gris s’esquive au galop...
C'était agréable d'être obsédée par quelque chose de captivant. Mais tu es seulement une personne de plus qui voit ce que je suis vraiment et qui ne le supporte pas, c'est tout le problème.
Peut-être qu'un jour, lorsque j'aurai moins mal, je crayonnerai et gratterai le papier de Toi et de ta passionnante personnalité. En attendant, je te dis à demain, si tu le voulais bien...
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